Sugar Hill Records (label de hip-hop)

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Sugarhill Records
Filiale Rhino Entertainment, BMG Rights Management
Fondation 1979[1]
Disparition 1986[1]
Fondateur Joseph Robinson, Sylvia Robinson, Milton Malden
Statut Fermé
Genre Electro, boogie, hip-hop
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Siège Englewood, New Jersey

Sugarhill Records est un label discographique américain, spécialisé dans le hip-hop, situé à Englewood, dans le New Jersey. Il est le premier label et la première maison de disques de hip-hop. Il est fondé en 1979 par les époux Joe et Sylvia Robinson, aux côtés de Milton Malden et de Morris Levy, propriétaire de Roulette Records. L'activité du label commence en 1979 et se termine au milieu des années 1980. Sugarhill Gang, Grandmaster Flash et Funky 4+1, y enregistrent leurs premiers disques. Le label cesse ses activités en 1986.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sugarhill Records est fondé en 1979 par les époux Joe et Sylvia Robinson, aux côtés de Milton Malden et de Morris Levy, propriétaire de Roulette Records[2],[3]. Sugarhill est le tout premier label spécialisé dans le hip-hop[1]. Le lancement du label commence par sa fondatrice, Sylvia Robinson, intriguée par les block parties de hip-hop situées à New York au milieu des années 1970[1]. Entretemps son époux, Joe Robinson, travaillait déjà dans la publication musicale, aux labels All Platinum, Stang et Turbo[1]. En 1979, le mouvement hip-hop se popularise significativement à New York, et Sylvia veut en tirer profit[1].

Le premier hit de Sugarhill Records s'intitule Rapper's Delight publié en 1979, une chanson de Sugarhill Gang, premier groupe du label. Le single, pourtant hors des conventions de l'époque atteint la quatrième place du Billboard Hot 100[1]. Il est publié en disque 12" (format maxi) et durait 15 minutes alors les radios cherchaient des morceaux moins importants. Malgré ceci, le disque est vendu à deux millions d'exemplaires. Peu après, The Sequence, Grandmaster Flash et Melle Mel y signent un contrat.

Le label a la particularité de fonctionner comme un label de soul, ceci apportant à la fois quelque chose d'original pour les groupes y enregistrant, mais aussi d'une certaine manière une contrainte. D'un côté le label possède un ensemble complet de musiciens, le Sugarhill House Band avec une section rythmique, des percussions, un guitariste, des cuivres et des claviers. Cet orchestre donnait aux enregistrements un rendu proche de celui d'un groupe de funk et une énergie « live », propices aux break, grandement appréciés par les danseurs.

De l'autre côté, la présence de ces musiciens ne s'ajoutait hélas pas aux DJ mais les remplaçait totalement. Les DJ n'étaient jamais enregistrés avec leurs rappeurs, ce qui d'une certaine manière allait à l'encontre de l'esprit originel des block-parties dans lesquelles les DJ étaient les vedettes. Des DJ légendaires comme Grandmaster Flash sont relégués à l'arrière-plan et jouent un simple rôle de chef d'orchestre bien que la majeure partie des disques des Furious Five parut sous le nom de Grandmaster Flash and the Furious Five, Grandmaster Flash n'a joué dans aucun de ces morceaux. Les DJ n'avaient donc pas leur place à Sugarhill Records et ne laissent quasiment aucune trace discographique : une des seules exceptions est le mythique instrumental de DJ The Adventures of Grandmaster Flash and the Wheels of Steel par Grandmaster flash.

En 1981, les sons électroniques font leur apparition dans le label, et le son funky de la fin des années 1970 laisse peu à peu la place à un son électronique, futuriste, influencé par Kraftwerk. Vers 1983, les artistes commencent à quitter le label. Un contrat avec MCA échoue et à cause de problèmes financiers, le label ferme en 1986[1].

En 1995, Rhino Records rachète des bandes de morceaux inédits de Sugarhill Records[4]. Sugar Hill Records publie sa compilation Best of Sugar Hill Records regroupant les hits du label[5]. Joe Robinson, cofondateur du label, décède le 5 novembre 2000[6]. En 2002, le studio Sugar Hill Studios à Englewood dans le New Jersey, dans lequel tous ces morceaux sont enregistrés, est incendié[1]. En 2014, Big Bank Hank, l'un des membres du Sugarhill Gang, décède à 57 ans[7]. En juillet 2015, l'un des fils des époux Robinson, Joseph Robinson Jr., exécutif de Sugar Hill Records, décède d'un cancer à l'âge de 53 ans[8],[9].

Artistes[modifier | modifier le code]

  • Sugarhill House Band, groupe des musiciens de session du studio composé de Keith LeBlanc (batterie), Doug Wimbish - (basse), Donald (guitare), Ed Fletcher (percussions ; il se fera connaître en 1982 sous le nom de Duke Bootie en rappant avec Melle Mel dans The message), Clifton « Jiggs » Chase (arrangement).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) « A time of rapper's delight: The story of SugarHill Records », sur AXS,‎ (consulté le 11 mars 2016).
  2. (en) Stephen Thomas Erlewine, « The Sugar Hill Records Story - Various Artists - Songs, Reviews, Credits, Awards », AllMusic (consulté le 11 janvier 2015).
  3. (en) « Record Industry Probe Examines Small N.J. Firm : East, West Coast Grand Juries Looking Into Sugar Hill Label », Los Angeles Times (consulté le 11 janvier 2015).
  4. (en) « BMG to acquire Sanctuary Records - including Black Sabbath catalogue », sur Music Week (consulté le 11 janvier 2015).
  5. (en) « Best of Sugar Hill Records Original recording remastered », sur Amazon (consulté le 11 mars 2016).
  6. (en) Nick Talevski, Rock Obituaries - Knocking On Heaven's Door (lire en ligne).
  7. (en) « R.I.P. Big Bank Hank », sur Stereogum,‎ (consulté le 11 mars 2016).
  8. (en) « Sugarhill Records exec Joseph Robinson Jr. dies from cancer »,‎ (consulté le 11 mars 2016).
  9. (en) « Sugarhill Records Co-Manager Joseph Robinson Passes Away », sur HipHopDX,‎ (consulté le 11 mars 2016).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Livret de la compilation The best of Grandmaster Flash and Sugarhill éditée par Sanctuary Records en 2004.

Liens externes[modifier | modifier le code]