Frantz (film)

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Frantz
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François Ozon, Paula Beer et Pierre Niney en à une avant-première du film.
Réalisation François Ozon
Scénario François Ozon
Musique Philippe Rombi
Acteurs principaux
Sociétés de production Mandarin Production
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Drame
Durée 113 minutes
Sortie 2016

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Frantz est un film germano-français écrit et réalisé par François Ozon, sorti en 2016.

Il s'agit de l'adaptation de la pièce L'homme que j'ai tué de Maurice Rostand[1], qui a elle-même été reprise dans le scénario du film américain L'homme que j'ai tué (Broken Lullaby, 1932) d'Ernst Lubitsch[2].

Il est officiellement en compétition pour le prix le Lion d'or à la Mostra de Venise 2016[3].

En 2017, nommé onze fois aux César (dont ceux du meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur acteur), il reçoit celui de la meilleure photographie.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le Suicidé d'Édouard Manet, tableau au cœur de l'intrigue.

À Quedlinburg, en Allemagne, en 1919, Anna, une jeune femme allemande (Paula Beer) pleurant la mort de son fiancé, Frantz Hoffmeister, pendant la Première Guerre mondiale, laisse des fleurs sur sa tombe. Elle voit des fleurs fraîches et découvre qu'Adrien (Pierre Niney), un jeune Français, a fait de même. Adrien se rend au domicile des parents de Frantz, le Dr Hans et Magda Hoffmeister, et essaie de parler à Hans, mais quand Hans apprend qu'Adrien est français, il dit à Adrien qu'un Français a tué son fils et que chaque Français est l’assassin de son fils, renvoie Adrien. Adrien dit à Hans : « Vous avez raison. Je suis un meurtrier ».

Pendant ce temps, Anna rejette les avances importunes d'un prétendant plus âgé, M. Kreutz, d'autant plus qu'elle ne peut pas oublier Frantz. Anna voit Adrien sur la tombe et lui envoie une invitation à la maison Hoffmeister. Après avoir dit aux Hoffmeister qu'Adrien déposait des fleurs sur la tombe de Frantz, ils cèdent. Adrien leur rend visite et, interrogé, leur dit que lui et Frantz étaient étudiants ensemble à Paris avant la guerre. Il raconte leur dernier jour ensemble, lorsqu'ils ont visité le Louvre. Anna emmène Adrien dans les endroits où elle et Frantz avaient l'habitude d'aller ensemble, y compris le sommet de la montagne où il lui a demandé sa main. Adrien, dont le caractère timide et tourmenté leur rappelle Frantz, sort Anna et les Hoffmeister de leur désespoir. Les Hoffmeister demandent à Adrien, qui avait été violoniste, mais dont l'ouïe a été endommagée par la guerre, de jouer pour eux du violon de Frantz, comme Frantz le faisait.

Anna et Adrien vont se recueillir sur la tombe de Frantz et y déposer des fleurs. Elle lui dit qu’il y a rien sous ces fleurs car Frantz a été enterré en France. On ne connaît que la date de sa mort. Adrien demande à Anna d'aller au bal local avec lui et elle accepte. L'apparition d'un Français au bal suscite des réactions négatives de la part des locaux, notamment de Kreutz.

De plus en plus incapable de maintenir le mensonge, Adrien avoue à Anna qu'il a menti sur le fait d'être l'ami de Frantz à Paris avant la guerre. En fait, ils se sont rencontrés en tant que soldats ennemis sur le champ de bataille, face à face dans une tranchée où Adrien a tué Frantz. Frantz était un pacifiste et son arme était déchargée. Adrien a trouvé la dernière lettre de Frantz à Anna sur son corps et, rongé par la culpabilité, a décidé de se rendre en Allemagne afin de demander pardon. Anna, le cœur brisé, dit qu'elle le dira aux Hoffmeister pour ne pas qu'Adrien le fasse. En réalité, cependant, elle décide qu'il vaut mieux pour eux rester dans l'ignorance du rôle d'Adrien après qu'ils en sont venus à l'aimer et à le voir comme un lien avec leur fils perdu. Adrien revient à Paris et Anna retombe dans le désespoir en tentant de se noyer. Elle ne répond pas au courrier d’Adrien et détruit celui qu'il a joint pour les Hoffmeisters confessant son véritable rôle. Après avoir été soignée par les Hoffmeister, Anna retrouve graduellement ses esprits et elle décide de recontacter Adrien. Lorsqu'Anna lui envoie une lettre plusieurs mois plus tard, elle lui est retournée sans adresse de réexpédition.

