Bernard Bigot

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Bernard Bigot
Image dans Infobox.
Bernard Bigot en 2013.
Fonctions
Directeur
Organisation ITER (d)
-
Osamu Motojima (d)
Président
École supérieure chimie physique électronique de Lyon
-
Bertrand Neuschwander (d)
Président
Maison de la Chimie
à partir de
Administrateur (d)
Centre informatique national de l'enseignement supérieur
à partir de
Haut-commissaire à l'énergie atomique (d)
-
Directeur
École normale supérieure de Lyon
-
Vice-président
Centre d'étude du polymorphisme humain
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Bernard Marie Jacques BigotVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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Membre de
Distinctions

Bernard Bigot, né le à Blois (Loir-et-Cher) et mort le [1] à Saint-Didier-au-Mont-d'Or[2], est un physicien et chimiste français.

Il est nommé haut commissaire à l'énergie atomique en 2003 par Jacques Chirac, fonction qu'il occupe jusqu'en 2009. Par la suite, il devient administrateur général du Commissariat à l'énergie atomique et vice-président du conseil de surveillance d'Areva[à vérifier] entre 2009 et 2014. Il se définit lui-même comme « un expert technique » dans le domaine du nucléaire[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et diplômes[modifier | modifier le code]

Bernard Bigot a été élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud et étudiant à l'Université d'Orsay et à l'Université Pierre-et-Marie-Curie. Il est agrégé de sciences physiques option chimie et docteur ès sciences en physique et chimie.

Carrière[modifier | modifier le code]

À la création de l'École normale supérieure de Lyon en 1985, Bernard Bigot est directeur adjoint chargé des études[4]. Il est nommé en juillet 1993, directeur de la Mission scientifique et technique au Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche[5], puis directeur général de la recherche et de la technologie de 1996 à 1997 au ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, directeur adjoint chargé de la recherche (1998-2000), puis directeur (2000-2003) de l'École normale supérieure de Lyon, directeur de l'Institut de recherches sur la catalyse (UPR 5401) (1998-2002). Cité à comparaître dans une affaire de prêt illégal de main d'œuvre au sein de l'ENS, il est relaxé, tandis qu'un prestataire de l'école est condamné à deux mois de prison[6].

Il poursuit sa carrière comme directeur du cabinet de Claudie Haigneré, ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles technologies, et directeur adjoint du cabinet de Luc Ferry, ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche (2002-2003).

En , il est nommé haut-commissaire à l'Énergie atomique, poste qu'il conserve jusqu'en . Il est nommé en janvier 2009 administrateur général du commissariat à l'Énergie atomique, en remplacement d'Alain Bugat. Par décret du , il est en outre nommé au conseil d'administration d'Areva NC.

En 2011, il est reconduit en tant qu'administrateur général du CEA pour une durée de 3 ans à compter du , et entre au club d'influence Le Siècle[7].

Il est nommé en outre président du conseil d'administration de l'École supérieure chimie physique électronique de Lyon au début 2011[8].

De juillet 2013 à décembre 2016, il préside le conseil de l'École nationale supérieure d'électricité et de mécanique de Nancy.

En , il est nommé pour succéder à Osamu Motojima en tant que directeur général du projet international de recherche ITER. Il est élu directeur général le , et réélu unanimement par le Conseil ITER en janvier 2019 pour 5 ans supplémentaires[9].

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Bernard Bigot est membre de la Société française de chimie depuis 1986 et vice-président de la Fondation Jean Dausset. Depuis 2006, il est à la fois membre du Conseil économique de la Défense (CED), administrateur du Centre informatique national de l'enseignement supérieur (CINES) et président de la Fondation de la Maison de la Chimie.

