Canton de Saint-Hilaire-de-Villefranche

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Canton de Saint-Hilaire-de-Villefranche
Canton de Saint-Hilaire-de-Villefranche
Situation du canton de Saint-Hilaire-de-Villefranche dans le département de Charente-Maritime.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement(s) Arrondissement de Saint-Jean-d'Angély
Chef-lieu Saint-Hilaire-de-Villefranche
Code canton 17 28
Disparition 2015
Démographie
Population 4 881 hab. (2012)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Superficie 122,75 km2
Subdivisions
Communes 10

Le canton de Saint-Hilaire-de-Villefranche est une ancienne division administrative française située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes.

C'était, après le canton de Tonnay-Boutonne, le canton le moins peuplé de la Charente-Maritime. Situé dans l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély, il faisait partie des quatre cantons du département à recenser moins de 5 000 habitants au recensement de 2006[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le cadre géographique[modifier | modifier le code]

Ce canton est organisé autour de Saint-Hilaire-de-Villefranche dans l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély où le chef-lieu de canton y occupe une situation géographique presque centrale.

Au sud, il est limitrophe de l'arrondissement de Saintes, jouxtant les cantons de Burie et de Saintes-Nord tandis que tous les autres cantons qu'il côtoie appartiennent à l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély.

Ainsi, à l'est. il est au contact du canton de Matha, au nord, il voisine avec celui de Saint-Jean-d'Angély et à l'ouest avec celui de Saint-Savinien.

Par sa superficie, il se situe immédiatement après le canton de Tonnay-Boutonne.

Le cadre physique et naturel[modifier | modifier le code]

L'altitude du canton varie de 13 m, relevée dans la petite commune de La Frédière à 95 m, relevée dans la commune de Saint-Hilaire-de-Villefranche. L'altimétrie moyenne est de l'ordre de 42 m. et correspond au plateau de la Saintonge au nord de la Charente.

Si aucun fleuve ou rivière notable ne parcourt le canton, seul le Bramerit, modeste ruisseau qui irrigue le chef-lieu de canton et qui y a sa source, peut être nommé, étant un petit tributaire de rive droite du fleuve Charente. À l'est du canton, de nombreux petits ruisseaux alimentent la rive droite de l'Antenne et viennent rapidement grossir ses eaux bien avant sa confluence avec la Charente.

Ce canton est surtout caractérisé par de grands espaces boisés qui recouvrent une partie du plateau saintongeais caractérisé ici par de molles collines et de petits vallons secs. Des forêts et bois nombreux reposent sur des sols argilo-siliceux tandis que les clairières culturales gagnées sur le manteau forestier se situent sur des assises calcaro-marneuses du jurassique. Les forêts occupent une superficie totale de 1 640 hectares, elles sont situées dans la partie centrale et occidentale du canton[2]. La culture de la vigne y est encore très présente et le vignoble est classé dans la zone de crus des Bons Bois pour l'élaboration des eaux de vie de cognac. Tout à l'est, le canton contient une partie du Pays-bas de Matha, caractérisée par une dépression argileuse où s'écoule le réseau hydrographique de l'Antenne.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • De 1840 à 1848, les cantons de Saint-Hilaire et de Saint-Savinien avaient le même conseiller général. Le nombre de conseillers généraux était limité à 30 par département.
Liste des conseillers généraux successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1833 1840 Jacques Marc Poitevin
(1787-1867)
  Notaire, maire d'Authon
1840 1842 Jean Henry Boffinet   Receveur des droits de l'enregistrement
Maire de Saint-Savinien (1844)
1842 1848 Hippolyte Duvallois   Notaire à Taillebourg
1848 1852
(décès)
Pierre-Elie Ballanger   Notaire
Maire de Saint-Hilaire-de-Villefranche
1852 1867 Ferdinand Ernest Cottard Droite Avocat, propriétaire à Saintes
1867 1871 Comte Henri de Senigon
de Rousset de Roumefort
du Cluzeau
  Propriétaire[3]
Maire de Saint-Hilaire-de-Villefranche
1871 1883 Emmanuel
Cotard de Lisle
(fils de Ferdinand Cotard de Lisle)
Droite Avocat, propriétaire à Saintes
1883 1889
(décès)[4]
Comte Henri de Senigon
de Rousset de Roumefort du Cluzeau
Droite Propriétaire du château de Laléard, à Saint-Hilaire-de-Villefranche
1889[5] 1895 René
de Grieu d'Estimauville
Droite Propriétaire, ancien sous-préfet de Saint-Jean-d'Angély
1895 1907 Jean Alexandre Guillaud Rad. Médecin à Aumagne
1907 1913 Fernand Bergeron Républicain
Progressiste
Médecin
1913 1923
(décès)[6]
Alphonse Croizet Rad. Avocat, notaire à Aumagne
1924[7] 1937 Fernand Bouhet Rad. Propriétaire, cultivateur, président de la laiterie coopérative de Saint-Hilaire-de-Villefranche
Suppléant du juge de paix
1937 1940 Clodomir Quéré Rad. Exploitant agricole
Ancien commissaire de police
Maire de Saint-Hilaire-de-Villefranche
Nommé conseiller départemental en 1943[8]
1945 1976 Lucien Grand RGR-Rad. Médecin
Sénateur (1959-1978)
président du conseil général (1973-1976)
président du conseil régional (1974-1976)
et maire de Brizambourg (1947-1978)
1976 2008 Roland Beix PS Professeur - Député (1978-1986 et 1988-1993)
conseiller régional (1978-1988 et 1998-2004).
2008 2015 Alain Galteau DVD Professeur
Ancien Maire de Saint-Hilaire-de-Villefranche (1995-2008)

