Guanosine monophosphate cyclique

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Guanosine monophosphate cyclique
Guanosine monophosphate cyclique
Identification
Nom UICPA 2-amino-9-[(1S,6R,8R,9R)-3,9-dihydroxy-3-oxo-2,4,7-trioxa-3λ5-phosphabicyclo[4.3.0]nonan-8-yl]-3H-purin-6-one
No CAS 7665-99-8
PubChem 24316
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute C10H12N5O7P  [Isomères]
Masse molaire[1] 345,2053 ± 0,0119 g/mol
C 34,79 %, H 3,5 %, N 20,29 %, O 32,44 %, P 8,97 %,
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

La guanosine monophosphate cyclique (ou GMP cyclique ou GMPc) est un des nucléotides cycliques dérivés de la guanosine triphosphate (GTP).

Le GMPc agit comme second messager de façon similaire à l'AMP cyclique.

Métabolisme[modifier | modifier le code]

La synthèse du GMPc est catalysée par la guanylate cyclase, qui convertit le GTP en GMPc + PPi.

Le GMPc est dégradé par certaines phosphodiestérases.

Action[modifier | modifier le code]

Le GMPc agit sur trois types de protéines : la protéine kinase G, certaines phosphodiestérases et certains canaux ioniques dits GMPc-dépendants.

Le GMPc influe directement sur le mécanisme érectile chez l'homme et chez la femme. Plus prononcée chez l'homme son action entraîne le relâchement des muscles lisses du pénis, ce qui a pour effet de faciliter le passage du sang en provenance des veines péniennes et d'entraîner le gonflement de la verge. Plus la présence de GMPc est marquée plus l'érection sera durable et forte, et ce jusqu'à la dégradation du GMPc. Chez la femme un phénomène similaire mais moins fort se produit au niveau du clitoris.

Le GMPc est présent chez l'homme dans le sang, dans le liquide pré-séminal et dans le sperme. En cas de taux élevé, une transmission à la femme lors du rapport sexuel est probable, amplifiant le phénomène érectile et la sensibilité du clitoris.

La dégradation du GMPc intervient normalement après l'orgasme chez l'homme et potentiellement après plusieurs orgasmes chez la femme, par l'action de l'enzyme PDE5.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.

Voir aussi[modifier | modifier le code]