Opera

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Opera
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Opera 17.0 sur Microsoft Windows 7
Opera 17.0 sur Microsoft Windows 7

Développeur Opera Software
Dernière version 28.0 () [+/-]
Écrit en C++
Environnement Microsoft Windows, OS X, Linux, Android
Environnements BSD, Linux, Mac OS X, Windows, OS/2, QNX, Solaris, Nintendo Wii, Nintendo DS, Symbian, iOS, Android
Langues Multilingue
Type Suite Internet
Licence Gratuiciel avec des composants Open Source[1]
Site web www.opera.com/fr

Opera est un navigateur Web gratuit et multiplate-forme développé par la société norvégienne Opera Software, qui propose plusieurs logiciels relatifs à Internet.

Opera est un navigateur relativement peu utilisé par rapport aux autres navigateurs web, totalisant environ 4 % [2] de parts de marché selon StatCounter, et environ 9 % [3] en environnement mobile. Depuis sa version 15, Opera utilise le moteur de rendu HTML Blink (contre Presto précédemment).

Personnalisable et portable, il est ou a été disponible pour de nombreuses architectures et plates-formes, de Windows à OS/2, en passant par Linux, FreeBSD, Solaris et Mac OS, tant sur les architectures x86 que SPARC et sur les matériels Twin de l'opérateur ADSL Neuf, la Nintendo DS, la Wii et le Nokia N800.

Opera est par ailleurs traduit en de nombreuses langues.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

En 1992, Jon Stephenson von Tetzchner et Geir Ivarsøy étaient membres d'un groupe de recherche à Televerket, la compagnie publique norvégienne de télécommunications (désormais nommée Telenor). Le groupe prit part au développement de ODA, un système basé sur des standards pour le stockage et la recherche de documents, d'images et d'autres contenus numériques. Le système ODA ne fut jamais utilisé à grande échelle malgré son efficacité et fut abandonné. Le groupe de recherche créa également le premier serveur Internet norvégien et leurs premières pages personnelles en 1993.

Les membres du groupe pensaient toutefois que le navigateur NCSA Mosaic avait une structure trop « plate » pour être efficace dans la navigation sur le Web. Sur la base de ces constatations, le groupe s'intéressa au principe de développer un nouveau navigateur de documents en partant de rien. Inspirés par le projet ODA, ils virent le potentiel du développement d'un navigateur plus adapté aux multiples facettes de la structure du Web. Leur compagnie mère Televerket leur donna le feu vert et fin 1993, le premier prototype était réalisé et fonctionnel.

En 1994, Televerket devint une société anonyme où l'État était actionnaire majoritaire, et von Tetzchner et Ivarsøy furent autorisés à continuer le développement par eux-mêmes dans les locaux de Televerket.

Fin 1995, Televerket changea de nom pour Telenor, et l'entreprise Opera Software fut alors créée dans les mêmes locaux qu'auparavant. Leur produit était initialement connu sous le nom de MultiTorg Opera et fut rapidement reconnu par la communauté des internautes pour son interface multidocuments (MDI) et sa « hotlist » (barre latérale) qui facilitait la consultation de plusieurs pages à la fois.

Toutefois, Televerket se trouvait face à un dilemme : une dérégulation totale du marché norvégien des télécommunications était prévue pour l'année 1998, ce qui signifiait qu'elle devait se préparer à la concurrence. Il n'était pas sûr que le navigateur correspondrait à son cœur de métier.

D'Elektra à Presto et Blink[modifier | modifier le code]

Des versions 4 à 6, Opera utilisa le moteur de rendu HTML Elektra et changea de moteur lors de la sortie d'Opera 7, le .

Presto permet d'améliorer la gestion des feuilles de style CSS, de l'interpréteur JavaScript et du support de DOM. Le support de ce dernier, couplé à JavaScript permet de rendre l'interprétation des pages dynamiques. Ainsi, certains éléments se voient réinterprétés et le contenu peut bouger en réagissant à toutes sortes d'événements dictés par l'utilisateur ou définis par le concepteur de la page Web. Le passage à Presto a également permis la correction de nombreux bugs.

Opera Software a décidé de vendre des licences d'utilisation de son moteur Presto à plusieurs entreprises ; c'est ainsi qu'il est utilisé par Adobe Dreamweaver MX et Adobe Creative Suite 2 et suivant[4].

