Peter McGill

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Peter McGill
Illustration.
Portrait par William Notman en 1861
Fonctions
2e Maire de Montréal
Prédécesseur Jacques Viger
Successeur Joseph Bourret
Biographie
Nom de naissance Peter McCutcheon
Date de naissance
Lieu de naissance Creebridge, Écosse
Date de décès
Lieu de décès Montréal


Biographie[modifier | modifier le code]

Peter McGill est né en août 1789 en Écosse et est décédé le 28 septembre 1860 à Montréal [1]. Il est le fils de John McCutcheon et de Mary McGill. Il immigre au Canada à l’âge de 20 ans et il retrouve son oncle John McGill, un loyaliste habitant à Montréal[2], qui était déjà établi au Canada depuis plusieurs années[3]. Son oncle s’y était établi grâce au lucratif marché de la fourrure[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

Peter McGill a fait des études à la grammar school et il a ensuite emménagé au Canada. Il a d’abord été commis au bureau montréalais dans la société commerciale, la Parker, Gerrard, Ogilvy and Company. John McGill a demandé à son neveu de changer de nom de famille pour le sien, ce qu’il fît, pour hériter de l’énorme somme d’argent de celui-ci. Peter McGill a joué un rôle dans plusieurs domaines. Il a été commerçant, juge de paix, administrateur de banque et de plusieurs compagnies et un homme politique important, également lors des mouvements patriotes. Il hérita de la fortune de son oncle et le contrat de mariage qui le liait à Sarah Elizabeth Shuter Wilkins était très avantageux, ce qui fait de lui quelqu’un d'assez à l’aise financièrement[5].

Portrait de Peter McGill, en 1866.

Sa carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il a été associé à la Banque de Montréal où il débute dans le conseil d’administration en 1819, devient vice-président en 1830 et ensuite président en 1834. Il occupe cette fonction pendant 26 ans. Il fera également construire le premier chemin de fer de la colonie et il aura le monopole du transport maritime sur la rivière des Outaouais. Il est gouverneur à l’Université McGill, l’université de son oncle, il est ensuite membre de l’administration de l’hôpital général de Montréal et aussi juge de paix. C’est ce qui fait de lui une personne très active socialement et surtout dans le domaine économique[6].

Sa carrière politique[modifier | modifier le code]

Peter McGill est le deuxième maire de Montréal de 1840 à 1842 après Jacques Viger et il a été nommé, et non élu, par le gouverneur Sydenham d’Angleterre[7]. Il a été déclaré en janvier 1832 membre du Conseil législatif et en novembre, membre du Conseil exécutif. C’est lui qui a élaboré les premiers règlements régissant la ville de Montréal. Dans son document de loi, il parle du Service d’incendies, des impôts, des calèches, de baignades, de football et du lancement de pierres ou de balles de neige, par exemple[8].

Implication durant les rébellions[modifier | modifier le code]

Peter McGill était un loyaliste, comme son oncle avant lui[5]. Sous l’ordre de lui et de John Molson, la Constitutional Association dénonce des agissements des patriotes et font appel à l’armée pour rétablir l’ordre le plus rapidement possible[9]. Il s’en prend alors verbalement aux leaders Patriotes en affirmant que leurs ambitions sont décevantes et qu’ils ont une haine profonde des britanniques inexpliqués. Il considère que la solution est de miser sur l’intervention du clergé et sur l’influence de la religion protestante[10]. En 1837, il mit sur pied une force de volontaires afin d’assurer la sécurité des Loyalistes. Le 23 novembre, McGill démarre une manifestation de loyaux et attira près de 7000 personnes. En début novembre, 300 patriotes en vinrent au coup avec les membres de son association[8]. Il prônait l’union du Haut et du Bas-Canada, l’abolition du régime seigneurial et le maintien du Conseil législatif qui était à non-électif à l’époque. Il a également, avec 6 autres représentants, parlé avec Lord Durham lors de son arrivée au Canada sur l’avenir de la colonie, ce qui a évidemment influencé ce dernier sur la suite des évènements[6].

Honneurs[modifier | modifier le code]

Vitrail de la station de métro McGill

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ville de Montréal, 2017. Peter McGill (1840-1842), http://www2.ville.montreal.qc.ca/archives/democratie/democratie_fr/expo/maires/mcgill/index.shtm (Consulté le 21 mars 2017)
  2. Biographi (2017). McGill, John, http://www.biographi.ca/en/bio/mcgill_john_6E.html (Consulté le 28 mars 2017)
  3. 1837, 2001. Peter McGill (1789-1860), http://www.1837.qc.ca/1837.pl?out=article&pno=n255 (Consulté le 21 mars 2017)
  4. Laporte, Gilles (2004). Patriotes et loyaux, Montréal, Septentrion, 415 p.
  5. a et b Biographi, 2017. McGill, Peter, http://www.biographi.ca/fr/bio/mcgill_peter_8F.html (consulté le 21 mars 2017)
  6. a et b 1837, 2001. Peter McGill (1789-1860), http://www.1837.qc.ca/1837.pl?out=article&pno=n255
  7. Biographi (2017). Thomson, Charles Edward Poulett, 1er baron Sydenham, http://www.biographi.ca/fr/bio/thomson_charles_edward_poulett_7F.html (Consulté le 28 mars 2017)
  8. a et b Marsolais, Claude, Luc Desrochers et Robert Comeau (1993). Histoire des maires de Montréal, Montréal, VLB, 319 p.
  9. Laporte, Gilles (2015). Brève histoire des patriotes, Montréal, Septentrion, 563 p.
  10. Lamonde, Yvan (2000). Histoire sociale des idées du Québec de 1760-1896, Québec, Fides, 572 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]