Effets du cannabis sur la santé

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'usage récréatif du Cannabis sativa. Pour l'usage agricole ou industriel du Cannabis sativa, voir Chanvre. Pour l'usage médicinal, voir Cannabis médical.
Une plante de cannabis.

Le cannabis issu des plantes du genre végétal Cannabis et de l'espèce botanique Cannabis sativa, a des effets psychologiques et physiologiques sur le corps humain. Les effets du cannabis sont causés par les cannabinoïdes, particulièrement le tétrahydrocannabinol (mieux connu sous son acronyme THC). Cinq pays européens, le Canada, et treize États américains ont autorisé l'usage médical du cannabis pour traiter les cas de nausée et de douleurs, ainsi que pour atténuer les symptômes de maladies chroniques, en dépit du fait que le cannabis est toujours prohibé par le gouvernement fédéral américain.

Les effets aigus, c'est-à-dire lors de l'emprise du cannabis, peuvent inclure l'euphorie, l'anxiété, perte temporaire de mémoire à court terme et des effets de circulations qui peuvent augmenter les risques d'attaques cardiaques et d'infarctus. Malgré cela, l'usage chronique n'est pas lié à des facteurs de risques cardiovasculaires, comme des niveaux de triglycérides ou de pression artérielle, d'après ce que nous démontrent des suivi longitudinaux[réf. souhaitée]. Les preuves d'effets à long terme sur la mémoire sont préliminaires et bloquées par l'existence de variables parasites[réf. souhaitée]. Beaucoup d'intérêt est porté aux potentiels effets à long terme que pourrait causer la consommation de cannabis, notamment concernant l'hypothèse d'une croissance des risques de schizophrénie, de troubles bipolaires et de dépression[1],[2]. Mais le facteur de causalité entre l'usage de cannabis et le développement de ces troubles est toujours disputé[3].

Il existe actuellement une quantité substantielle de propagande, fausse science et désinformation au sujet du cannabis ; à la fois des partisans du cannabis et de ses opposants. Existent également des contraintes légales et politiques sur la recherche liée au cannabis. Bien que de nombreuses études impliquant le cannabis sont contradictoires, certains effets sanitaires sur le corps et le mental ont été déterminés. Cet article utilise une diversité de sources crédibles, essentiellement des articles venant de revues médicales internationales à comité de lecture mais aussi de rapports scientifiques, de livres, de sites web et de magazines, pour établir une vue d'ensemble clairement documentée (références/bibliographie) associée à l'usage du cannabis.

Effets biochimiques[modifier | modifier le code]

La substance psychoactive la plus importante (prévalente) dans le cannabis est le delta-9-tetrahydrocannabinol (couramment noté THC, ou parfois Δ9-THC). Sur les années 1990 et 2000, le contenu moyen en THC dans le cannabis vendu dans les territoires d'Amérique du Nord aurait augmenté d'au moins environ 1 % à 3-4 %. Les plantes sélectionnés et clonés peuvent conduire à des taux de 15 % THC[4]. Un autre cannabinoïde psychoactif présent dans le cannabis est le tétrahydrocannabivarine (THCV), mais il ne se trouve qu'en faibles quantités. De plus, il existe des composés similaires contenus dans le cannabis qui n'exhibent aucune réponse psychoactive mais sont nécessaires pour fonctionner: le cannabidiol (CBD), un isomère du THC ; le cannabinol (CBN), un produit de l'oxydation du THC ; la cannabivarine (CBV), un analogue du CBN avec une chaîne différente, la cannabidivarine (CBDV), un analogue du CBD avec une chaîne différente, et l'acide cannabinolique. La manière dont ces autres composés interagissent avec le THC n'est pas complètement comprise, mais des études cliniques proposent l'hypothèse que le CBD agit comme force de compensation pour réguler la force de l'agent psychoactif, le THC. Un rapport anecdotique et non-concluant affirme que le cannabis avec des ratios THC/CBD relativement élevés risquerait moins d'induire de l'anxiété que du cannabis avec de faibles ratios[5]. Il est possible que le CBD pourrait réguler le métabolisme du corps du THC en inactivant le cytochrome P450, une classe importante d’enzymes qui métabolisent les médicaments. Des expériences dans lesquelles des souris ont été traitées avec du CBD puis avec du THC ont montré que le traitement CBD était associé avec une augmentation substantielle dans les concentrations de THC dans le cerveau, le plus vraisemblablement parce qu'il réduit le taux de nettoyage du THC dans le corps[5]. Des composés cofacteurs du cannabis ont également été reliés à une baisse de la température corporelle, modulant le fonctionnement immunitaire, et la protection des cellules. L'huile essentielle de cannabis contient également beaucoup de terpénoïdes aromatiques, qui peuvent agir en synergie avec les cannabinoïdes pour produire leurs propres effets. Le THC se convertit rapidement en 11-hydroxy-THC, qui est également pharmacologiquement actif, tant et si bien que l'effet de la substance dépasse les niveaux de THC mesurables dans le sang[4].

