Famille Reclus

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La famille Reclus est originaire de Sainte-Foy-la-Grande en Gironde. Elle est issue, pour l'essentiel, du mariage du pasteur Jacques Reclus et de Zéline Trigant-Marquey. Ils ont ensemble quatorze enfants dont cinq fils, qui tous ont acquis une certaine notoriété comme journalistes, géographes, médecin, explorateur, enseignants, militants associatifs ou politiques, ainsi qu'après eux certains de leurs descendants et collatéraux.

Présentation générale[modifier | modifier le code]

Famille rurale anciennement enracinée et originaire de Sainte-Foy-la-Grande où le nom est déjà attesté dès 1260 en la personne d'un Jacques Reclus échevin. Au début du XIXe siècle, la famille Reclus qui se rend bientôt célèbre est installée au Fleix en Dordogne, sur la rive droite de la rivière de Dordogne, à quelques kilomètres de Sainte-Foy-la-Grande située sur la rive gauche.

Issue de ce pays de Réforme, plus tout à fait Dordogne et pas encore vraiment Entre-deux-Mers, illustrée notamment par l'homme de lettres et ethnologue Élie Reclus, par le géographe Élisée Reclus et par Onésime Reclus, également géographe et inventeur du mot « francophonie », elle comprend tout d'abord quatre frères et sœur nés de Jean Reclus (1760-1848), cultivateur, et de Jeanne Virolle (1767-1819).

Ce sont le pasteur Jacques Reclus, son frère aîné Jean Reclus (1794-1869) et sa petite sœur Marie Reclus (1798-1877), tous deux installés à Bordeaux peu avant 1820, ainsi que le benjamin Isaac Reclus (1804-1842) resté agriculteur au Fleix.

Les fils de Jacques Reclus[modifier | modifier le code]

Élie Reclus[modifier | modifier le code]

Élie Reclus est un journaliste, ethnologue et militant socialiste plus qu'anarchiste de la seconde moitié du XIXe siècle. Porte-voix des ethnies minoritaires, Élie Reclus a beaucoup écrit en faveur de ce qu'on appelait alors les « peuples sauvages » ou peuples « primitifs ». Élie Reclus a eu deux fils, Paul Reclus (1858-1941) et André Reclus (1861-1936).

Paul Reclus[modifier | modifier le code]

Le libertaire Paul Reclus. Ne pas confondre avec son oncle, le chirurgien Paul Reclus.

Ingénieur et militant anarchiste, il est aussi le cinquième géographe de la famille Reclus, après Élisée Reclus, Onésime Reclus, Armand Reclus et Franz Schrader.

Jacques Reclus (1894-1984) est un fils de Paul. Enseignant et militant libertaire, il vécut une grande partie de sa vie en Chine. Ne pas confondre avec son arrière-grand-père, le pasteur Jacques Reclus.

Élisée Reclus[modifier | modifier le code]

Élisée Reclus est un géographe, militant et penseur de l’anarchisme français, écrivain prolifique, aussi bien dans son domaine professionnel de la géographie terrestre, que sur les thèmes de la vie humaine et de la pensée libertaire.

La revue Hérodote le considère comme l'un des géographes les plus importants, au point d'avoir consacré deux numéros entiers à son œuvre[1].

Il est le grand-père de Louis Cuisinier (1883-1952), ingénieur géologue, mais aussi le septième géographe issu de la famille Reclus après Élisée Reclus, Onésime Reclus, Armand Reclus, Franz Schrader, Paul Reclus et Joseph-Georges Kergomard.

Onésime Reclus[modifier | modifier le code]

Onésime Reclus est un géographe français, collaborateur du Tour du monde chez Hachette. Il est notamment connu pour être l'inventeur du mot « francophonie ».

Ce géographe est le premier à employer le mot « francophone » dans son ouvrage France, Algérie et colonies paru en 1886 chez Hachette. Représentant de la littérature coloniale, il croit à l'excellence de la France et de sa langue[2] et définit les francophones comme « tous ceux qui sont ou semblent être destinés à rester ou à devenir participants de notre langue »[3], dans un contexte de concurrence coloniale avec l'Allemagne. Le choix du critère linguistique, de préférence aux critères ethnique et économique, pour classer les populations, représente alors une innovation[4].

Onésime Reclus est le père du haut fonctionnaire colonial (arabisant) Jacques Reclus (1879-1960), en poste en Tunisie puis en Syrie et au Liban, ainsi que du haut fonctionnaire et historien Maurice Reclus.

