Fernand Rinfret

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rinfret.

Fernand Rinfret
Illustration.
Fonctions
Maire de Montréal
Prédécesseur Camillien Houde
Successeur Camillien Houde
Député de Saint-Jacques
Prédécesseur Louis-Audet Lapointe
Successeur Eugène Durocher
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Montréal, Drapeau du Canada Canada
Date de décès
Lieu de décès Los Angeles, Drapeau des États-Unis États-Unis
Parti politique Parti libéral du Canada

Fernand Rinfret[1], né le à Montréal et décédé le à Los Angeles, est un homme politique québécois. Il a été député à la Chambre des communes du Canada de 1920 à 1939 et ministre fédéral. Il a été le trente-cinquième maire de Montréal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est fils de François Rinfret, avocat, et d'Albina Pominville[2]. Il est le frère de Thibaudeau Rinfret. Il étudie les arts au Collège Notre-Dame de Côte-des-Neiges et au Collège Sainte-Marie. Dès cette époque, il signe des articles de critique dramatique sous le pseudonyme de Paul Destrée. Il utilisera par la suite d'autres pseudonymes, tel Graindorge et Pierre Simon dans les journaux Canada et Riposte[3].

En 1907, il débute comme journaliste à Saint-Jérôme en plus d'être le secrétaire personnel du ministre Raymond Préfontaine. En 1907, il devient correspondant parlementaire du journal Le Canada, journal identifié au Parti libéral du Canada, et en 1909, il en devient rédacteur en chef[4].

En 1917, il est membre de la Commission de la Bibliothèque de Montréal[2]. En 1921, il enseigne son métier à l'Université de Montréal.

Délégué par son journal pour couvrir la guerre de 1914-1918, il rédige une série d'articles qui seront réunis en volume sous le titre Un voyage en Angleterre et au front français (septembre 1918)[3].

Il devient membre de la Société royale du Canada en 1920. Cette même année, il est élu député libéral de Saint-Jacques à la Chambre des communes du Canada, lors d'une élection partielle. Il est réélu député aux élections générales fédérales de 1921, 1925, 1926, 1930 et 1935. Il sert à titre de secrétaire d'État[5] dans les gouvernements de King, de 1926 à 1930 puis de 1935 à sa mort en 1939[6]. Fulgence Charpentier est son chef de cabinet.

Rinfret bat Camillien Houde à l'élection à la mairie de Montréal de 1932[4]. Il est maire de Montréal pendant deux ans, mais il est à son tour défait par Houde lors de l'élection suivante, en 1934.

Rinfret est aussi le PDG des Canadiens de Montréal et un récipiendaire de la Légion d'honneur. Il avait publié Un Voyage en Angleterre et au front français (1918), ainsi que des biographies d'Octave Crémazie et Louis-Honoré Fréchette (1906). Il avait épousé Berthe de Martigny le 4 juin 1908 à Sacré-Coeur, Ottawa. Il meurt le 12 juillet 1939 à l'âge de 56 ans. Il est enterré au cimetière Notre-Dame-des-Neiges.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Louis Fréchette, Saint-Jerôme, Lib. Prévost, 1906.
  • Octave Crémazie, Saint-Jerôme, Lib. Prévost, 1906.
  • Un voyage en Angleterre et au front français, 1918.
  • Le libéralisme de Laurier, 1919.
  • Essais sur la politique, l'histoire et les arts, Montréal, Beauchemin, 1920.
  • L'effort littéraire au Canada français, Mémoires de la société royale du Canada, Ottawa, Hope et fils, 1920.
  • Pensées et souvenirs, Montréal, Beauchemin, 1942, 167 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Prénoms de baptême : Louis Édouard Fernand
  2. a et b Raphaël Ouimet, Biographies canadiennes-françaises, 6ième année, Montréal, 1926, 523 pages, à la page 290
  3. a et b Victor Morin, L'honorable Fernand Rinfret, Extrait du rapport de direction de la Société Royale du Canada, 1940.
  4. a et b La démocratie à Montréal : Fernand Rinfret (1932-1934), sur le site de la Ville de Montréal
  5. Titre honorifique dû à son poste : C.P.
  6. « Fernand Rinfret — Fiche de parlementaire », Parlement du Canada