Canton de La Tremblade

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Canton de La Tremblade
Canton de La Tremblade
Situation du canton de La Tremblade dans le département de Charente-Maritime.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement(s) Rochefort
Bureau centralisateur La Tremblade
Conseillers
départementaux
Fabienne Aucouturier
Jean-Pierre Tallieu
2015-2021
Code canton 17 26
Histoire de la division
Création 1802[1]
Modification 22 mars 2015[2]
Démographie
Population 22 804 hab. (2017)
Densité 106 hab./km2
Géographie
Superficie 215,32 km2
Subdivisions
Communes 9

Le canton de Tremblade est une division administrative française située dans le département de la Charente-Maritime et la région Nouvelle-Aquitaine.

À la suite du redécoupage cantonal de 2014, les limites territoriales du canton sont remaniées. Le nombre de communes du canton passe de 6 à 9.

Regroupant de nombreuses communes du « secteur nord » du Pays Royannais, le canton de La Tremblade s’étend sur une partie de la presqu'île d'Arvert. Ses voisins sont les cantons de Royan au sud-est, de Marennes au nord-est et de l'Île d'Oléron au nord-ouest, tous appartenant à l’arrondissement de Rochefort. Son chef-lieu est la ville de La Tremblade, au centre d’une conurbation de plus de 10 000 habitants.

Le canton s'organise autour de plusieurs pôles d'équilibre qui sont, outre La Tremblade et son agglomération (Arvert, Étaules et Chaillevette), Saint-Palais-sur-Mer et Breuillet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un nouveau découpage territorial de la Charente-Maritime entrera en vigueur en mars 2015, défini par le décret du 27 février 2014[2], en application des lois du (loi organique 2013-402 et loi 2013-403)[3]. Les conseillers départementaux sont, à compter de ces élections, élus au scrutin majoritaire binominal mixte. Les électeurs de chaque canton éliront au Conseil départemental, nouvelle appellation du Conseil général, deux membres de sexe différent, qui se présenteront en binôme de candidats. Les conseillers départementaux seront élus pour 6 ans au scrutin binominal majoritaire à deux tours, l'accès au second tour nécessitant 12,5 % des inscrits au 1er tour. En outre la totalité des conseillers départementaux sera renouvelée. Ce nouveau mode de scrutin nécessite un redécoupage des cantons dont le nombre sera divisé par deux avec arrondi à l'unité impaire supérieure si ce nombre n'est pas entier impair, assorti de conditions de seuils minimaux[4]. En Charente-Maritime, le nombre de cantons passe ainsi de 51 à 27. Le nombre de communes du canton de La Tremblade passera de 6 à 9. Le nouveau canton sera formé de communes des anciens cantons de Royan-Ouest et de La Tremblade.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce canton est organisé autour de La Tremblade dans l'arrondissement de Rochefort. Son altitude varie de 0 m (Arvert) à 56 m (La Tremblade) pour une altitude moyenne de 15 m.

Le canton de La Tremblade occupe une situation privilégiée entre l’estuaire de la Seudre (bassin ostréicole de Marennes-Oléron, premier producteur d’huîtres au niveau européen), l’embouchure de la Gironde (plages de la Côte de Beauté à Saint-Palais-sur-Mer et La Palmyre) et l’océan Atlantique (plages et spots de surf de la Côte Sauvage). Il se compose principalement de cinq grandes unités paysagères : de grands espaces dunaires, entièrement boisés, des marais doux, des marais salés à dominante ostréicole, des champagnes agricoles et des espaces artificialisés correspondant aux villes et villages et à leurs périphéries (zones commerciales).

C’est dans les parties nord et ouest du territoire cantonal que sont situés les grands espaces dunaires, jadis tant redoutés des anciens. Ces parties du territoire ont présenté jusqu’au début du XIXe siècle un visage désertique, presque saharien, à l’instar du reste du littoral aquitain. Portées par les vents dominants d’ouest, les dunes « marchaient » et engloutissaient progressivement les terres arables. C’est pour contrer ce fléau que furent plantées les grandes pinèdes de la Coubre et des Combots d’Ansoine, qui sont aujourd’hui les principaux « poumons verts » de l’agglomération royannaise. La trace des grandes dunes est toujours perceptible, notamment dans la partie nord de la forêt (le point culminant de la presqu’île d’Arvert, le Gardour, y est situé) mais aussi en bordure du quartier de Lafond, à Saint-Augustin. La forêt communale d'Arvert (en réalité aux Mathes : elle doit son nom à l'ancienne baronnie d'Arvert et non à la commune d'Arvert) est un des rares témoignages de la forêt originelle, antérieure à la plantation des grandes pinèdes du XIXe siècle.

