Vasles

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Vasles
Vasles
Vieux logis médiéval des abbesses de Sainte-Croix de Poitiers.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres
Arrondissement Parthenay
Intercommunalité Communauté de communes de Parthenay-Gâtine
Maire
Mandat
Sylvain Rouvreau
2022-2026
Code postal 79340
Code commune 79339
Démographie
Gentilé Vasléens, Vasléennes
Population
municipale
1 671 hab. (2019 en diminution de 2,51 % par rapport à 2013)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 34″ nord, 0° 01′ 27″ ouest
Altitude Min. 130 m
Max. 227 m
Superficie 89,16 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Gâtine
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web vasles.fr

Vasles est une commune du Centre-Ouest de la France située dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.

Elle appartient au Pays de Gâtine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vasles se situe en Deux-Sèvres à moins de 5 km du département de la Vienne. La commune est au centre d'un triangle formé à l'est par Poitiers, à l'ouest par Parthenay et au sud par Saint-Maixent-l'École. La Boivre, la rivière aux castors, y prend sa source avant de traverser le village.

La commune de Vasles est la deuxième plus étendue du département des Deux-Sèvres après Bressuire bien qu'elle ne compte que 1 500 habitants. Elle occupe plusieurs hectares et regroupe plusieurs hameaux et villages dont la Pagerie, la Coursaudière, Chaussauvent et la Poitevinière.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 817 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Menigoute_sapc », sur la commune de Ménigoute, mise en service en 1950[7] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12,1 °C et la hauteur de précipitations de 959,3 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Poitiers-Biard », sur la commune de Biard, dans le département de la Vienne, mise en service en 1921 et à 25 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11,5 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,7 °C pour 1981-2010[12], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Vasles est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (89,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,1 %), zones agricoles hétérogènes (18,4 %), prairies (14,2 %), forêts (9,7 %), zones urbanisées (1,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,3 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Vasles est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon[20]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[21].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Vonne, l'Auxance et la Boivre. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1999 et 2010[22],[20].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Vasles.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[23]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[24]. 60,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,9 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 7],[25].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1996, 2003, 2005, 2009, 2011 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[20].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune de Vasles est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[26].

Histoire[modifier | modifier le code]

Vasles compte plusieurs vestiges préhistoriques dont des outils en pierre taillée en excellent état de conservation, appelée hache à talon, ces haches proviennent des territoires barbares du Nord de l'Allemagne, elles sont datées de l'âge du bronze moyen ou du début de l'âge du bronze final soit entre 1600 et 1300 avant J.C.. En 1925, lors d'une labour près d'un vieux chemin, un dépôt reposant de nombreuses hache à talon, ainsi que de nombreux vases prouvent l'installation d'une population à cette époque.

Le nom de Vasles semble toutefois dériver de l'occupation romaine et plus précisément de Valérius un notable romain qui avait élu domicile sur le territoire qui deviendrait plus tard le village de Vasles. À noter que ceci se prononce 'Val' avec les S muets.

L'ancienne forteresse de la seigneurie de Vasles fut construite sur des terres données à l'abbaye royale de Sainte-Croix de Poitiers par Clotaire Ier, roi des Francs et son épouse la reine Radegonde. Ces terres de Vasles permirent à l'abbaye d'assurer son autonomie financière.
Par cette dotation royale les abbesses de Sainte-Croix de Poitiers devinrent les dames de la seigneurie de Vasles jusqu'à la Révolution française.
Attachée à l'abbaye royale de Sainte-Croix de Poitiers, la seigneurie de Vasles relevait directement de la suzeraineté royale et de ce fait détenait tous les droits de juridictions hautes, moyenne et basse, droits de fiscalité et autres droits réservés à ses juges.

Les dames de Vasles firent édifier un château fort protégé par des murailles et des douves surmontées d'un pont-levis.
La plus grande partie, attenant à l'église romane de la paroisse, fut détruite vers 1900. Cette destruction permit la construction d'une nouvelle église et l'agrandissement de la place publique servant pour les marchés aux bestiaux.

En faisant un grand bond dans l'histoire, on retrouve une commune à l'économie florissante à la fin du XIXe siècle, avec de très nombreux commerces et artisans dont plusieurs aubergistes en centre bourg. Un long déclin s'est ensuivi Vasles n'ayant pas échappé à un début de désertification rurale pendant quelques décennies. Toutefois la création par la commune du parc touristique Mouton Village à la fin des années 80 ainsi que le soutien apporté à l'élevage ovin et à l'exploitation d'une laine de qualité ont permis à Vasles de relancer ses activités locales. Lors du dernier recensement l'on remarque en outre une progression du nombre d'habitants.

