Bruis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Bruis
Bruis
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Serres
Intercommunalité Communauté de communes du Sisteronais-Buëch
Commune Valdoule
Statut Commune déléguée
Maire délégué Gérard Tenoux
2017-2020
Code postal 05150
Code commune 05024
Démographie
Gentilé Bruissards
Population 77 hab. (2015 en augmentation de 16.67 % par rapport à 2010)
Densité 3,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 28′ 08″ nord, 5° 30′ 52″ est
Altitude Min. 655 m
Max. 1 521 m
Superficie 25,15 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Valdoule
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur

Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
City locator 15.svg
Bruis

Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes

Voir sur la carte topographique des Hautes-Alpes
City locator 15.svg
Bruis

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 15.svg
Bruis

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 15.svg
Bruis

Bruis est une commune déléguée de Valdoule et une ancienne commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. La commune ne fait pas partie du parc naturel régional des Baronnies provençales créé en 2014 bien que située à l'intérieur de son périmètre.

Ses habitants sont appelés les Bruissards.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bruis est situé à 50 km de Nyons, 67 km de Gap, 100 km de Valence et 690 km de Paris.

Ses communes limitrophes sont[1] :

Communes limitrophes de Bruis
Establet (Drôme) Saint-Dizier-en-Diois
(Drôme)
Valdrôme (Drôme)
Sainte-Marie Bruis Montmorin
Pommerol (Drôme) Moydans

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière Oule arrose la commune.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route départementale 26 reliant La Charce (Drôme) à L'Épine sur la RD 994[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Bruscum en 1147[2], sous la forme latine Brosium en 1153[3].

Ce toponyme nous fait penser à un radical celtique signifiant « pays »; Bruis serait le « pays de ... »

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 14 avril 1789, rapport complet sur Bruis sous la plume de Jean-Emmanuel Bompar : environ 430 personnes, ni médecin ni accoucheuse ni vétérinaire ni maréchal, peu de maisons couvertes de tuiles. Sol ingrat, récoltes maigres (blé, seigle, épeautre, avoine, légumes, poires, pommes). Le seigneur tient la meilleure part du territoire (forêt, pâturage). Arrosage des terres permis un jour et demi par semaine, de façon à ne pas nuire à l'alimentation du moulin. Peu d'animaux de trait ou de port : 13 paires de bœufs, 8 mulets, 28 bourriques. Ni industrie ni commerce. La communauté est régie par un châtelain détesté par la population (corvées, impôts, droit de mouture…).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 juin 2017 Gérard Tenoux[4] DVD Agriculteur
Conseiller départemental (2015-)
Ancien président de la Communauté de communes de la Vallée de l'Oule
Conseiller général (2011-2015)

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Bruis fait partie :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 77 habitants, en augmentation de 16,67 % par rapport à 2010 ( : 2,89 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
412282442453452432450441395
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
417382372363353402405402346
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
30728425118818316917215499
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2015
999385695973657877
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Élevage (bovin et ovin), tilleul, noix, fruits, tourisme…

Spécialité[modifier | modifier le code]

  • Noix

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Tablette de marbre blanc: la pierre de Bruis (inscript. Chrétienne 538 ap. J.-C.) Pierre tombale chrétienne se trouvant à l'église de Bruis, c'est la plus ancienne trace de présence chrétienne retrouvée sur les Hautes-Alpes : [in] PACE BONAE MEMORIA [vix] I ANNIS QVINQVAGINTA [i] OHANNE VCC IND. SECUNDA : D’heureuse mémoire, Ici repose [en] paix [qui vécut] cinquante ans sous l’administration de Jean, durant la deuxième année de l’induction / (l’induction est une période de quinze ans, instituée par Constantin pour la levée des impôts à partir de 313)
  • Donjon du XIIe siècle : cette tour construite en pierres plates posées sur leur lit le plus large, tourne ses quatre faces vers les points cardinaux ; elle assura longtemps la protection du village primitif de Bruis, situé à ses pieds.
  • Château du XVIIe siècle : érigé en 1669, le petit château de Bruis n’est guère signalé à l’attention du voyageur que par la présence d’une tour circulaire à l’angle nord-ouest. Hors cette particularité, il développe un simple corps de logis à étage sur lequel ont été greffées deux ailes de bâtiments communs, la cour étant fermée par un mur en retour qui clôt l’univers castral. De façon significative, il succède, en tant qu’édifice symbolique du pouvoir local, à la tour quadrangulaire du XIIe siècle dressée sur la colline voisine ; construite en pierres plates posées sur leur lit le plus large, cette dernière assura longtemps la protection du village primitif de Bruis situé à ses pieds. Avec l’éclosion des Temps modernes, les fortifications s’effacent ainsi au profit de bâtiments qui permettent l’exercice d’une activité agricole assurant au maître des lieux une domination fondée sur la prospérité matérielle et non plus sur les armes.
  • Église Saint-Michel de 1683, nouveau clocher bâti en 1905.
  • Nouvelle place du village : fête patronale le 15 août.
  • Nouvel oratoire de Font Sante (ancienne fontaine dont l’histoire remonte au XIXe siècle), inauguré le par Mgr di Falco, en présence du Maire Gérard Tenoux et du Père Joseph-Mary, et dédié à « Notre-Dame des Anges ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre de Bruys (ou de Bruis, Petrus Brusius), né à Bruis, hérésiarque français brûlé en 1139 à Saint-Gilles du Gard, sur un bûcher de croix.
  • Gérard Denizeau, écrivain


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte de Bruis sur Géoportail.
  2. Dans les archives du monastère de Durbon.
  3. Dans une bulle d'Eugène IIe.
  4. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes (mise à jour 15 mai 2014) », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 14 mars 2015).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 20112012201320142015 .