Composition[modifier | modifier le code]

Le canton de Saint-Hilaire-de-Villefranche regroupait dix communes et comptait 4 528 habitants (recensement de 2007 sans doubles comptes).

Communes Population
(2012)
Code
postal
Code
Insee
Aujac 317 17770 17023
Aumagne 659 17770 17025
Authon-Ébéon 388 17770 17026
Bercloux 358 17770 17042
Brizambourg 856 17770 17070
La Frédière 78 17770 17169
Juicq 181 17770 17198
Nantillé 323 17770 17256
Saint-Hilaire-de-Villefranche 1 131 17770 17344
Sainte-Même 237 17770 17374

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
4 6784 4014 1174 2164 1944 1314 4824 8254 881
(Sources : Base Insee, population sans doubles comptes à partir de 1962[9] puis population municipale à partir de 2006[10])
Histogramme de l'évolution démographique

Le deuxième canton le moins peuplé de la Charente-Maritime[modifier | modifier le code]

Par sa population, il se situe à l'avant-dernier rang des cantons de la Charente-Maritime, se classant juste avant le canton de Tonnay-Boutonne, également situé dans l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély et qui est le moins peuplé de la Charente-Maritime.

Ce canton a subi les effets désastreux d'un long exode rural, entamé dès les années dramatiques de la crise du phylloxéra, qui ravagea le vignoble saintongeais à partir de 1875.

Malgré le retour à la vigne et la diversification des activités agricoles comme l'élevage et les cultures céréalières, l'exode agricole a longtemps sévi dans ce canton à la fois forestier et rural.

Depuis plus de deux décennies, cet exode rural est stoppé. Le redressement de la situation démographique du canton est dû à la proximité de Saintes dont il constitue progressivement l'extension nord de la péri-urbanisation autour de cette ville.

La densité de population y est faible avec seulement 37 hab/km2 en 2007. Bien qu'elle soit supérieure à celle de son arrondissement, qui n'est que de 36 hab/km2 en 2007, elle reste largement inférieure à celle de la Charente-Maritime, plus de deux fois supérieure à celle du canton (88 hab/km2 en 2007).

Un canton de plus en plus résidentiel[modifier | modifier le code]

La croissance démographique du canton de Saint-Hilaire-de-Villefranche, depuis le dernier recensement de population, est imputable incontestablement au dynamisme urbain de Saintes qui transforme progressivement ce canton en seconde et troisième couronne résidentielle de la capitale saintongeaise - malgré sa situation dans l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély.

La croissance démographique de ce canton ne s'explique que par le développement du phénomène de la péri-urbanisation autour de Saintes - ville située en moyenne à 15 km au sud -, le solde migratoire étant largement positif et sur les 10 communes qui composent ce canton, huit enregistrent des gains démographiques importants entre 1999 et 2007, en particulier le chef-lieu de canton. Ce dernier a enregistré une croissance démographique continue depuis 1982 et représente aujourd'hui le quart de la population totale de son canton.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]