Magda Hoffmeister, qui avait encouragé une idylle entre Anna et Adrien, l'encourage à se rendre à Paris pour le retrouver. Anna finit par retrouver Adrien dans la propriété de sa mère et lui pardonne, bien qu'il dise qu'il ne se pardonnera jamais. Elle découvre également qu'Adrien est sur le point de contracter un mariage arrangé avec une amie d'enfance, Fanny. Anna se rend compte que la romance qu'elle avait imaginée se développer entre elle et Adrien était dans sa tête; tout ce qu'il avait voulu d'elle, c'était le pardon. Elle embrasse Adrien au revoir à la gare et s'en va. Elle continue d'écrire aux Hoffmeister comme si elle et Adrien étaient désormais ensemble. En réalité, elle vit sa propre vie à Paris, ayant finalement recommencé à vivre après la mort de Frantz, comme Frantz l'a dit dans sa dernière lettre.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

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Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Le scénariste-réalisateur François Ozon s'est librement inspiré du film américain L'homme que j'ai tué (Broken Lullaby) de Ernst Lubitsch sorti en 1932[2].

Distribution de rôles[modifier | modifier le code]

En , Cineuropa dévoile la présence de Pierre Niney dans le seizième long-métrage de François Ozon, aux côtés de l'Allemande Paula Beer, Marie Gruber, Ernst Stötzner, Johann von Bülow et Anton von Lucke[6].

François Ozon a demandé à ses comédiens de visionner La Fièvre dans le sang, d'Elia Kazan et Le Ruban blanc, de Michael Haneke, afin qu'ils puissent saisir la passion et la raideur du film[7].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage commence le [6], en Allemagne, dont quatre semaines en Saxe[8], et en France, à Eymoutiers[9] dans le Limousin, jusqu'au [10].

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Le film reprend les musiques additionnelles telles que Nocturne n° 20 en do dièse mineur, op. posthume de Frédéric Chopin, Quatuor à cordes n° 1, op. 11. II : Andante cantabile de Tchaïkovski, Nuit d'étoiles de Claude Debussy, Shéhérazade, op. 35 de Nikolaï Rimski-Korsakov, Über den Wellen de Juventino Rosas, ainsi que La Marseillaise, Braunschweig-Polka, Frantz-Polka, Hupfpolka et Die Wacht am Rhein.

Promotion[modifier | modifier le code]

En plein tournage, fin , est dévoilée une première photographie en noir et blanc de Pierre Niney aux côtés de l'actrice Paula Beer[11].

Accueil[modifier | modifier le code]

Festivals et sorties[modifier | modifier le code]

Ce film est projeté en avant-première mondiale à l'UGC Ciné Cité Les Halles de Paris en présence du réalisateur et de l'acteur principal[5]. Il est officiellement en compétition pour le Lion d'or à la Mostra de Venise 2016[3], avant sa sortie dans les salles obscures le en France et en Suisse romande.

Pour The Guardian, François Ozon surprend avec ce « somptueux drame de guerre »[12].

Box-office[modifier | modifier le code]

En France et en Allemagne, le film reçoit respectivement 612 636 et 160 330 spectateurs[13].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Sélections et nominations[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie-Noëlle Tranchant, « Frantz fait un peu grise mine », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  2. a et b (es) Ana Capreo, « Frantz, tráiler y cartel del drama histórico de François Ozon », sur Difusionlibre.com, (consulté le ).
  3. a et b « Mostra de Venise 2016 : Kusturica, Ozon, Malick ou encore Villeneuve seront en compétition », sur Télérama, (consulté le ).
  4. [xls] Liste de films agréés sur le site du CNC (onglet 2015, case E123).
  5. a et b VF, « Frantz avec Pierre Niney : avant-première à Paris en présence de François Ozon », sur AlloCiné, (consulté le ).
  6. a et b Fabien Lemercier, « Pierre Niney dans Frantz de François Ozon », sur cineuropa.org, (consulté le ).
  7. Christophe Narbonne, « Paula Beer », Première n°473,‎ , p. 12.
  8. « Pierre Niney au cœur d’un film historique pour François Ozon », sur Destination Ciné, (consulté le ).
  9. Jean-François Julien, « François Ozon en tournage à Eymoutiers le 21 septembre », sur lepopulaire.fr, (consulté le ).
  10. Brigitte Baronnet, « François Ozon recrute Pierre Niney pour son nouveau film », sur allocine.com, (consulté le ).
  11. Laëtitia Forhan, « Frantz : 1ère photo de Pierre Niney chez François Ozon », sur AlloCiné, (consulté le ).
  12. Frantz review: François Ozon surprises again with sumptuous period war drama, theguardian.com, 10 septembre 2016
  13. JP, « Frantz (2016)- JPBox-Office », sur Jpbox-office.com (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Internet[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]