Avec l'arrivée de Opera 15, WebKit, puis Blink, remplaceront Presto.

Vers le grand public[modifier | modifier le code]

En débuta une phase restreinte de tests préliminaires de Opera 7.6. Cette version proposa un support plus abouti des standards, et introduisit le support de la voix pour Opera, et le support de Voice XML. Opera annonça également un nouveau navigateur pour la télévision numérique, lequel incluait l'option Fit to Width (« ajustement à la largeur ») créée pour Opera 8. C'est une technologie propriétaire qui combine la puissance du CSS, avec la technologie interne d'Opera. Les pages sont redimensionnées de manière dynamique, en diminuant la taille des images ou du texte et même en supprimant les images de taille spécifique, pour l'ajuster à la largeur de n'importe quel écran, améliorant ainsi grandement son utilisation sur de petits écrans. Opera 7.6 ne fut jamais distribuée en tant que version finale.

Le , sortie de la version 8.0. En plus du support de SVG Tiny, des fonctionnalités multimodales et de User JavaScript (scripts JavaScript créés par l'utilisateur), l'interface utilisateur fut nettoyée et simplifiée. La page de démarrage par défaut est un portail de recherche amélioré. Cela suggère que le navigateur vise une cible commerciale plus générale, plutôt que des utilisateurs expérimentés. Ceci, toutefois, n'a pas été bien accueilli par certains des utilisateurs, car quelques paramètres avancés sont désormais cachés. Le 6 juillet 2005, la version de démonstration technologique d'Opera 8.02 inclut, pour la première fois, un client BitTorrent simple qui fût introduit dans la version 9.0 d'Opera.

Le marque un tournant dans la stratégie d'Opera Software avec la version 8.5. Aucune nouvelle fonctionnalité n'apparaît dans cette version, mais le navigateur devient un produit gratuit. Auparavant, Opera se déclinait en deux versions : une version payante au prix de 34 € et une version gratuite qui incluait une bannière de publicité. Toutefois, le logiciel reste payant pour certaines plates-formes (Opera pour Windows Mobile, par exemple).

Maintenant, la société Opera tire ses revenus des versions pour appareils mobiles (comme les assistants personnels et les téléphones mobiles) du navigateur, les autres versions (pour Windows, Linux et Mac OS) servant de vitrines technologiques.

Le , Opera et Nintendo annoncent leur partenariat pour l'intégration du navigateur sur la console de jeu portable DS, illustrant l'orientation de plus en plus marquée d'Opera vers les systèmes embarqués. Le , Nintendo a également annoncé qu'Opera serait le navigateur qui équiperait la Wii, leur nouvelle console de salon, navigateur qui est maintenant disponible dans sa version finale.

Le , Opera lance officiellement la version 9.0 de son navigateur. Cette version intègre les téléchargements par fichiers BitTorrent. Elle intègre également des widgets permettant de personnaliser le navigateur (en y ajoutant une calculatrice, une horloge...) fournis par la communauté.

Cette nouvelle version accepte de faire apparaître les éditeurs WYSIWYG disponibles sur différents sites Web. Elle passe avec succès le test Acid2, qui vise à tester la qualité de l'implémentation de certaines fonctionnalités de CSS 2 et d'autres standards du Web du moteur de rendu.

Le , la version 9.10 d'Opera est lancée. Elle propose notamment un filtre anti-hameçonnage fourni par GeoTrust ou encore PhishTank.

Le , la version 9.20 est publiée. Celle-ci corrige quelques bogues et apporte plusieurs nouvelles fonctionnalités dont l'appel rapide, qui consiste à afficher une miniature de 9 sites, choisis par l'utilisateur, lorsque celui-ci ouvre un onglet vierge. Il peut ainsi accéder rapidement et visuellement à ses sites favoris en deux clics.

En mars 2008, Opera annonce, en même temps que WebKit, atteindre deux des trois objectifs du test Acid3, à savoir le score de 99/100[5],[6] et le rendu parfait au pixel près[7].

