Centre LGBT Paris-Île-de-France

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Centre LGBT Paris-Île-de-France
Logo de l’association
Cadre
Zone d’influence Région île-de-France
Fondation
Fondation 22 mars 1993
Identité
Siège 63 rue Beaubourg
75003 Paris
Site web www.centrelgbtparis.org/

Le Centre LGBT Paris-Île-de-France, constitué en association loi de 1901, est un lieu d’accueil convivial, d'information et d’écoute au service de la population lesbienne, gay, bisexuelle et trans (LGBT).

Historique[modifier | modifier le code]

Lutte contre le sida et ses conséquences[modifier | modifier le code]

D'abord appelé Maison des homosexualités (1989)[1], puis Centre gai et lesbien CGL de Paris (1993)[1], le Centre a été créé par des militants homosexuels face aux crises provoquées par la pandémie VIH/sida au tournant des années 1980-1990. Association mixte, il se préoccupe aussi de la place des homosexuels et des lesbiennes dans la société - notamment autour des problématiques liées à l'homophobie.

Ouverture[modifier | modifier le code]

En 1994, installé au 3, rue Keller dans le onzième arrondissement de Paris, il a élargi ses activités, notamment en devenant maison des associations, en intégrant la composante « trans » (transsexualité, transgenre) et bisexuelle lors de l'AG d'avril 2002. Des lignes d'appel, un accueil physique, un bar associatif, une bibliothèque thématique ont enfin permis d'offrir au public des repères au-delà de la lutte contre le sida qui reste malgré tout structurante dans l'action - et les financements. En 2002, le changement de nom en Centre LGBT Paris-Île-de-France marque de facto l'intégration de toutes les problématiques LGBT et l'implantation en Île-de-France - bien que l'appellation CGL Paris persiste.

Développement et difficultés financières[modifier | modifier le code]

Dans les années 1998 à 2001, le CGL Paris développe ses activités de soutien, mais aussi de communication, grâce aux diverses subventions reçues des associations et organismes luttant contre le sida (AFLS, Ensemble contre le sida, etc.). S'appuyant sur un groupe de salariés, les activités sont florissantes mais coûteuses. N'ayant pu renouveler ses sources de financement, le Centre est contraint à une restructuration qui passe par le licenciement de la majorité de ses salariés. Le licenciement du directeur du Centre donne lieu à un procès devant les prud'hommes que le Centre perd sur la forme utilisée (non-respect des règles de licenciement) mais pas sur le fond (l'ancien directeur attaquait le Centre pour discrimination envers un hétérosexuel). Avec le départ de la dernière assistante sociale, il ne restait plus qu'un seul employé secrétaire administratif.

Renouveau[modifier | modifier le code]

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L'équipe du Centre a réagi à la situation financière désastreuse par une modification complète de son fonctionnement[réf. souhaitée]. Les activités des spécialistes (juristes, assistants sociaux, psychologues, etc.) sont désormais encadrées par des bénévoles. Les restrictions financières font cependant craindre une fermeture de la structure[pas clair].

Une activité de soutien est décidée. Au-delà de l'organisation de soirées et autres fêtes, les appels aux dons se multiplient. La Fondation de France, des entreprises privées, des associations LGBT ou non et des personnes y répondent. En parallèle, afin de financer ses activités et son local, des dossiers organisés par projets sont déposés auprès de soutiens historiques (Sidaction, DDASS, DRASS) ou nouveau (la Mairie de Paris).

Petit à petit, le centre se remet et le nouveau projet de Centre LGBT Paris-ÎDF se lance : le déménagement, devenu nécessaire étant donnés les locaux devenus vétustes de la rue Keller.

Nouveaux[Quoi ?] projets et nouveaux locaux[modifier | modifier le code]

La forme actuelle[Quand ?] du Centre a depuis quelques années relancé tous ses projets pour être conforme à la fois aux attentes des publics LGBT mais aussi à celles des pouvoirs publics ou des organismes habilités. Si les projets ont évolué, deux projets particuliers ont été renforcés : l'aspect santé-prévention (générale) et l'accueil des jeunes LGBT encadrés tous deux par des salariés.

À la suite de la promesse de l'actuelle majorité parisienne[Laquelle ?], de nouveaux locaux ont été livrés mi-février 2008 et inaugurés le .

Financement et soutiens[modifier | modifier le code]

On[Qui ?] peut compter les organismes et associations suivants parmi les « financeurs » passés et présents du Centre LGBT Paris-Île-de-France. Ceux-ci sont intervenus dans le cadre de la lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles mais aussi dans le cadre des projets de lutte contre les discriminations et les exclusions.

Financement :

Soutien :

Critique vis-à-vis du financement[modifier | modifier le code]

La polémique liée au financement des activités d'associations LGBT par les pouvoirs publics existe depuis que le Centre reçoit de telles subventions. Elle a enflé quand la Ville de Paris a pris l'engagement, après l'élection de la « gauche plurielle » en 2001, de financer, notamment, le Centre LGBT.

