Djamel Bouras

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Djamel Bouras
Image illustrative de l'article Djamel Bouras
Djamel Bouras en 2007.
Contexte général
Sport pratiqué Judo
Biographie
Nationalité sportive Drapeau de la France France
Naissance
Lieu de naissance Givors (France)
Palmarès
Jeux olympiques 1 0 0
Championnats du monde 0 1 1
Championnats d'Europe 1 2 1
Dernière mise à jour : 2017-07-27

Djamel Bouras, né le à Givors (France, Rhône), est un judoka français, champion olympique à Atlanta en 1996.

Il est issu d'une famille chaoui originaire de la Wilaya de Batna dans les Aurès en Algérie. Son grand-père paternel, qui avait participé à la guerre de 1914-1918[1], et d’autres membres de sa famille quittent l’Algérie en 1957 et emménagent en France, à Givors[2]. Il a une sœur aînée, ainsi que deux frères et une sœur plus jeunes[3]

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

Parcours[modifier | modifier le code]

Il débute le judo à 8 ans. Il passe ceinture noire à 15 ans, mais la porte officiellement à 16 ans[1].

En , il est détecté parmi les meilleurs jeunes de France, et part en sport-études à l’INSEP Châtenay-Malabry[3]. En 24 avril 1988, il est champion de France cadet de judo[4]. En 1990, il passe son service militaire au bataillon de Joinville, ce qui lui permet de continuer le sport à haut niveau. Il passe ensuite deux ans comme interne à l'INSEP[3].

A Paris, il débute par le club d’Epinay-sous-Sénart[5]. Il passe ses années de gloire au Racing Club de France avant de rejoindre en 1996 un club tout fraîchement créé, le PSG judo[6].

Il est champion olympique des moins de 78 kg à Atlanta le [7]en détrônant Toshihiko Koga, double champion du monde[8].

En 1998, il est suspendu temporairement pour dopage à la nandrolone. Cette condamnation est plus tard redébattue par un expert, mais sans que les instances ne se rétractent. En 2000, il termine sa carrière sur une cinquième place aux JO de Sydney.

Il rejoint l’US Créteil en [9].

Palmarès[modifier | modifier le code]

  • Médaille d'or Champion olympique en 1996.
  • Médaille d'or Champion d'Europe en 1996.
  • Médaille d'argent Vice-champion du monde en 1997.
  • Médaille de bronze Troisième au Championnat du monde 1995.
  • Grade: Ceinture Blanche-rouge 6e DAN[10].

Dopage : affaire de la nandrolone[modifier | modifier le code]

Djamel Bouras a été contrôlé positif à la nandrolone (19-norandrostérone et 19-noretiocholanolone) par le Laboratoire national de dépistage du dopage (LNDD) lors d'un prélèvement le durant un stage à l'INSEP. La contre-expertise demandée par le judoka se révèle elle aussi positive. Djamel Bouras réfute avoir absorbé des produits dopants, tout au moins sciemment. Après plusieurs procédures, la Commission disciplinaire antidopage de la FFJDA suspend le judoka pour deux ans dans un premier temps puis quinze mois en deuxième audience. Une polémique autour de ce dopage exista après qu'un médecin eut décelé une possible production naturelle de nandrolone chez le judoka, mais « la commission antidopage a décidé que Djamel Bouras avait contrevenu aux dispositions fédérales sur le dopage »[11].

Autres engagements[modifier | modifier le code]

Engagements politiques et associatifs[modifier | modifier le code]

En 2002, une pétition réunit 300 athlètes contre l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle. Djamel Bouras formule le leitmotiv: « La France d’aujourd’hui, c’est le mélange. Nous devons tous aller voter contre la haine »[12].

En septembre 2006, il participe à une manifestation avec de nombreuses personnalités pour défendre une solution de relogement et la régularisation des personnes expulsées du squat de Cachan[13]

Djamel Bouras est candidat aux élections législatives de 2007 en Seine-Saint-Denis avec le parti de François Bayrou, le MoDem. Corinne Lepage, membre du Modem, a dit « regretter profondément » cette désignation tandis que Patrick Klugman, vice-président de SOS Racisme, se disait « très choqué »[14] par l'investiture, ajoutant : « Bayrou a beau jeu de critiquer le communautarisme, il présente de nombreuses candidatures ethniques en banlieues ». Candidat dans la deuxième circonscription de la Seine-Saint-Denis, il obtient 2 274 voix soit 9,57 % des suffrages et est éliminé au 1er tour.

En mars 2015, il participe avec Yannick Noah et Raymond Domenech à une action de l’association "Ensemble contre la récidive" à la prison de Nanterre afin d’améliorer les conditions sportives des détenus[15].

