Fondation Raoul-Follereau

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Fondation Raoul-Follereau

Cadre
Forme juridique Organisation non gouvernementale internationale
Association à but non lucratif
But Lutter contre toutes les lèpres
Zone d’influence Monde entier
Fondation
Fondation 1968
Fondateur Raoul Follereau et André Récipon
Identité
Siège Paris, France
Personnages clés Raoul Follereau
Méthode Sensibilisation
Dépistage
Recherche scientifique
Financement Dons legs
Volontaires 2000 bénévoles réguliers
Site web www.raoul-follereau.org

La Fondation Raoul-Follereau est une fondation caritative indépendante, fondée par Raoul Follereau, qui lutte contre la lèpre, l’ignorance et la pauvreté. Dans ces trois domaines, elle cherche à poursuivre l'œuvre de son fondateur décédé en 1977.

Aujourd’hui, la lutte contre l’exclusion en France et dans le monde reste une priorité pour la Fondation Raoul Follereau. Dans un souci de coopération elle soutient des actions complémentaires qui visent à éduquer, former et réinsérer.

La Fondation accueille des bénévoles de toutes confessions et de toutes origines et elle étend son champ d'action à l'ensemble de la planète.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1936 Raoul Follereau rencontre des lépreux lors d’un reportage sur Charles de Foucauld. Il prend la défense de « la minorité oubliée du monde ». Il donne sa première conférence en 1942 pour récolter des fonds nécessaire à la construction du premier village pour des lépreux à Adzopé, en Côte d’Ivoire. Il entreprend plusieurs fois le tour du monde pour défendre les lépreux. En 1954, il fonde la journée mondiale des lépreux qui est célébrée le dernier dimanche de janvier. En 1965 il fonde l’ILEP fédération des associations luttant contre la lèpre (pour harmoniser, répartir et coordonner les actions), mettant ainsi en œuvre un « marché commun de la lèpre ». Trois ans plus tard, en 1968 il crée l’Association française Raoul-Follereau, avec André Récipon, puis l’Union internationale des associations Raoul-Follereau, en 1971. C'est après la mort de Raoul Follereau qu'André Récipon crée en 1984 la Fondation Raoul-Follereau.

La gestion de la Fondation[modifier | modifier le code]

La Fondation Raoul-Follereau est une fondation reconnue d’utilité publique dont le Directoire est nommé et contrôlé par un Conseil de Surveillance[1],[2].

Le Conseil de Surveillance de la Fondation Raoul-Follereau est composé de 12 membres. Quatre de ces membres sont les fondateurs de la Fondation Raoul-Follereau eux-mêmes, ou sont nommés par les fondateurs. Trois de ces membres sont les représentants d’une association loi 1901 nommée Association des amis de la Fondation Raoul-Follereau, nouvelle dénomination de l’ancienne Association française Raoul-Follereau - Ordre de la Charité (AFRF) fondée par André Récipon conformément aux vœux exprimés par Raoul Follereau en 1968[3].

André Récipon reconnait que l'histoire de la Fondation est liée à celle de sa famille, il écrit : « notre vie familiale et privée est étroitement liée à la vie de la Fondation Raoul Follereau (…) j’ai mis en place une structure dont ton père Michel Récipon a maintenant la responsabilité. (…) Contrairement à ce que certains avancent (…) ce n’est pas une famille qui s’est emparée d’un héritage, c’est une famille qui s’est chargée d’une tradition, celle de poursuivre l’œuvre de Raoul Follereau. C’est l’honneur de ton père Michel Récipon de la maintenir aujourd’hui, et ce sera, demain, le tien et celui de tes frères et sœurs. »[4].

Les domaines d'action de la Fondation[modifier | modifier le code]

Les actions de la Fondation contre la lèpre[modifier | modifier le code]

La Fondation Raoul Follereau intervient principalement pour lutter contre la lèpre et les autres mycobacterioses (ulcère de Buruli, tuberculose...). Ses actions visent à :

  • sensibiliser les populations locales pour mieux les informer sur cette maladie. Elle le fait par la diffusion de messages en langue locale, des interventions sur les marchés, dans les salles de spectacles...
  • améliorer la formation et les conditions sanitaires. La Fondation forme des professionnels médicaux, elle contribue à augmenter la prise en charge des malades.
  • la lutte contre le handicap par une meilleure prise en charge des infirmités.
  • améliorer la recherche scientifique sur cette maladie.
  • réadapter physiquement et socialement les malades guéris.