Il faut noter qu'il y a eu un évènement tragique le sur la commune. En effet, depuis plusieurs semaines les Allemands sont partout dans les environs du bourg à la recherche de F.F.I.. La veille, un guet-apens aurait été tendu contre un peloton allemand blessant certains d'entre eux. En guise de représailles, ils prennent plusieurs hommes en otage et menace de les exécuter. Il faut savoir que, contrairement à Oradour-sur-Glane, ici c'était des simples soldats de la Wechmart et non des S.S. C'est dans ce contexte qu'un résistant, François Georges, instituteur à Lavausseau (Vienne), veut traverser le bourg occupé. Plusieurs personnes à l'entrée de celui-ci, lui disent de ne pas passer par le bourg, mais il n'en tient pas compte. En arrivant dans le centre du bourg, il subit un contrôle d'identité et les Allemands trouvent sur lui des documents compromettants. Il est arrêté et rejoint le groupe d'hommes du bourg qui cette fois-ci voient leur exécution certaine (d'après l'ancien pharmacien monsieur Tourneau). Le matin du , tous les hommes sauf François Georges sont conduits dans un pré et contre toute attente, le commandant allemand leur dit de s'enfuir et de ne pas se montrer pendant quelques jours, les Allemands tirent des coups de feu en l'air faisant croire le pire aux habitants du bourg. Puis il exécute François Georges. Son assassinat est commémoré par un monument sur la route de Vausseroux, ainsi que par une plaque sur la façade de l'église.

Vasles n'en finit pas d'avancer, son site internet en fait l'un des quelques villages de sa taille à être signalé comme 'Ville Internet' et elle a été à l'origine d'une pétition pour l'installation sur son territoire de l'internet à haut débit, faisant à présent partie des quelques communes rurales des Deux-Sèvres à bénéficier de l'ADSL à 2048 de bande passante. Courant 2007 elle a lancé l'école de la Laine, une nouvelle extension de son projet de valorisation de la culture locale et de l'élevage ovin. L'école de la Laine est un centre de formation à différentes techniques lainières (teinture de la laine, tissage, feutrage, dentelle aux fuseaux...).

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental : Mouton Village[modifier | modifier le code]

Parc touristique créé par la commune près du centre bourg à la fin des années 1980. Il présente entre autres le défi de dynamiser l'économie locale sans renier l'héritage de la région très liée à l'élevage ovin. Pour ce faire un parcours touristique a été créé Le Jardin des Agneaux avec plus de 20 races de moutons du monde entier sur un arboretum de 6 hectares. Le parc a accueilli plus de 30 000 visiteurs pendant la saison 2005.

Mouton Village et le Pays de Gâtine font partie d'un programme de réhabilitation de l'élevage ovin en Europe nommé Lanatural. Ce groupe englobe des partenaires Espagnols, Portugais et Français ainsi que quelques observateurs des pays de l'Est.

Plusieurs pistes ont ainsi été financées et lancées telles que la recherche sur la laine comme isolant naturel, engrais non polluant ou encore plus simplement (ou peut-être pas) la mise en valeur de la laine produite en Europe comme matière de qualité supérieure pour l'industrie du secteur textile mondialement.

Maison du Mouton

Partie intégrante du parc touristique par certains côtés, elle n'en demeure pas moins un lieu indépendant qui accueille des conférences et autres rassemblements dans un cadre de qualité.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Radegonde

Située en centre bourg, attenante au château, l'église romane de Vasles est citée dès 1165. Elle appartenait au temporel de l'abbaye de Sainte-Croix de Poitiers et son origine précise se perd dans la nuit des temps. Placée sous le vocable de Sainte-Radegonde, reine des Francs (fondatrice vers 550 de l'abbaye de Sainte-Croix), cette église romane fut détruite vers 1900. Elle avait été fondée puis entretenue pendant plus d'un millénaire par les abbesses (bienfaitrices de la paroisse de Vasles). C'est pourquoi Vasles s’honore, à juste titre, d’être placée sous le patronage de sainte Radegonde, patronne de Poitiers, couronnée en 1887 par le pape Léon XIII "mère de la patrie française".

La nef de l'église remontait au XIIe siècle et le sanctuaire était du XIIIe siècle. Le grand portail de la façade était du plus pur roman, avec son cintre et ses deux contreforts plats. De cette ancienne église il reste un crucifix du XIIIe siècle avec large jupon à plis, corps contourné.

