LGBT à Paris

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Le Marais, Paris.

Paris regroupe une communauté LGBTQ active : dans les années 1990, 46 %[réf. souhaitée] des hommes homosexuels du pays y vivent[pertinence contestée]. En 2004, Paris compte 140 bars, clubs, hôtels, restaurants, magasins et autres commerces LGBT.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution française[modifier | modifier le code]

Caricature du Chevalier d'Éon vêtue à moitié d'habits de femmes, à moitié d'habits d'hommes.

La réputation de Paris en tant que centre de la vie LGBTQ remonte au Moyen Âge ;un poète du XIIe siècle décrit la ville comme repaire du « vice de Sodome »[réf. souhaitée] . À l’époque, des Parisiens sont régulièrement condamnés et parfois exécutés pour s'être livrés à la sodomie et à d'autres activités homosexuelles. L'historien Maurice Lever note qu'au XVIIIe siècle, diverses sous-cultures s'étaient développées en un « monde homosexuel » à Paris, « avec sa propre langue, ses règles, ses codes, ses rivalités et ses clans ». Il existe également des preuves historiques que des relations lesbiennes ont eu lieu parmi les aristocrates et les prostituées de la ville[1].

Parmi l'aristocratie masculine du XVIIe siècle, Philippe d'Orléans et Louis Joseph de Vendôme sont connus pour avoir des relations avec les hommes. Les écrivains Henri-Lambert de Thibouville et Charles de Villette, tous deux des amis de Voltaire, sont homosexuels. Mademoiselle Raucourt est une actrice populaire du XVIIIe siècle, jusqu'à ce que ses liaisons homosexuelles scandalisent Paris et marquent la fin de sa carrière[2].

Jean Diot et Bruno Lenoir sont brûlés vifs devant l'Hôtel de Ville en 1750 pour être homosexuels ; ils sont les derniers Français condamnés à mort pour homosexualité. Ils sont commémorés par une pierre à l'intersection de la rue Montorgueil et de la rue Bachaumont, là où ils ont été arrêtés[3].

Le Chevalier d'Éon, diplomate et espion français, est connue sous sa forme masculine pendant 49 ans, tout en infiltrant la cour de l'impératrice Elisabeth de Russie sous apparence féminine. À partir de 1777 et pour les 33 ans qui suivent, il vit comme une femme. Son personnage fait l’objet de la chanson Sans contrefaçon de Mylène Farmer, qui fait également référence à la populaire icône lesbienne Eva Kotchever[4] qui se travestit en homme au Dôme Café avant la Seconde Guerre mondiale et meurt à Auschwitz[5],[6].

Révolution française à la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Révolution française dépénalise la sodomie en 1791. L'essor économique de la Belle Époque à la fin du XIXe et au début du XXe siècle vaut à Paris une réputation de capitale bohème et érotique de l'Occident, ce qui a permis aux cultures queer de s'épanouir à Paris. Un réseau de lieux encore relativement souterrains pour les personnes LGBT émerge, notamment des salons, des bars, des cafés et des bains publics, en particulier à Montmartre et aux Halles[1]. Les hommes gays se retrouvent également dans les jardins du Carrousel du Louvre, le long des Champs-Élysées ou encore près de la Bourse[3].

Natalie Barney (à gauche), ici avec Janet Flanner et Djuna Barnes, est l'une des lesbiennes qui ont accueilli des salons artistiques à Paris.

Les lesbiennes et les femmes bisexuelles en particulier gagnent en visibilité, à la fois dans la sphère publique et dans les œuvres culturelles. Paris contient des bars, des restaurants et des cafés fréquentés et détenus par des lesbiennes, tels que Le Hanneton et Le Rat Mort. Les salons privés du début du vingtième siècle, comme ceux organisés par les américaines Nathalie Barney et Gertrude Stein, attirent des artistes et écrivains de l'époque. La courtisane Liane de Pougy publie en 1901 un roman à succès basé sur son histoire avec Barney, intitulé L'Idylle Saphique. L’écrivaine Colette et son amante Mathilde de Morny jouent des scènes théâtrales lesbiennes dans des cabarets parisiens, finissant censurées. Les guides touristiques de l’époque mentionnent des salons, cafés et restaurants lesbiens, ainsi que des mentions de maisons de prostitution réservées aux lesbiennes[7],[8]. Toulouse-Lautrec dépeint des artistes lesbiennes et bisexuelles parisiennes dans plusieurs de ses peintures, telles que les danseuses Louise Weber, Jane Avril et May Milton, et le clown Cha-U-Kao[9],[10],[11] .