En 1990, la découverte de récepteurs aux cannabinoïdes situés dans le cerveau et dans le corps, ainsi qu'un cannabinoïde endogène neurotransmetteur comme l'anandamide (un matériel lipidique dérivé ligand de l'acide arachidonique), suggère que l'usage du cannabis affecte le cerveau de la même manière qu'un composé naturel du cerveau. Comme la plupart des autres processus neurologiques, les effets du cannabis sur le cerveau suivent le protocole standard de signal transduction, le système électrochimique d'envoi de signaux à travers les neurones pour une réponse biologique. On sait maintenant que des récepteurs cannabinoïdes apparaissent avec des formes similaires chez la plupart des vertébrés et invertébrés, et ont une longue histoire évolutive de 500 millions d'années. Le fait que ces récepteurs aient été conservés pendant tous ce temps semble indiquer qu'ils doivent avoir un rôle basique important dans la physiologie animale. Les récepteurs aux cannabinoïdes réduisent l'activité adénylate cyclase, inhibent les canaux ioniques, et désinhibent les pompes à potassium K+A.

Deux types de récepteurs aux cannabinoïdes existent (CB1 et CB2). Le récepteur CB1 se trouve principalement dans le cerveau et mitige les effets psychologiques du THC. Le récepteur CB2 se trouve de manière plus abondante dans les cellules du système immunitaire. Les cannabinoïdes agissent comme des immuno-modulateurs sur les récepteurs CB2, ce qui signifie qu'ils augmentent certaines réponses immunitaires et en diminuent d'autres. Par exemple, les cannabinoïdes non-psychotropes peuvent être utilisés comme anti-inflammatoire très efficace[5]. L'affinité des cannabinoïdes pour se lier à chacun des deux récepteurs est la même, avec seulement une légère augmentation observée avec le composé CBD dérivé de la plante se liant plus fréquemment aux récepteurs CB2. Les cannabinoïdes semblent avoir un rôle dans le contrôle par le cerveau du mouvement et de la mémoire, ainsi que de la modulation de la souffrance naturelle.

La nature du cannabis et ses propriétés de solubilité dans les graisses conduisent à une longue demi-vie d'élimination en comparaison à d'autres drogues récréatives, comme l'alcool ou le tabac. La molécule THC, et les composés apparentés, sont généralement détectables dans les tests de drogues jusqu'à environ un mois après consommation. Cette détection est possible parce que des métabolites non-psychoactifs du THC sont stockés pour de longues périodes de temps dans les cellules de graisse, et cette substance a une très faible solubilité dans l'eau. Le taux d'élimination des métabolites est légèrement plus élevé chez les grands usagers en raison de la tolérance, et indique une plus grande possibilité de symptômes de sevrage à l'arrêt de la consommation arrêt de l'emploi habituel. La LD50 de THC est 1 270 mg/kg chez les rats mâles, 730 mg/kg chez les rats femelles, par voie orale mélangé dans de l'huile de sésame, et 42 mg/kg (toujours chez le rat) par inhalation[6].

