Parakou

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Parakou
Parakou
Administration
Pays Drapeau du Bénin Bénin
Département Borgou
Maire
Mandat
Charles Toko [1]
5 ans
Démographie
Population 255 478 hab. (2013[2])
Géographie
Coordonnées 9° 21′ 00″ nord, 2° 37′ 00″ est
Divers
Langue(s) français, bariba (baatɔnum), yoruba, fon, otammari, dendi, haoussa, aja-gbe...
Localisation

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Parakou

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Parakou

Parakou est la plus grande ville du nord du Bénin et la préfecture du département du Borgou. Elle est située sur la route principale traversant le Bénin du nord au sud. Parakou est reliée à Cotonou par la voie goudronnée principale inter-état, la plus fréquentée d'ailleurs, et également par la ligne de chemin de fer Bénin-Niger non fonctionnelle.

Population[modifier | modifier le code]

La commune de Parakou connaît une très forte augmentation de sa population : elle a doublé en vingt ans, puisqu'elle est passée de 103 577 habitants en 1992 à149 819 en 2002 (RGPH3)[3].

Lors du recensement de 2013 (RGPH-4), la commune comptait 255 478 habitants[2].

Religion[modifier | modifier le code]

Mosquée de Parakou

La commune de Parakou comprend environ en moitié de musulmans, disséminé dans tous les recoins de la ville et dont la plupart se retrouvent dans la grande mosquée de Parakou, connue pour son aspect fortifié et ses carreaux rouges, lieu de référence religieux par excellence pour cette communauté.

Près d'un tiers de la population est catholique. L'archidiocèse de Parakou a été créé en 1948, alors que la région était placée jusqu'à l'époque sous le contrôle de l'archidiocèse de Niamey ; il est l'un des deux archidiocèses du Bénin. La ville a reçu la visite du pape Jean-Paul II en 1993, il y a célébré une messe dans le stade municipal le [4].

La commune connaît par ailleurs une très forte progression de la pratique dans les communautés évangélistes, notamment les témoins de Jéhovah, qui y ont un centre de traduction biblique actif dans plusieurs langues locales (bariba, fon, goun, jula, kabyè, mooré, Nagot, yoruba, zarma) qui expédie ses ouvrages dans tous les pays de la région, au Bénin, au Burkina, au Niger et au Togo[5].

Administration[modifier | modifier le code]

Le maire actuel est Charles Toko qui a succédé en octobre 2016 à Souradjou Adamou Karimou qui a lui aussi succédé à Souley Alagbé en juillet 2015[1]. La commune de Parakou comprend près de 77 villages et quartiers de ville : Amawihon, Bakaga, Bakounkparou, Bakounourou, Baperou, Bereyadou, Borarou, Darou Kourarou, Debregourou, Dokparou, Douerou, Forane Kparou, Gagbebou, Ganou, Ga Yakabou, Gommboko, Gorobani, Gouforou, Goutere, Guema, Guererou, Guinrerou, Kaborokpo, Kabro, Karobouarou, Kipare, Konkoma, Koumerou, Kperou Guera, Moundouro, Nekinparo, Nikikperou, Ouroungourou, Pepekino, Pepepeterou, Sanro, Senouorou, Sokoumeno, Sokouno, Sonoumo, Sourou, Suinrou, Tabayorourou, Tankaro, Tankaro Ga, Teougourou Gando, Tian, Tinekonparou, Tora, Tourou, Wansirou, Weria, Wore, Worora, Yakassirou.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le roi de Parakou
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Même si le trône de Sinaguruu n'est pas reconnu comme un trône wasangari de par le lien de sang, le royaume de Parakou (KƆRƆKU TEM) a presque la même structure que tous les autres royaumes wasangari du Baruwuu tels que Kwande, Kandi, etc. En effet, il y a le trône du chef politique et administratif (les Akpaki dont le palais se trouve au quartier Sinaguruu de la ville de Parakou) et le trône de chef de terre (les Gbeeguruu Sunɔ ou Sina Wobagi dont le palais est situé à Gbeeguruu dans la commune de N'Dali; mais leur site initial était à Kɔmi-Gea à la périphérie Nord de la ville de Parakou). La particularité de Parakou (KƆRƆKU TEM) est qu'il y a aussi un chef de terre délégué ou exécutif (les Kpebie Sunɔ dont le palais est au quartier Kpébié de la ville de Parakou).