Mais c'est surtout par la Journée Mondiale contre la Lèpre (JML) que la Fondation contribue à sensibiliser les populations à la nécessité de lutter contre cette maladie. En 2012, 25 00 quêteurs se sont mobilisés pour apporter leur soutien à cette cause.

Les actions de la Fondation pour aider au développement[modifier | modifier le code]

Pour lutter contre l'exclusion, la Fondation intervient pour aider des ceux qui sont exclus du développement. Ses principales actions sont :

  • aider les acteurs locaux pour les rendre plus autonomes. Cette aide se traduit sur le terrain par la formation des acteurs, notamment les femmes, les enfants, les religieuses et tous ceux qui travaillent pour améliorer les conditions de vie des plus pauvres.
  • développer des infrastructures de base : puits, équipements agricoles...
  • proposer une aide sociale pour prendre en charge les familles.
  • créer un dynamisme dans les endroits reculés, développer la formation des ruraux.
  • contribuer à former des religieux, acteur d'un développement intégral de la personne.
  • Soutenir des populations victimes des conflits au Moyen-Orient.

Toutes ces actions promeuvent une plus grande autonomie des habitants locaux.

Les actions de la Fondation pour les enfants en détresse[modifier | modifier le code]

Afin d'aider les enfants par tout moyen la Fondation propose des actions en faveur :

  • de la réinsertion des enfants des rues : partant du constant que beaucoup d'enfant sont abandonnés dans les rues, la Fondation leur offre une seconde chance par l'école, l'apprentissage d'un métier, une aide sanitaire et sociale.
  • de la formation pédagogique et scolaire.
  • de la lutte contre la malnutrition.
  • le soutien à des internats, et à des foyers
  • développer la sociabilité par le jeu et par le loisir en multipliant les propositions culturelles.

La Fondation propose aussi de former les nouveaux éducateurs de demain. En effet, la Fondation forme des enfants qui pourront aider d'autres enfants.

Par fidélité à son fondateur, et face à l’urgence de la situation, la Fondation Raoul Follereau a décidé de lutter contre la lèpre de l’ignorance. Consciente que l’éducation est un droit universel, la Fondation a décidé d’intensifier son aide en faveur des enfants les plus démunis. Ainsi, la Fondation Raoul Follereau ne se contente pas de tendre une main secourable aux lépreux, elle juge de son devoir de donner aux enfants des rues une éducation digne : 44 projets dans 21 pays, dont la France, témoignent de cette même volonté en faveur des exclus. Le droit d’aller à l’école, de se développer, de révéler ses talents, d’exprimer ses aspirations à un monde meilleur... ne sont pas des options mais une nécessité hier comme aujourd’hui. Avec le soutien de ses donateurs, la Fondation s’implique donc au quotidien dans des ateliers culturels de rue, et dans le soutien scolaire pour faire reculer l’exclusion.

Les actions de la Fondation pour la réinsertion en milieu rural en France[modifier | modifier le code]

Voulant lutter contre l'exclusion, la Fondation Raoul agit en faveur de la réinsertion. Proposant des solutions concrètes au problème de chômage en France, la Fondation poursuit un triple objectif :

  • aider les professionnels en situation précaire à lancer une nouvelle activité.
  • aider techniquement les porteurs de projets dans la reprise d'une activité.
  • aider à revaloriser les milieux ruraux et les communes de 2500 habitants.
  • apporter une aide financière pour ces projets.