La polémique réapparaît à chaque élection[réf. nécessaire], et elle est soutenue à la fois par des médias « anticommunautaristes » polémiques (comme le Perroquet libéré ou le site internet l'Observatoire du communautarisme), des opposants politiques municipaux (RPR puis UMP, notamment Françoise de Panafieu)[réf. nécessaire]. Là où ses opposants à ces subventions voient une dérive communautariste, ses partisans voient des attaques opportunistes occasionnellement homophobes et une attaque personnelle contre le précédent maire de Paris, Bertrand Delanoë, ouvertement homosexuel[réf. souhaitée].

À ce jour, les subventions allouées par la Mairie de Paris au Centre LGBT sont de 112 000 €, selon un plan sur trois ans. La Mairie a aussi permis au Centre LGBT de s'installer dans des nouveaux locaux de 250 m², mis à neuf par une société d'économie mixte de la Ville de Paris, pour un loyer d'environ 5 800 € par mois hors charges[pertinence contestée][2].

Publications[modifier | modifier le code]

  • De mai 1994 à octobre 1999, 52 numéros du magazine militant 3 Keller, mensuel du centre gay & lesbien[3] sont publiés. En 1995 il est tiré à 12000 exemplaires[réf. souhaitée].
  • d'octobre 1999 à septembre 2001 : agenda sous forme de A4[pertinence contestée].
  • À partir de septembre 2001 publication mensuelle de la lettre d'information du centre Genres[pertinence contestée].

Missions[modifier | modifier le code]

Le Centre LGBT Paris-ÎDF a pour but :

  • d'assurer les services de maison des associations LGBT pour l'Île-de-France et Paris ;
  • d'offrir des services aux publics qui le visitent, en répondant aux attentes sur des sujets LGBT ;
  • de militer pour l’égalité des droits personnels et sociaux des gais, lesbiennes, bisexuel(le)s et trans et lutter contre l'homophobie.

Maison des associations[modifier | modifier le code]

Le Centre est siège social de nombreuses associations[1] très majoritairement LGBT. D'autres associations ont fait le choix d'en être membres au titre de personnes morales. Domiciliées ou non en ses locaux, certaines y organisent de manière régulière dans le mois des permanences d'accueil ou de discussion.

Diversité[modifier | modifier le code]

Les associations représentent la diversité des identités, des attentes et des intérêts des personnes LGBT : Liste complète

Rôle au sein du Centre LGBT Paris-ÎDF[modifier | modifier le code]

Participation au conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Les associations membres sont représentées au conseil d'administration (CA) par huit d'entre elles : FSGL, l’Ardhis, l’ANT, Flag !, Le Mag, SOS homophobie, Cineffable, Bi’cause. Les statuts du centre interdisent l'appartenance à son CA aux associations issues de partis politiques (ex. Gaylib pour l'UMP, Centr'égaux pour le MoDem, HES pour le Parti socialiste).

Participation aux activités[modifier | modifier le code]
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Le second rôle est celui de représentation de la diversité. Celle-ci permet notamment d'élargir les activités d'accueil du Centre à ses associations membres, souvent plus aptes à répondre aux questions et attentes des usagers. Cet aspect est à double sens : les associations qui le désirent organisent sur place, de façon régulière, des accueils, profitant ainsi de la structure du Centre et de ses ressources propres.

Le partenariat entre associations et Centre se renforce autour de trois points :

  • le relais dans la lutte contre les IST, le sida, et les diverses préventions ;
  • la mutualisation des forces d'information et de soutien, permettant un réel réseau de ressources communes ;
  • la lutte contre les discriminations et les exclusions.

Services au public[modifier | modifier le code]

Le Centre est un lieu d'accueil en Île-de-France des populations LGBT et d'information sur la vie LGBT, notamment en région Île-de-France. Ses missions propres sont organisées essentiellement par des bénévoles qui assurent l’accueil du public et répondent aux questions des visiteurs après une formation adéquate.

Outre la redirection vers les associations ou structures plus aptes à aider des usagers, le Centre informe sur des sujets allant de la santé à la culture en passant par des préoccupations plus sociales voire juridiques.

Permanences de soutien[modifier | modifier le code]

Le Centre propose gratuitement des permanences régulières assurées par des professionnels de façon bénévole. Ces activités ont pour but de conseiller et de permettre des démarches, souvent en redirigeant les usagers vers des services ou personnes extérieures. On compte les permanences :

  • juridiques qui abordent le droit de la famille, du travail, de la santé, des étrangers, etc. ;
  • sociales qui informent sur les droits, aident à la mise en œuvre de démarches, etc. ;
  • d'aide au retour à l'emploi pour la rédaction de CV, les conseils dans la recherche d'emploi dans la préparation de rendez-vous, etc. ;
  • de soutien psychologique, notamment avec un groupe de parole sur les violences au sein du couple.