Effets à court-terme[modifier | modifier le code]

Ces effets se manifestent généralement quelques minutes après l'usage (par fumée) et durent de deux à trois heures[7]. Il existe aussi des effets similaires, mais par absorption du cannabis (en gâteau par exemple, appelé space cake).

Les effets psychotropes du cannabis sont subjectifs et peuvent varier de personne en personne, ainsi que de cas en cas. Parmi les effets témoignés, on peut trouver un état modifié de conscience, l'euphorie, des sentiments de bien-être, de relaxation ou de réduction de stress, une appréciation accrue pour l'humour, la musique ou l'art, de la gaieté, de la métacognition et de l'introspection, une amélioration de mémoire (mémoire épisodique), une sensualité plus accrue, une augmentation de désir sexuel, des pensées créatives ou philosophiques, perturbation de la mémoire linéaire, de la paranoïa ou encore de l'anxiété.

Contraintes légales et politiques[modifier | modifier le code]

Dans beaucoup d'États, la science expérimentale souffre de restrictions légales. Ceci a pour conséquence que le cannabis est souvent difficilement étudiable dans le domaine de la recherche médicale parce que les échantillons ne peuvent pas être obtenus légalement, sans l'accord du gouvernement de l'État. Le phénomène de curiosité scientifique légitime entrant en conflit avec le gouvernement (et son agenda) a été récemment illustré aux États-Unis par la confrontation entre l'Association Multidisciplinaire des études Psychédéliques (Multidisciplinary Association for Psychedelic Studies, MAPS), un groupe de recherche indépendant, et l'Institut National sur l'abus de drogues (National Institute on Drug Abuse, NIDA), une agence fédérale des États-Unis d'Amérique chargée de l'utilisation de la science pour étudier la toxicomanie. Le NIDA fonctionnant grandement sous le contrôle général du Bureau de la Politique de Contrôle des drogues (Office of National Drug Control Policy, ONDCP), un bureau de la Maison Blanche responsable pour la coordination directe de tous les aspects légaux, législatifs, scientifiques, sociaux et politiques du contrôle policier fédéral de stupéfiants.

Le cannabis qui est disponible pour des recherches aux États-Unis est cultivé à l'Université du Mississippi et uniquement contrôlé par le NIDA, qui a même un pouvoir de véto sur l'Administration de la nourriture et des drogues (Food and Drug Administration, FDA) pour définir les protocoles acceptables/acceptés. Depuis 1942, année où le cannabis disparut de la pharmacopée américaine, et où son usage médical fut prohibé, il n'existe aucune histoire légale (du point de vue de la loi fédérale) de projet de production de cannabis financé par des fonds privés. Le résultat est que le nombre de recherches sur le sujet fut très limité, vu que ceux-ci doivent utiliser le produit fournit par le NIDA, qui a été allégé pour être moins puissant, et est donc d'une qualité différente[8]. La MAPS, en conjonction avec le professeur Lyle Craker, docteur en sciences, directeur du Programme sur les plantes médicinales (Medicinal Plant Program) de l'Université du Massachusetts à Amherst, proposa de fournir de cannabis cultivé indépendamment d'une qualité ciblée pour des études de recherches approuvées par la FDA et se heurta à l'adversité du NIDA, de l'ONDCP, et de l'Administration pour la mise en place de la lutte contre la drogue (Drug Enforcement Administration, DEA). Ce projet, et d'autres de ce type, n'auraient, d'après la Wikipédia anglophone pratiquement aucune chance, sur un terrain légal dominé par le concept de guerre contre les drogues.

Cependant, dans d'autres États tel que le Royaume-Uni, une licence pour cultiver la marijuana n'est pratiquement qu'une affaire de bureaucratie, du même type que celles pour d'autres sujets botaniques ou scientifiques. D'où le terme de « drogue contrôlée » (« controlled drug »). Dans de tels États, beaucoup d'essais ont été pratiqués, dans des buts variés. Plus récemment, plusieurs fumeurs habitués / dépendants ont été invités à participer à des tests variés par des entreprises médicales britanniques dans le but de permettre au gouvernement du royaume de déterminer l'influence du cannabis sur la conduite d'un véhicule motorisé.

Pharmacologie[modifier | modifier le code]

Effets physiologiques[modifier | modifier le code]

Certains des effets de la consommation de marijuana incluent l'augmentation du rythme cardiaque, sécheresse de la bouche, rougeurs oculaires (dilatation des vaisseaux sanguins de la conjonctive), une réduction de la pression intraoculaire, un dysfonctionnement modéré des facultés motrices et de la concentration, et une augmentation de la faim. Lors d'une électroencéphalographie, on observe des persistances d'onde alpha de fréquence légèrement plus basses que la normale[4]. Lors d'une consommation régulière et prolongée de cannabis si elle est commencée à l’adolescence, on peut observer une altération des performances intellectuelles.

Le cannabis produit également beaucoup d'effets subjectifs, tels qu'une plus grande jouissance du goût de la nourriture et des arômes et une jouissance avancée de la musique et de la comédie. À plus hautes doses, le cannabis peut provoquer des distorsions marquées des perceptions du temps et de l'espace, de la proprioception, ainsi que des hallucinations auditives et/ou visuelles (ressemblant à un rêve éveillé), de l'ataxie du fait de l'« impairment » sélectif de réflexes polysynaptiques, et de dépersonnalisation. La marijuana plus communément soulage les tensions et provoque des effets euphorisants. Une liste plus complète de ses effets est disponible dans l'article : cannabis médical. Les aires cérébrales à forte densité de récepteurs cannabinoïdes correspondent aux effets comportementaux produits par les cannabinoïdes.

La recherche animale a montré que le potentiel de dépendance psychologique aux cannabinoïdes existe, et inclut des symptômes de retrait en douceur. Bien que n'étant pas aussi sévère que les dépendances à l'alcool, à l'héroïne ou à la cocaïne, le retrait à la marijuana est habituellement caractérisé par des insomnies, une sensation de fatigue, une perte d'appétit, une irritabilité ou une angoisse. En 1998, un rapport gouvernemental français commissionné par le secrétaire d'État à la santé, Bernard Kouchner, et dirigé par le Bernard Roques, classa les drogues d'après leur addictivité et neurotoxicité. Il plaça l'héroïne, la cocaïne et l'alcool dans les catégories les plus addictives et les plus mortelles ; les benzodiazépines, les hallucinogènes et le tabac dans la catégorie intermédiaire, et le cannabis dans la dernière.

Appareil cardio-respiratoire[modifier | modifier le code]

Il est prouvé que le cannabis joue un rôle très important dans la contraction de pathologies du système cardio-vasculaire et pulmonaire[9],[10]. De plus il agit sur le système nerveux, ce qui augmente le pouls et peut provoquer des palpitations. Enfin il bouche les artères ce qui peut amener à des problèmes d'hypertension, ou selon la fatigue physique amener à un infarctus du myocarde[11].

Reproduction[modifier | modifier le code]

Il a été montré que l'administration de hautes doses de THC aux animaux abaisse leur niveau de testostérone dans le sang, affecte la production de sperme, la mobilité et la viabilité des spermatozoïdes, affecte le cycle d’ovulation, et réduit la production d'hormones gonadotropes. Des tests ont montré que les spermatozoïdes exposés à de hauts niveaux de THC commencent à se mouvoir de manière anormale, et sont moins capables de s'attacher à un œuf de manière à le fertiliser[12]. Ceci est modéré par des rapports contradictoires selon lesquels la tolérance pourrait se développer à ces effets[4],[13]. D'après le 1997 Merck Manual of Diagnosis and Therapy, les effets sur la fertilité dus à la consommation de cannabis seraient incertains.

La recherche a montré que le sperme humain contient des récepteurs qui sont stimulés par des substances comme la THC et d'autres produits chimiques du cannabis. La consommation de marijuana durant la grossesse a été corrélée, dans certains cas, à des cas de poids faibles à la naissance des bébés mais le lien entre cannabis et les complications de naissance est mis en doute par la communauté scientifique.

Syndrome cannabinoïde[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Syndrome cannabinoïde.

Le syndrome cannabinoïde (ou hyperémèse cannabique, ou syndrome d'hyperémèse cannabinoïde en traduction de l'anglais : cannabinoid hyperemesis syndrome) se définit chez les consommateurs chroniques de cannabis par des épisodes récurrents de douleurs abdominales, nausées et vomissements. Les symptômes sont améliorés par des douches et bains compulsifs d'eau chaude. Le traitement définitif reste le sevrage.

La première description a été faite en 2004 en Australie par Allen et al.[14]. En 2009, aux États-Unis, Sontineni et al. ont proposé des critères cliniques de diagnostic[15], confirmés en 2012 par une revue de la littérature menée par Simonetto et al. portant sur 98 sujets[16]. En 2013, Fabries et al. ont rapporté une série française à Marseille[17].

Critères pour le diagnostic de syndrome cannabinoïde[modifier | modifier le code]

Des critères diagnostiques ont été proposés[16]  :

Essentiel

Consommation chronique de cannabis

Majeurs

Nausées et vomissements récurrents

Guérison des symptômes à l'arrêt de la consommation de cannabis

Amélioration des symptômes par des douches et bains d'eau chaude

Douleurs abdominales, épigastriques ou péri-ombilicales intenses

Utilisation hebdomadaire de cannabis

Mineurs

Normalité des examens biologiques, radiographiques et endoscopiques

Âge inférieur à 50 ans

Amaigrissement supérieur à 5 kg

Prédominance matinale des symptômes

Absence de troubles du transit

Santé mentale[modifier | modifier le code]

Il peut entraîner un manque de motivation au travail ou incapacité à faire la moindre chose demandant un effort (cela dépend énormément de la personnalité, de l'humeur, de l'état de fatigue et de stress de la personne[réf. souhaitée]). Concentration dilatée : capacité temporelle, à rester concentré, améliorée (cela dépend énormément de la personnalité, de l'humeur et de l'état de fatigue et de stress de la personne[réf. souhaitée]). Une étude publiée dans PNAS[18] apporte des données fiables concernant les effets de la consommation du cannabis sur l'intelligence. En effet, les chercheurs ont mesuré l'impact d'une forte consommation en jeune age sur le quotient intellectuel (QI) à l'âge de 38 ans. Ils ont noté une baisse de leur performance à un test de QI, proportionnelle à l'intensité de leur consommation[19].

Les récepteurs les plus nombreux dans le cerveau humain sont les récepteurs du cannabis. Ceci ne correspond pas à la production de cannabis endogène par le corps humain. Actuellement nous ne savons pas pourquoi ces récepteurs se trouvent en si grand nombre, mais nous savons que le système endocannabinoique est impliqué dans de nombreuses fonctions vitales du corps humain. Les chercheurs ont découvert récemment que les cannabinoides et le système endocannabinoique sont impliqués dans la modulation du système dopaminergique. Le dérèglement de celui-ci est présent chez de nombreuses pathologies : schizophrénie, syndrome de Tourette, TDAH (trouble Déficitaire de l'Attention / Hyperactivité). De plus en plus de chercheurs croient dans le potentiel de ces nouvelles molécules, les cannabinoides, pour soigner des maladies traitées aujourd'hui avec des médicaments qui agissent directement sur le système dopaminergique avec des effets secondaires parfois significatifs.