En marge des forêts, de vastes marais arrière-littoraux formaient autrefois un golfe marin (le Barbareu). Les marais de Saint-Augustin en sont le principal souvenir. Cet espace palustre d’une grande richesse est aujourd’hui protégé. Il se prolonge par quelques maigres champagnes agricoles (plaine d’Arvert ou des Mathes), puis par un plateau s’élevant à une trentaine de mètres au-dessus du niveau de la mer, où se concentre l’habitat et plus particulièrement les villes d’Étaules, d’Arvert et de La Tremblade.

Véritable marqueur identitaire, le marais salé ou marais de la Seudre s’étend entre le plateau et l’estuaire de la Seudre. Appartenant au bassin ostréicole de Marennes-Oléron, on y élève l’huître plate depuis des siècles, dans des casiers appelés « claires ». De grandes étendues couvertes d’herbes et de roseaux, traversées de « ruissons » et ponctuées de cabanes en bois et de petits ports (port de La Grève, d'Orivol, ou de Chatressac et Chaillevette) y constituent un paysage labyrinthique caractéristique, qui se retrouve des deux côtés de la Seudre.

Économie[modifier | modifier le code]

La plupart des communes du canton sont tournées vers l’ostréiculture, mais aussi de plus en plus vers le tourisme et les services. Ainsi, trois stations balnéaires sont situées sur le territoire cantonal : Saint-Palais-sur-Mer, dans la proche banlieue de Royan, La Palmyre, dépendance de la commune des Mathes, qui bénéficie de la renommée de son zoo, le plus important parc zoologique privé d’Europe, et Ronce-les-Bains, satellite de La Tremblade,qui tire parti de ses plages abritées faisant face à l’île d’Oléron. Les moyennes et grandes surfaces sont concentrées dans les communes de La Tremblade et d’Arvert, en particulier dans la zone commerciale des Justices, où se trouve le seul hypermarché du canton.

Représentation[modifier | modifier le code]

Représentation avant 2015[modifier | modifier le code]

Liste des conseillers généraux successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1833 1852
(décès)
Pierre Théodore Tolluire   Négociant
Maire de La Tremblade
1852 1871 Jean-Jacques Gabiou   Avocat à Paris et propriétaire à Étaules
1871 1878
(démission)[5]
Léon Elisée
Chevalier
Républicain Médecin
Ancien maire d'Étaules
1878[6] 1889 Frédéric Mestreau Républicain Négociant à Saintes, préfet
Représentant du Peuple (1871) - Sénateur (1885-1891)
1889 1894
(décès)[7]
François-Emmanuel Verneuil[8]   Médecin, maire de La Tremblade (1877-1894)
1894[9] 1923
(décès)
Charles Torchut Républicain
puis Rad.
Avocat, bâtonnier à Marennes
Député (1903-1910)
Maire de Royan (1912-1923)
1923 1924
(décès)
Alfred Pastourel RG Ostréiculteur
Maire de La Tremblade
1925[10] 1941
(démission d'office)[11]
William Bertrand Rad. Avocat
Député (1914-1919 et 1924-1939)
Sénateur (1939-1945)
Sous-secrétaire d’État (1933-1934 et 1937-1938)
Ministre (1934-1936 et 1938)
Révoqué par le Gouvernement de Vichy
1943 1945 Léon Nicolle Rad. Conseiller d'arrondissement, maire des Mathes
Nommé conseiller départemental en 1943[12]
1945 1951 René Baraton SFIO Directeur d'école
Conseiller municipal de La Rochelle (1947-1953)
1951 1958 Abel Besson RPF puis RS Ostréiculteur à La Tremblade
1958 1973
(décès)
Léon Nicolle Rad. Maire des Mathes (1923-1971)
1974 1976 François Franc-Valluet UDR puis SE Maire de La Tremblade
1976 1994 Christian Mandin MRG puis PRG Instituteur - Maire de Saint-Augustin
1994 2015 Jean-Pierre Tallieu RPR
puis DVD puis UDI
Maire de La Tremblade
Président de la Communauté d'agglomération Royan Atlantique

Représentation après 2015[modifier | modifier le code]

Conseillers départementaux successifs
Période élective Mandat Identité Nuance Qualité
2015 2021 2015 en cours Fabienne Aucouturier-Labarrière   DVD Première adjointe au maire de Saint-Palais-sur-Mer
2015 en cours Jean-Pierre Tallieu   UDI Maire de La Tremblade (1992-2017)
Vice-Président du Conseil départemental

À l'issue du 1er tour des élections départementales de 2015, deux binômes sont en ballotage : Fabienne Aucouturier et Jean-Pierre Tallieu (Union de la Droite, 43,54 %) et Stephane Beauvais et Christelle Hénaut (FN, 36,26 %). Le taux de participation est de 50,18 % (9 547 votants sur 19 025 inscrits)[13] contre 50,08 % au niveau départemental[14]et 50,17 % au niveau national[15]. Au second tour, Fabienne Aucouturier et Jean-Pierre Tallieu (Union de la Droite) sont élus avec 61,48 % des suffrages exprimés et un taux de participation de 52,63 % (5 579 voix pour 10 013 votants et 19 025 inscrits)[16].