Maurice Reclus[modifier | modifier le code]

Dernier fils d'Onésime Reclus, Maurice Reclus (1883-1972) est docteur ès-lettres, historien de la Troisième République, haut fonctionnaire régulièrement employé par des cabinets ministériels de 1908 à 1942, conseiller d'État, membre de l'Institut de France, rédacteur en chef au quotidien Le Temps, politiquement situé au centre droit.

Armand Reclus[modifier | modifier le code]

Armand Reclus est un ingénieur naval, officier de marine et géographe français. Explorateur de la zone du Darien en Amérique centrale, il est l'un des pères du projet du canal de Panama[5].

Paul Reclus[modifier | modifier le code]

Paul Reclus est un chirurgien français. Il participe à la guerre de 1870 comme chirurgien de campagne, puis à la Commune de Paris, comme médecin du bataillon dans lequel combat son frère Élisée, tous deux étant capturés au cours de l'échauffourée de la redoute de Châtillon.

Paul Reclus est surtout connu pour avoir vulgarisé l'usage de la cocaïne comme anesthésique local et inauguré, en 1904, l'emploi de son premier substitut de synthèse, la stovaïne, mis au point par Ernest Fourneau[6]. Il a aussi décrit la mastopathie kystique diffuse appelée également maladie de Reclus.

Filles de Jacques Reclus[modifier | modifier le code]

  • Loïs Reclus (1832-1917), institutrice privée et traductrice (pour Hachette), épouse de son cousin maternel et employé des contributions François Trigant-Geneste (1821-1904), mère de Jacques Trigant-Geneste (1860-1914), docteur en droit, sous-préfet, contributeur de la Revue socialiste de Benoît Malon et traducteur d'Henrik Ibsen.
  • Marie Reclus (1834-1918), institutrice privée et traductrice (pour Hachette), puis épouse du pasteur calviniste Auguste Grotz (1825-1907). Entre 1858 et 1867, elle élève à Nîmes son jeune frère Paul Reclus.
  • Zéline Reclus (1836-1911), institutrice privée puis épouse du notaire et propriétaire vigneron Pierre Faure (1834-1910), mère de l'agronome Léonce Faure (1861-1909), du chirurgien Jean-Louis Faure et de l'historien de l'art Élie Faure.
  • Louise Reclus (1839-1917), institutrice et préceptrice, puis épouse en 1871 d'Alfred Dumesnil veuf d'Adèle Michelet, la fille de l'historien Jules Michelet. Devenue veuve en 1894, elle aide son frère Élisée Reclus à Ixelles par des travaux de secrétariat, traduit en français Autour d'une vie de Pierre Kropotkine pour la revue L'Humanité nouvelle (1899-1900). Après la mort d'Élisée Reclus en 1905, elle classe ses papiers personnels et les archives des travaux déjà publiés, et édite une partie de sa correspondance en 1911 et 1912 (son neveu Paul Reclus poursuit ce travail après la mort de Louise en 1917).
  • Noémi Reclus (1841-1915), institutrice privée et traductrice (pour Hachette), épouse du pharmacien et brasseur Eugène Mangé (1834-1918). Elle ne doit pas être confondue avec sa cousine germaine paternelle et belle-sœur Noémi Reclus (1828-1905), épouse de son frère Élie Reclus.
  • Johanna ou Ioana Reclus (1845-1937), institutrice privée puis épouse du notaire Édouard Bouny, mère du médecin français Élisée Bouny (de) (1872-1900) qui, lorsqu'il meurt à l'âge de 28 ans, est préparateur à la Station physiologique du Collège de France sous la direction du professeur Étienne-Jules Marey, ainsi que du physicien belge François Bouny (1885-1965), élève (en 1902) puis professeur (1908) à l'École des mines de Mons (docteur en sciences physiques et mathématiques de l'Université de Gand en 1908) où il donne un cours sur la relativité en 1914, naturalisé belge en 1910, professeur à l'Université libre de Bruxelles en 1952.

Cousins de la fratrie Reclus[modifier | modifier le code]

Pauline Reclus[modifier | modifier le code]

Pauline Reclus (1838-1925), Pauline Kergomard de son nom d'épouse, première inspectrice générale des écoles maternelles publiques, est la cousine germaine paternelle des cinq frères Reclus, comme dernière fille de Jean Reclus (1794-1869), inspecteur primaire du département de la Gironde et frère aîné du pasteur Jacques Reclus (1796-1882).

Sa sœur Noémi Reclus (1828-1905) a épousé en 1855, à Bordeaux, son cousin germain Élie Reclus. Sa sœur aînée Suzanne Reclus (1825-1916) a, quant à elle, épousé en 1847, à Bordeaux, Benjamin Laurand (1825-1904), employé à la préfecture de Bordeaux devenu, entre 1852 et 1870, secrétaire particulier puis homme de confiance du baron Georges Eugène Haussmann, préfet de Gironde puis préfet de la Seine.

