Jacques Reclus (1796-1882)

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Jacques Reclus
Description de cette image, également commentée ci-après

Jacques Reclus

Naissance
Le Fleix (Dordogne)
Décès (à 85 ans)
Orthez (Pyrénées-Atlantiques)
Nationalité Française
Profession

Jacques Reclus, né le au Fleix (Dordogne) et mort le à Orthez, est un pasteur protestant français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean Reclus (1760-1848), cultivateur, et de Jeanne Virolle (1767-1819), Jacques Reclus commence ses études comme pensionnaire à Bordeaux, puis il devient bibliothécaire au château de Bonzac, résidence du duc Élie Decazes, ministre du roi Louis XVIII. Le duc fut le parrain d’Élie Reclus.

En 1819, il entreprend des études de théologie à la Faculté de théologie protestante de Montauban, obtient son baccalauréat en théologie en 1821 en soutenant une thèse intitulée La satisfaction par Jésus-Christ[1] puis est consacré pasteur à Nîmes le 13 décembre 1821. Il exerce son ministère successivement à La Roche-Chalais, où il se marie, puis à Montcaret. Il est pasteur, puis professeur au collège protestant de Sainte-Foy-la-Grande, mais il démissionne de ses fonctions le et assure la direction d’une communauté évangélique libre à Castétarbe (Orthez).

En 1850, il crée un asile pour vieillards à Orthez. Fin 1858, il se rend en Angleterre pour tenter d'obtenir des aides, mais cela ne suffit pas et il ferme l'institution, tout en continuant à accueillir des pensionnaires chez lui, dans son grenier qu’il transforme en dortoir.

Les enfants de Jacques et Zéline Trigant-Marquey Reclus[modifier | modifier le code]

Il épouse en 1824 Zéline (1805-1887) ; ils ont ensemble quatorze enfants, dont trois moururent jeunes.

  • Suzanne Reclus (1824-1844), morte à Libourne à l'âge de dix-neuf ans.
  • Élie Reclus (1827-1904), journaliste, militant socialiste et ethnographe des religions.
  • Élise Reclus (1829), a vécu six jours.
  • Élisée Reclus (1830-1905), géographe, militant anarchiste.
  • Loïs Reclus (1832-1917), institutrice privée et traductrice (pour Hachette), épouse de son cousin maternel et employé des contributions François Trigant-Geneste (1821-1904).
  • Marie Reclus (1834-1918), institutrice privée et traductrice (pour Hachette), puis épouse du pasteur calviniste Auguste Grotz (1825-1907).
  • Zéline Reclus (1836-1911), institutrice privée puis épouse du notaire et propriétaire vigneron Pierre Faure (1834-1910).
  • Onésime Reclus (1837-1916), géographe.
  • Louise Reclus (1839-1917), institutrice et préceptrice, puis épouse en 1871 d'Alfred Dumesnil.
  • Noémi Reclus (1841-1915), institutrice privée et traductrice (pour Hachette), épouse du pharmacien et brasseur Eugène Mangé (1834-1918).
  • Armand Reclus (1843-1927), ingénieur du génie maritime et officier de Marine, espion (en Allemagne en 1875), traducteur, explorateur de l'isthme de Panama et premier directeur du chantier de percement du canal de Panama.
  • Anna Reclus (1844-1851), morte à l'âge de sept ans chez sa tante maternelle Louise Trigant épouse Chaucherie, à Sainte-Foy-la-Grande.
  • Ioana ou Johanna Reclus (1845-1937), institutrice privée puis épouse du notaire Édouard Bouny.
  • Paul Reclus (1847-1914), chirurgien.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Jacques Reclus, La Religion chrétienne exposée d’après la parole de Dieu, Toulouse, impr. K.-Cadaux, 1842 (transcription des cours d’instructions religieuses donnés par Jacques Reclus au collège protestant de Sainte-Foy-la-Grande entre 1825 et 1831, parution sans nom d’auteur).
  • Jacques Reclus, Scènes d’une pauvre vie, Pau, impr. Veronese, 1858, 57 p. (autobiographie parue sans nom d'auteur), texte intégral sur Gallica.
  • Onze fragments de sermons sont publiés dans Le Protestant béarnais (Orthez), entre le 11 octobre 1887 et le 20 mars 1909.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christophe Brun (éd.), Élisée Reclus, Les Grands Textes, Paris, Flammarion, coll. Champs classiques, 2014, 503 p. (ISBN 9782081289901), textes systématiquement resitués dans un contexte familial notice, Philosophie Magazine.
  • Christophe Brun, Élisée Reclus, une chronologie familiale, 1796-2015, 2e version téléchargeable en ligne, avril 2015, 440 p., illustrations, tableaux généalogiques, documents. Centrée sur Élisée Reclus, cette chronologie concerne plusieurs membres de la famille Reclus.
  • Gabrielle Cadier-Rey, Le Journal (imaginaire) de Zéline Reclus, Carrières-sous-Poissy, La Cause, 2009, 110 p.
  • Gabrielle Cadier-Rey, Le pasteur Jacques Reclus (1796-1882) en quelques lettres, dans le Bulletin de la Société de l’histoire du protestantisme français (Paris), janvier-mars 2013, p. 199-212.
  • Gabrielle Cadier-Rey et Danièle Provain (éd.), Lettres de Zéline Reclus à son fils Armand, 1867-1874, Pau, Centre d’étude du protestantisme béarnais, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, 2012, 210 p.
  • Lucien Carrive (éd.), Lettres écrites par les filles du pasteur Jacques Reclus à Zoé Tuyès (Steeg), 1856-1863, dans le Bulletin de la Société d’histoire du protestantisme français, avril-juin 1997, p. 189-244, et octobre-décembre 1997, p. 663-730.
  • Maurice Colombo et Didier Roy (éd.), Élisée Reclus, Chelles, revue Itinéraire : une vie, une pensée no 14-15, 1998, 109 p. sommaire[2].
  • Robert Darrigrand, Le pasteur Jacques Reclus, dans le Bulletin du Centre d’étude du protestantisme béarnais, Pau, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, n° 40 « spécial Reclus », décembre 2006, p. 17-22.
  • Roger Gonod, Élisée Reclus, prophète de l’idéal anarchiste, Presses de Covedi, Paris, 1996, Volume 1.
  • Madeleine Guesnon, Famille Reclus, Les Amis de Sainte-Foy-la-Grande et sa région, cahier n° 2, 1966.
  • Élisée Reclus, Élie Reclus, 1827-1904, Paris, L’Émancipatrice, 1905, 32 p., rééd. sous le titre Vie d'Élie Reclus en 1964[3], puis, sous ce dernier titre, dans Alexandre Chollier (éd.), Élie Reclus, Physionomies végétales, portraits d’arbres et de fleurs, d’herbes et de mousses, Genève, Héros-Limite, 2012, 205 p., p. 161-198.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thèse de baccalauréat, Montauban, 1821, notice.
  2. Chroniques rebelles : notice.
  3. Paul Reclus, Les frères Élie et Élisée Reclus, ou du Protestantisme à l'Anarchisme, Paris, Les Amis d'Élisée Reclus, 1964, p. 157-184.