Composition[modifier | modifier le code]

Composition antérieure à 2015[modifier | modifier le code]

Situation du canton de La Tremblade dans la Charente-Maritime avant 2015.

Le canton de Tremblade regroupait six communes.

Liste des communes du canton avant le redécoupage de 2014
Nom Code
Insee
Code
postal
Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
La Tremblade
(chef-lieu)
17452 17390 69,13 4 743 (2012) 69


Arvert 17021 17530 26,22 3 259 (2012) 124
Chaillevette 17079 17890 10,03 1 467 (2012) 146
Étaules 17155 17750 11,55 2 375 (2012) 206
Les Mathes 17225 17570 34,38 1 741 (2012) 51
Saint-Augustin 17311 17570 18,83 1 297 (2012) 69

Composition à partir de 2015[modifier | modifier le code]

Le nouveau canton de La Tremblade comprend neuf communes entières[2].

Liste des 9 communes du canton de La Tremblade au
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Modifier
La Tremblade
(bureau centralisateur)
17452 CA Royan Atlantique 69,13 4 336 (2017) 63 modifier les donnéesmodifier les données
Arvert 17021 CA Royan Atlantique 26,22 3 448 (2017) 132 modifier les donnéesmodifier les données
Breuillet 17064 CA Royan Atlantique 19,99 2 917 (2017) 146 modifier les donnéesmodifier les données
Chaillevette 17079 CA Royan Atlantique 10,03 1 565 (2017) 156 modifier les donnéesmodifier les données
Étaules 17155 CA Royan Atlantique 11,55 2 475 (2017) 214 modifier les donnéesmodifier les données
Les Mathes 17225 CA Royan Atlantique 34,38 1 974 (2017) 57 modifier les donnéesmodifier les données
Mornac-sur-Seudre 17247 CA Royan Atlantique 9,50 841 (2017) 89 modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Augustin 17311 CA Royan Atlantique 18,83 1 351 (2017) 72 modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Palais-sur-Mer 17380 CA Royan Atlantique 15,69 3 897 (2017) 248 modifier les donnéesmodifier les données
Canton de La Tremblade 1726 215,32 22 804 (2017) 106 modifier les données

Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie avant 2015[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
10 48810 80511 23811 20111 74812 52613 74114 65814 882
(Sources : Base Insee, population sans doubles comptes à partir de 1962[17] puis population municipale à partir de 2006[18])
Histogramme de l'évolution démographique

Démographie depuis 2015[modifier | modifier le code]

En 2017, le canton comptait 22 804 habitants[Note 1].

Évolution de la population  [ modifier ]
2013 2014 2015 2016 2017
22 52422 65922 68522 71522 804
(Sources : Base Insee, population municipale à partir de 2013[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice communale de La Tremblade sur le site de l'EHESS.
  2. a b et c Décret no 2014-269 du 27 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Charente-Maritime.
  3. « Loi no  2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral », JORF no 0114 du 18 mai 2013 p. 8242, (consulté le 29 avril 2014)
  4. Article 4 de la loi du 17 mai 2013 modifiant l'article L 191 -1 du code électoral.
  5. « Journal officiel de la République française », sur Gallica, (consulté le 7 juin 2020).
  6. « Journal officiel de la République française », sur Gallica, (consulté le 7 juin 2020).
  7. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le 7 juin 2020).
  8. http://www.ghcaraibe.org/bul/ghc083/p1667.html
  9. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le 7 juin 2020).
  10. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le 7 juin 2020).
  11. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le 7 juin 2020).
  12. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le 7 juin 2020).
  13. « Résultats du 1er tour pour le canton de La Tremblade », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 25 mars 2015)
  14. « Résultats du 1er tour pour le département de la Charente-Maritime », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 25 mars 2015)
  15. « Résultats du 1er tour pour la France entière », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 23 mars 2015)
  16. « Résultats du second tour pour le canton de La Tremblade », sur le site du Ministère de l'Intérieur (consulté le 31 mars 2015)
  17. Structure de la population du canton de 1968 à l'année de la dernière population légale connue
  18. Fiches Insee - Populations légales du canton pour les années 2006, 2011, 2012
  19. Fiches Insee - Populations légales du canton pour les années 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]