Pauline Reclus est la mère du sixième géographe issu de la famille Reclus, Joseph-Georges Kergomard (1866-1946) (après Élisée Reclus, Onésime Reclus, Armand Reclus, Franz Schrader et Paul Reclus). Son deuxième fils, Jean Kergomard (1870-1954), n'est pas géographe mais directeur d'Ecole normale lorsqu'il fournit en 1908 une collaboration pédagogique pour l'élaboration du manuel d'Onésime Reclus intitulé La Géographie vivante apprise par l’image, l’observation, la carte (Paris, Librairies-Imprimeries réunies L. Martinet, 1908, 109 p.).

Les deux fils de Pauline Reclus ont épousé deux filles de Jules Steeg (qui fut pasteur à Libourne et dont l'épouse, Zoé Tuyès, était l'amie intime de certaines des filles du pasteur Jacques Reclus, en particulier Noémi Reclus) ; ils sont de ce fait les beaux-frères de l'homme politique Théodore Steeg, dont les liens avec la famille Reclus proprement dite ont été constants durant la première moitié du XXe siècle[7].

Franz Schrader[modifier | modifier le code]

Le géographe, cartographe, alpiniste et peintre paysagiste Franz Schrader (1844-1924) est un cousin issu de germaine des cinq frères Reclus. Sa grand-mère maternelle est Marie Reclus (1798-1877), sœur de Jean Reclus et du pasteur Jacques Reclus (1796-1882), par conséquent tante paternelle des frères Reclus.

Après Élisée Reclus, Onésime Reclus et Armand Reclus, Franz Schrader est le quatrième géographe issu de la famille Reclus, également employé par la maison Hachette. Il est très proche de sa cousine Pauline Kergomard née Reclus : tous deux sont Bordelais d'origine, Parisiens d'adoption, et appartiennent à la même génération.

Étienne Reclus[modifier | modifier le code]

Militant internationaliste longtemps installé à Prigonrieux en Dordogne près de Bergerac, Étienne Reclus (1911-1994)[8] est un arrière-petit-fils d'Isaac Reclus (1804-1842) par son dernier fils Jean Paul Reclus (1833-1898)[9], et Camille Reclus (1874-1923)[10] qui, le 12 septembre 1907, a épousé Marthe Estelle Leroux (1883-1971). Cette dernière, mère d'Étienne Reclus, est une arrière-petite-fille du pasteur Abeille Hugues (1794-1868, président du consistoire de Bergerac en Dordogne en 1865), une petite-fille du pasteur Thomas Gustave Hugues (1821-1895) et la fille de l'archiviste-paléographe Alfred Leroux (1855-1921) ; devenue veuve, elle se met au service, dès l'automne 1923 et jusqu'en 1946, des asiles fondés par le pasteur John Bost à La Force en Dordogne, commune voisine de Prigonrieux.

En 1935, Étienne Reclus est une cheville ouvrière de la création de la Branche française de l’ONG Service civil international (SCI) fondée en novembre 1920 par l’ingénieur suisse, quaker, pacifiste et promoteur de l’objection de conscience Pierre Ceresole (1879-1945). L’objectif du SCI est de venir en aide, dans le monde entier, aux populations touchées par des catastrophes ou déshéritées, dans le cadre de « chantiers » au recrutement international. C’est la mise en actes d’une vision planétaire de la solidarité humaine, la moins institutionnalisée possible, contre le « patriotisme étroit » qui prévalait au lendemain de la Grande Guerre[11].

De 1951 à 1969, Étienne Reclus est secrétaire général de la Branche française du Service civil international. En 1971-1972, il est élu en quatrième position lors de la deuxième élection transnationale au Congrès des peuples[12]. En 1977, il fonde à Montpellier l’Action d’urgence internationale, une ONG (issue du SCI) de sauveteurs bénévoles expédiés sur des sites touchés par des catastrophes naturelles[13].

Étienne Reclus épouse en 1936 la Franco-Américaine Elaine Elsie Brée (1910-2000), sœur d’Élie Brée (1916-2001), pasteur et résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, déclaré « Juste parmi les nations » le 5 janvier 1984[14]. Il l'a probablement rencontrée aux asiles fondés par le pasteur John Bost à La Force en Dordogne où, au début des années 1930, Étienne épaule sa mère Marthe Reclus, de même que Mlle Brée. La grande sœur d'Étienne Reclus, Marie Annette Reclus (1908-1972), est, elle aussi, investie au côté de sa mère à La Force dans ces mêmes années lorsqu'elle épouse en 1930 André Gall (1902-1997), alors pasteur d'Eynesse en Gironde près de Sainte-Foy-la-Grande ; tous deux sont également déclarés « Justes parmi les nations », le 22 décembre 1983, pour avoir caché des Juifs à Florac en Corrèze (Annette Reclus sous le nom de Fleur Gall)[15].