«Un homme n’est vraiment un homme que s’il est libre. Il n’est libre que s’il travaille», disait souvent Raoul Follereau. Parce que le chômage n’est pas une fatalité, la Fondation Raoul Follereau, s'appuyant sur le milieu rural, propose d’aider les professionnels motivés en situation précaire à créer une nouvelle activité. Dans un souci d’adaptation aux projets de chaque personne la Fondation propose des solutions originales et innovantes afin d’apporter à chaque candidat le meilleur conseil en fonction de son activité (commerce, artisanat, services, tourisme…). Refusant l’assistanat, la Fondation accompagne humainement, techniquement et financièrement si nécessaire tous ceux qui veulent créer ou reprendre une entreprise. Ainsi, la Fondation Raoul Follereau est le seul organisme caritatif privé à accorder un soutien financier, au cas par cas.

Bilan financier 2009[modifier | modifier le code]

Le rapport annuel 2009 a été publié sur le site internet de la Fondation Raoul-Follereau[1] et joint au numéro de juillet du bimestriel Lèpres. De même, le rapport du commissaire aux comptes est disponible sur le site internet du Journal Officiel[5].

Les tableaux d'actif et de passif combinés indiquent, au 31.12.2009, les informations suivantes :

  • des fonds propres, c'est-à-dire un patrimoine net de dettes, pour un montant supérieur à 19,6 millions d'euros ;
  • des placements immobiliers pour une valeur initiale d'acquisition supérieure à 7,5 millions d'euros (ce montant ne tient pas compte des éventuelles plus-values latentes non réalisées qui ne sont jamais enregistrées en comptabilité) ;
  • des valeurs mobilières placées sur divers outils financiers ou boursiers (sicav, fcp, actions, etc.) pour une valeur liquidative au 31.12.2009 supérieure à 12,1 millions d'euros ;
  • des liquidités ou autres créances bientôt disponibles pour un montant supérieur à 2,9 millions d'euros.

Par ailleurs, le Compte Emploi des Ressources mentionne des ressources collectées auprès du public mais non utilisées pour un montant supérieur à 11,3 millions d'euros.

Le rapport financier révèle aussi que les missions sociales représentent environ 70 % des emplois.

Bilan financier 2010[modifier | modifier le code]

Le rapport annuel 2010 a été publié sur le site internet de la Fondation Raoul-Follereau[6]. La Fondation rappelle son principal objectif dans ce rapport : agir pour donner des conditions dignes, et lutter contre toutes les lèpres.

La Fondation rappelle aussi qu’elle ne reçoit pas de subventions publiques. Elle vit grâce à des donateurs. Ainsi, la générosité des donateurs s’élevait à 13 483 481 euros (dont 1 040 577 euros de quête et d’actions locales). En ce qui concerne les dons : le montant s’élevait à 6 808 015 euros.

Durant cette année, pour lutter les lépreux et soutenir les programmes de santé, la Fondation a soutenu 224 programmes dans 27 pays, pour un montant de 5,7 M d’euros. De même, pour secourir les enfants en détresse, la Fondation a soutenu 49 programmes dans 21 pays, pour 1,3 M d’euros. Pour créer des dynamiques de développement, la Fondation a soutenu 79 projets dans 18 pays pour une montant de 1,1 M d’euros. Pour soutenir et favoriser la réinsertion en France, la Fondation a soutenu 27 projets pour un montant de 260 000 euros.

Le rapport financier révèle aussi que les missions sociales représentent environ 73 % des emplois.

Critiques[modifier | modifier le code]

Gestion de la Fondation[modifier | modifier le code]

À la suite d'approches différentes sur la gestion de la Fondation Raoul Follereau, l'association suisse Raoul-Follerau a pris ses distances par rapport à l'ensemble de la Fondation. En effet, l’association suisse Raoul-Follereau fait notamment référence à la transmission du pouvoir effectué en 1992 par André Récipon au profit de son fils, Michel Récipon[7].

Dans une enquête sur la nécessité de refonder les instances de la Fondation David Servenay signale les protestations provenant de bénévoles[8],[9].

Engagements idéologiques[modifier | modifier le code]

Les deux créateurs de la fondation furent tous deux très engagés dans un catholicisme très conservateur et droitier.

