Place Michel-Debré

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6e arrt
Place Michel-Debré
Image illustrative de l’article Place Michel-Debré
La place Michel-Debré vue de la rue du Four ; à gauche, la sculpture Le Centaure de César.
Situation
Arrondissement 6e
Quartier Notre-Dame-des-Champs
Saint-Germain-des-Prés
Début Intersection
Rue du Four
Rue de Grenelle
Rue de Sèvres
Rue du Cherche-Midi
Rue du Vieux Colombier.
Fin Idem
Historique
Création XVe siècle
Ancien nom Carrefour de la Croix-Rouge
Géocodification
Ville de Paris 6256
DGI 6329
Géolocalisation sur la carte : 6e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 6e arrondissement de Paris)
Place Michel-Debré
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Place Michel-Debré
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La place Michel-Debré, anciennement carrefour de la Croix-Rouge, est une voie du 6e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Elle se situe à l'intersection de la rue du Four, de la rue de Grenelle, de la rue de Sèvres, de la rue du Cherche-Midi et de la rue du Vieux Colombier.

Les stations de métro les plus proches sont Saint-Sulpice et Sèvres - Babylone.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Michel Debré.

Cette place a été nommée en mémoire de l'homme politique Michel Debré (1912-1996).

Historique[modifier | modifier le code]

Le carrefour de la Croix-Rouge (en bas et à gauche) sur le plan de Turgot (1739).

Le carrefour de la Croix Rouge existait au XVe siècle. Il a reçu tour à tour les noms de « carrefour de la Maladrerie », « carrefour de la Croix Rouge[1] », « carrefour du Four », « carrefour du Bonnet Rouge » en 1793 durant la Révolution, « carrefour du Jeu de Boule », de nouveau « carrefour de la Croix Rouge[2] », puis « place Michel-Debré » en 2005. Toutefois, en 2018, des plaques indiquent encore l'ancien nom de la place : « carrefour de la Croix-Rouge ».

Au XVe siècle, cette place était un cloaque situé hors de la ville de Paris. Pour décharger l'Hôtel-Dieu, on a transformé quelques granges se trouvant au bout de la rue du Four en un hospice pour pauvres et incurables destiné aux vérolés qu'on ne voulait plus voir. Cette place s’est donc d'abord appelée « carrefour de la Maladrerie ». Il ne faut pas confondre cette maladrerie avec la « maladrerie Saint-Germain » qui était située un peu plus loin dans la rue de Sèvres à l'emplacement de l'actuel Square Boucicaut et qui était une léproserie. Celle-ci fut remplacée en 1557 par l'hôpital des Petites-Maisons, devenu en 1801 l'hospice des Petits-Ménages destiné aux vieillards indigents.

Le nom de « carrefour de la Croix Rouge » en remplacement de celui de « carrefour de la Maladrerie » lui fut donné en 1514, lorsque l'Abbé de Saint-Germain des Prés, Guillaume Briçonnet, fit transporter une grande croix peinte en rouge qui encombrait alors le porche de l'église. Elle signalait alors aux passants qu'il était sage de s'éloigner de cet endroit. On enleva la croix en 1650 mais le nom de la place resta jusqu'en 2005.

Les émeutes de 1750[modifier | modifier le code]

Le , un officier de police conduisit au poste un enfant de la rue des Nonnains-d'Hyères qui s’était rendu coupable de quelques incartades sans importance.

La mère, éplorée, ameuta tout le quartier et rapidement la rumeur courut que Louis XV faisait enlever les enfants âgés de 5 à 10 ans, afin qu’ils fussent sacrifiés et que leur sang fût utilisé pour les bains du roi et de ses courtisans. Si bien que l’émeute prit de l’ampleur, en particulier dans le faubourg Saint-Antoine, où des agents de police furent pris à partie.

Les 22 et 23 mai l’agitation se propage dans les quartiers de la porte Saint-Denis, de la butte Saint-Roch et au carrefour de la Croix-Rouge.

Environ 2 000 personnes se portent sur la route de Versailles pour attendre le retour du lieutenant général de police Nicolas Berryer, allé prendre des ordres. Ils se heurtent à la troupe et au guet royal qui les dispersent.

Ayant pris connaissance de cette émeute et de sa dégénération, Louis XV décide, en représailles, de priver les Parisiens de sa présence. Il fait construire, pour se rendre de Versailles à Saint-Denis et Compiègne, une route évitant Paris, connue sous le nom de « route de la Révolte ».

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom de ce carrefour n'a donc pas de rapport avec le Comité international de la Croix-Rouge, organisation internationale fondée en 1863.
  2. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Éditions de Minuit, p. 403.

Articles connexes[modifier | modifier le code]