Claude Mollard

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Mr. Claude Charles Mollard

Claude Mollard né le 9 septembre 1941 à Chambéry (Savoie), licencié en Droit, diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Lyon, ancien élève de l'École Nationale d'Administration (1965 / 1967), conseiller-maître à la Cour des Comptes (2004-2010), est expert en ingénierie culturelle, conseiller culturel du président de l’Institut du Monde arabe[1], artiste-photographe, écrivain.

Carrière dans l'administration des Finances[modifier | modifier le code]

Administrateur Civil au Ministère des Finances (Direction du Budget) de 1967 à 1971. Rapporteur du Groupe Financement de la Commission des Affaires culturelles du VIe Plan et auteur du rapport proposant la création du Fonds d'Intervention Culturelle (FIC). Conseiller référendaire à la Cour des Comptes (1978), conseiller maître (2004- 2010).

Carrière politique (entre 1967 et 2002)[modifier | modifier le code]

1967 : adhérent du PSU, il travaille avec Pierre Mendes-France, qu’il aide dans la préparation de ses discours et conférences. Assistant parlementaire de Michel Rocard, 1967.

Février 1968-juin 1971 : secrétaire de la section du PSU du Ve arrondissement de Paris.

Juin 1981 : chargé de mission au cabinet de Jack Lang, ministre de la Culture

Avril 2000-avril 2002 : conseiller pour le développement artistique et culturel auprès de Jack Lang, ministre de l’Éducation nationale.

Nommé en janvier 2001 directeur général du Centre national de documentation pédagogique (CNDP), il poursuit dans ce cadre la mise en place du Plan, ainsi que la réforme du CNDP et de son réseau de centres régionaux, l’ensemble prenant le nom de réseau SCEREN en mars 2002 (Services Culture Éditions Ressources pour l’Éducation nationale : budget total de 150 millions d’euros et 3 500 agents répartis sur tout le territoire).

À ce titre il met au point de nombreuses publications, éditions et productions audiovisuelles et multimédia :

  • avec la Cinquième, coproduction de nombreuses émissions télévisées à caractère pédagogique,
  • avec la Cinquième, création de la première web TV européenne, accessible dans tous les établissements scolaires abonnés par les collectivités locales (programmes disponibles à terme : 300 heures sous la forme de 2 000 modules téléchargeables.)
  • avec Gallimard, la coproduction d’une collection de 30 ouvrages minimum, à raison de un par académie, “ l’Art pour guide ”, première histoire culturelle des régions de France depuis la préhistoire.
  • avec les Cahiers du cinéma : la collection « les petits cahiers »
  • en liaison avec les ayants droit la collection de DVD à usage pédagogique portant sur les grands films du patrimoine français et étranger : Les Quatre Cents Coups de Truffaut, La Prisonnière du désert de John Ford, Où est la maison de mon ami ? de Abbas Kiarostami, Les Temps modernes de Charlie Chaplin, etc.
  • avec les Éditions Autrement, une collection de dix livres d’initiation aux différents arts à destination des élèves du collège et du lycée.
  • dans le domaine des arts et de la culture, l’édition ou la coédition de plus de 150 produits pédagogiques.

Il développe la production de DVD en portant à près de 50 le nombre d’exemplaires issus du SCEREN au cours de ces trois années. Il rénove la Librairie de l’éducation de la rue du Four à Paris dont le chiffre d’affaires s’accroît de 40 % en un an.

Comme haut fonctionnaire dans le secteur public de la culture et de la communication[modifier | modifier le code]

Consultant et chef d'entreprise (entre 1986 et 1996)[modifier | modifier le code]

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En 1986, il quitte le ministère de la Culture et obtient une mise en disponibilité de la Cour des Comptes pour créer une entreprise de conseil autour du concept d'ingénierie culturelle qu'il invente et dont il assure le développement, et l'Institut Supérieur de Management Culturel (ISMC) dont il exerce la direction.

À ce titre il lance un grand nombre d’études, de projets et de manifestations en France et à l'étranger (au total plus de 500) parmi lesquelles figurent :

  • la cathédrale de la Résurrection d'Évry
  • la Fondation de la Mémoire à Oradour-sur-Glane
  • Tuileries 89 (700 000 visiteurs dans le cadre du bicentenaire de la Révolution)
  • L’Europe des Créateurs Utopies 89 au Grand Palais, avec la participation de 50 villes et régions de plus de 20 pays d’Europe.
  • le parc archéologique de Carthage en Tunisie
  • la bibliothèque francophone de Limoges, les bibliothèques de Rouen, Blois, Montpellier, etc.
  • le musée historique de Sarlat
  • le musée gallo-romain de Périgueux
  • L’exposition Les Monuments de Calder à la Défense et à la Kunsthalle de Bonn
  • Le projet de Théâtre national catalan par Ricardo Bofill à Barcelone
  • le projet de "tour de la terre" aux côtés de Nicolas Normier (1997-1998)
  • le projet des Sept Merveilles parrainé par l'UNESCO
  • le projet d'Avignon Capitale culturelle de l'Europe en l'an 2000 (1998)
  • le projet 7 autoportraits pour les 9 villes européennes de la culture en liaison avec la CEE (Saint Jacques de Compostelle, Avignon, Bologne, Bruxelles, Prague, Cracovie, Reykjavik, Bergen, Helsinki) (1998)
  • le projet de réhabilitation du château du Rivau (au pays de Rabelais)

En 1996, il quitte l’Agence ABCD qui est reprise par ses consultants. Il réintègre la Cour des comptes et décide de recentrer ses activités.