Raoul Follereau[modifier | modifier le code]

Raoul Follereau crée la Ligue de l’Union latine en 1927, avec Michel Rameaud et François Ducaud-Bourget. Selon Jean-François Six, elle est « destinée à défendre la civilisation chrétienne contre tous les paganismes et toutes les barbaries »[10], et elle s'inscrit « dans le courant de Maurras et de l'Action française »[10]. Selon l'Annuaire général des lettres, son but est d'« unir et fédérer les élites latines pour la défense et la gloire de leur civilisation »[11].

À Paris, il participe en février 1936 à la première réunion du Centre de documentation et de propagande (qui "a pour mission de lutter contre la judéo-maçonnerie, le marxisme et tous les agents de l'Anti-France"), avec des militants antimaçons et antisémites tels Louis Darquier de Pellepoix et Henry Coston. Il y vitupère les « machinations maçonniques dans le drame de Marseille qui coûta la vie » au roi de Yougoslavie[12].

Raoul Follereau accompagne l’enthousiasme pro-Franco des « amitiés latines » du maire d’Oran Gabriel Lambert en proposant « des voyages organisés depuis Paris en zone franquiste et [...] une collecte nationale pour la reconstruction des églises »[13]. Une annonce parue dans Le Figaro du 19 avril 1938 indique que « la Ligue de l’Union Latine fera un don au cardinal Goma, primat d’Espagne, pour aider à la reconstruction des églises mutilées »[14]. La Ligue lance une souscription : « Sur la terre héroïque de nos frères d'Espagne, l'âme universelle de la chrétienté fut menacée. (...) Il revenait à la France des croisades, à la France de Saint-Louis et de Jeanne d'Arc (...) d'aider à relever le premier clocher » [15].

En 1940, Follereau est tout acquis aux thèses de la Révolution nationale (RN) et à la personne du Maréchal [16]. Le mensuel de la Ligue de l’Union Latine se déplace de Paris à Lyon et change de nom pour s’intituler Paroles de France jusqu’à l’arrêt de la publication en 1944[17].

Il va demeurer toute sa vie un catholique conservateur ; on le trouve président d'une séance lors du sixième congrès de l'Office international des œuvres de formation civique et d'action culturelle selon le droit naturel et chrétien (avatar de la Cité catholique de Jean Ousset), en 1969 à Lausanne[18].

André Récipon[modifier | modifier le code]

André Récipon ne cachait pas ses opinions politiques et sociétales, très conservatrices et pétainistes. Parmi ses déclarations on peut noter :

  • société : « À partir du moment où le but de l’union de l’homme et de la femme n’est plus la procréation des enfants dans le don réciproque de leurs corps, et à partir du moment où cette union n’est plus que la recherche du plaisir physique en évitant d’avoir des enfants, alors c’est toute une civilisation qui s’écroule. (…) Alors nous avons eu le SIDA »[19];
  • politique  : « Une fois ses femmes arrivées avec leur progéniture, le polygame [immigré] (…) a considéré qu’il serait bête de continuer à travailler puisque ses femmes touchaient maintenant les allocations familiales (qu’il encaisse lui-même et garde pour lui) pour tous ses enfants et qu’il continuerait à les toucher en étant au chômage. »[20]; « Nous subissons une occupation de notre sol par des étrangers qui veulent nous imposer leurs coutumes et leur mode de vie, et qui nous menacent physiquement. (…) les Français de souche sont en état de légitime défense et ont le droit naturel de se protéger quand l’État, non seulement se dérobe à son devoir, mais favorise cette occupation. »[21];
  • Guerre Mondiale : « ceux qui ont écrit l’histoire officielle de la Deuxième Guerre mondiale savent que cette histoire est fausse. Comme ils craignent que tout leur système s’écroule si le peuple apprend la vérité, ils ont interdit, par une loi, la recherche de la vérité autre que la vérité officielle. Heureusement, cette loi ne concerne que les historiens français, et les étrangers sont en principe libres. Je dis bien, en principe. » [22] ; « Après la défaite de 1870, la France avait retrouvé ce sursaut d’énergie qui avait fait sa grandeur avant la Révolution. (…) Après la défaite de 1940, nous avons connu un même sursaut dans les mois qui ont suivi l’armistice. Ce fut ce que l’on appelle avec dérision aujourd’hui la Révolution Nationale. »[23]; « Ceux qui ont changé de camp en 1942 [sont] des opportunistes »[24]; En 2001, André Récipon renouvelle ses convictions pétainistes - ainsi que celles de Raoul Follereau - et défend la mémoire de Laval dans une lettre ouverte publiée dans la revue Le Maréchal, éditée par l’Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain[25].

