Slacktivisme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant la politique
Cet article est une ébauche concernant la politique.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Le slacktivisme (littéralement « activisme paresseux »), mot-valise formé par la fusion du terme anglais slacker (« fainéant ») et du mot « activisme », est une forme de militantisme sur Internet qui s'est développé dans les années 2000 avec l'avènement des réseaux sociaux et qui consiste à cliquer pour participer à un mouvement collectif virtuel sans s'engager plus activement et concrètement. Les campagnes de Twibbon[1] menées sur Twitter, les pétitions en ligne ou, en guise de soutien, le partage d'un tweet (re-tweet), le changement de sa photo de profil ou le like sur Facebook en sont des illustrations. Ce cybermilitantisme porte d'autres vocables : clicktivisme, slackertivisme, fauteuil révolutionnaire, bénévolat virtuel[2].

Bien qu'Internet soit un moyen de mobilisation en masse pour soutenir activement une cause, le slacktivisme est souvent utilisé comme terme péjoratif (il avait à l'origine une connotation positive[3]) pour distinguer ce militantisme virtuel de canapé par lequel l'internaute se donne une bonne conscience à rabais alors que les personnes physiques pratiquant l'activisme IRL s'impliquent dans des actions concrètes[4]. Un effet de substitution est même noté : les slacktivistes s'arrêtent à leur mobilisation en ligne et s'engagent encore moins, ayant l'impression d'avoir aidé au même titre que s'ils donnaient de l'argent ou manifestaient dans les rues[5].

Ce néo-militantisme est cependant considéré avoir eu une influence sur des événements comme l'affaire Kony 2012, Movember ou le Printemps arabe[6], et a des experts qui analysent le taux d'engagement d’une pétition (le nombre de personnes qui la font suivre à leurs contacts), ou le taux de transformation en real life (le nombre de personnes qui passent à l’action physiquement)[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Twibbon, microsite (en) d'un utilisateur du réseau Internet sur lequel les visiteurs peuvent supporter sa cause de cet utilisateur, sa marque ou son organisation.
  2. Lucie Lavoie, « Un clic pour une cause », sur cursus.edu,‎
  3. (en)Henrik Serup Christensen, « Political activities on the internet : slacktivism or political participation by other means ? », sur First Monday,‎
  4. (en) Malcolm Gladwell, « Small change », sur The New Yorker,‎
  5. (en) Tom Murphy, « UNICEF asks people to stop ‘liking’ things on Facebook & send money », sur humanosphere.org,‎
  6. Bahia Nar, « Le slacktivisme, un moyen d’éveiller les consciences ou simplement de se donner bonne conscience ? », sur RFI,‎
  7. Peut-on s’engager du fond son canapé ?

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]