Chacune de ces activités peut fonctionner avec les autres - un usager de la permanence juridique peut être dirigé vers les psychologues qui peuvent eux-mêmes faire appel à la permanence sociale.

Santé et prévention[modifier | modifier le code]

Le Centre est un relais de prévention médicale contre les MST-IST, grâce à un financement public, notamment du GRSP ou de Sidaction. Les aspects de prévention abordés concernent aussi les problématiques de dépendance (alcool, tabac, drogues), d'hygiène de vie, mais aussi de problématiques d'accès aux soins : gynécologiques pour les lesbiennes et femmes bisexuelles, médecin traitant ou dentistes pour les séropositifs, et plus généralement praticiens non discriminants. Dans un registre moins médical, c'est aussi au travers de cette activité que sont abordées les problématiques de sexualité, de bien-être. La synergie entre cette activité et les permanences de soutien est assez forte.

Cette activité de prévention s’appuie sur :

  • la mise à disposition de brochures et prospectus d’information,
  • la distribution gratuite de préservatifs,
  • l’organisation de séminaires et de débats,
  • le partenariat avec un CDAG de la Croix-Rouge qui se déplace au Centre,
  • la permanence hebdomadaire des bénévoles du pôle santé

Culture[modifier | modifier le code]

Le Centre met aussi en valeur[non neutre] les cultures LGBT au travers d'activités allant du partenariat avec des spectacles vivants à la gestion d'une bibliothèque thématique en passant par des expositions régulières d'artistes ou sur des thèmes LGBT.

Une exposition par mois est prévue[pas clair] dans les locaux, toujours en lien avec les thématiques LGBT ou l'actualité : une exposition ayant pour thématique l'homophobie en mai (17 mai[Quand ?] : Journée mondiale de lutte contre l'homophobie) ou une autre ayant pour thématique le Sida en décembre (1er décembre[Quand ?] : journée internationale de lutte contre le Sida). Les expositions peuvent aussi bien concerner la photographie, la peinture que la sculpture.

Bibliothèque Jean-Le-Bitoux[modifier | modifier le code]

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Au premier étage du Centre LGBT Paris-ÎDF, la bibliothèque Jean-Le-Bitoux rassemble et met gratuitement à disposition (consultation et prêt) un fonds de près de 10 000 documents relatifs à l’homosexualité, la bisexualité et la transidentité ainsi que des œuvres de fiction à thématiques ou d’auteurs LGBT.

Les étudiants et les chercheurs peuvent ainsi se documenter au travers d'ouvrages peu référencés ailleurs. De nombreuses revues, uniquement disponibles en consultation, sont elles aussi disponibles.

Le fonds documentaire a dû être trié afin d'alléger la quantité de références, privilégiant les œuvres rares, les études, les essais, les livres de références artistiques et les bandes dessinées aux romans trouvables en bibliothèques généralistes.

Égalité des droits et lutte contre l'homophobie[modifier | modifier le code]

Le Centre LGBT Paris-ÎDF milite pour « l’égalité des droits, personnels et sociaux, des gays, lesbiennes, bisexuel(le)s et trans ». Cette action se concentre sur les exclusions ou discriminations, sociales ou professionnelles, fondées sur l’orientation, l’identité ou les pratiques sexuelles. Le Centre soutient la création d’associations professionnelles contre l’homophobie au travail (3HVP, Gare, Energay ou Homobus par exemple). En lien avec le Centre, l’association SOS Homophobie tient un standard téléphonique d’écoute pour les victimes d’actes homophobes et leur apporte des conseils en respectant l’anonymat. Cette action permet aussi de dresser un état annuel de l’homophobie en France qui prend la forme d’un rapport transmis au gouvernement.

Le Centre aujourd'hui[modifier | modifier le code]

L'équipe[modifier | modifier le code]

Une équipe d'environ 70 bénévoles permet de faire fonctionner le Centre LGBT de Paris-Île-de-France. Organisés en pôles (accueil, culture, santé, etc.) et en permanences (juridique, psychologique, santé, social), les bénévoles (appelés volontaires) accueillent le public et organisent les manifestations auxquelles prend part le Centre en tant que personne morale.

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

En tant qu'association « loi 1901 », le Centre est doté d'un conseil d'administration élu par une assemblée générale, et d'un bureau issu de ce conseil. Les membres de ces deux groupes sont :

Autres membres du conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Didier Eribon, Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes, Larousse,‎ , 548 p. ([2-03-505164-9 lire en ligne]), P.102
  2. http://a06.apps.paris.fr/a06/jsp/site/plugins/odjcp/DoDownload.jsp?id_entite=20931&id_type_entite=6
  3. Notice de la publication sur le site de la Bibliothèque Nationale Française http://catalogue.bnf.fr/servlet/biblio?idNoeud=1&ID=34522179&SN1=0&SN2=0&host=catalogue

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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