Tamagne estime qu'à partir du XIXe siècle, Paris devient un centre mondial de la culture LGBT. Oscar Wilde passe ses dernières années dans un hôtel à Paris, où il se lie d'amitié avec André Gide, lui aussi homosexuel[12],[13]. Paul Verlaine, qui avait eu une relation intense avec le poète Arthur Rimbaud, fréquente les cafés parisiens à la fin de sa vie[14]. Jean Cocteau est un membre important de la société intellectuelle et artistique de Paris au début du XXe siècle[15].

À l'ère du jazz, dans les années 1920, le travestissement devient un passe-temps reconnu, Le Monocle étant un endroit populaire pour les femmes en smoking et Clair de Lune, Chez Ma Cousine, La Petite Chaumière et d'autres clubs attirant des hommes en tenue masculine et féminine[16]. Au début du XXe siècle, Paris est considérée comme une capitale LGBTQ, même si Amsterdam, Berlin et Londres ont plus de lieux de rencontre et d'organisations dédiées ; cela est dû à la visibilité des personnalités queer et de leurs quartiers[17]. Lorsque les nazis répriment les homosexuels à Berlin dans les années 1930, Paris absorbe les réfugiés ; les populations LGBT de Paris se rapprochent des groupes de migrants, de certains groupes criminels et d'autres groupes marginalisés[18].

Depuis la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant l'occupation nazie de la France pendant la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement français augmente l’âge du consentement sexuel de 13 à 15 ans pour les personnes hétérosexuelles et à 21 ans pour les relations homosexuelles. Cette loi sur le consentement homosexuel est maintenue après la guerre, puis abaissée à 18 ans en 1974 et à 15 en 1982. Les sanctions pour la pratique « contre nature » d'actes homosexuels avec des mineurs sont une amende et une peine de prison allant de six mois à trois ans[19],[20],[21].

Paris conserve son image de capitale LGBT après la fin de la Seconde Guerre mondiale[17]. Dans les années 1940, Jean Genet, vagabond, prostitué et petit criminel, publie cinq romans autobiographiques explicites, qui sont apprécié par des grands artistes français[22]. Les artistes et écrivains LGBT étrangers continuent à visiter Paris, et le roman de 1956 de James Baldwin sur l'homosexualité, La Chambre de Giovanni, est basé sur le temps qu'il a passé à Paris.

Jean Genet, dont les romans présentaient des thèmes homosexuels, a été largement acclamé sur la scène littéraire parisienne.

Dans les années 1950 et 1960, la police et les autorités tolèrent les homosexuels tant que leur comportement reste privé[18]. L'Association Arcadie, première organisation homosexuelle en France, et la revue du même nom sont créées à Paris en 1954 par André Baudry, avec l'aide de Jean Cocteau et Roger Peyrefitte. Baudry est arrêté et doit payer une amende pour « indécence » en 1955. En 1960, une loi sur l'outrage public à la pudeur est instituée, ce qui augmente le harcèlement policier contre les personnes LGBT[23],[24]. Dans les années 1960, les hommes homosexuels sont plus harcelés par la police que les lesbiennes. Entre les années 1953 et 1978, le nombre annuel de femmes condamnées pour homosexualité varie entre un et douze[25],[26].

La police n'autorise pas les hommes cisgenres à se travestir, mais les femmes trans peuvent toujours participer aux cabarets[18]. Des descentes dans des bars gays ont eu lieu dans les années 1950 et 1960, parfois avec la coopération des patrons. Les lesbiennes tendent à préférer les salons privés aux bars gay[25]; celles qui fréquentent les bars sont souvent issues de la classe ouvrière, les autres ne souhaitant pas nuire à leur réputation[26]. Chez Moune, ouvert en 1936, et New Moon sont des cabarets lesbiens du XXe siècle situés Place Pigalle ; tous deux se sont convertis en discothèques mixtes au XXIe siècle[27],[28].

À la suite des soulèvements étudiants et ouvriers de mai 1968 et de la montée du féminisme, en 1971, le Front homosexuel d'action révolutionnaire est créé. L'historien Julian Jackson définit la création de ce groupe comme le « Stonewall » de l'histoire LGBT française[29]. Certaines lesbiennes, dont l'autrice Monique Wittig, ont fini par se séparer du Front pour former Les Gouines Rouges.

Dans les années 1970, les dossiers de la police sur les personnes homosexuelle sont détruits et de nombreuses lois de répression des comportements des personnes LGBTQ sont abrogées[26].

La montée du sida cause une nouvelle vague d'activisme à Paris à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Les historiens aient noté que l'universalisme français traditionnel est parfois en conflit avec la politique identitaire à l'américaine des mouvements politiques LGBT français[30].

En 2011, une étude relève une forte inégalité, les lieux de socialisation lesbiens étant beaucoup moins nombreux que les lieux gays[31].

Lorsque le mariage entre personnes de même sexe en France est légalisé pour les couples LGBT français en 2013, il est accueilli avec hostilité par certains Parisiens, qui répliquent avec La Manif pour tous. Une majorité de Français soutiennent cependant le mariage homosexuel[32] et en 2013, 77% des Français considèrent que l'homosexualité devrait être acceptée par la société, l'un des taux les plus élevés au monde[33].