Le , sortie de la version 9.50 build 10063 finale. Il inclut un nouveau mode de défilement de page appelé Drag to Scroll. Cette fonction, à l'aide d'un raccourcis clavier (Control+Alt) et d'un clic gauche permet « d'empoigner » une page (ou une zone de la page s'il s'agit d'une zone de texte ou d'une frame/iframe) de manière plus rapide et précise, à l'instar de l'outil « main » que l'on retrouve dans de nombreux logiciels de traitement d'images. Opera propose la synchronisation des signets et des notes en ligne, avec le site communautaire My Opera.

Le , sortie de la version 9.6 build 10447.

Le , Opera présente et sort par la même occasion une fonctionnalité innovante : Opera Unite[8] (voir fonctionnalités du navigateur Opera).

Le , Opera sort la version 10.00. Voici quelques unes de ses nouveautés :

  • Opera Turbo, qui accélère par 2 ou plus les connexions les plus lentes mais réduit la qualité des images ;
  • le Speed Dial, renommé « Accès rapide » par la suite, qui est une liste — sous la forme d'une grille de miniatures — de sites web choisis par l'utilisateur et affichés lors de l'ouverture d'un nouvel onglet ;
  • la refonte du style du logiciel ;
  • les onglets peuvent afficher une miniature des sites.

Le , Opera sort la version 10.10. Elle inclut la version finale d'Opera Unite.

En 2010 sort la version finale d'Opera 11. Cette version ajoute le support des extensions du navigateur, à la manière de Chrome ou Firefox.

Le , Opera sort la version 11.10. Cette nouvelle version du navigateur apporte la mise à jour du moteur de rendu Presto en 2.8, la prise en charge du format d'image WebP développé par Google, l'installation silencieuse des plugins externes et la mise en place du SpeedDial 2.0

Le , Opera lance son nouveau channel de développement : Opera Next[9] et propose dans la foulée une version alpha de Opera 11.50 baptisée Swordfish.

Le , Opera publie la version beta d'Opera 11.50 (Swordfish)[10] sur son channel de développement Opera Next. Cette version beta propose des extensions dans le speed dial, une amélioration notable d'Opera Link pour le transfert des données personnelles et enfin un meilleur support du HTML5 et du format SVG. Peu après sort la version d'Opera 11.50.

Le , Jon Stephenson von Tetzchner, fondateur d'Opera annonce son départ de la société dans un mail adressé aux employés.

Le , Opera annonce son changement de moteur de rendu HTML, qui passe de Presto à WebKit[11],[12].

Historique des sorties[modifier | modifier le code]

