Robert Cornevin

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Robert Cornevin
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Enfant
Étienne Cornevin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Robert Cornevin, né le à Malesherbes (Loiret) et mort le (à 69 ans) à Paris, est un administrateur colonial français puis un historien de l'Afrique. Il a été secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences d'outre-mer.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père de Robert Cornevin, Maurice Cornevin, était trésorier-payeur général. Issu d'une vieille famille bourguignonne de Sacy, le village de Restif de La Bretonne, Robert Cornevin est élève au lycée Louis-le-Grand, avant d'intégrer en 1938 l'École nationale de la France d'outre-mer (ex-École coloniale), dont il sort diplômé en 1942. Il est nommé administrateur adjoint au Dahomey (actuel Bénin). Il effectue ensuite des séjours au Cambodge (1945-1947), puis au Sénégal. En 1948, il devient commandant de cercle au Togo, où il reste jusqu'en 1956.

En 1960, il est nommé directeur du Centre d'études et de documentation sur l'Afrique et l'outre-mer (CEDEAOM), rattaché à La Documentation française, où il reste jusqu'à sa retraite en 1985.

En 1961, il participe à la création de la revue Afrique contemporaine, dont il est rédacteur en chef jusqu'à sa retraite.

Il épouse en 1941 Marianne Réau, médecin, spécialisée en médecine tropicale, fille d'un historien d'art. Après avoir exercé dans les colonies avec son mari, elle devient médecin scolaire en France. Le couple a six enfants[1].

Robert Cornevin était un protestant affirmé[2].

Historien de l'Afrique[modifier | modifier le code]

Robert Cornevin soutient en 1960 un doctorat d'État intitulé Histoire des peuples d'Afrique, accompagné d'une thèse complémentaire sur les Bassaris, habitants du nord du Togo.

Ses positions et méthodologies ont été critiquées par des universitaires, historiens de l'Afrique, comme Henri Brunschwig[3] ou Catherine Coquery-Vidrovitch[4]. Ils lui reprochent en particulier sa façon d'utiliser les sources orales, son usage de la bibliographie et son rythme de production.

Il a laissé son nom à un prix littéraire de l'Académie des sciences d'outre-mer qui récompense un ouvrage d'histoire de l'Afrique.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Histoire des peuples de l'Afrique Noire, Berger-Levrault, 1962
  • Robert et Marianne Cornevin, Histoire de l'Afrique des origines jusqu'à nos jours, 1956, 423 p. (rééd. 1964, 1974)
  • Robert et Marianne Cornevin, Histoire de l'Afrique, Paris, Payot
    1. Des origines au XVIe siècle, 1962, 447 p.
    2. L'Afrique précoloniale (1500-1900), 1966, 621 p., voir en ligne sur Gallica
    3. Colonisation, décolonisation, indépendance, 1975, 670 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Portait de Marianne Cornevin.
  2. Charles Melchior de Molènes [1989].
  3. Annales ESC, 1965.
  4. Annales ESC, 1964.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]