Démographie de la Grèce

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Démographie de la Grèce
Dynamique (2016)
Population 10 773 253 hab.
Accroissement naturel −0,03 %
Indice de fécondité 1,42 enfant par
Taux de natalité 8,5
Taux de mortalité 11,2
Taux de mortalité infantile 4,6
Espérance de vie à la naissance 80,5 ans
Âge médian (2016)
Homme 43,1 ans
Femme 45,3 ans
Structure par âge (2016)
0-14 ans 13,93 %
15-64 ans 66,39 %
65 ans et plus 20,68 %
Sex-ratio (2016)
À la naissance 106 /100
Moins de 15 ans 106 /100
15-64 ans 100 /100
65 ans et plus 78 /100
Migration (2016)
Solde migratoire 2,3
Composition linguistique
Grec (officiel) 98,83 % %
Composition ethnique
Grecs 93,17 %
Autres 6,83 %
Composition religieuse
Église de Grèce 98,04 %
Islam 1,25 %
Autres 0,71 %

La Grèce a une population recensée de 10 815 197 habitants en 2011[1].

La Grèce présentait un accroissement de 42 500 (0,38 %) habitants entre 2010 et 2011, dont 2 500 dus au solde naturel, le reste provenant de l'immigration. Le taux de fécondité est l'un des plus bas d'Europe (1,28), et le pays serait l'objet d'une dépopulation rapide si une immigration soutenue ne générait un accroissement fort sensible depuis la fin des années 1980.

Toutefois depuis 5 ans, la population baisse (données Eurostat )[2]. Frappés par un chômage de masse, de nombreux jeunes grecs quittent le pays[3],[4] .

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

De 1812 à 1951[modifier | modifier le code]

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Année Superficie
en km²
Population
1812 940 000
1840 47 516 850 000
1853 47 516 1 040 000
1870 50 211 1 460 000
1889 63 606 2 190 000
1907 63 211 2 630 000
1920 127 000 5 020 000
1940 127 000 7 340 000
1951 131 957 7 606 215

Lors de son indépendance en 1830, le pays comptait moins d'un million d'habitants, répartis sur un territoire nettement moins important que celui d'aujourd'hui. Tout au long du XIXe siècle et jusqu’à la Première Guerre mondiale, la taille de la Grèce s'accrut considérablement, ce qui provoqua en partie la hausse de son nombre d'habitants. Les données démographiques suivantes doivent donc être mentionnées avec les superficies correspondantes.

De 1960 à 2015[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
Année Population

(au 1er janvier)

Naissances Taux de natalité (‰) Taux de fécondité

(enfants par femme)

Décès Taux de mortalité (‰) Taux de variation naturelle (‰) Solde migratoire Croissance démographique (‰)
1960 8 300 399 157 239 18,9 60 563 7,3 11,6 -34 025 7,5
1965 8 525 024 151 565 17,7 67 269 7,9 9,9 -33 678 5,9
1970 8 780 514 144 986 16,5 74 009 8,4 8,1 -46 393 2,8
1975 8 986 153 142 295 15,7 80 077 8,9 6,9 58 557 13,4
1980 9 584 184 148 147 15,4 87 282 9,1 6,3 55 777 12,1
1985 9 919 500 116 495 11,7 92 886 9,4 2,4 5 991 3,0
1990 10 120 892 102 251 10,0 1,39 94 152 9,2 0,8 143 700 14,9
1995 10 535 973 101 495 9,6 1,28 100 158 9,5 0,1 51 022 5,0
2000 10 775 627 103 267 9,6 1,25 105 219 9,7 - 0,2 62 314 5,6
2005 10 969 912 107 545 9,8 1,34 105 091 9,6 0,2 32 350 3,2
2010 11 119 289 114 766 10,3 1,48 109 084 9,8 0,5 -1 579 0,4
2015 10 858 018 91 847 8,5 1,33 121 212 11,2 - 2,7 -44 905 - 6,9
Source : Eurostat[5],[6]