Publications de membres de la famille Reclus[modifier | modifier le code]

Les ouvrages et articles ici mentionnés illustrent l'activité intellectuelle de la famille Reclus ; ils ne concernent pas les plus connus de ses membres.

  • Jean Reclus
    • Dictionnaire géographique et historique de la Gironde, Bordeaux, Eugène Bissei, 1865, 36 p., texte intégral sur Gallica.
    • À mes concitoyens, justification posthume de J. Reclus, ancien inspecteur des écoles primaires de la Gironde, Bordeaux, impr. Cusset, 1869, 94 p., édition posthume préparée par sa sœur Marie Reclus (Ducos), texte intégral sur Gallica.
  • Loïs Reclus (Trigant-Geneste)
    • traduit de l'anglais le Dr Isaac Israel Hayes, Voyage à la mer libre du pôle arctique, par le docteur J.-J. Hayes, chirurgien de la marine des États-Unis, 1860-1862, dans Le Tour du Monde (Paris), 1er semestre 1868, p. 113-160, texte intégral sur Gallica ; édition complète en volume, La Mer libre du Pôle, voyage de découvertes dans les mers arctiques exécuté en 1860-1861 par le docteur J.-J. Hayes, Paris, Hachette, 1868, XII-547 p. La traduction est signée de son commanditaire chez Hachette, Ferdinand de Lanoye.
    • sous le pseudonyme de Pauline Fernand, traduit de l'anglais Samuel White Baker, L'Enfant du naufrage, Paris, Hachette, 1870 ; rééd. 1888, II-326 p., texte intégral sur Gallica.
    • traduit de l'anglais le Dr Isaac Israel Hayes, La Terre de désolation, dans Le Tour du Monde (Paris), 2e semestre 1873, p. 1-64, sans aucun nom de traducteur ; édition complète en volume avec le nom de la traductrice, « J. M. L. Reclus » : La Terre de désolation, excursion d'été au Groenland, Paris, Hachette, 1874, IV-360 p., texte intégral à télécharger.
    • sous la signature d'Onésime Reclus, peut-être est-ce elle qui traduit de l'anglais et résume librement Récit d'un voyage à la mer polaire par le capitaine George Nares, 1875-1876, dans Le Tour du Monde (Paris, Hachette), 2e semestre 1878, p. 161-224, texte intégral sur Gallica.
    • sous le pseudonyme de Frédéric Bernard, traduit et « adapte » de l'anglais Adolphus W. Greely, L'expédition de la baie de Lady Franklin, dans Le Tour du Monde (Paris, Hachette), 2e semestre 1886, p. 1-80, texte intégral sur Gallica ; édition complète en volume, trad. « Mme L. Trigant » : Dans les glaces arctiques, Paris, Hachette, 1889, VI-580 p., texte intégral sur Gallica.
    • traduit de l'anglais et « condense » Guillermo Antonio Farini, « Huit mois au Kalahari », dans Le Tour du Monde (Paris, Hachette), 2e semestre 1886, p. 321-368, texte intégral sur Gallica, texte intégral sur Gallica ; édition complète en volume, Paris, Hachette, 1887 (éd. originale, Through the Kalahari desert, a narrative of a journey to lake N'Gami and back).
  • Marie Reclus (Grotz) traduit de l'allemand Felix Philipp Kanitz (en), La Bulgarie danubienne et le Balkan, études de voyages (1860-1880), Paris, Hachette, 1882, VI-572 p., texte intégral sur Gallica.
  • Louise Reclus (Dumesnil)
  • Noémi Reclus (Mangé) traduit de l’allemand deux nouvelles de Leopold von Sacher-Masoch, Le Nouveau Job. Le Laid, Paris, Hachette, 1879, 281 p., texte intégral sur Gallica.
