Pol Bury

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Pol Bury
Pol Bury (1995).png

Pol Bury en 1995 (Capture d'écran d'une vidéo de l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain)

Naissance
Décès
(à 83 ans)
Paris Drapeau de la France France
Nationalité
Activité
Formation
Mouvement
Influencé par

Pol Bury, né à Haine-Saint-Pierre (La Louvière) dans la province de Hainaut, le , et mort à Paris le , est un peintre et sculpteur belge. Régent de Cinématoglyphe du Collège de 'Pataphysique.

Pol Bury a pratiqué le dessin, la peinture, la sculpture, mais aussi l’écriture, la création de bijoux, la construction de fontaines, et la réalisation de plusieurs courts métrages expérimentaux[1]. Il est considéré comme un artiste contemporain majeur, reconnu internationalement, du XXe siècle. Ce sont surtout ses reliefs et ses sculptures cinétiques qui ont donné à l’artiste sa place dans l’histoire de l’art. Maître du mouvement lent, il maîtrise le temps dans ses réalisations mobiles, ses fontaines qui dégagent à la fois quelque chose de troublant et une grande sérénité, amusent et animent tout espace où l’eau peut jouer : ville ou campagne, parc historique ou espace contemporain... Qu’elles soient à tubes ou à bulles, en acier, en cuivre ou en une autre matière, les fontaines de Bury font appel au génie créateur de l’artiste et à son imagination technique et mathématique.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Pol Bury naît à Haine-Saint-Pierre près de La Louvière. À 16 ans, en 1938, il commence des études artistiques, de peinture et de dessin, à l’académie des beaux-arts de Mons. À la même époque, il rencontre le poète wallon Achille Chavée, un maître à penser du surréalisme en Wallonie. Le poète fait entrer Pol Bury dans le groupe surréaliste « Rupture » qu'il a fondé en 1934. Influencé par Yves Tanguy, Pol adhère, comme de nombreux membres du groupe, à l’idéologie communiste et peint ses premiers tableaux surréalistes. Après sa rencontre avec René Magritte, il travaille, en 1940, pour la revue L'Invention collective de Magritte et Raoul Ubac, et participe à l’Exposition internationale du surréalisme en 1945.

En 1946, il oriente sa peinture vers l'abstraction. Il dépasse la manière de peindre représentative, thématique et fixe des surréalistes et réfléchit sur les possibilités picturales de la couleur et de la forme. L’incompréhension de ses amis surréalistes le force à les quitter. Il entre alors dans le groupe de La Jeune Peinture Belge (fondé en 1945) qui se dissout en 1948, puis entre dans le groupe Surréaliste révolutionnaire fondé par Christian Dotremont et Joseph Noiret en 1947, qui fusionne vite avec CoBrA. De 1948 à 1951, il contribue à la rédaction et l’illustration de la revue Cobra, et participe aux expositions du groupe. En 1952, Pol Bury est un des fondateurs du groupe Art Abstrait qui correspond mieux à ses recherches artistiques du moment, basées sur son approche admirative de l’œuvre de Mondrian. Certaines de ses peintures s'approchent aussi du style de Miró.

En 1953, il découvre les œuvres de Calder, abandonne peu à peu la peinture et réalise ses premiers Plans mobiles, des panneaux dont l’aspect dépend de l’angle de vue. Durant cette même année, il crée, avec André Balthazar, l’Académie de Montbliard[2].

Les nouvelles œuvres de Pol Bury, qui apparaissent en 1957, s'inscrivent dans le cinétisme, sont des œuvres en mouvement ; le mouvement étant un « symbole de précision et de calme d’une méditation en action ». Avec des matériaux choisis, le bois, le liège, l’acier inoxydable, le laiton et le cuivre, il réalise ses Multiplans, en utilisant divers éléments, des boules, des disques, et les jeux de lumière. De 1959 à 1963 il crée la série des « ponctuations ». En 1961 il emménage à Paris.

