Bohicon

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Bohicon
Image illustrative de l'article Bohicon
Administration
Pays Drapeau du Bénin Bénin
Département Zou
Maire
Mandat
Luc Sètondji Atropko
05 ans
Démographie
Population 171 781 hab. (2013[1])
Densité 3 904 hab./km2
Géographie
Coordonnées 7° 11′ 00″ nord, 2° 04′ 00″ est
Altitude 260 m
Min. 251 m
Max. 310 m
Superficie 4 400 ha = 44 km2
Localisation

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Bohicon est une commune du Bénin située dans le département du Zou, au sud du pays, à environ 9 km d'Abomey, la capitale historique du pays.

Situation physique et climatique[modifier | modifier le code]

La commune de Bohicon jouit d'un climat subéquatorial de transition, caratérisé par deux saisons de pluies (avril à juin et septembre à novembre) et deux saisons sèches (juillet à août et décembre à mars). La hauteur des pluies atteint en moyenne 1,025 mm par an. Leur maximum se situe entre juin et octobre. Cette période humide et pluvieuse se caractérise par des précipitations assez bien réparties. La pluviométrie y est largement excédentaire (parfois 349 mm en 12 jours). Le mois le plus frais de l'année est le mois d'août. La température varie entre 25 °C et 32 °C. C'est la période favorable aux maladies liées à l'environnement telles que le paludisme, la diarrhée. Par contre, le minimum des hauteurs de pluie se situe entre janvier et mars. Cette période, chaude et ensoleillée, est caractérisée par une pluviométrie presque nulle: 5 mm de pluie en quatre mois, parfois. Le mois le plus chaud est février ou mars. La température monte à plus de 34 °C. C'est la période des maladies infectieuses telles que la varicelle et la tuberculose. Les formations végétales constituent également une variable très importante de l'environnement. De type équato-soudanien, la végétation est formée d'arbres à feuilles coriaces, vermissantes qui résistent à la chaleur. Au début de la saison sèche, les herbacées se dessèchent, tandis que certains ligneux se couvrent de feuilles et fleurissent. Le couvert végétal abrite une faune variée composée de mammifères, mais l'action de l'homme (incendie, pâturage, agriculture, etc.) y a provoqué de profonds bouleversements, notamment dans la répartition des espèces et l'évolution des écosystèmes, laissant place à une « végétation humanisée » de savane arbustive parsemée de palmiers et d'arbustes variés.

On distingue plusieurs strates, à savoir : une strate arborescente dominée par Daniellia oliveri (arbre à vernis) et Parkia biglobosa (néré), une strate arbustive constituée de Pericopsis laxiflora, de Vitex doniana (graine bouchon dont le fruit est le prune noir), d'une strate herbacée constituée d'Annona senegalensis (pomme-canelle). Le sol est formé de terre de barre et apparaît comme le résultat d'une altération intense et profonde. Il est constitué d'un vaste plateau argilo-sableux homogène. Très cultivé, le sol est sensible à l'érosion, avec des impacts négatifs sur les agriculteurs[2].

Population[modifier | modifier le code]

Lors du recensement de 2013 (RGPH-4), la commune comptait 171 781 habitants[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Bohicon est une ville récente. Son développement date du début du XXe siècle. Le développement des activités commerciales autour de la gare ferroviaire et du marché central de Bohicon ont favorisé la naissance de la ville.

D'abord arrondissement d'Allahé rattaché à l'ancienne sous-préfecture d'Abomey, elle fut baptisée sous-préfecture de Bohicon en 1973, puis district urbain de Bohicon avec la réforme administrative de 1974. Elle devient commune de Bohicon à l'avènement de la décentralisation au Bénin en 2003. Le tout premier maire élu à la tête de cette commune, à la suite des élections municipales de 2003, est feu Paulin Tomanaga. La commune de Bohicon est dirigée depuis 2008 par un conseil communal de 25 membres dirigé par le maire Luc Sètondji Atropko. Au départ premier adjoint au tout-premier maire, ce dernier est arrivé à la tête de la commune à la suite de l'élection de Paulin Tomanaga comme député aux Élections législatives béninoises de 2007[3].