  • Ermance Reclus (Ermance Gonini, troisième compagne d'Élisée Reclus), Vacances chez le grand-père, Paris, Hachette, 1895, 101 p., texte intégral sur Gallica.
  • Jacques Trigant-Geneste, fils de Loïs Reclus
    • Droit romain, des Res divini juris et Economie politique, théorie du revenu net de la propriété foncière, thèse pour le doctorat en droit de la Faculté de droit de Paris, 2 parties en 1 vol., Paris, Giard, 1888.
    • Ricardo et la théorie de la rente du sol, dans la Revue socialiste (Paris), septembre 1888, p. 309-316, texte intégral sur Gallica.
    • Contribution à l'histoire de la propriété foncière (revenu brut et revenu net), dans la Revue socialiste (Paris), mai 1889, p. 537-542, texte intégral sur Gallica.
    • La conférence de Samoa, dans la Revue socialiste (Paris), août 1889, p. 208-215, texte intégral sur Gallica.
    • L'agitation socialiste en Norvège pendant l'année 1889, dans la Revue socialiste (Paris), 1er semestre 1890, p. 467-474, texte intégral sur Gallica.
    • L'École anglaise et le socialisme contemporain (le socialisme et la doctrine des antagonismes sociaux), dans la Revue socialiste (Paris), mai 1891, p. 560-578, texte intégral sur Gallica.
    • traduit du norvégien et rédige les notices introductives de deux pièces d'Henrik Ibsen, Les Prétendants à la couronne (1864) et Les Guerriers à Helgeland (1887), 2e éd. en 1 vol., Paris, Albert Savine, 1893, 329 p. ; rééd. Paris, Stock, 1902, 326 p., texte intégral sur Gallica.
  • Élisée Bouny, fils de Ioana Reclus
    • Analyse dynamométrique de la locomotion à bicyclette, dans La Nature (Paris), 22 août 1896, p. 177-179, texte intégral.
    • De la physiologie du membre inférieur dans la locomotion à bicyclette, thèse de médecine imprimée, Paris, 1899.
    • Étude expérimentale du coup de pédale, Paris, G. Steinheil, 1899, 74 p., texte intégral sur Gallica.
  • François Bouny, fils de Ioana Reclus
    • Notes de mécanique analytique, Mons, Delporte, 1909-1910, 2 vol.
    • Notes de géométrie descriptive pure et appliquée, Mons, Delporte, 1910-1911, 2 vol.
    • Leçons de mécanique rationnelle : cinématique, statique, potentiel, Paris, Blanchard, 1924.
    • Leçons de mécanique rationnelle : dynamique du point, dynamique des systèmes, Paris, Blanchard, 1929.
  • Louis Cuisinier, petit-fils d'Élisée Reclus par sa fille cadette Jeannie Reclus (1863-1897), Articles publiés de son vivant, 1906-1929, 64 f., compilation composée par sa fille Louise Rapacka, texte intégral sur Gallica.
  • Yvonne Ostroga, petite-fille d'Élisée Reclus par sa fille cadette Jeannie Reclus, livres pour enfants Liste sur fiche idref
  • Étienne Reclus, arrière-petit-fils d'Isaac Reclus, coordonne Service civil international, 50 ans au service de la paix. Les mémoires de la branche française, 1930-1980, Paris, éd. du SCI, 1987, 613 p.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Les auteurs ici répertoriés montrent l'importance des liens communautaires parmi les chercheurs qui se sont intéressés à la famille Reclus : ils sont familiaux, régionaux, confessionnels ou politiques.