Entre 1950 et 1975, les taux de natalité et de fécondité étaient suffisants pour alimenter une croissance régulière de la population ainsi qu'un flux assez important d'émigration, principalement à destination de l'Europe occidentale, des deux Amériques et de l'Australie. Mais dès 1975, la fécondité des femmes grecques se mit à baisser et atteignit le seuil de non-renouvellement en 1982, suivant avec un léger retard un mouvement de fond atteignant progressivement tous les pays européens. Rappelons que ce seuil fut atteint en Allemagne d'abord, dès 1970, en France en 1975, en Italie en 1977 et en Espagne en 1981. Depuis lors, la fécondité de la Grèce a connu une plongée quasi linéaire et continue, pendant deux décennies pour atteindre un plus bas de 1,25 en 2001. Le nombre de naissances a donc beaucoup chuté lors des années 1980 et 1990, si bien que dès 1996, on pouvait observer certaines années un solde naturel négatif de la population grecque. Les années 2003-2005 semblent montrer une très légère reprise de la fécondité, mais il est trop tôt pour savoir si elle sera durable. Quant à l'immigration, importante depuis 1975 et surtout dans les années 1990, elle semble n'avoir aucun effet sur la tendance de fond.

Projection démographique : vers un dépeuplement du pays ?[modifier | modifier le code]

Année Population (au 1er janvier) - Projection de référence
2020 10 560 467
2030 9 944 658
2040 9 419 973
2050 8 918 545
2060 8 294 677
2070 7 685 925
2080 7 264 686
Source : Eurostat[7]

Nationalité grecque[modifier | modifier le code]

Le code de la nationalité est fondé essentiellement sur le droit du sang : est Grec quelqu'un né au moins d'un parent grec ou d’un grand-parent grec né en Grèce. Pour les non-Grecs d’origine, l’obtention de la nationalité grecque est, comme celle de la plupart des pays de l’Union européenne, longue, coûteuse et soumise à une série de conditions. Toutefois, le droit du sol existe aussi : à une exception près, liée au traité de Lausanne (1923) (voir plus bas), le code grec de la nationalité, à l’instar du code français par exemple, ne reconnaît pas l’origine ethnique des citoyens, et les minorités linguistiques telles que les Arvanites ou les Valaques sont considérées comme membres de droit de l’« helleniki ethniki koinonia », la nation grecque moderne.

La « loi du retour » offre aux ressortissants d’origine grecque (ομογενείς – homogeneis) de tous pays, la possibilité de s’installer en Grèce comme citoyens grecs, moyennant un examen de langue (grec moderne) et d’histoire[8]. Ainsi, les immigrés d’origine grecque provenant du pourtour de la Mer Noire (Pontiques) et d'Albanie où existe historiquement une région ethniquement grecque (l’Épire du nord), peuvent résider en Grèce, munis d'un visa de rapatriement au lieu d'un permis de séjour, et sont dispensés de l’obligation d'avoir un permis de travail. Ils bénéficient d’une procédure simplifiée d'acquisition de la nationalité. En outre, une loi votée en 1991 accorde à certains immigrés d’origine grecque un statut légal privilégié : il s’agit des exilés politiques de la guerre civile (fin des années 1940), des Grecs déchus de leur nationalité pendant la dictature (1967-74), et des Grecs émigrés qui avaient perdu leur nationalité pendant le séjour à l’étranger suite aux lois sur la nationalité en vigueur dans leurs pays d’accueil.

L’installation dans certaines régions du pays (le long des frontières et dans certaines îles) peut être interdite aux étrangers, mais pas aux immigrés d’origine grecque.

Conditions à l'acquisition de la nationalité[modifier | modifier le code]

  • Faire la demande dans la commune de résidence, en présence du maire et de deux témoins grecs. Cependant l'étranger d'origine grecque résidant à l'étranger se contente de déposer sa demande auprès de l'autorité consulaire du lieu de résidence qui fera suivre.
  • Être adulte au moment de la demande.
  • Ne pas avoir été condamné pour une série de crimes définis par le code ou pour tout autre crime, à un an ou plus d'emprisonnement.
  • Avoir légalement résidé en Grèce pendant dix ans (délai abaissé à cinq ans pour les apatrides et les réfugiés), sur les douze années précédant la demande.
  • Avoir une connaissance suffisante du grec et, pour les étrangers qui ne sont pas ethniquement d'origine grecque, de l'histoire et de la civilisation grecques.
  • Payer une taxe se montant à 1 470 euros en 2004.

Le mariage n'entraîne pas l'acquisition de la nationalité : le conjoint étranger devra suivre la procédure standard. Toutefois aucun délai de résidence n'est imposé dans ce cas.