Florence Tamagne écrit en 2014 que Paris « rivalise avec Berlin pour le titre de capitale LGBT de l'Europe, et se classe seulement deuxième derrière New York pour le titre de capitale LGBT du monde »[17]. Paris compte les seuls quartiers gays officiels de France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Marais, où des zones sont officiellement nommés en mémoire des leaders LGBT et des événements tels que la place Harvey Milk, le jardin Mark Ashton ou la place des Émeutes de Stonewall[34], est l'actuel quartier gay de Paris[35] ; au début du XXe siècle, Montmartre et Pigalle sont aussi des lieux de rencontre de la communauté LGBT[17].

Dans les années 1950, le lieu de rencontre classique des personnes LGBT s'est déplacé à Saint-Germain-des-Prés[36]. Pour les hommes gay, la rue Sainte-Anne est populaire dans les années 1960 et 1970[3].

Plaque d’hommage à Gilbert Baker, Place des Émeutes-de-Stonewall, dans le quartier du Marais.

Économie[modifier | modifier le code]

Les Mots à la Bouche.

Les entreprises LGBT à Paris comprennent des bars, des clubs, des restaurants et des magasins. Stéphane Leroy précise que 70 % de ces commerces sont situés dans les quatre premiers arrondissements de la ville, et 40 % sont dans le Marais[37].

Médias[modifier | modifier le code]

Le magazine lesbien La Dixième Muse et les magazines masculins gays Têtu et Préf sont domiciliés à Paris[38].

Les publications historiques incluent Juventus, qui a été publiée en 1959 de mai à novembre, et Arcadie[25].

Politique[modifier | modifier le code]

Bertrand Delanoë est le premier maire de Paris ouvertement homosexuel.

En octobre 1966, Coutrot, un conseiller socialiste, affirme que les comportements LGBT nuisent à l'image internationale de Paris et au tourisme[26]. En mai de l'année suivante, Édouard Frédéric-Dupont, conseiller conservateur, demande à la police d'augmenter les niveaux de surveillance dans un quartier délimité par le boulevard Raspail et la place Saint-Germain-des-Prés, ce qui mène à de nombreuses arrestations[25].

En 2002, le socialiste Bertrand Delanoë devient la première personne ouvertement homosexuelle à être élue maire de Paris. Il est poignardé la même année lors de la Nuit Blanche, alors qu'il se mêle au public. Son agresseur déclare à la police qu'il déteste « les politiciens, le Parti socialiste et les homosexuels »[39],[40].

Loisirs[modifier | modifier le code]

À Paris, parmi les premiers lieux de nuit lesbiens créés depuis l'entre-deux-guerres, on compte : La vie parisienne fondé par Suzy Solidor en 1932 au no 12 rue Sainte-Anne, L'Heureuse Galère au no 32 de la même rue par Sidonie Baba ou encore Chez Jane Stick au no 70 rue de Ponthieu. On parle surtout à l'époque de « clubs féminins ». Au début des années 1930, on peut aussi citer Le Bœuf sur le toit, fréquenté par plusieurs artistes interlopes et homosexuels comme Jean Cocteau, O'dett, Sidonie Baba, Jane Stick ou encore Yvonne George. La première discothèque lesbienne de la ville est historiquement le Katmandou, en 1969[41], situé 21 rue du Vieux-Colombier.

À partir des années 1950, 61 rue du Château-d'Eau, le discret groupe homosexuel Arcadie organise des activités culturelles chaque mercredi et un bal chaque dimanche[42],[43].

Dans les années 1960, le cœur de la vie homosexuelle parisienne est le quartier Saint-Germain-des-Prés, notamment avec Le Fiacre ou encore le Café de Flore. Gérald Nanty fonde sa première boîte de nuit Le Nuage, à côté de la rue du Dragon. On peut aussi citer Les Camionneurs, un lieu de rendez-vous situé à proximité de la place Dauphine[44]. L'épicentre de la vie festive gay se déplace ensuite rive droite, dans le quartier de l'Opéra et à Palais-Royal. Dans les années 1970-1980, on compte plusieurs boîtes de nuit branchées prisées par la clientèle homosexuelle, comme Le Sept, rue Sainte-Anne, ou Le Palace. À la fin des années 1970, la capitale compte par ailleurs 86 lieux de rencontre homosexuelles et 65 saunas gays[45]. Le jardin des Tuileries ou ceux du Sacré-Cœur sont aussi des lieux de drague nocturnes prisés, malgré la répression policière[46]. De la rue Saint-Anne, on observe enfin progressivement un glissement plus à l'ouest vers Le Marais, actuel principal quartier homosexuel de la capitale, où un premier bar gay s'implante rue du Plâtre en 1979[47]. Dans les années 2000, on peut citer comme boîtes gays Le Queen ou Le Tango.