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Nom du

Navigateur

Moteur

JavaScript

Moteur

de rendu

Version Nom de Code Date de lancement Changements significatifs
MultiTorg Opera aucun autre 1.00 inconnu Projet de recherche Interface multidocument, navigation au clavier.
Opera 2.00 Annonce publique du lancement d'Opera.
2.10 Zoom, gestionnaire de sessions. Lancement officiel.
2.12 JPEG, GIF, BMP.
autre 3.00 Anti-pop-up.
Elektra 3.50 Gestionnaire de téléchargement.
3.60
Linear A 4.00 Onglets, clients de messagerie et newsgroups.
5.00 Téléchargeable en version d'évaluation.
5.10 Navigation à la souris.
6.00 PNG, unicode, habillages.
Linear B Presto 1.0 7.00 Glissé-déposé des onglets, panneaux latéraux.
7.10 Notes, gestionnaire de mots de passe.
7.20
7.50 RSS, client IRC.
8.00 Atom, navigation vocale.
8.50 Première version totalement gratuite.
Presto 2.0 9.00 Merlin Client BitTorent, blocage de contenus, widgets.
9.10 Anti-hameçonnage.
9.20 Speed Dial.
Futhark Presto 2.1 9.50 Kestrel Opera Link, Opera Dragonfly
9.60
Presto 2.2 10.00 Peregrine Opera Turbo, onglets visuels.
10.10 Opera Unite.
Carakan Presto 2.5 10.50 Evenes Navigation privée.
Presto 2.6 10.60 WebM, géolocalisation.
Presto 2.7 11.00 Kjevik Extensions, empilement des onglets, raccourcis souris visuels.
Presto 2.8 11.10 Barracuda WebP, WOFF.
Presto 2.9 11.50 Swordfish Extensions Speed Dial, synchronisation des mots de passe via Opera Link
Presto 2.10 11.60 Tunny Amélioration d'Opera Mail, nouvel analyseur HTML5
Presto 2.10 12.00 Wahoo Support du 64 bits, intégration de "Do not Track", améliorations graphiques, etc.
Presto 2.12 12.10 SPDY, support en CSS3 des dégradés, transitions, animations, et transformations, API plein écran, API visibilité de la page, WebSockets, Profils ICC.
V8 Blink 15.0 inconnu Basé sur Chromium 28, nouvelle interface, barre d'adresse et de recherche unifiée.
16.0 Basé sur Chromium 29, géolocalisation, meilleure intégration à Windows 7 et Windows 8, mode présentation pour Mac OS X.
17.0 Basé sur Chromium 30, favoris, onglets épinglés.
18.0 Basé sur Chromium 31, barre d'accès rapide aux favoris, thèmes, déplacement des onglets entre fenêtres.
19.0 Basé sur Chromium 32, barre d'onglets, création de thèmes, paramètres avancés.
20.0 Basé sur Chromium 33, onglets glissables, nouvelles options pour le speed dial.
21.0 Basé sur Chromium 34, utilisation de la technologie aura, meilleure complétion d'URL, nouveaux badges pour le HTTPS.
22.0 Basé sur Chromium 35, ajout de thèmes par défaut.
23.0 Basé sur Chromium 36, blocage des contenus non sécurisés dans une session sécurisée, nouveau menu de mise en favori.
24.0 Basé sur Chromium 37, prise en charge du HiDPI (hautes résolutions) sur Windows, prévisualisation des onglets.
25.0 Basé sur Chromium 38, nouvelle gestion des favoris, support des notifications web, lecteur de PDF intégré.
26.0 Basé sur Chromium 39, partage et synchronisation des favoris, import des paramètres d'autres navigateurs, aperçu avant impression.
27.0 Basé sur Chromium 40, menu des onglets, nouvelle page de démarrage, meilleur support de PPAPI.
28.0 Basé sur Chromium 41, synchronisation des favoris entre les différents supports, amélioration du gestionnaire de favoris.
29.0 Basé sur Chromium 42, support des barres latérales pour les extensions, synchronisation du Speed Dial, personnalisation des raccourcis claviers.

Source : http://www.opera.com/docs/history/

Parts de marché[modifier | modifier le code]

Les parts de marché des navigateurs Web toutes plateformes confondues (mars 2015 - mettre à jour)
Source Chrome
Google
Internet Explorer
Microsoft
Safari
Apple
Firefox
Mozilla
Android
Google
Opera
Opera Software
Autres
StatCounter (Monde - mars 2015)[13] 43,48 % 12,96 % 14,00 % 11,68 % 6,80 % 3,76 % 7,32 %
Net Marketshare (Monde - mars 2015)[14] 25,47 % 46,42 % 11,98 % 9,79 % 2,75 % 2,39 % 1,20 %
Akamai (Monde - mars 2015)[15] 38,5 % 14,7 % 23,2 % 10,7 % 9,4 % 1,4 % 2,1 %
AT Internet (Europe - octobre 2014)[16] 33,9 % 19,9 % 19,8 % 18,9 %      
W3Counter (Monde - mars 2015)[17] 43,9 % 16,1 % 15,7 % 14,6 % 3,6 % 3,2 % 2,9 %
Moyenne générale (sans Net Marketshare) 39,9 % 15,9 % 18,2 % 14,0 % 6,6 % 2,8 % 4,1 %
Les parts de marché des navigateurs mobiles (mars 2015 - mettre à jour)
Source Safari
Apple
Chrome
Google
Android
Google
Opera
Opera Software
IEMobile
Microsoft
UC Browser
UCWeb
Firefox
Mozilla
Autres
StatCounter (Monde - mars 2015) 20,65 % 31,50 % 18,48 % 8,41 % 2,13 % 12,71 % 0,40 % 5,72 %
Net Marketshare (Monde - mobiles et tablettes - mars 2015) 42,63 % 27,78 % 14,72 % 7,84 % 2,54 % 0,00 % 0,66 % 3,83 %
Akamai (Monde - février 2015) 32,2 % 21,6 % 20,5 % 13,2 % 4,7 % 0,3 % 2,3 % 5,2 %
Moyenne générale 31,8 % 27,0 % 17,9 % 9,8 % 3,1 % 4,3 % 1,1 % 4,9 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]