Rapports de l’IGAS[modifier | modifier le code]

En 2002, l'IGAS avait pointé du doigt l'excès des sommes collectées mises en réserves au détriment du financement d'actions sur le terrain[26].

Fin janvier 2002, un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) est rendu public au lendemain de la journée mondiale des Lépreux. Cette publication fait suite à la révélation des principales conclusions de ce rapport par le Canard enchaîné du 2 janvier 2002. Divers organes de presse reprennent alors les principaux éléments à charge et mènent leur propre enquête[26],[27],[28],[29],[9],[8],[30],[31],[32].

Cependant, la mission de l'IGAS souligne surtout l'efficacité et la qualité indéniable de l'action de la Fondation Raoul Follereau. Le rapport de l'IGAS souligne, dans le même temps, que l'Association Française Raoul Folloreau a fait un travail de qualité pour contribuer à faire reculer la lèpre. La mission de l'IGAS reconnaît l'efficacité 'indéniable" de l'action et le rôle essentiel de la Fondation.

De plus, la Fondation Raoul Follereau a reçu le premier Prix Cristal de la Transparence Financière.

Selon Michel Récipon des changements sont intervenus dans l'organisation de la Fondation[33],[34].

Mais bien qu'en 2007, certaines personnes restent vigilantes sur l'état des pratiques et les méthodes de la Fondation[35], des changements structurels importants sont néanmoins intervenus, notamment par des contrôles internes et externes.

La Fondation s'est ainsi dotée d'un contrôle externe par le biais des commissaires aux comptes (Olivier Courau, Finexsi Audit 2009). Ce contrôle était reconduit chaque année.

La Fondation s'est aussi dotée d'un contrôle interne qui comprend les contrôles suivants :

  • Le conseil de surveillance exerce un contrôle permanent sur la direction de la fondation.
  • La Commission financière communique un avis sur le budget.
  • La Commission d'évaluation et de contrôle les ressources collectées.
  • Le Service de contrôle interne s'assure du bon fonctionnement du contrôle.

Depuis 2006, la Fondation Raoul Follereau est d'ailleurs certifiée par le Bureau Veritas Certification France (BVCF). Cette certification oblige notamment la Fondation à se soumettre à un audit du Bureau Veritas Certification France. De plus, tous les trois ans, cette certification est remise en cause et doit être confirmée par un grand audit. Cela permet donc de vérifier que les droits et les intentions des donateurs sont bien respectés. Concrètement la Fondation s'est engagée dans une vérification rigoureuse sur le terrain par : des missions, des outils de traçabilité (tirelires numérotées et scellées, carte de quêteur personnalisées et vérifiée par la préfecture, journal des comptes envoyé aux donateurs chaque année...).

En 2014, un nouveau rapport de l'IGAS épinglait cependant une nouvelle fois la gestion de la fondation pour « son organisation jugée “complexe” et ne garantissant “pas complètement aux donateurs une utilisation conforme de ses dons”[36] ».