Nombre de naturalisations[modifier | modifier le code]

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Aucune statistique précise n'est disponible. On a calculé que de 1980 à 1995, il y a eu annuellement plus ou moins 10 naturalisations pour mille demandes, la plupart étant des réintégrations de Grecs de la diaspora ayant perdu leur nationalité. C'est du même ordre de grandeur qu'en Italie, France ou Espagne. On dispose aussi des chiffres suivants fournis par le ministère de l'Intérieur grec :

Année 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005
Effectif 1 100 900 1 200 1 800 300 3 700 1 400 2 300 2 500 2 000 1 000 2 100 2 100 1 900 1 400 1 500

Migration[modifier | modifier le code]

Évolution du flux d'immigrants[modifier | modifier le code]

Les données suivantes d'Eurostat ne concernent que les étrangers soumis à titre de séjour et ce pour la première fois. De plus, les étrangers bénéficiant de la libre circulation des personnes (Union européenne, Espace économique européen, Suisse) ne sont pas repris dans ce tableau[9].

Pays d'origine 2016 2015 2012 2009
Drapeau de l'Albanie Albanie 30 958 26 342 9 544 33 925
Drapeau de la Géorgie Géorgie 1 408 1 147 676 697
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 1 248 925 177 267
Drapeau de la Russie Russie 1 009 1 175 1 095 1 078
Drapeau de l'Ukraine Ukraine 893 850 742 798
Drapeau des Philippines Philippines 816 712 249 927
Drapeau de l'Égypte Égypte 801 534 274 1 515
Drapeau de l'Inde Inde 638 513 587 724
Drapeau du Pakistan Pakistan 592 530 220 567
Drapeau du Bangladesh Bangladesh 553 285 98 217
Drapeau de la Syrie Syrie 534 364 272 510
Drapeau des États-Unis États-Unis 514 443 300 416
Total 44 072 37 464 16 252 45 148
Naturalisés grecs
par pays d'origine[10]
Pays d'origine 2015
Drapeau de l'Albanie Albanie 11 490
Drapeau de la Russie Russie 310
Drapeau de la Géorgie Géorgie 217
Drapeau de l'Ukraine Ukraine 193
Drapeau de la Turquie Turquie 139
Drapeau de la Roumanie Roumanie 137
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie 135
Drapeau de la Suisse Suisse 126
Drapeau de l'Arménie Arménie 115
Drapeau de la Moldavie Moldavie 109
Autres 962
Total 13 933
Citoyens vivant en Grèce,
par nationalité[11]
Nationalité 2011
Drapeau de la Grèce Grèce 8 991 369
Drapeau de l'Albanie Albanie 480 824
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie 75 915
Drapeau de la Roumanie Roumanie 46 523
Drapeau du Pakistan Pakistan 34 177
Drapeau de la Géorgie Géorgie 27 400
Drapeau de l'Ukraine Ukraine 17 006
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 15 386
Drapeau de Chypre Chypre 14 446
Drapeau de la Pologne Pologne 14 145
Drapeau de la Russie Russie 13 807
Drapeau de l'Inde Inde 11 333
Drapeau du Bangladesh Bangladesh 11 076
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 10 778
Drapeau de l'Égypte Égypte 10 455
Drapeau de la Moldavie Moldavie 10 391
Drapeau des Philippines Philippines 9 804
Autres pays et apatrides 108 436
Total étrangers 911 929
Total habitants 9 903 268
Citoyens vivant en Grèce par nationalité selon le rapport Perspectives migrations internationales 2017
Nationalité 2009 2011 2013 2015
Total étrangers 839.700 757.400 687.100 686.400
Drapeau de l'Albanie Albanie 501.700 449.700 410.400 369.100
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie 54.500 47.300 46.200 31.100
Drapeau de la Roumanie Roumanie 33.800 40.600 30.900 23.800
Drapeau de la Géorgie Géorgie 33.900 28.000 19.800 16.200
Drapeau du Pakistan Pakistan 23.000 24.100 17.000 12.000
Drapeau de la Russie Russie 19.500 12.000 12.400 11.800
Drapeau de l'Ukraine Ukraine 13.700 10.800 8.300 11.000
Drapeau de la Turquie Turquie 2.800 2.500 1.600 10.500
Drapeau de la Pologne Pologne 11.200 7.500 15.000 9.300
Drapeau de Chypre Chypre 11.800 12.100 12.000 9.000
Drapeau du Bangladesh Bangladesh 12.500 10.500 6.700 7.300
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 7.300 6.200 6.800 7.000
Drapeau de l'Inde Inde 7.700 2.800 4.500 6.400
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 7.500 7.600 8.700 5.900
Drapeau de l'Égypte Égypte 10.300 10.900 3.300 4.700
Autres pays 88.600 84.700 83.500 151.100