Polémiques[modifier | modifier le code]

Il lui est reproché d'avoir soutenu des personnalités ou causes controversées. Il est notamment accusé d'antisémitisme par l'Union des étudiants juifs de France[16] :

  • Il a également publiquement soutenu Dieudonné, notamment en montant sur la scène du Zénith de Paris en janvier 2005 avec Jamel Debbouze et l'acteur Daniel Prévost durant le spectacle intitulé « Mes excuses »  : « Je tiens à remercier Dieudo, cet homme libre. J'espère que vous allez continuer à le soutenir. Il y a certaines puissances qui nous font beaucoup de mal »[18]. Depuis il a coupé les ponts avec Dieudonné estimant s'être fait tromper par celui qu'il considérait seulement comme un avocat de la liberté d'expression et qui dorénavant professe des positions qu’il juge indéfendables[19]. Il a dit à ce sujet : « Au début, c’était par rapport à la liberté d’expression que nous l’avons soutenu (avec Jamel Debbouze et Daniel Prévost) parce qu’on ne trouvait pas ça normal. Quand il a pété les plombs, quand Claude Askolovitch m’a appelé pour m’expliquer la réalité, j’ai compris qu’il (Dieudonné) avait un problème, j’ai préféré ne plus le soutenir »[20].

Filmographie et autres apparitions[modifier | modifier le code]

Il défile pour Issey Miyake en 1995 et Smalto en 1999[4].

Il participe à différents journaux, émissions ou films tout au long de sa carrière. Il fait une apparition dans un épisode de la version française de la série télévisée Un gars, une fille[21]. En 2010, il participe à l'émission Koh-Lanta : Le Choc des héros avec d'autres sportifs comme Frank Lebœuf ou Frédérique Jossinet[22].

Il apparaît dans les films En attendant la neige (1999), Tatami (2003)[23] et Le Carton (2004)[24].

Anecdote[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mars 2017)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
Broom icon.svg
Les sections « Anecdotes », « Autres détails », « Le saviez-vous ? », « Citations », etc., peuvent être inopportunes dans les articles (mai 2017).
Pour améliorer cet article il convient, si ces faits présentent un intérêt encyclopédique et sont correctement sourcés, de les intégrer dans d’autres sections.
  • Ses amis le surnommaient « cinq cœurs », « dix poumons » ou encore « la bicyclette », en rapport à son endurance très développée[réf. nécessaire].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Combat vers la lumière Éditions Stock

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Institut National de l’Audiovisuel – Ina.fr, « Interview Djamel Bouras », sur Ina.fr, (consulté le 27 juillet 2017)
  2. « Hommes et migrations » (consulté le 27 juillet 2017)
  3. a, b et c « Djamel Bouras ne veut pas être le beur de serviceMême s'il les revendique, le vice-champion d'Europe n'apprécie pas qu'on en rajoute sur ses origines algériennes. », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  4. a et b « Djamel Bouras, 26 ans, champion olympique de judo, accusé de dopage, clame son innocence. Verdict demain. La nuit du doute. », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  5. « Le palmarès du judoka BOURAS Djamel  : résultats, vidéos, photos », sur www.alljudo.net (consulté le 27 juillet 2017)
  6. « PSG judo, année 1996 - Paris.canal-historique », Paris.canal-historique,‎ (lire en ligne)
  7. Il dédia sa médaille Olympique aux musulmans du monde entier : « Je dédie ma médaille à tous les musulmans pauvres de France, mais aussi du Liban, de Bosnie et de Tchétchénie […] et je suis fier d’être français. »
  8. « Judo: Djamel Bouras, un Français de plus en or! », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  9. « Djamel Bouras : « Créteil a une âme » », leparisien.fr,‎ 2001-02-15cet00:00:00+01:00 (lire en ligne)
  10. Liste des Haut gradés
  11. Un an de suspension ferme pour Djamel Bouras - l'Humanite
  12. « Le carton rouge (pâle) du sport au Front national », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  13. « Les sans-logis de Cachan et des sans-papiers défilent à Paris », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  14. Djamel Bouras, candidat MoDem mais pas modèle, 20minutes.fr, 24 mai 2007
  15. Le Point, magazine, « La prison de Nanterre perd quelques barbelés, une première symbolique », Le Point,‎ (lire en ligne)
  16. Lettre ouverte à M.DJamel Bouras, Patrick Klugman, 8 janvier 2004
  17. Dieudonné et Bouras manifestent pour Al-Manar, Le Nouvel Observateur, 7 décembre 2006
  18. http://www.uejf.org/uejf_detail.php?sid=0&id_type=3&id_art=555 Article de l'hebdomadaire Actualité juive n°872 sur le site de Union des étudiants juifs de France
  19. Interview de Djamel BOURAS par Michel ZERBIB sur RADIO J :la Radio de la Communauté Juive Diffusée le 7 juin 2007 à 14h 15 [1]
  20. http://www.debriefing.org/22216.html
  21. « "Un gars, une fille" (1999) - Episodes cast », sur IMDb (consulté le 27 juillet 2017)
  22. « Djamel Bouras », sur Premiere.fr (consulté le 27 juillet 2017)
  23. « Djamel BOURAS, Personnalité cinéma », sur YoVideo (consulté le 27 juillet 2017)
  24. « Le Carton (2004) », sur www.unifrance.org (consulté le 27 juillet 2017)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :