Grand-Popo

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Grand-Popo
Grand-Popo
Marché à Grand-Popo (1999)
Administration
Pays Drapeau du Bénin Bénin
Département Mono
Maire
Mandat
Jocelyn Henrico M. A. AHYI
2020-2025
Démographie
Population 57 636 hab. (2013[1])
Densité 199 hab./km2
Géographie
Coordonnées 6° 17′ 00″ nord, 1° 50′ 00″ est
Superficie 29 010 ha = 290,1 km2
Divers
Langue(s) Français, Xwla-Ggé
Localisation
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Grand-Popo
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Grand-Popo

Grand-Popo est une commune et une ville côtière du sud-ouest du Bénin, au sein du département du Mono.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Elle est située dans la baie du Bénin, à proximité de la frontière togolaise. Grand-Popo est composé de sept arrondissements : Adjaha, Agoué, Avloh, Djanglanmey, Gbéhoué, Sazoué et Grand-Popo[2].

Communes limitrophes de Grand-Popo
Togo Athiémé Houéyogbé
Togo Grand-Popo Comè
Aného Océan Atlantique Ouidah

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon les recensements successifs, la commune de Grand-Popo comptait 33 079 habitants en 1992, 40 335 en 2002[1] et 57 636 en 2013, dont 11 739 pour l'arrondissement de Grand-Popo[3]. Plusieurs langues y sont parlées dont le xwla-gbè, le fon et l'ewe. Ce sont principalement des populations Xwla (ou Pla) à l'ouest et dans les zones lagunaires, des Xuéla (ou Pédah) dans le nord-est, et des Guen (ou Mina) sur le littoral[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les relations commerciales de la région de Grand-Popo avec l'Europe étaient déjà bien établies au XVIIe siècle, avant l'entrée en lice de Porto-Novo. Grâce à sa configuration de presqu'île prise entre la mer et l'un des bras du fleuve Mono, elle était considérée comme une rade assez sûre pour l'économie de traite. Les constructions – généralement des maisons à un étage, en briques cuites, avec un plancher en bois – étaient regroupées dans le quartier Gbekon, à côté du marché central, face à la plage. L'érosion côtière, un phénomène apparu à la fin des années cinquante et très marqué à Grand-Popo, a eu raison de cette architecture, aujourd'hui à l'abandon. Plus tardives, les premières missions, catholiques et protestantes, construites en bord de mer, ainsi que la première école, ont subi le même sort[5].

Avant de nombreuses civilisations dans le monde et en Afrique, l'esclavage était déjà pratiqué par les armées, les occultistes et les rois. Au Xe siècle, le commerce des hommes se faisait entre Africains avant l'arrivée des Européens (conquête / traite négrière). L'esclavage en Afrique avait un but militaire mais aussi de familiarisation avec des races jugées alors plus puissantes, en capturant à la guerre des femmes esclaves. Grand-popo était un poste de commerce entre l'Europe et l'Afrique avant l'abolition de l'esclavage. Au XVIIe siècle, les rois et chefs d'armée d'ethnie fon de Djanglanmey dominaient la région, ce qui favorisait le commerce des esclaves avec les Européens. Il existe une tradition orale du traditionnel Azé de kankèkpa-Djanglanmey; après la tradition orale, l'histoire est conservée par des livres des écrivains, des poésies écrites, chantées ou rappées. Grand-popo est une vaste région composée des kotafons qui ont émigré depuis l'est de l'Afrique subsaharienne pour s'installer en Afrique de l'ouest, en majorité au sud Bénin et des Xwlà venu de tado et aussi des Ewe en minorité. L'ancienne frontière coloniale nommée Ahon dindji ou Axon dindzi était une frontière ancestrale érigée à cause des guerres territoriales qui impliquait que normalement les autochtones de grand popo étaient des togolais qui ont fui les guerres de succession et la conquête des terres africaines avant la traite négrière. les kotafons sont aussi divisés en secteurs selon leur clan comme Lokossa, Djanglanmey, Bopa et bien d'autres. Djanglanmey était influençant dans le commerce des esclaves à cause des guerriers commerçants comme Azé ou Azrê qui étaient cofondateur de Djanglanmey résidant à kankèkpa et régna après Ga-komé, ainsi il détient l'histoire de Djanglanmey car la majorité vivant à Djanglanmey demeure des émigrants et des descendants d'esclaves libre. Avant la conquête coloniale les travaux forcés dans les champs de palmiers à huile et l'esclavage entre région dominait les activités dans presque tout l'Afrique subsaharienne. Les Fon originaire de Tado (Togo) qui sont bien connu dans le temps colonial comme Royaume d'Abomey de Houegbadja vivant au sud de l'actuel Bénin dans leur conquête des terres et leur imposition de souveraineté ont déclenché des guerres de succession d'où naisse le peuple Xwlà qui sont installés dans l'une des parties de Grand-popo, les Xwlà sont aussi les pédah[6]. Ses frères xwlà et kotafon vivaient aussi de la pêche à cause des cours d'eau qui enrichissent leur Région et parfois cela devient des problèmes à cause de l'innovation.