Il entreprend la rédaction de l’histoire de la politique culturelle de la Vème République (« le Cinquième pouvoir, la culture et l’État, de Malraux à Lang » paru chez Armand Colin en octobre 1999).

En 2007, il reprend ses activités d’ingénierie culturelle.

Il est notamment conseiller (2008-2012) du président de l’IMEC (Institut mémoires de l'édition contemporaine) pour le projet de transfert de l’Atelier typographique de l’Imprimerie nationale depuis Paris à l’abbaye d’Ardenne à proximité de Caen. 

  • Consultant d’Emmaüs International pour la création du Centre abbé Pierre Emmaüs (2010-2012)
  • Consultant de l’agglomération de Rouen Elbeuf (CREA) pour le projet de Musée des grands formats, l’Historial Jeanne d’Arc, le Musée des panoramas.
  • Consultant du château du Clos Lucé pour la scénographie de l’Atelier de Léonard de Vinci et pour la lancement du premier Centre international d’interprétation de Léonard de Vinci et la Renaissance. 

Depuis février 2013 : il est conseiller culturel auprès de Jack Lang en sa qualité de président de l’Institut du Monde arabe (IMA)

Comme haut fonctionnaire au ministère de l'éducation nationale / (avril 2000-janvier 2004)[modifier | modifier le code]

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En avril 2000, il est nommé auprès de Jack Lang, alors ministre de l’Éducation nationale “ chargé de mission auprès du ministre pour les arts et la culture ”. Il conçoit puis met en œuvre « le plan de cinq ans» des deux ministres de la Culture et de l’Éducation nationale pour développer les arts à l’école.

Il est l'initiateur, à ce titre, des classes à PAC (à projets artistiques et culturels) - près de 30 000 seront réalisées pour la seule année scolaire 2001-2002.

Nommé en janvier 2001 directeur général du Centre national de Documentation Pédagogique (CNDP), il poursuit dans ce cadre la mise en place du Plan, ainsi que la réforme du CNDP et de son réseau de Centres régionaux, l’ensemble prenant le nom de Réseau SCEREN en mars 2002 (Services Culture Éditions Ressources pour l’Éducation nationale : budget total de 150 millions d’euros et 3.500 agents répartis sur tout le territoire).

À ce titre il met au point de nombreuses publications, éditions et productions audiovisuelles et multimédia :

  • avec la Cinq, coproduction de nombreuses émissions télévisées à caractère pédagogique. avec la Cinq, création de la première web TV européenne, accessible dans tous les établissements scolaires abonnés par les collectivités locales (programmes disponibles à terme : 300 heures sous la forme de 2000 modules téléchargeables.)
  • avec Gallimard, la coproduction d’une collection de 30 ouvrages minimum, à raison de un par académie, “ l’Art pour guide ”, première histoire culturelle des régions de France depuis la préhistoire. avec les Cahiers du cinéma : la collection « les petits cahiers »
  • en liaison avec les ayants droit la collection de DVD à usage pédagogique portant sur les grands films du patrimoine français et étranger: «les Quatre cents coups» de Truffaut, «La prisonnière du désert » de John Ford, « Où est la maison de mon ami ? » de Kiarostami, « Les temps modernes » de Charlie Chaplin, etc.
  • avec les Éditions Autrement, une collection de dix livres d’initiation aux différents arts à destination des élèves du collège et du lycée. dans le domaine des arts et de la culture, l’édition ou la coédition de plus de 150 produits pédagogiques.
  • il développe la production de DVD en portant à près de 50 le nombre d’exemplaires issus du SCEREN au cours de ces trois années.
  • il rénove la Librairie de l’éducation de la rue du Four à Paris dont le chiffre d’affaires s’accroît de 40 % en un an. 

Claude Mollard est Conseiller maître honoraire à la Cour des Comptes qu’il a quittée en 2010.

Il a créé l’Association des amis du sculpteur Frans Krajcberg, qu’il préside, et il est chargé de conférences sur l’art contemporain à l’université Candido Mendes à Rio de Janeiro.

Il est vice-président du Fonds culturel de l'Ermitage, créé par Martine Boulart et inauguré par Jack Lang en 2014, qui cherche à favoriser l'art anthropocène.