Habitants nés à l'étranger (εξογενείς)
par pays de naissance[11]
2010 2014
Total des habitants nés étrangers 828 400 727 500
Drapeau de l'Albanie Albanie 384 600 337 700
Drapeau de la Géorgie Géorgie 62 600 45 100
Drapeau de la Russie Russie 55 700 43 000
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie 45 700 40 900
Drapeau de la Roumanie Roumanie 32 400 27 200
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 29 300 25 700
Drapeau du Pakistan Pakistan 20 100 18 000
Drapeau de la Pologne Pologne 10 800 16 600
Drapeau de la Turquie Turquie 9 500 12 500
Drapeau de Chypre Chypre 10 200 10 900
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 5 200 10 700
Drapeau de l'Ukraine Ukraine 13 300 10 700
Drapeau de l'Égypte Égypte 10 200 9 800
Drapeau du Bangladesh Bangladesh 14 200 8 400
Drapeau de la Syrie Syrie 7 500 8 300
Autres pays 117 100 102 000
Estimation de la population immigrée en Grèce[12]
Pays 2015
Population immigrée totale 1 242 514
Drapeau de l'Albanie Albanie 437 356
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 114 343
Drapeau de la Géorgie Géorgie 83 388
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie 72 893
Drapeau de la Russie Russie 54 192
Drapeau de la Roumanie Roumanie 46 193
Drapeau de la Turquie Turquie 33 489
Drapeau du Pakistan Pakistan 31 295
Drapeau de l'Égypte Égypte 28 267
Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan 26 982
Drapeau des États-Unis États-Unis 22 839
Drapeau de Chypre Chypre 21 607
Drapeau de l'Australie Australie 20 224
Drapeau de l'Ukraine Ukraine 19 457
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 17 679
Drapeau de la Pologne Pologne 15 664
Drapeau de l'Arménie Arménie 14 287
Drapeau du Canada Canada 12 611
Drapeau de l'Inde Inde 10 152
Drapeau de la Moldavie Moldavie 10 049
Drapeau du Bangladesh Bangladesh 9 812
Drapeau des Philippines Philippines 8 470
Drapeau de l'Ouzbékistan Ouzbékistan 8 208
Drapeau de la Syrie Syrie 7 044
Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud 6 910
Drapeau de la France France 6 695
Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan 6 331
Drapeau de l'Italie Italie 6 303
Drapeau de la Suède Suède 5 419
Drapeau de la Belgique Belgique 5 124
Drapeau de la République tchèque République tchèque 4 430
Drapeau de la Serbie Serbie 4 382
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 3 746
Drapeau de la Suisse Suisse 3 698
Drapeau de l'Irak Irak 3 651
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 3 396
Drapeau du Nigeria Nigeria 2 857
Drapeau de l'Éthiopie Éthiopie 2 420
Drapeau de l'Autriche Autriche 2 253
Drapeau du Brésil Brésil 2 216
Drapeau de la Macédoine République de Macédoine 2 169
Drapeau du Maroc Maroc 2 076
Drapeau du Liban Liban 2 052
Drapeau de l'Iran Iran 1 905
Drapeau du Soudan Soudan 1 855
Drapeau de la Hongrie Hongrie 1 728
Drapeau de la Biélorussie Biélorussie 1 457
Drapeau de la République du Congo République du Congo 1 414
Drapeau de l'Espagne Espagne 1 181
Drapeau du Qatar Qatar 1 103
Drapeau de l'Algérie Algérie 1 102
Drapeau du Venezuela Venezuela 1 026
Drapeau de la Palestine Palestine 1 001

Minorités ethniques[modifier | modifier le code]