Il s’installe en 1961 à Paris où il fait sa première exposition personnelle dans la galerie d'Iris Clert, en 1962. Bury commence sa grande série des Volumes ouverts et fermés, en 1963. L'année suivante il part pour les États-Unis, enseigne six mois à l'université de Berkeley et trois mois au College of art and design de Minneapolis.

En 1964, il représente la Belgique à la Biennale de Venise.

Au cours des années 1970, deux rétrospectives de son œuvre circulent respectivement à travers les États-Unis et l’Europe.

Au début des années 1970, pour la Fondation Maeght, il co-réalise quatre courts-métrages expérimentaux[3] avec le réalisateur, photographe et écrivain français, Clovis Prévost[4] : Une leçon de géométrie plane[5] (1971), 8 500 tonnes de fer[6] (1971), 135 km/h[7] (1972) et 25 tonnes de colonnes[8] (1973).

En 1976, il crée sa première fontaine hydraulique. S’inscrivant toujours dans le mouvement cinétique, ses sculptures, autrefois silencieuses, font maintenant du bruit. Pol Bury n’a cessé de concevoir de nouvelles fontaines en acier, toutes plus surprenantes les unes que les autres, utilisant des formes simples, cylindres, sphères, demi-sphères, triangles, pour différentes institutions et lieux tels que le musée Guggenheim de New York ou les jardins du Palais-Royal de Paris. Dans ces fontaines, l’eau est utilisée pour défaire l’équilibre instable des volumes d’acier.

Pol Bury meurt le 28 septembre 2005 à Paris[9], alors qu’une importante exposition de ses fontaines est en cours au château de Seneffe[10]. Il avait lui-même choisi ce lieu, estimant que

« quand une fontaine est dans la nature, elle atteint son point final, son apogée. Elle respire et s’oxygène. »

En 2014, le réalisateur belge Arthur Ghenne[11] lui consacre un film documentaire de moyen-métrage, Pol Bury, la poésie de la lenteur[12] (57 min., 2014), produit par la cinémathèque de la Communauté française de Belgique.

Une autre rétrospective[13] lui est consacrée en 2015 à la fondation EDF de Paris[14].

Sculptures[modifier | modifier le code]

Livres illustrés[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

Vidéos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La personne Pol Bury », sur centrepompidou.fr, (consulté le 29 mai 2017)
  2. Une institution d’où sortira plus tard le Daily-Bul, une revue qui deviendra une maison d’édition
  3. « Pol Bury », sur IMDb (consulté le 27 mai 2017)
  4. a, b, c, d et e « Clovis Prévost », sur IMDb (consulté le 27 mai 2017)
  5. a et b « Une leçon de géométrie plane (1971) » (consulté le 27 mai 2017)
  6. a et b « 8 500 Tonnes de Fer (1971) » (consulté le 27 mai 2017)
  7. a et b « 135 Km/h (1972) » (consulté le 27 mai 2017)
  8. a et b « 25 Tonnes de Colonnes (1973) » (consulté le 27 mai 2017)
  9. Harry Bellet, « Pol Bury, du surréalisme aux sculptures mobiles », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  10. Site du château de Seneffe.
  11. a et b « Arthur Ghenne », sur IMDb (consulté le 27 mai 2017)
  12. a et b « Pol Bury, la poésie de la lenteur (2014) » (consulté le 27 mai 2017)
  13. « Pol Bury, prince du mouvement, roi des fontaines et star des années 70 », Le blog de Thierry Hay,‎ (lire en ligne)
  14. Voir sur fondation.edf.com.
  15. Pol Bury, Belgium) Palais des beaux-arts (Brussels et Museum Boymans-Van Beuningen, 25 tonnes de colonnes. [Exposition] Palais des beaux-arts de Bruxelles, 20 mars/15 avril 1973., Maeght, (lire en ligne)
  16. « Pol Bury », sur BOZAR (consulté le 23 avril 2017).
  17. imageparadox, « Pol Bury, Côté Jardin », (consulté le 28 mai 2017)
  18. Lawrence O'Toole, « pol bury », (consulté le 28 mai 2017)
  19. BOZAR Brussels, « Pol Bury. Time in Motion. A Tour with Gilles Marquenie », (consulté le 28 mai 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]