  • Les Amis de Sainte-Foy et sa région, société d'histoire locale et revue de Sainte-Foy-la-Grande (Gironde), s'est attachée à mieux faire connaître la famille Reclus, accès en ligne.
    • Hélène Sarrazin (prés.), Scènes d'une pauvre vie par le pasteur Jacques Reclus, 1992, cahier 1, p. 13-27, texte intégral.
    • Pr Félix Lejars, Éloge de Paul Reclus lu à la Société de chirurgie de Paris le 22 janvier 1919, reproduit en 1992, cahier 2, p. 25-35, texte intégral.
    • Jean-Pierre Faure (fils d’Élie Faure), Recherches sur l'esthétique d'Élie Faure, 1992, cahier 2, p. 40-45, texte intégral.
    • Alain Leduc, Henry Miller, lecteur d'Élie Faure, n° 63, 1993, p. 38-44, texte intégral.
    • Marie-Madeleine Guesnon[16], Famille Reclus, n° 69, 1996, p. 19-31, texte intégral.
    • Danièle Provain, Note sur Élisée Reclus, n° 69, 1996, p. 32-35, texte intégral.
    • Roger Gonot, Faisons connaissance avec Onésime Reclus, n° 70, 1997, p. 33-53, texte intégral.
    • Roger Gonot, Physionomies : Élie Reclus (1827-1904), Élisée Reclus (1830-1905), Onésime Reclus (1843-1916), n° 73, 1998, p. 4-19, texte intégral.
    • Jean Suret-Canale, Élisée Reclus et le darwinisme, n° 73, 1998, p. 20-21, texte intégral.
    • Pierre Lamothe, Le maroquin rouge [Notes sur la fratrie Reclus par leur oncle Pierre Léonce Chaucherie], n° 73, 1998, p. 22-32, texte intégral.
    • Henri Besson-Imbert, Notes de lectures [sur Pauline Kergomard par Geneviève et Alain Kergomard], n° 79, 2002, p. 63-65, texte intégral.
    • Danièle Provain, Pourquoi sommes-nous reclusiens ?, n° 84, 2004, p. 5-7, texte intégral.
    • Henri Besson-Imbert, Arbre de descendance d’Élie Reclus, n° 84, 2004, p. 2-4, texte intégral.
    • Andrée Despy-Meyer, Élie Reclus, un ethnologue et un mythologue méconnu, n° 84, 2004, p. 8-20, texte intégral.
    • Élie et Élisée Reclus, Unions libres [1882], n° 84, 2004, p. 21-37, texte intégral.
    • Danièle Provain, Notre ami Roger Gonot [et les Reclus], n° 84, 2004, p. 38-40, texte intégral.
    • Henri Besson-Imbert, Arbre d’ascendance et de descendance d’Élie Reclus, n° 85, 2005, p. 3-8, texte intégral.
    • Danièle Provain, Note de lecture [sur « La poule » d’Élie Reclus], n° 85, 2005, p. 9-10, texte intégral.
    • Élie Reclus, La poule, n° 85, 2005, p. 11-38, texte intégral.
    • Danièle Provain, L’année 2005 : Élisée Reclus ?, n° 86, 2005, p. 4-5, texte intégral.
    • Philippe Pelletier, La géographie innovante d’Élisée Reclus, n° 86, 2005, p. 6-38, texte intégral.
    • Jean-Louis Claverie, Zéline Trigant de la Faniouse (1805-1887) "l’inoubliable", Jacques Reclus (1796-1882) son mari, "l’intransigeant", n° 86, 2005, p. 39-47, texte intégral.
    • Élisée Reclus, À mon frère le paysan [1872], n° 86, 2005, p. 48-54, texte intégral.
    • Élisée Reclus, Pourquoi sommes-nous révolutionnaires ? [1886], n° 86, 2005, p. 55-56, texte intégral.
    • Jeanne Vigouroux, Élisée Reclus et l'Algérie (1884-1905), n° 89, 2007, p. 3-15, texte intégral.
    • Danièle Provain, Michelet, les Reclus, hôtes de Vascœuil, n° 90, 2007, p. 19-27, texte intégral.
    • Zéline Faure, L’ultime larme, souvenirs de Zizou (Zéline Faure) sur son père Élie Faure [Marie-Zéline Faure, 1904-1997], n° 91, 2008, p. 27-37, texte intégral.
    • Jeanne Vigouroux, Patrick Geddes (1854-1932) [et les Reclus], n° 92, 2008, p. 7-17, texte intégral.
    • Jeanne Vigouroux, Paul Reclus, aux risques de l’anarchisme, n° 94, 2009, p. 20-34, texte intégral.
    • Jeanne Vigouroux, Élisée Reclus et les juifs, une mise au point nécessaire, n° 99, 2012, p. 21-28, texte intégral.
    • Danièle Provain, Un cas d’école : l’inspecteur Jean Reclus (1794-1869), n° 101, 2013, p. 14-18, texte intégral.
