Framerville-Rainecourt

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Framerville-Rainecourt
Église Sainte-Geneviève (Framerville).
Église Sainte-Geneviève (Framerville).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Ham
Intercommunalité CC Terre de Picardie
Maire
Mandat
Jean-Philippe Avenel
2014-2020
Code postal 80131
Code commune 80342
Démographie
Population
municipale
474 hab. (2014)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 51′ 41″ nord, 2° 42′ 50″ est
Altitude Min. 49 m – Max. 94 m
Superficie 9,91 km2
Localisation

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Framerville-Rainecourt est une commune française, située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Framerville-Rainecourt se situe entre le nord du plateau du Santerre et le sud de la vallée de la Somme.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Framerville-Rainecourt est issue de la fusion entre deux anciennes communes : Framerville et Rainecourt. Par décret du 24 octobre 1963, ces deux localités ont fusionné, pour ne plus former qu'une seule commune à compter du premier janvier 1964[1].

La seigneurie de Framerville appartenait à la fin du XVIe siècle à la famille de Festard, qui la vendit en 1610 à François de Collemont, grenetier de la ville d'Amiens, anobli par le roi Henri IV en 1592.

À François de Collemont, succède comme seigneur de Framerville, son fils Charles de Collemont, puis le fils de celui-ci, Charles Jean de Collemont, mort à Framerville en 1744. Sans enfant, celui-ci donna Framerville à sa nièce, Marie Geneviève du Fossé de Watteville (1718-1764), mariée en 1750 avec François Firmin Desfriches Doria, marquis de Payens. seigneur de Cayeux-en-Santerre.

De cette union, est issue une fille, Marie Elisabeth Françoise Desfriches Doria, dame de Framerville, mariée en 1779 avec Stanislas Catherine de Biaudos, comte de Castéja.

Framerville échut à l'aîné de leurs deux fils, André de Biaudos de Castéja, qui fut maire de Framerville, mais vendit le château en 1815 à son frère, François de Biaudos de Castéja. Ce dernier épousa en 1819 Caroline de Bombelles (1797-1861), l'une des enfants que Mgr de Bombelles, alors évêque d'Amiens, avait eu alors qu'il était marié, avant d'entrer en religion.

Mgr de Bombelles séjourna alors fréquemment à Framerville, chez sa fille et son gendre, jusqu'à sa mort, en 1822.

A la mort de François de Biaudos de Castéja, sans postérité, en 1862, le château de Framerville échut à son neveu Remi Léon de Biaudos, marquis de Castéja, qui le vendit en 1866. Décédé en 1899, Remi Léon de Biaudos de Castéja laissa un fils, Emmanuel Alvar de Biaudos de Castéja, qui racheta en 1908 le château de Framerville, mourut en 1911, et le laissa à l'un de ses enfants[2]. Le château fut fortement endommagé par les combats de la première guerre mondiale et n'a pas été reconstruit.

Le , durant la bataille de Picardie (08-1918), la commune est reprise par l'armée australienne, l'Australian Army[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Chaulnes[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Ham.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était adhérente de la communauté de communes de Haute-Picardie créée en 1994 sous le nom de Communauté de communes de Chaulnes et environs, et qui a pris sa dénomination de Communauté de communes de Haute-Picardie en 1999.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département[4].

Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[5],[6],[7]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[8], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [9].

Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[10].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[11]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1804   André de Biaudos de Castéja[12],[13] Majorité ministérielle Comte, préfet
Député de la Somme (1824 → 1827)
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Philippe Avenel   Réélu pour le mandat 2014-2020[14], [15]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 474 habitants, en augmentation de 7 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
592 487 544 539 524 495 508 533 485
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
493 428 454 455 439 421 421 427 370
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
347 360 312 291 341 323 320 316 298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
279 341 294 278 237 296 408 465 474
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument aux morts, surmonté d'un coq, réalisé en 1926 sur les plans de Pierre Chirol avec une sculpture de poilu de Jules Dechin[19],[20],[21]
  • Église de Framerville, restaurée après la première guerre mondiale
  • Restes de l'ancien château, détruit pendant la première guerre mondiale : portail d'entrée et communs, restaurés après la guerre, situés sur le côté Nord de l'église. Le château lui même était un édifice en brique et pierre, du XVIIIe siècle. Son aspect est connu par des cartes postales anciennes. Il n'a pas été reconstruit et il n'en reste que quelques pans de murs[22].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Christian du Passage, Châtyeaux disparus dans la Somme, Amiens, CRDP, , 150 p., p. 99, 100 et 142
  3. 'Foch et la bataille de 1918, André Laffargue.[réf. incomplète].
  4. Vincent Fouquet, « Vers un mariage de la communauté de communes de Haute-Picardie avec celle de Rosières ? : Le conseil communautaire, qui s’est déroulé jeudi soir à Soyécourt, a été l’occasion d’annoncer la volonté de l’intercommunalité de fusionner avec celle de Rosières-en-Santerre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  5. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  6. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  7. « Un mariage entre Chaulnes et Rosières-en-Santerre est prévu pour 2017 : L’annonce a été faite jeudi 1er octobre à Rosières-en-Santerre : les communautés de communes de Haute Picardie (CCHP) et du Santerre (CCS) souhaitent fusionner. Voici leurs arguments », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  8. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  9. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes de haute Picardie avec la communauté de communes du Santerre », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 78-79 (lire en ligne [PDF]).
  10. « CC Terre de Picardie (N° SIREN : 200070928) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 juin 2017).
  11. « Les maires de Framerville-Rainecourt », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 22 juin 2017).
  12. « André de Biaudos de Castéja », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale
  13. « André de Casteja », base Léonore, ministère français de la Culture
  14. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 31 août 2008)
  15. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. http://monum1418somme.pagesperso-orange.fr/Textes/IV%20LES%20SCULPTEURS/sculpteurs.htm
  20. « Monument aux morts de la Guerre de 1914-1918 et de la Guerre de 1939-1945 », notice no IA80000002, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Statue : poilu », notice no IM80000032, base Palissy, ministère français de la Culture
  22. Christian du Passage, Châteaux disparus dans la Somme, Amiens, CRDP, , 150 p., p. 99, 100 et 142
  23. « Marie, Jean, François de Biaudos de Castéja », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale
  24. « Marie Jean François de Biaudos de Casteja », base Léonore, ministère français de la Culture.