En décembre 2017, « l’Inspection générale des affaires sociales reconnaît dans une nouvelle note [...] une certaine amélioration – elle a décidé de lever sa réserve portant sur la conformité de ses dépenses à l’objet social du fait des engagements pris par les dirigeants- elle maintient [cependant] ses critiques sur la présentation des comptes[36] ». Le journal Capital considère à ce propos que « la Fondation n’a pas l’intention de modifier la présentation de ses comptes qui grossit artificiellement la part des fonds affectés aux missions. Dans notre dernière enquête sur les associations, nous avions d’ailleurs calculé que seuls 70% des ressources collectées auprès des bienfaiteurs sont en réalité affectées aux œuvres sociales[36] ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://raoul-follereau.org/images/stories/pdf/rapportfinancier2009.pdf
  2. http://www.raoul-follereau.org/index.php?option=com_content&task=view&id=63&Itemid=161
  3. http://www.journal-officiel.gouv.fr/association/index.php?ACTION=Rechercher&HI_PAGE=1&HI_COMPTEUR=0&original_method=get&WHAT=LES+AMIS+DE+LA+FONDATION+RAOUL-FOLLEREAU&JTH_ID=&JAN_BD_CP=&JRE_ID=&JAN_LIEU_DECL=&JTY_ID=&JTY_WALDEC=&JTY_SIREN=&JPA_D_D=&JPA_D_F=&rechercher.x=31&rechercher.y=10&rechercher=Rechercher
  4. Lettre ouverte à Hombeline, André Récipon, Pierre Téqui Éditeur, 1998, page 85
  5. http://www.journal-officiel.gouv.fr/publications/assoccpt/pdf/2009/3112/784719510_31122009.pdf
  6. http://www.raoul-follereau.org/index.phpoption=com_content&task=view&id=76&Itemid=170
  7. « le 23 mai 1992, lors de l’assemblée générale, j’ai fait la déclaration suivante : “(…) je suis ici pour transmettre le flambeau tel que je l’ai reçu de Raoul Follereau. À mon tour, je déclare solennellement devant vous que je confie à mon fils Michel la charge de l’œuvre que j’ai reçue de Raoul Follereau et que je lui demande de poursuivre”. » (Combat pour la Charité, André Récipon, Pierre Téqui Éditeur, p. 21, 22)
  8. a et b http://www.rfi.fr/actufr/articles/025/article_13288.asp
  9. a et b http://www.rfi.fr/actufr/articles/025/article_12597.asp
  10. a et b Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Six192
  11. Annuaire général des lettres 1933-1934, sous la direction de Léon Treich, tome 3 p.188, consulté le 2 janvier 2011
  12. conférence du Centre dans "La Libre parole"
  13. Koerner 1975, p. 486
  14. Le Figaro du 19 avril 1938, page 3 consulté le 2 janvier 2011
  15. appel de la Ligue publié dans "Le Journal des débats"
  16. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Guillaume
  17. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées SUDOC
  18. "Culture et révolution", actes du congrès de Lausanne, p. 363. André Récipon y participa également: "actes du congrès", "Le Confédéré", 8 avril 1969, p. 7
  19. Lettre ouverte à Hombeline, André Récipon, Pierre Téqui Éditeur, 1998, page 87
  20. Lettre ouverte à Hombeline, André Récipon, Pierre Téqui Éditeur, 1998, page 64
  21. Lettre ouverte à Hombeline, André Récipon, Pierre Téqui Éditeur, 1998, page 136
  22. Lettre ouverte à Hombeline, André Récipon, Pierre Téqui Éditeur, 1998, page 46
  23. Lettre ouverte à Hombeline, André Récipon, Pierre Téqui Éditeur, 1998, page 132
  24. Lettre ouverte à Mathilde, André Récipon, Pierre Téqui Éditeur, 2005, page 139
  25. http://www.admp.org/revuespdf/202/lettreouvertemauricedruon.pdf
  26. a et b http://www.lavie.fr/archives/2002/01/10/l-etrange-charite-des-heritiers-de-raoul-follereau,3881203.php
  27. http://www.liberation.fr/societe/0101401373-les-fonds-detournes-de-la-lepre
  28. http://www.sangonet.com/Fich3ActuaInterAfric/MilliardsdetournFRF.html
  29. http://www.apmnews.com/depechesPublieesDepeches.php?annee=2003&mois=01&jour=23
  30. http://www.rfi.fr/actufr/articles/025/article_12621.asp
  31. http://www.rfi.fr/actufr/articles/025/article_12641.asp
  32. http://www.rfi.fr/actufr/articles/027/article_12111.asp
  33. http://www.lavie.fr/archives/2002/02/07/lepre-raoul-follereau-des-explications-tardives,3929903.php
  34. http://www.lavie.fr/archives/2002/06/20/humanitaire-de-la-transparence-chez-follereau,4114903.php
  35. http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/reporter/index.php?id=55455
  36. a b et c « Lèpre, la fondation Raoul Follereau a nouveau épinglée par l'IGAS »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]