    • Jeanne Vigouroux, Jules Steeg (1836-1898), ardent défenseur de la laïcité, n° 101, 2013, p. 19-27, texte intégral.
    • Une série de Portraits :
      • Alain Morel, Jean Pierre Michel dit Élie Reclus (1827-1904), mise en ligne le 2 septembre 2014, texte intégral.
      • Jeanne Vigouroux, Élisée Reclus (1830-1905), mise en ligne le 13 mai 2010, texte intégral.
      • Alain Morel, Joseph Onésime Reclus (1837-1916), mise en ligne le 18 juillet 2014, texte intégral.
      • Alain Morel, Élie Armand Ebenhezer Reclus (1843-1927), mise en ligne le 17 juillet 2014, texte intégral.
      • Jeanne Vigouroux, Paul Reclus (1858-1941), mise en ligne le 11 mai 2010, texte intégral.
      • Danièle Provain, Jean-Louis Faure, 1863-1944, mise en ligne le 30 novembre 2010, texte intégral.
  • Vicente Blasco Ibáñez, Una familia de geógrafos : los hermanos Reclus, prologue à sa traduction de Onésimo y Eliseo Reclus, Novísima Geografía Universal, Madrid, Editorial Española-Americana, 1906, t. I, p. 5-31, reproduit sous le titre Comentario. Una familia de geógrafos : los hermanos Reclus, dans Geopolítica(s), Revista de estudios sobre espacio y poder, vol. 5, núm. 2, 2014, p. 273-292, texte intégral en pdf.
  • Christophe Brun (éd.), Élisée Reclus, Les Grands Textes, Paris, Flammarion, coll. Champs classiques, 2014, 503 p. (ISBN 9782081289901), textes systématiquement resitués dans un contexte familial notice, Philosophie Magazine.
  • Christophe Brun, Élisée Reclus, une chronologie familiale, 1796-2015, 2e version téléchargeable en ligne, avril 2015, 440 p., illustrations, tableaux généalogiques, documents.
  • Gabrielle Cadier-Rey[17], Le Journal (imaginaire) de Zéline Reclus, Carrières-sous-Poissy, La Cause, 2009, 110 p.
  • Gabrielle Cadier-Rey, Les Reclus au féminin, p. 1-15, et Robert Darrigrand, Le pasteur Jacques Reclus, p. 17-22, dans le Bulletin du Centre d’étude du protestantisme béarnais, Pau, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, n° 40 « spécial Reclus », décembre 2006.
  • Gabrielle Cadier-Rey et Danièle Provain[18] (éd.), Lettres de Zéline Reclus à son fils Armand, 1867-1874, Pau, Centre d’étude du protestantisme béarnais, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, 2012, 210 p[19].
  • Lucien Carrive[20] (éd.), Lettres écrites par les filles du pasteur Jacques Reclus à Zoé Tuyès (Steeg), 1856-1863, dans le Bulletin de la Société d’histoire du protestantisme français, avril-juin 1997, p. 189-244, et octobre-décembre 1997, p. 663-730, notice.
  • Maurice Colombo et Didier Roy (éd.), Élisée Reclus, Chelles, revue Itinéraire : une vie, une pensée no 14-15, 1998, 109 p., notice, pages 100-107.
  • Jean Corriger[21] et Henri Rey-Lescure[22], Cette étonnante famille des Reclus, dans Notre Prochain (bulletin des Asiles pour enfants de la Fondation John Bost, La Force, Dordogne), n° 171, 1er décembre 1967, p. 45-50, accès en ligne.
  • Gary S. Dunbar et Louise Rapacka (fille de Louis Cuisinier, arrière-petite-fille d'Élisée Reclus), Two French Geographers : Paul Reclus and Louis Cuisinier, dans Geographers, Biobibliographical Studies, vol. 16, Londres, Mansell, 1995, p. 88-100[23].
  • André Janmotte et Paul Glansdorf, notice François Bouny dans la Biographie nationale publiée par l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles, Émile Bruylant, 1981, t. 42 (supplément), p. 82a-100b, texte intégral.
  • Geneviève Kergomard et Alain Kergomard[24] (éd.), Pauline Kergomard créatrice de la maternelle moderne, correspondances privées, rapports aux ministres, Rodez, Le Fil d’Ariane, 2000, 369 p.
  • Michel et Jacques Reclus[25] (éd.), Paul Reclus, Les Frères Élie et Élisée Reclus ou du protestantisme à l'anarchisme, Paris, Les Amis d'Élisée Reclus, 1964, 209 p.