À compter du , Bernard Bigot est nommé pour deux ans président du comité de coordination de l’Alliance nationale de coordination de la recherche pour l’énergie (ANCRE)[10]. Créée le , l’Alliance a pour mission de coordonner des recherches sur l’énergie menées par les organismes publics nationaux. Son objectif : faire progresser la connaissance fondamentale et l’activité économique liées à l’énergie. Outre ses quatre membres fondateurs (CEA, CNRS, IFP Energies Nouvelles et Conférence des présidents d'université), les organismes suivants sont membres associés : ANDRA, BRGM, CDEFI, CEMAGREF, CIRAD, CSTB, IFREMER, INERIS, INRA, IFSTTAR, INRIA, IRD, IRSN, LNE et ONERA.

Travaux[modifier | modifier le code]

Bernard Bigot est l'auteur d'un certain nombre de publications scientifiques dans des revues spécialisées de chimie théorique (photochimie, catalyse, état condensé).

Sélection de publications[modifier | modifier le code]

  • Étude théorique de la réactivité des états excités des molécules organiques par la méthode des corrélations naturelles, thèse de doctorat en sciences physiques, Université Pierre-et-Marie-Curie, 1979.
  • Propositions pour une gestion responsable à long terme de nos choix en matière de production électronucléaire, par Bernard Bigot, Haut-commissaire à l'énergie atomique, 2005.
  • Systèmes nucléaires du futur : Génération IV, avant-propos par Philippe Pradel, postface par Bernard Bigot, Gif-sur-Yvette, Commissariat à l'énergie atomique, 2007.
  • L'ENS de Lyon vingt ans après, un pari réussi : historique et évolution de l'École, de 1987 à 2007, à l'occasion du vingtième anniversaire de sa création, rédaction par Jacques Daillie, Marie-Christine Artru et Bernard Bigot, Lyon, École normale supérieure de Lyon, 2007.
  • Dictionnaire des sciences et techniques nucléaires, réalisé sous l'autorité de Bernard Bigot, sous la direction de Gérard Santarini, 4ème édition, Sophia Antipolis, Omniscience, 2008.
  • Chimie et enjeux énergétiques, avec Jean-Claude Bernier et Bernard Boullis, coordonné par Minh-Thu Dinh-Audouin, Danièle Olivier et Paul Rigny, préface par Bernard Bigot, Les Ulis, EDP Sciences, 2013.
  • 50 ans de dissuasion nucléaire : exigences et pertinence au XXIème siècle, actes du colloque tenu le jeudi 20 novembre 2014 à l'Amphithéâtre Foch de l'École militaire, coorganisé par l'Armée de l'air et le CEA, sous le haut patronage de Jean-Yves Le Drian, du général d'armée aérienne Denis Mercier et de Bernard Bigot, Paris, Comité d'études de défense nationale, 2015.
  • L'industrie chimique : quel avenir en France?, dossier coordonné par Bernard Bigot, Jean-Luc Vo Van Qui, Rose Agnès Jacquesy, Armand Lattes et Jean-Pierre Clamadieu, Saint-Étienne, Éditions Eska, 2015.
  • Chimie et énergies nouvelles, avec Christophe Béhar et Jean-Claude Bernier, coordonné par Minh-Thu Dinh-Audouin, Danièle Olivier et Paul Rigny, préface par Bernard Bigot, Les Ulis, EDP Sciences, 2022.

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le directeur général d'Iter Organization Bernard Bigot est mort, Var Matin, 14 mai 2022
  2. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  3. Nucléaire : le CEA ne croit pas à l’objectif présidentiel - Les Echos, 5 juin 2014
  4. « Les pionniers des magistères », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  5. « Par un décret et des arrêtés au " Journal officiel " M. Fillon modifie profondément l'organisation du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  6. « Bibliothécaires salariés par une entreprise de nettoyage : le directeur condamné », AFP infos françaises,‎
  7. Emmanuel Ratier, « Le Siècle 2012 », Faits et Documents no 328, 15-31 janvier 2012.
  8. Communiqué de presse du 22 septembre 2011 de CPE Lyon.
  9. Bernard Bigot accepts a second term
  10. « Bernard Bigot nommé président de l'Ancre » industrie-techno.com 5 octobre 2011
  11. https://www.fr.emb-japan.go.jp/actualite_ambassade/2015/Decoration%20Bigot.html

Liens externes[modifier | modifier le code]