Le code grec de la nationalité, ne prend pas en compte l’origine ethnique des citoyens et considère, comme en France, qu’il n’existe qu’une seule et indivisible « Έλληνική εθνικί κοινωνία - helleniki ethniki koinonia » : la nation grecque moderne. Seules en sont exclues, en raison et en application du Traité de Lausanne (1923), les populations musulmanes de Thrace occidentale, considérées selon ce traité comme turques quelles que soient leurs langues et origines. Il est donc difficile de chiffrer l’effectif des minorités ethniques de Grèce, d’autant qu’aucun recensement linguistique n’a été fait depuis 1951. On admet cependant la présence dans le pays d’une douzaine de minorités parlant huit langues :

On constate une baisse importante du nombre des romanophones et des slavophones orthodoxes, qui délaissent leur langue pour le grec, se reconnaissent pour la plupart dans l’« helleniki ethniki koinonia », et évitent toute revendication particulière pour ne pas être accusés de « séparatisme » (d’autant qu'ils ont été instrumentalisés pendant l’Occupation, durant la Seconde Guerre mondiale, par l’Italie et la Bulgarie fascistes, alors membres de l’« Axe », puis pendant la Guerre civile grecque (1946-49) par des communistes tels Dimitri Vlahov qui leur ont promis des « régions autonomes » sur le modèle soviétique). Il est de ce fait difficile d’estimer le nombre réel des « Valaques » (probablement autour de 150 000, bien que leurs sites en revendiquent le double[14]) et des slavophones orthodoxes (Macédoniens ou Bulgares, dont le nombre atteint probablement entre 10 000 et 30 000 locuteurs, en comptant les « Gréco-Macédoniens » hellénophones mais ayant une certaine connaissance de la langue macédonienne[15]).

Quoi qu'il en soit, l'estimation moyenne québécoise de 2004 dénombrait au moins 700 000 personnes faisant partie de minorités ethno-linguistiques en Grèce. Si on additionne les 800 000 étrangers recensés en 2001, on doit admettre qu'un million et demi d'habitants du pays sur un peu plus de 11,4 millions, ne font pas partie de l'ethnie grecque « de souche », soit plus de 13 %.

À ces onze minorités on peut ajouter plusieurs dizaines de milliers de Grecs « de souche hellénique », locuteurs de langues helléniques autres que le grec moderne : les Tsakones du Péloponnèse (parlant un dialecte à traits doriens), les Pontiques parlant le grec pontique (Ποντιακά, Ρωμαίικα) et les Micrasiates parlant cappadocien (Καππαδοκική γλώσσα).

Sources[modifier | modifier le code]

  1. « Autorité statistique hellénique (Elstat) », sur statistics.gr
  2. « Eurostat - Tables, Graphs and Maps Interface (TGM) table », sur epp.eurostat.ec.europa.eu
  3. Guichard, « L'exode discret et inexorable de la jeunesse grecque »,
  4. « La jeunesse grecque: l'exil d'une génération à défaut d'espoir », sur Apache,
  5. « Évolution de la population - Bilan démographique et taux bruts au niveau national », sur appsso.eurostat.ec.europa.eu (consulté le 21 novembre 2017)
  6. « Indicateur conjoncturel de fécondité », sur ec.europa.eu (consulté le 21 novembre 2017)
  7. « Population au 1er Janvier par âge, sexe et type de projection », sur appsso.eurostat.ec.europa.eu (consulté le 21 novembre 2017)
  8. (he) ΓΕΝΙΚΑ ΣΤΟΙΧΕΙΑ ΔΙΑΣΠΟΡΑΣ, ggae.gr.
  9. Eurostat - Permis délivrés pour la première fois par raison, durée de validité et nationalité
    1. Dans le bandeau déroulant GEO, sélectionner 'France' uniquement puis cliquer sur Mettre à jour ;
    2. Dans le bandeau déroulant 'Pays de citoyenneté', sélectionner tout puis cliquer sur Mettre à jour ;
    3. Déplacer le bandeau déroulant 'Pays de citoyenneté' sur la colonne bleue GEO du tableau.
  10. « Database - Eurostat », sur ec.europa.eu
  11. a et b http://www.statistics.gr/portal/page/portal/ESYE/BUCKET/General/nws_SAM01_EN.PDF
  12. « World Migration », sur iom.int,
  13. a, b, c et d Source: [1]
  14. Sites d'associations « Valaques » : [2] ou [3]
  15. [http://www.tlfq.ulaval.ca/AXL/europe/grece.htm « Gr�ce »], sur www.tlfq.ulaval.ca

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]