Radio[modifier | modifier le code]

  • Gabrielle Cadier-Rey évoque La famille Reclus dans l'émission religieuse de Michel Schaeffer placée sous l'égide du Comité protestant des amitiés françaises à l’étranger, sur France Culture (Paris), 7 mars 2010, 5 min., notice.

Vidéo[modifier | modifier le code]

  • Gérard Fauconnier, Le génie des frères Reclus, conférence à la Médiathèque André Labarrère, Pau, 16 février 2012, voir en ligne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Élisée Reclus : En 1981, Hérodote consacrait un numéro à « Élisée Reclus, géographe libertaire ». Vingt-quatre ans plus tard, à l’occasion du centenaire de sa mort, l’équipe d’Hérodote a décidé de rendre une nouvelle fois hommage à cet exceptionnel géographe…
  2. Elena Prus, Pierre Morel (dir.), La francopolyphonie: langues et identités, ULIM, 2007, 361 pages, p. 95.
  3. René-Maurice Dereumaux, L'Organisation internationale de la francophonie: l'institution internationale du XXIe siècle, L'Harmattan, 2008, 155 pages, p. 30.
  4. Sylvie Guillaume, Les Associations dans la francophonie, Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine, 2006, 336 pages, p. 66.
  5. Gérard Fauconnier, Panama : Armand Reclus et le canal des deux océans, Atlantica, 2004, Prix Amiral-Frémy.
  6. P. Reclus, « L'Analgésie locale par la stovaïne », Bull. Acad. méd., 5 août 1904.
  7. cf. Christophe Brun, Élisée Reclus, une chronologie familiale, 1796-2015, 2e version, avril 2015, 440 p.
  8. À Canet-en-Roussillon en 2007, le militant anarchiste Daniel Guerrier présente Étienne Reclus comme un arrière petit-neveu d’Élisée Reclus [1] ; il est en fait le petit-fils d'un cousin germain paternel du géographe anarchiste ou, autrement dit, un arrière-petit-neveu du pasteur Jacques Reclus père d'Élisée Reclus.
  9. De 1879 ou 1880 jusqu'à sa mort en 1898, Jean Paul Reclus est chef de culture de la colonie pénitentiaire protestante de Port-Sainte-Foy, en Dordogne (cf. Michel Villemiane, La Colonie agricole évangélique pénitentiaire de Sainte-Foy, Bordeaux, éd. Les Dossiers d'Aquitaine, 2014, 251 p.).
  10. Fils de Jean Paul Reclus, Camille Reclus, licencié en droit, est d'abord avocat à Bordeaux, puis nommé le 1er avril 1911 juge de paix à Pellegrue en Gironde, et en mai 1920, à Orthez dans les Basses-Pyrénées (Pyrénées Atlantiques), où il meurt en mai ou juin 1923.
  11. Pierre Ceresole et Hubert Parris en avril 1921, cité dans Étienne Reclus (coord.), Service civil international, 50 ans au service de la paix. Les mémoires de la branche française, 1930-1980, Paris, éd. du SCI, 1987, 613 p., p. 593.
  12. [2].
  13. Tom Roberts (directeur d’un foyer pour travailleurs migrants), Paroles d’urgence, Action d’urgence internationale, Paris, éd. Charles-Léopold Mayer, 1997, 178 p., [3] ; cf. aussi Marc Garcet, Changer le déterminisme social, chronique philosophique, Paris, L’Harmattan, 2012, p. 153 et suiv.
  14. [4].
  15. [5].
  16. Marie-Madeleine Guesnon est responsable bénévole des Archives municipales de Sainte-Foy-la-Grande de 1980 jusqu'à son décès en 2005, en compagnie de Danièle Provain à partir de 1993 ; elle a accompli un vaste travail de classement et a exhumé nombre de documents sur la famille Reclus.
  17. Née en 1939, Gabrielle Cadier-Rey fut maître de conférences en histoire contemporaine à Paris-IV Sorbonne ; elle est une historienne du protestantisme qui s'est particulièrement intéressée aux femmes, dont celles de la famille Reclus. Elle a épousé un arrière-petit-fils du pasteur Alfred Cadier et d'Helen Bost, nièce du pasteur John Bost.
  18. Danièle Provain est responsable bénévole des archives municipales de Sainte-Foy-la-Grande de 1993 à 2013, tout d'abord avec Marie-Madeleine Guesnon, puis seule à partir de 2005.
  19. Jean-Claude Faure, La famille Reclus vit aussi à travers ses lettres, dans Sud-Ouest, 15 février 2013, article.
  20. Lucien Carrive (1931-2008), qui fut professeur de littérature anglaise à la Sorbonne nouvelle, est un membre de la famille Steeg alliée aux Kergomard-Reclus.
  21. Cette identification est une hypothèse : la première partie de cet article est signée "J. C.". Enseignant, Jean Corriger (1899-1974) est un historien de Sainte-Foy-la-Grande, fondateur en avril 1967 de la nouvelle association Les Amis de Sainte-Foy et sa région.
  22. Le pasteur et neuropsychiatre Henri (ou Henry) Rey-Lescure (ou Rey Lescure) (1901-1984) est directeur général des Asiles John Bost à La Force de 1936 à 1966, et rédacteur de son périodique Notre Prochain.
  23. Gary Dunbar, professeur émérite de géographie à UCLA et historien de la géographie, a rédigé la notice sur Paul Reclus, p. 88-95 ; Louise Rapacka (1918-1999), fille d'une Polonaise, épouse d'un Polonais, conservateur en retraite de la Bibliothèque nationale de France où elle a créé le Service polonais en 1951, a rédigé la notice sur son père Louis Cuisinier, p. 96-99.
  24. Alain Kergomard est un descendant de Pauline Reclus. Après son décès, son épouse Geneviève a achevé la mise en forme de l'ouvrage.
  25. Michel Reclus (1889-1970) et Jacques Reclus sont respectivement le fils aîné et le fils cadet de Paul Reclus, lui-même fils d'Élie Reclus.