Présence du vaudou[modifier | modifier le code]

Dans le département du Mono, la religion dominante est le vaudou[7]. C'est le cas à Grand-Popo, où sa présence est très perceptible, particulièrement dans certains villages tels que Hévé. Des cérémonies ont lieu régulièrement, notamment à l'occasion de la fête nationale du vaudou le 10 janvier[8].

Danse du Zangbéto à guinzin au Bénin lors de la fête du 10 Janvier

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Préparation de l'huile de palme.

L'économie de la région s'appuie notamment sur l'aviculture, le petit élevage, la pisciculture, les cultures maraîchères, le maïs, le palmier à huile, la banane plantain, la canne à sucre, les crevettes, les noix de coco, la pêche et la production artisanale de sel qui peuvent contribuer à son développement économique, mais ces productions sont encore faibles, alors que le tourisme constitue le secteur véritablement porteur de la commune[9],[10].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Les plages de sable, la proximité de l'embouchure du fleuve Mono (Bouche du Roy), le patrimoine architectural colonial ou les cérémonies du culte vaudou en font l'une des destinations touristiques majeures du pays[2].

Protection des tortues marines[modifier | modifier le code]

Carapace de tortue olivâtre sur la plage de Grand-Popo.

Quatre espèces de tortues marines fréquentent la côte béninoise, dont deux – les plus nombreuses – viennent pondre sur les plages, à savoir la tortue olivâtre (Lepidochelys olivacea) et la tortue luth (Dermochelys coriacea). Cependant de graves menaces pèsent sur leur survie, liées à de multiples facteurs, dont les activités humaines, l'érosion côtière et diverses formes de pollution. Un programme de sauvegarde des tortues marines a été mis en place dans quatre zones côtières. Celle de Grand-Popo est comprise entre Houakpè plage et Hilla-Condji plage, sur une longueur de 46 km[11]. Une fête nationale des tortues marines au Bénin a été instituée en 2004 par les écogardes pour sensibiliser les populations à l'importance de leur sauvegarde[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Yénakpondji J. Capo-Chichi, Monographie de la commune de Grand-Popo, avril 2006, p. 10
  2. a et b « Destination Bénin : Grand-Popo, cité balnéaire bercée par l’Océan Atlantique et le fleuve Mono », sur Gouvernement de la République du Bénin (consulté le )
  3. RGPH4 : Que retenir des effectifs de population en 2013 ?, INSAE, juin 2015, p. 26
  4. Monographie de la commune de Grand-Popo, op. cit., p. 9
  5. Jacques Soulillou, « Grand-Popo et Agoué », in Rives coloniales : architectures, de Saint-Louis à Douala, Éditions Parenthèses, Marseille, 1993, p. 237 (ISBN 9782863640562) [lire en ligne]
  6. « L'histoire de Grand-popo »
  7. Cahier des villages et quartiers de ville. Département du Mono, Cotonou, mai 2004, p. 4 (à télécharger [1])
  8. Delphine Bousquet, « Bénin : reportage à la fête du «vodoun» de Grand-Popo », RFI-Afrique, 11 janvier 2016
  9. Monographie de la commune de Grand-Popo, op. cit., p. 41
  10. Monographie de la commune de Grand-Popo, op. cit., p. 35
  11. La zone d'intervention du Programme de la sauvegarde des tortues marines, Centre d'échange d'informations du Bénin. Convention sur la diversité biologique, 14 mai 2007 [2]
  12. « 8e édition de la Fête nationale des tortues marines au Bénin. Une assurance pour une gestion participative et durable des tortues marines au Bénin », Nature Tropicale Info, janvier 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]