Au pignon de l’abside, se trouvait une croix ancrée du XIe siècle, et du côté sud on voyait une petite porte plein cintre, aussi du XIe siècle. En revanche, trois chapiteaux d'époque romane sont encore conservés.

Dans l'ancienne église romane se voyait une curieuse statuette du XVe siècle. portant une inscription en lettres gothiques. Elle représentait saint Nicolas. Il y avait aussi une statue de saint Jacques pèlerin, dans le style Louis XIV.

On ne sait pas ce qu'est devenu un grand tableau du XVIIe siècle représentant le Christ debout, vêtu d'une tunique blanche avec manteau rouge. Sur ce tableau sainte Radegonde à genoux devant le Christ, portait une couronne royale, un manteau bleu fleurdelisé et doublé de mouchetures d’hermine. En arrière-plan, on apercevait devant une grande façade, un jardin planté d’arbres et de cyprès.

La nouvelle église de Vasles, construite en 1901, à la place de l'ancienne église romane, est orientée au nord. Dans le chœur subsistent des vitraux de l'ancienne église. Les vitraux portent les armoiries des donateurs : La Sayette et Lassus-Bizous, La Sayette et Le Forestier de Vendeuvre, Morineau, Métivier et Bessay, Bonneau du Chesne.

Sur un vitrail un médaillon représente le chanoine Coutant, curé-doyen de Vasles, qui fit construire cette nouvelle église et un autre vitrail évoque le père Henri de la Sayette, missionnaire en Chine, décédé en 1905.

À l'entrée du chœur, une ancienne chaire (divisée en deux) présente sur des panneaux du XVIIIe siècle, quatre médaillons qui figurent les quatre évangélistes. La grande majorité des vitraux de l'église actuelle ont été offerts par la famille de La Sayette.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Château du Chilleau vers 1900
Château du Chilleau

Hameau Le Chilleau

Château de la Sayette

Le château de la Sayette est situé à quelques kilomètres du centre bourg au lieu-dit la Sayette. Connu depuis 1123 il a été remanié au XIXe siècle. Le logis (corps de bâtiment et les deux pavillons) les communs, l'abreuvoir, les murs de clôture le parc et la chapelle ont été inscrits monument historique le [27].

Son propriétaire le conserve en excellent état, ainsi que ses jardins abritant des chênes centenaires qui peuvent être visités dans le cadre des Chemins Secrets du Poitou.

Château de Vasles

Situé 3, 5 et 7 rue du Soufflet, près de l'église de Vasles, ce vieux logis médiéval des abbesses de Sainte-Croix de Poitiers a été édifié de 1467 à 1471 à l'emplacement d'une aumônerie ruinée durant la guerre de Cent Ans. L'architecture de ce logis en équerre est conforme au XVe siècle. Le bâtiment est richement orné de superbes fenêtres à meneaux. Ce logis est ce qui reste d'un ensemble castral, comprenant un "pénitencier". La plus grande partie a été détruite vers 1900 pour faire place à l'agrandissement de la place publique et à la construction d'une nouvelle église. Le logis est couvert d'une haute toiture à tuiles plates. Il comprend une tour hexagonale à vis, trois cheminées du XVe siècle,des fenêtres et des portes avec linteaux en accolade, des baies moulurées à meneaux, de nombreux coussièges en pierre. Sur les jambages de la baie principale se font face deux modillons : - à gauche une femme à la chevelure bouclée, coiffée d'un bonnet de laine, tend vers son cœur l'index de sa main droite et lève les yeux au ciel. Il s'agit d'une représentation de la vertu théologale "la charité". - à droite c'est un personnage accroupi, chaussé de sabots. Il est encapuchonné, porte un bonnet d'âne surmonté d'un grelot et défèque. Son index de la main droite est appuyé sur ses lèvres. Il s'agit d'une représentation de la concupiscence. La porte principale à pinacles a été détruite vers 1925, elle était surmontée d'un superbe ours bâté (symbole religieux). Ses nouveaux propriétaires M. et Mme de Saint-André procèdent à sa restauration et l'ont fait inscrire en 2006 à l'I.S.M.H., en vue de sa protection[27].

