Tedi Papavrami

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Tedi Papavrami

Naissance (49 ans)
Tirana
Drapeau de l'Albanie Albanie
Activité principale violoniste
Formation Conservatoire de Paris
Maîtres Pierre Amoyal
Enseignement Conservatoire de Genève

Tedi Papavrami, né le à Tirana (Albanie), est un violoniste qui est connu dans son pays d'origine pour avoir fui le communisme qui l'aurait empêché de poursuivre sa carrière à l'international à la mort d'Enver Hoxha, le dictateur albanais qui lui avait donné l'occasion de sortir des frontières.

Biographie[modifier | modifier le code]

Un enfant précoce[modifier | modifier le code]

Tedi Papavrami débute l'étude du violon à l'âge de quatre ans, sous la supervision de son père, Robert Papavrami, violoniste et pédagogue réputé en Albanie[1]. Il effectue ses premiers concerts avec l'Orchestre philharmonique de Tirana à l'âge de huit ans (avec notamment les Airs bohémiens de Sarasate). Il est ensuite invité en France — ayant été repéré par le flûtiste Alain Marion — et autorisé par le dictateur du pays Enver Hoxha à quitter les frontières alors que le régime isolait l'Albanie en 1982[2]. Il suivra les cours de Pierre Amoyal au Conservatoire de Paris[3]. À cette époque, il fait une apparition remarquée à la télévision française, dans l'émission Le Grand Échiquier.

Ses premiers prix (obtenus à l'âge de quinze ans) lui permettent de commencer sa carrière internationale. Son large répertoire va de la musique de chambre (il est membre du quatuor Schumann, formation avec piano) aux compositions orchestrales.

Un artiste complet[modifier | modifier le code]

Tedi Papavrami s'intéresse également à la transcription d'œuvres initialement non prévues pour le violon, comme les sonates de Domenico Scarlatti. En 2010, son disque Bach/Bartòk est salué par un Diapason d'or. Le disque comporte la transcription d'un triptyque pour orgue de Bach.

En parallèle à sa carrière de violoniste international, il devient le traducteur attitré de l'écrivain Ismail Kadare[3], depuis 2001 à la suite du décès de Jusuf Vrioni.

Il fait une apparition dans le feuilleton télévisé Les Liaisons dangereuses en 2003[3].

Il s'installe à Genève (Suisse) où il occupe le poste de professeur au conservatoire de la ville depuis 2008[4].

Discographie[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Film "Ostinato", documentaire de 55 minutes, 2018, réalisatrice : Raphaëlle Régnier[4],[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Tedi Papavrami : portrait et biographie sur France Musique », sur France Musique (consulté le 24 septembre 2019)
  2. « Tedi Papavrami », sur www.franceinter.fr (consulté le 24 septembre 2019)
  3. a b et c obellamy, « Tedi Papavrami, le violon intègre », sur Radio Classique, (consulté le 24 septembre 2019)
  4. a et b « Tedi Papavrami | Festival Radio France », sur lefestival.eu (consulté le 24 septembre 2019)
  5. « Fugue pour violon seul - Tedi Papavrami », sur Babelio (consulté le 24 septembre 2019)
  6. « Tedi Papavrami, le violoniste virtuose qui traduit Ismaïl Kadaré », sur Nouvelobs.com, L'Obs, (consulté le 1er août 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]