Royaume d'Espagne (1808-1813)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Espagne napoléonienne)
Aller à : navigation, rechercher
Royaume d'Espagne
Reino de España

1808-1813

Drapeau Blason

Hymne : Marcha Real

Description de l'image Kingdom of Spain (Napoleonic).svg.
Informations générales
Statut Monarchie constitutionnelle et État satellite de l'Empire français
Capitale Madrid
Langue Espagnol, Français
Roi
(1e) 1808-1813 Joseph-Napoléon Ier
Joseph Bonaparte, Roi d'Espagne et frère de Napoléon Ier.

Le Royaume d'Espagne (1808-1813) est un des États satellites de l'Empire napoléonien. Le royaume ne connaît qu'un seul roi, Joseph Bonaparte, frère aîné de Napoléon Ier : celui-ci remplace le Bourbon d'Espagne Charles IV en juin 1808. Le royaume est tout au long du règne de "Jose Primero" rongé par la guérilla que les insurgés espagnols déchaînent contre les troupes de la Grande Armée.

Sa monnaie était le réal et sa souveraineté s'étendait sur l'ensemble de l'Espagne actuelle à l'exception de la Catalogne annexée par la France.

La victoire des forces britanniques sur celles de la Grande Armée à Vitoria, le 21 juin 1813, force Joseph à fuir et entraîne le retour de Ferdinand VII sur le trône, restaurant le royaume d'Espagne classique et mettant fin à la dynastie des Bonaparte dans la péninsule.

Création[modifier | modifier le code]

Le royaume d'Espagne de Joseph est créé à la suite de l'abdication du roi Bourbon Charles IV, lors de l'entrevue de Bayonne, en avril-mai 1808. L'Empereur donne la couronne à son frère aîné Joseph, contraint de quitter son cher royaume de Naples pour celui de Madrid. Il fait son entrée dans la capitale espagnole le 20 juillet 1808[1] : c'est le début d'un règne chaotique qui durera un peu moins de six ans...

Guerre d'indépendance espagnole[modifier | modifier le code]

Article détaillé : guerre d'indépendance espagnole.

Joseph est mal accueilli par ses nouveaux sujets. Il n'a emménagé dans son nouveau palais qu'à coups de baïonnettes et n'a pu se séparer de son escorte. Ainsi, les Espagnols n'ont pas la moindre intention de laisser sur le trône celui qu'il ne nomment plus que el rey intruso"' : dressé contre la France par l'inquisition espagnole qui voit d'un mauvais œil la suppression de la féodalité et donc de ses privilèges, le peuple entame dès le 2 mai 1808 une longue « guerre d'indépendance », qui se traduit par des insurrections à répétition et une dure guérilla contre les troupes françaises.

L'existence du Royaume est vite remise en question par le débarquement du corps expéditionnaire anglais d'Arthur Wellesley, futur duc de Wellington. Les généraux et maréchaux dépêchés pour soutenir le roi Joseph peinent à écraser les « guerilleros », auxquels s'ajoute vite la rébellion de l'armée régulière espagnole. Voyant que tout va mal dans l'État de son frère, Napoléon reprend les armes à l'hiver 1808 et franchit les Pyrénées. Le 30 novembre, ses lanciers polonais balaient les artilleurs du général Benito San Juan à la bataille de Somosierra ; le 4 décembre, Madrid, que Joseph avait dû abandonner en hâte, capitule. Devant cette écrasante démonstration de force, Wellesley et ses troupes se replient à l'ouest. Alors que Napoléon s'apprête à les poursuivre, il est averti d'un complot à Paris : Fouché,Talleyrand intriguent pour nommer le maréchal Murat à la tête de l'Empire.

L'Empereur est forcé de regagner la capitale, et les insurgés qui reprennent leur guérilla.

Disparition[modifier | modifier le code]

La défaite de Vitoria et le traité de Valençay met fin aux espoirs de Joseph de conserver son trône et le force à se réfugier en France. Dans le même temps, les troupes françaises évacuent la péninsule et Ferdinand VII remonte sur le trône d'Espagne. C'est la fin du plus grand État satellite de l'Empire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]