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville de Bohicon est devenue le principal centre commercial dans le département du Zou dont elle dépend. Elle est un pôle de transit pour les transporteurs entre le Port autonome de Cotonou et le nord du Bénin, voire les pays de l’inter land ; la construction d’un parking de transit pour gros porteurs en est une illustration. La ville revendique la quatrième place en termes d'importance économique et de contribution à l'alimentation des ressources financières du Bénin.

Dans le sud-ouest du département du Zou à 130 km de Cotonou, Bohicon se situe entre 6°55 et 7°08 de latitude Nord, 1°58 et 2°24 de longitude Est. Elle a une superficie de 139 km2 et elle est limitée :

Administration territoriale[modifier | modifier le code]

Devenue commune de Bohicon à l'avènement de la décentralisation au Bénin en 2003, la ville compte dix arrondissements :

  • 1er arrondissement ou Bohicon I avec comme quartiers: Agbadjagon, Agbangon, Agbanwémè, Ahouamè, Djognangbo, Hèzonho, Kpatalokoli, Sèhouèho-Houndonho (en voie de scission) et Sèmè.
  • 2e arrondissement ou Bohicon II dont les quartiers sont: Adamè-Ahito, Ahouamè-Ahito, Agonvèzoun, Gankon, Gbangnikon, Honmèho, Kpokon et Sogba.
  • Agongointo regroupant les quartiers : Fléli, Mananboè, Zakanmè et Zoungoudo.
  • Avogbanna dont l'étendue territoriale couvre les quartiers : Adamè, Agbokou, Gbèto, Zoungoudo et Zounzonmè.
  • Gnidjazoun avec deux quartiers : Adamè-Adato, Gnidjazoun.
  • Lissèzoun qui regroupe trois quartiers : Dakpa, Houndon et Lissèzoun.
  • Ouassaho dont les quartiers sont : Ahouali, Attogouin, Ouassaho, Volly et Zounzonsa.
  • Passagon avec comme quartiers : Djohounta, Hélou, Lotcho, Passagon et Sokpadèli.
  • Saclo regroupant Atchonmè et Saclo comme quartiers.
  • Sodohomè dont les quartiers sont : Edjègbèmègon, Lokozoun, Madjè, Sodohomè, Todo, Vèhou et Zounkpa.

Vie économique[modifier | modifier le code]

Échopes à Bohicon
  • Marché traditionnel tous les cinq (05) jours.
  • Structure financière:

Au service de l'administration publique jusqu'à la fin des années 1990, la structure financière de la ville repose fondamentalement sur les banques et les institutions de micro-finance. Depuis le renouveau démocratique, le développement du tissu économique de Bohicon a suscité un grand intérêt pour le secteur financier béninois. La grande majorité des banques du pays y ont ouvert des agences, comblant ainsi le vide engendré par la disparition de la Banque commerciale du Bénin (BCB) vers la fin des années 80. Aujourd'hui, on y dénombre près d'une dizaine d'agences de banque. Au rang des structure de micro-finance : PAPME, PADME, CPEC et la CLCAM auxquels s'ajoute un nombre important de petites institutions qui ont pour vocation de distribuer certaines formes de crédit d'accès aisé à la population en général.

Lieux publics[modifier | modifier le code]

Écoles secondaires :

Stade Paulin Tomanaga (où joue le Tonnerre Football Club de Bohicon).

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Le village souterrain d'Agongointo. C'est une des reliques de l'histoire de la royauté d'Abomey remise en valeur par le Conseil municipal de la ville qui l'abrite[3].

Personnages connus[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b INSAE, Effectifs de la population des villages et quartiers de ville du Bénin, (RGPH-4, 2013), février 2016, p. 76
  2. www.ancb-benin.org/pdc-sdac-monographies/.../Monographie_Bohicon.pdf
  3. a et b http://ville-de-bohicon.com/
  4. http://www.ville-de-bohicon.com/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Roger Ahoyo Vidayigain, Les villes d'Abomey et de Bohicon : une capitale historique et un centre commercial moderne dans le centre sud du Dahomey : étude d'un doublet urbain en pays sous-développé, Université Paris Diderot/Paris 7, 1976, 2 vol., 389 p. (thèse de 3e cycle de Géographie)
  • Marie-Laure Gutierrez, Productions et commercialisation de l'afitin fon dans la région d'Abomey-Bohicon au Bénin : un exemple d'intégration des femmes dans la filière du Néré, CIRAD, Montpellier, 2000, 124 p. (ISBN 2-87614-410-7)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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