Goutrens

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Goutrens
Goutrens
Village de Cassagnes-Comtaux
(Commune de Goutrens)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Canton Enne et Alzou
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Rignacois
Maire
Mandat
Alain Laporte
2014-2020
Code postal 12390
Code commune 12111
Démographie
Population
municipale
510 hab. (2015 en augmentation de 3,66 % par rapport à 2010)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 26′ 38″ nord, 2° 22′ 13″ est
Altitude Min. 331 m
Max. 725 m
Superficie 25,99 km2
Localisation

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Goutrens est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bournazel Escandolières Saint-Christophe-Vallon Rose des vents
N Valady
O    Goutrens    E
S
Rignac Mayran
Belcastel
Clairvaux-d'Aveyron

Site[modifier | modifier le code]

L’ancien chef-lieu de la commune était Cassagnes-Comtaux. À la suite d’une longue dispute entre ce village et celui de Goutrens, la commune fut appelée Cassagnes-Goutrens, puis le 17 avril 1917 Goutrens (nom de type germanique : goth peuple et en occitan Gotrens).

Histoire[modifier | modifier le code]

Prieuré de Saint-Amans[modifier | modifier le code]

Le prieuré de Saint-Amans dépendait du chapitre de la cathédrale de Rodez. Il fut d’abord annexe de celui de Cassagnes-Comtaux, mais depuis la situation s'est inversée et il est devenu une église succursale. L’église a été construite vers 1890. La flèche de son clocher supporte une splendide et non moins originale croix occitane. À l’extérieur du bras droit du transept, du côté de la sacristie, une pierre taillée en forme d’écusson, posée renversée, provient dit-on, de l’ancienne église où elle formait la clé de voûte d’un arceau. Elle porte une inscription, de lecture assez difficile qui pourrait être le nom du massonnier (maçon) ayant construit le premier édifice vers le XVe siècle.

Cimetière de Goutrens[modifier | modifier le code]

Le cimetière de Goutrens renfermait autrefois le tombeau des Mancip, seigneurs de Flars (à Cassagnes-Comtaux) et de Bournazel (XVe siècle). Il y avait un oratoire.

Cassagnes-Comtaux[modifier | modifier le code]

Cassagnes-Comtaux, était autrefois appelé Cassagnes-de-Panadès (XIIIe siècle) du nom du château de Panat qui se dresse sur un piton de l’autre côté de la vallée, au-dessus de Clairvaux-d'Aveyron. Cassagnes est cité depuis l’an 1000. Le village qui est perché sur une butte comprenait trois châteaux reliés par une enceinte :

  • le Castelviel ou château du comte de Rodez qui y entretenait un capitaine (d’où le nom du village), près de l’église actuelle,
  • le château de Saint-Félix au-dessus du village, occupé par la famille de Saint-Félix puis celle d’Hebrard (XVIe siècle),
  • le château de Flars, au fond du village (famille Mancip, seigneur de Bournazel).

Capitoul[modifier | modifier le code]

Le chapitre de Rodez y avait une maison dite le Capitoul, qui servit de maison de détention en 1793.

Notabilités[modifier | modifier le code]

Les comtes de Rodez avaient un capitaine à Cassagnes. Le village eut un notaire jusqu’à la fin du XIXe siècle et une école dès le XVIIe siècle. Il y eut donc des activités et notabilités que la situation actuelle de la commune ne laisse pas soupçonner.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Alain Laporte DVG Commerçant
mars 2001 2008 René Garabuau    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[2].

En 2015, la commune comptait 510 habitants[Note 1], en augmentation de 3,66 % par rapport à 2010 (Aveyron : +0,85 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1571931 0621 034967987926820748
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015
717531473441411407471510510
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine historique[modifier | modifier le code]

Dolmen de la Serre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dolmen de la Serre.

 Inscrit MH (1994)[5]

À proximité du village de Cassagnes-Comtaux faisant partie de la commune, se trouve le site archéologique du dolmen de la Serre.

Trésor de Goutrens[modifier | modifier le code]

En 1867, un trésor monétaire gaulois a été trouvé près de Goutrens. Un agriculteur de La Sancie qui piochait sa vigne déterre quelques bizarres piécettes en argent : alléché par sa trouvaille, il poursuit sa recherche et rassemble un véritable trésor de plus de 20 000 de ces monnaies auxquelles viennent s’ajouter 4 kg du même métal en petits lingots de 50 à 100 g. Ces monnaies du type « à la croix » et du « sanglier », épaisses et de forme irrégulière, pèsent uniformément 2,20 g et sont d’un métal très épuré. Sur leur surface, est imprimé la tête stylisée d’un homme aux cheveux bouclés, tandis que les revers portent tantôt un sanglier, tantôt une croix aux angles garnis de divers symboles : hache, soleil, collier…
C’est là un véritable trésor, non seulement par sa valeur marchande, mais aussi par la richesse qu’il représentait lors de son enfouissement et, plus encore, par l’importance des renseignements historiques et scientifiques qu’il nous a transmis. L’intérêt d’une telle découverte s’exprime à travers les très nombreuses études que les archéologues et les numismates lui ont consacrées de 1868 à nos jours. Que reste-t-il aujourd’hui de ce fabuleux trésor ? Quelques échantillons dans divers musées : Rodez (collection de la Société des Lettres), Toulouse, Paris, …Tout le reste a été fondu, faute de trouver acquéreur.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Vincent[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Vincent (patron des vignerons) relevait du chapitre de Rodez au (XVe siècle).

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Du village de Cassagnes-Comtaux s'offre aussi une vue imprenable sur la vallée de Clairvaux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel, Rinhac : Anglars, Ausits, Bèl Castèl, Bornasèl, Gotrens,Las Candolièiras, Mairanh / Christian-Pierre Bedel et los estatjants del Rinhagués, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 230 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-04-1, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36652250)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Le village de Goutrens est situé près du hameau de Farrebique dont le nom est rentré dans l'histoire du cinéma grâce à Georges Rouquier qui y tourna pendant plus d'une année ce documentaire-fiction (le mot n'était pas encore à la mode) qui porte le titre de Farrebique (1943/1945, sorti en 1947) film qui a obtenu de nombreux prix, à Cannes notamment, celui de la Critique internationale en 1946. Ce film est une chronique de la vie quotidienne dans une ferme du Rouergue. L'expérience ne s'arrêtera pas là, puisque le même réalisateur tournera une suite intitulée Biquefarre (1982/1983, sorti en 1984), reprenant la même famille 37 ans plus tard. Le diptyque ainsi obtenu constitue un témoignage précieux et unique de la vie paysanne dans la deuxième partie du XXe siècle.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]