L'amélioration du comportement a été constatée par de nombreux médecins et patients concernant les troubles de concentration avec ou sans hyperactivité (TDAH). Cette pathologie est inscrite dans les conditions traitables par le cannabis.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Koethe D Leweke FM, « Cannabis and psychiatric disorders: it is not only addiction », Addict Biol, vol. 13, no 2,‎ juin 2008, p. 264–75 (DOI 10.1111/j.1369-1600.2008.00106.x)
  2. (en) Rubino T, Parolaro D, « Long lasting consequences of cannabis exposure in adolescence », Mol Cell Endocrinol., vol. 286, no 1-2 Suppl 1,‎ avril 2008, S108–13 (DOI 10.1016/j.mce.2008.02.003)
  3. (en) DeLisi LE, « The effect of cannabis on the brain: can it cause brain anomalies that lead to increased risk for schizophrenia? », Curr Opin Psychiatry, vol. 21, no 2,‎ mars 2008, p. 140–50 (DOI 10.1097/YCO.0b013e3282f51266)
  4. a, b, c et d (en) Principles of Medical Pharmacology, 6th edition, H.K. Kalant & W.H.E. Roschlau, 1998, pages=373-375
  5. a, b et c (en) Marijuana and Medicine: Assessing The Science Base, J.E. Joy, S. J. Watson, Jr., and J.A. Benson, Jr, United States National Academy of Sciences, 1999, http://books.nap.edu/html/marimed/
  6. Erowid Cannabis (Marijuana) Vault
  7. http://www.dasc.sa.gov.au/site/page.cfm?u=128
  8. (en)[PDF] Lyle E. Craker, Ph.D. v. U.S. Drug Enforcement Administration, Docket No. 05-16, 8 mai 2006, 8-27 PDF
  9. (en) Aldington S, Williams M, Nowitz M, Weatherall M, Pritchard A, McNaughton A, Robinson G, Beasley R. « Effects of cannabis on pulmonary structure, function and symptoms » Thorax 2007 Dec;62(12):1058-63. PMID 17666437 DOI:10.1136/thx.2006.077081
  10. (en) Hall W, Degenhardt L. « Adverse health effects of non-medical cannabis use » Lancet 2009;374(9698):1383-91. PMID 19837255 DOI:10.1016/S0140-6736(09)61037-0
  11. (en) Mittleman MA, Lewis RA, Maclure M, Sherwood JB, Muller JE. « Triggering myocardial infarction by marijuana » Circulation 2001;103(23):2805-9. PMID 11401936
  12. Evidence that anandamide-signaling regulates human sperm functions required for fertilization, H. Schuel et al., Molecular Reproduction and Development, Sep 2002, volume=63, issue=3, pages=376-387, http://www3.interscience.wiley.com/cgi-bin/fulltext/98517201/PDFSTART
  13. Adverse Effects of Cannabis, W. Hall, N. Solowij, The Lancet, Nov 1998, pages= 1611-6, volume=352
  14. (en) Allen JH. et al. « Cannabinoid hyperemesis: cyclical hyperemesis in association with chronic cannabis abuse » Gut 2004;53(11):1566-70. PMID 15479672
  15. (en) Sontineni SP. et al. « Cannabinoid hyperemesis syndrome: clinical diagnosis of an underrecognised manifestation of chronic cannabis abuse » World J Gastroenterol. 2009;15(10):1264-6. PMID 19291829
  16. a et b (en) Simonetto DA. et al. « Cannabinoid hyperemesis: a case series of 98 patients » Mayo Clin Proc. 2012;87(2):114-9. PMID 22305024
  17. (en) Fabries P. et al. « Syndrome cannabinoïde [Cannabinoid hyperemesis syndrome] » Presse Med. 2013;42(11):1531-3. PMID 23498644 DOI:10.1016/j.lpm.2012.11.013
  18. http://www.pnas.org/content/early/2012/08/22/1206820109.abstract
  19. http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/science/201208/27/01-4568665-une-etude-expose-les-effets-du-cannabis-sur-lintelligence.php

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]