Il a dirigé la délégation française au Sommet culturel mondial de Sao Paulo en 2004, et participé au Forum international de la Culture en août 2005 à Bahia.

Il intervient comme expert (CMC - Claude Mollard Consultants) dans la conception et le développement de projets culturel ou d’intérêt général comme « l’Arbre de la Terre », monument de 200 m. de haut, avec l’architecte Nicolas Normier (en Bourgogne, en Asie, au Brésil…)

À l’Institut du Monde Arabe, il assure le commissariat ou la coordination d’expositions comme « Il était une fois… l’Orient-Express » qui en 2014 a reçu 270 000 visiteurs ; mais aussi Stéphane Pencréac’h, œuvres monumentales (2015) ; et à venir comme Les Jardins arabes (2016)

Il a conçu et réalisé au titre de CMC : le Centre Abbé Pierre Emmaüs à Esteville (2011), le Panorama XXL de Rouen (2014), l’Historial Jeanne d’Arc à Rouen (2015). Il travaille aussi sur la scénographie des ateliers de Léonard de Vinci au Château au Clos Lucé et sur la programmation de l’abbaye la Chaise Dieu.

Autres[modifier | modifier le code]

Photographe-plasticien[modifier | modifier le code]

Claude Mollard a décidé de rendre public son travail photographique qu’il conduit depuis plus de 40 ans.[interprétation personnelle] Il a commencé à faire des expositions de photographies qui reproduisent les esprits de la nature, sorte de paysages anthropomorphes. Les Éditions « Cercle d’Art » lui ont consacré un livre qui présente ces images avec un texte de Christine Buci-Glucksmann qui les appelle les « visages d’avant les dieux ».

Il a entrepris un recensement dans de nombreux pays des « Origènes », nom qu’il donne à ses photos anthropomorphes, pour identifier à travers ces visages que les hommes primitifs avaient déjà reconnus, les origines de notre culture, de l’art et donc de l’homme lui-même. Il a publié divers ouvrages dont un sur la métamorphose des portraits de Pompéi et en 2012, sur les « Graphogènes », visages démasqués dans les graffitis urbains. 

Depuis 2005, il a exposé à Marrakech, Strasbourg, Gand, Bruxelles, Karlsruhe, Paris (Espace Paul Ricard), Naples, Paris, Aix en Provence, Arles, abbaye de Silvacane, Meknès, Lima (Pérou), Paris (différentes galeries), Mayence, Lille (Musée des beaux-arts), Sao Paulo (Brésil), Rio de Janeiro (Jardin botanique), Nançay (France), Garches (Fonds culturel de l’Ermitage). 

Il a publié chez Beaux-arts Les esprits de Vallons (2014), la Forêt parallèle de Frans Krajcberg (2015), la collection revisitée Durand Ruel avec Martine Boulart (2015).

Publications[modifier | modifier le code]

  • L’Enjeu du Centre Pompidou (collection 10/18, 1976) ;
  • La Passion de l’Art (La Différence 1986) ;
  • La Cathédrale d’Évry (Odile Jacob 1996).
  • Le Mythe de Babel, essai sur l’artiste et le système, essai, Grasset(1984)
  • Profession : ingénieur culturel (La Différence 1987) ;
  • Concevoir un équipement culturel (Le Moniteur 1992) ;
  • L’Ingénierie culturelle (Que sais-je ? 1994, 2e édition en 1999, 3e édition en 2008).

Livres d’art[modifier | modifier le code]

  • Jeanclos (La Différence, 1986) ;
  • Les mille et une nuits de Ramsà (Picturia Edelweiss, 1989) ;
  • Andrée Pollier (coécrit avec Armand Amann, Éditions du Musée savoisien, Chambéry, 1991 ;
  • Vana Xenou (Le Cercle d'art, 1995) ;
  • Le Poème attrapé par la queue (AREA, 1999) ;
  • Les Nouveaux Réalistes (Le Cercle d’art, 2002) ;
  • Juan Gris (Le Cercle d’art, 2006).
  • La saga de l'Axe majeur. Dani Karavan à Cergy-Pontoise, 2008 Beaux arts éditions

Livres d'histoire[modifier | modifier le code]

  • Le 5e pouvoir, la culture et l’État de Malraux à Lang, (Armand Colin, 1999)
  • La culture est un combat, les années Mitterrand Lang. (PUF 2015)

Conte[modifier | modifier le code]

  • Le Très Grand Véda en TGV, chez Gallimard, mars 2004, avec 50 dessins de Tomi Ungerer

Biographie[modifier | modifier le code]

  • Frans Krajcberg, la traversée du feu, (coauteur la journaliste Pascale Lismonde) Isthmes Éditions, 2005

Autres[modifier | modifier le code]

  • Origènes, avec un texte de Christine Buci-Glucksmann
  • Pompéi, métamorphose du portrait, avec des textes de Pascale Lismonde, de Michel Sicard et de Claude Mollard.

Références[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]