STOP Homophobie

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STOP Homophobie
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Loi de 1901
But Lutte pour la cause LGBTQI+
Zone d’influence France
Monde francophone
Fondation
Fondation
Identité
Siège Paris, Drapeau de la France France
Méthode Éducation, information, et sensibilisation du public et des médias
Aide aux victimes
Slogan Pas besoin d'être homosexuel pour défendre les droits LGBT+ : il suffit d'être Humain !
Site web www.stophomophobie.com

STOP homophobie [1] est une association française (loi 1901), reconnue d'intérêt général, qui vise statutairement à lutter contre les discriminations liées au sexe, au genre, à l’orientation sexuelle et/ou à l’état de santé résultant de l’infection par une maladie sexuellement transmissible, en particulier par le VIH [2],[3]

A ce titre, STOP homophobie est habilitée à exercer les droits de la partie civile contre les auteurs d'infractions à caractère homophobe et transphobe.

Depuis sa création, l'association propose un accompagnement social et psychologique immédiat des victimes de LGBTQIphobie (haine anti-lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, queers et intersexes), avec prise en charge et suivi des démarches pour les plaintes. L’association assure aussi une médiation avec des avocats spécialisés.

En place depuis 2012, nos interfaces d'écoute sont actifs 24h/24, 7j/7 et une cellule web veille sur les réseaux sociaux en temps réel. Notre équipe mène également des activités d'animation de terrain, des interventions en milieu scolaire (IMS) et professionnel.

Le service presse produit des contenus visant à sensibiliser le grand public et les médias à la cause LGBTQI, avec une ligne éditoriale engagée grâce aux contributions et la participation de nos membres, bénévoles ou journalistes spécialisés.


Information, prévention, aide aux victimes[modifier | modifier le code]

Interface d'écoute[modifier | modifier le code]

STOP homophobie a mis en place un dispositif d’écoute depuis 2012, qui fonctionne 24h/24 et 7J/J. La ligne est gérée par des membres et bénévoles, pour la majorité des professionnels de santé et avocats.

Surveillance Internet[modifier | modifier le code]

STOP Homophobie veille en temps réel sur les réseaux sociaux et Internet. Une cellule active recense tous les contenus litigieux [4] notamment LGBTQIphobes.

Soutien des victimes[modifier | modifier le code]

STOP homophobie propose un accompagnement psychologique et juridique des victimes de LGBTQIphobies. L’association accueille les personnes en situation d’urgence dans ses locaux et assure le suivi de leurs démarches, dans les commissariats notamment afin de porter plainte.

Sensibilisation[modifier | modifier le code]

STOP homophobie gère depuis 2010, une cellule presse[5] qui produit des contenus visant à sensibiliser le grand public et les médias à la cause LGBTQI, avec une ligne éditoriale engagée grâce aux contributions et la participation de nos membres, bénévoles ou journalistes spécialisés.

Interventions en milieu scolaire ou professionnel[modifier | modifier le code]

STOP Homophobie organise des ateliers et intervient depuis 2017 dans des établissements scolaires pour sensibiliser tous les publics aux discriminations anti-LGBTQI, dispositifs de lutte, prévention des conséquences, réflexion sur les comportements et respect de la personne humaine.


Actions judiciaires[modifier | modifier le code]

STOP homophobie mène en lien avec plusieurs autres organismes des combats judiciaires sur le plus long terme, pour lutter contre les discriminations subies par toutes les personnes LGBT+.

En , l'association a ainsi déposé plainte pour « génocide » [6] devant la Cour pénale internationale [7] contre Ramzan Kadyrov, président de Tchétchénie, après les révélations d’une vague de persécutions ciblées contre les homosexuels dans la région. Stop Homophobie a par ailleurs interpellé les autorités françaises et européennes sur la situation, afin qu’elle fasse pression diplomatiquement sur la Fédération de Russie, dont fait partie la République de Tchétchénie. Le , quinze Etats, dont la France, les Etats-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ont mis en demeure la Russie [8] de s’expliquer, dans le cadre du mécanisme de Vienne [9] de l’OSCE. [10]

En 2017 toujours, STOP homophobie a saisi le Conseil d'État [11], afin de faire annuler l'arrêté du Ministre de la Santé [12] interdisant aux hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes de donner leur sang, sauf s’ils déclarent une abstinence d’un an [13] et pour demander la levée de l'interdiction de certaines opérations et soins funéraires [14] pour les défunts porteurs du VIH.

International[modifier | modifier le code]

Les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, queers et intersexes (LGBTQI) continuent d’être pénalisées dans plus de 70 États. Une dizaine condamne encore les homosexuels à la peine de mort. STOP homophobie milite depuis sa création pour une décriminalisation universelle.

« Toutes les personnes doivent pouvoir bénéficier de la même protection de leurs droits, sans discrimination, dans le respect des droits de l’Homme tels que reconnus dans les textes internationaux. »

L'association a donc consolidé son maillage avec des antennes ou référents en Afrique, en Europe, aux États-Unis et au Canada (Montréal).

STOP homophobie est en outre membre de l'organisation ILGA (International lesbian, gay, bisexual, trans and intersex association).

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « STOP HOMOPHOBIE », sur Association STOP HOMOPHOBIE | Information - Prévention - Aide aux victimes (consulté le 31 mai 2019)
  2. « Présentation », sur STOP homophobie, Cause LGBT+
  3. « Blog »
  4. « Contenus litigieux », sur Association STOP HOMOPHOBIE | Information - Prévention - Aide aux victimes (consulté le 31 mai 2019)
  5. « Archives des Stop Homophobie », sur Association STOP HOMOPHOBIE | Information - Prévention - Aide aux victimes (consulté le 31 mai 2019)
  6. « Plainte pour génocide contre Ramzan Kadyrov »
  7. « Homophobie en Tchétchénie : «La plainte oblige la Cour pénale internationale à des vérifications» », sur Libération.fr, (consulté le 31 mai 2019)
  8. « Tchétchénie : 15 Etats mettent en demeure la Russie de s’expliquer sur les exactions homophobes », sur Mousse (consulté le 31 mai 2019)
  9. « Human dimension mechanisms | OSCE », sur www.osce.org (consulté le 31 mai 2019)
  10. « Organization for Security and Co-operation in Europe | OSCE », sur www.osce.org (consulté le 31 mai 2019)
  11. Le Conseil d'État, « Conseil d'État, 28 décembre 2017, M. C, Association Mousse et autres », sur Conseil d'État (consulté le 31 mai 2019)
  12. Stop Homophobie, « Don de sang des gays : Cinq associations LGBT demandent l'abrogation de l'arrêté fixant les critères de sélection », sur Association STOP HOMOPHOBIE | Information - Prévention - Aide aux victimes, (consulté le 31 mai 2019)
  13. Stop Homophobie, « Don du sang : quatre associations LGBT saisissent le Conseil d’État pour l’égalité des donneurs », sur Association STOP HOMOPHOBIE | Information - Prévention - Aide aux victimes, (consulté le 31 mai 2019)
  14. Stop Homophobie, « Recours devant le Conseil d’Etat pour autoriser les soins funéraires pour les personnes séropositives au VIH », sur Association STOP HOMOPHOBIE | Information - Prévention - Aide aux victimes, (consulté le 31 mai 2019)

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]