Manoir de Vasles, Chez Paulier
Manoir

Le manoir situé au lieu-dit Chez Paulier érigé au XVIIe siècle a été inscrit monument historique le

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Maire en 1944 ? Camille Roullet RPF Médecin
Conseiller général du canton de Ménigoute (1949 → 1950)
mars 1965 mars 1989 Emmanuel Chaboceau DVD Vétérinaire
Conseiller général du canton de Ménigoute (1969 → 1973)
mars 1989 mai 2004
(démission)
Gilles Parnaudeau[28] SE-DVG Agriculteur retraité
Conseiller régional de Poitou-Charentes (1998 → 2004)
Vice-président du conseil régional (1998 → 2004)
mai 2004 2007 Jean-Pierre Poteau    
2007 mars 2011
(décès)[29]
Régis Pillot[30] (1949-2011)   Retraité de la Gendarmerie nationale
avril 2011[31] mars 2014[32] Jean-Charles Pied[33] DVG Agent d'assurances
Ancien conseiller général du canton de Ménigoute (2004 → 2011)
mars 2014 juillet 2014 Marie-Angèle Pied (1969- )   Chargée de production, ancienne adjointe
Élection annulée par le tribunal administratif de Poitiers[34]
juillet 2014 septembre 2014 Délégation spéciale    
septembre 2014[35],[36] mai 2020 Jean-Marc Giret (1958- )   Agriculteur
mai 2020[37] septembre 2021[38]
(démission)
Olivier Roy[39] (1968- ) SE Agriculteur, ancien adjoint
septembre 2021 octobre 2021 Sylvain Rouvreau (1972- ) SE Artisan, premier adjoint
Maire par intérim
octobre 2021[40] décembre 2021
(démission)
Nadine Germon (1966- ) SE Secrétaire comptable, ancienne première adjointe
janvier 2022 En cours
(au 17 janvier 2022)
Sylvain Rouvreau[41] (1972- ) SE Artisan, ancien premier adjoint

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[43].

En 2019, la commune comptait 1 671 habitants[Note 8], en diminution de 2,51 % par rapport à 2013 (Deux-Sèvres : +0,87 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1142 0881 9002 3762 2022 3682 3052 3612 372
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 4182 4272 5592 5682 6222 9163 1563 1133 083
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 9962 8732 9222 6202 5622 5622 6022 6462 537
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 4132 1201 8791 6931 6011 5641 6481 6501 706
2015 2019 - - - - - - -
1 6851 671-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Deux écoles sont présentes, l'une publique allant de la maternelle au primaire, et l'autre privée sur les mêmes tranches d'ages.

Vie culturelle et sportive[modifier | modifier le code]

L'Union Sportive Vasléenne est un club de foot organisé en une association.

Il existe également un parc culturel regroupant de nombreuses races ovines, certaines races ne sont représentées dans le parc qu'en peu d'individus, du fait de la voie d'extinction de la race. Ce parc nommé Mouton Village a été bâtit dans les années 1980 afin lutter contre le départ massif des populations rurales vers les villes, aussi appelé exode rural.

Dans ce même engouement de restauré le mouton, il a été créé une école de la laine, fondée en 2007, où l'on peut apprendre le tissage et les différents usages de la laine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Champagne, Alain. “Une reconstruction au XVe s. en Poitou : financement et approvisionnement en matériaux du chantier de Vasles.” 1999, p. 287‑307.

Germond, Georges. « Découverte inédite de l’âge du bronze dans les Deux-Sèvres ». Bulletin de la Société préhistorique française. Comptes rendus des séances mensuelles, vol. 73, no 4, 1976, p. 107‑15. DOI.org (Crossref), doi:10.3406/bspf.1976.10283.

Léa Laroumagne. Les Britanniques En Milieu Rural Du Poitou-Charentes :  Le Cas de Vasles, Dans Les Deux-Sèvres (79). 2017, https://univ-poitiers.primo.exlibrisgroup.com/permalink/33UDP_INST/113bbkm/alma991000003559706171.

Madeline, Philippe, et Jean-Marc Moriceau. « Histoire et société rurale ». Histoire & Sociétés Rurales, vol. 31, no 1, Association d’histoire des sociétés rurales, 2009, p. 195‑279, doi:10.3917/hsr.031.0195. Cairn.info.

Marcadé, Jacques. Un grand domaine au XVIIIe siècle  :  les seigneuries de Vasles, Vausseroux et Saint-Philibert. Société des antiquaires de l’ouest, 1985, https://univ-poitiers.primo.exlibrisgroup.com/permalink/33UDP_INST/113bbkm/alma991000162159706171.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
    • au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
    • au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
    • au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

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