Le premier roi de Parakou ayant été un fils adoptif du Sinaboko de Nikki, il a reçu une pure éducation wasangari. Avant d’accéder au trône de Sinaguruu à Parakou, il avait porté un titre de Gɔɔbiru (noblesse) auquel aspire tout prince wasangari qui veut prétendre au trône impérial de Nikki plus tard. Il s’agit du titre de « Kpaasɔɔ » appelé communément « Passo » de nos jours. Selon le Professeur Léon Bio Bigou, il serait le premier prince à porter ce titre de noblesse près la cour impériale du Sinaboko. En plus de ce titre, il a reçu quelques attributs princiers : les Etriers noirs en fer, le Bente (bande en tissu épais servant à couvrir l’arrière du cheval jusqu’au bout de la queue) et le Yankokoru, c’est-à-dire le gon.

Après qu’il a quitté la capitale Nikki et s'est installé à Sinaguruu (Parakou) avec un statut de chef politique et administratif pour le maintenir en milieu baatɔnu/bariba qui l’a élevé, KpaasƆƆ, le Gɔɔbi (Noble) a été investi du titre de Akpari Koburu. Aussi, le Sinaboko (qui était issu de la branche dynastique Makararu) et sa cour ont décidé de le garder dans le giron de Nikki et l’ont institutionnalisé pour le compte de la branche dynastique Makararu avec les mêmes attributs que les princes de cette branche dynastique. Ainsi, les étriers noirs en fer (hiérarchiquement inférieurs) ont été remplacés par les étriers blancs en cuivre (hiérarchiquement supérieurs). C’est là, l’origine de ce titre princier KpaasƆƆ dans la branche dynastique Makararu.

Même si les Baatɔmbu (Bariba) constituent la majorité de la population du royaume, des commerçants d'origines diverses (Hausa, Zarma/Dendi, Yoruba, Gurmache, Mandingue, etc.) ont un tant soit peu contribué à la prospérité économique et au dévéloppement du royaume de Parakou. Les Peulh et les Nagot aussi sont partie intégrante du royaume. De nos jours, on y retrouve aussi des peuples de toutes les contrées du Bénin tels que les Adja, les Fon, les Lokpa, les Otammari, etc., et d’autres nationalités du monde entier. Le noyau du royaume constitué de Sinaguruu, Kpebie, Komi-Gea (Tiinre) et le quartier général des commerçants (Marché Arusɛkɛ) ont donné naissance à un centre urbain appelé aujourd’hui la ville de Parakou. Avec les subdivisions faites dans le cadre de l’administration territoriale, la plus grande partie du royaume a été dispatchée entre les communes de Tchaourou, N’Dali et probablement Bassila aussi.

Économie[modifier | modifier le code]

Le grand marché Arzeke

Ses principales industries sont la fabrication d'huile d'arachides et la brasserie. L’économie locale est également centrée sur l’exploitation forestière, la culture et l’égrenage du coton et la production du kapok.

Culture[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

La ville compte une université, l'Université de Parakou, fondée en 2001.

Personnalités nées à Parakou[modifier | modifier le code]

Vue de face de la statue de Maga à l'entrée de la ville de Parakou

Jumelage[modifier | modifier le code]

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Consultez la documentation du modèle Arrêt suivant Destination
Ouagadougou Dosso [Non précisé] Cotonou Cotonou

La ligne ferroviaire, construite au cours de la colonisation, relie Cotonou à Parakou. Elle devait être prolongée jusqu'à Niamey, la capitale du Niger en traversant le fleuve Niger, et au-delà rejoindre le Burkina Faso. Actuellement ne circulent plus que de rares trains de marchandises. Les trains de voyageurs ont été suspendus depuis plusieurs années

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Souradjou Karimou remplace Soulé Allagbé à la mairie de Parakou », La Nouvelle République (Bénin), 29 juillet 2015
  2. a et b INSAE, Effectifs de la population des villages et quartiers de ville du Bénin, (RGPH-4, 2013), février 2016, p. 29 [1]
  3. Monographie de la commune de Parakou (avril 2006)
  4. Fondation Jean Paul II, « Apostolic journey to Benin, Uganda and Khartoum (Sudan) » (consulté le 26 mai 2016).
  5. Site officiel des témoins de Jéhovah, « Siège des Témoins de Jéhovah au Bénin » (consulté le 26 mai 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fred Bernard, Au bout, Parakou : récit de voyage, Seuil, Paris, 2003, 116 p. (ISBN 2-02-053142-9)
  • Musée de plein air de Parakou (République Populaire du Bénin) : Dossier de présentation du projet architectural, Agence de Coopération Culturelle et technique, C.A.F.E., Paris, 1981, 38 p.
  • Omer Thomas, Parakou et sa région : essai de cartographie thématique sur l'occupation et l'organisation de l'espace dans le Borgou sud, Université Paris 7, 1983, 182 p. (thèse de 3e cycle de Géographie)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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