La Marche des fiertés LGBT Paris a lieu chaque année[48].

Religion[modifier | modifier le code]

En 2012, Ludovic-Mohamed Zahed déclare vouloir ouvrir une mosquée LGBT-friendly à Paris[49]. Il prévoit d'ouvrir la mosquée dans un ancien temple bouddhiste dans l'est de Paris[50]. La mosquée ouvre ses portes en 2012. Le directeur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, déclare qu'il n'est pas possible d'avoir une mosquée LGBT-friendly qui respecte les règles de l'Islam.

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Le livre Bel de nuit, Gérald Nanty (2007) d'Élisabeth Quin raconte notamment les nuits homosexuelles parisiennes des années 1960-1980.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Farmer, « Paris », sur GLBTQ Archive (consulté le )
  2. Chisholm, Hugh, ed. (1911). "Raucourt, Mlle". Encyclopædia Britannica (11th ed.). Cambridge University Press.
  3. a b et c « Ten things you didn't know about gay Paris »,
  4. (en-US) « LGBTQ History: MacDougal Street », Village Preservation, (consulté le )
  5. (en) Gattuso, « The Founder of America's Earliest Lesbian Bar Was Deported for Obscenity », Atlas Obscura, (consulté le )
  6. Simon Burrows, Russell Goulbourne, Jonathan Conlin et Valerie Mainz, The Chevalier d'Éon and his worlds: gender, espionage and politics in the eighteenth century, Continuum, , 272 pages p. (ISBN 9780826422781, lire en ligne)
  7. Nicole G. Albert, "De la topographie invisible à l'espace public et littéraire :les lieux de plaisir lesbien dans le Paris de la Belle Époque" Revue d’histoire moderne et contemporaine 2006 /4 (no 53-4)
  8. Stéphanie Bee, « Montmartre fin de siècle un repaire de lesbiennes », sur Univers-L, (consulté le )
  9. « Archived copy » [archive du ] (consulté le )
  10. « Flânerie and the Lesbian Gaze: FemaleSpectatorship in the Work of Toulouse-Lautrec » (consulté le )
  11. « Montmartre fin de siècle un repaire de lesbiennes »,
  12. Out of the past, Gay and Lesbian History from 1869 to the present (Miller 1995:87)
  13. « Decadence and despair in Oscar Wilde's Paris »
  14. « Le Nouvelliste - Paul Verlaine, le poète homosexuel »
  15. « Jean Cocteau and Jean Marais, the First Modern Gay Couple »
  16. « Queer Paris »
  17. a b c et d Tamagne, p. 240.
  18. a b et c Tamagne, p. 242.
  19. Ordonnance 45–190 du Gouvernement provisoire de la République française).
  20. Sibalis, « Homophobia, Vichy France, and the "Crime of Homosexuality": The Origins of the Ordinance of 6 August 1942 », GLQ: A Journal of Lesbian and Gay Studies, vol. 8, no 3,‎ , p. 301–318 (DOI 10.1215/10642684-8-3-301, lire en ligne)
  21. S. Gunther Springer, The Elastic Closet: A History of Homosexuality in France, 1942-present, Nov 12, 2008, p. 28
  22. Mel Gussow, « Jean Genet, the Playwright, Dies at 75 », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  23. Olivier Jablonski, « 1960 sous amendement Mirguet », Semgai.free.fr (consulté le )
  24. « Constitution Du 4 Octobbre 1958 », Archives.assemblee-nationale.fr (consulté le )
  25. a b c et d Tamagne, p. 243.
  26. a b c et d Tamagne, p. 244.
  27. Laurent Jézéquel, "New Moon : comment un cabaret de Pigalle est devenu le QG du rock alternatif", Telerama Publié le 05/10/2015. Mis à jour le 07/10/2015 à 18h59.
  28. « A lire : Chez Moune, chic lesbien et lutte des classes », Barbi(e)turix !! (consulté le )
  29. Julian Jackson, Living in Arcadia: Homosexuality, Politics, and Morality in France from the Liberation to AIDS, University of Chicago Press, Dec 15, 2009
  30. Barry D. Adam, Jan Willem Duyvendak, Andre Krouwel, The Global Emergence of Gay and Lesbian Politics: National Imprints of a Worldwide Movement, Temple University Press, Mar 16, 2009, p. 186
  31. Nadine Cattan et Anne Clerval, « Un droit à la ville ? Réseaux virtuels et centralités éphémères des lesbiennes à Paris », Justice spatiale - Spatial justice, vol. 3,‎ , http://www.jssj.org/article/un (lire en ligne, consulté le )
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  33. « The 20 most and least gay-friendly countries in the world », GlobalPost, (consulté le )
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]