Bayonvillers

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Bayonvillers
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Moreuil
Intercommunalité Communauté de communes Terre de Picardie
Maire
Mandat
France Chlon-David
2014-2020
Code postal 80170
Code commune 80058
Démographie
Population
municipale
357 hab. (2014)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 51′ 44″ nord, 2° 37′ 40″ est
Altitude Min. 82 m – Max. 95 m
Superficie 8,1 km2
Localisation

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Bayonvillers est une commune française, située dans le département de la Somme dans la région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bayonvillers
Cerisy Morcourt
Lamotte-en-Santerre Bayonvillers Harbonnières
Wiencourt-l'Equipée Guillaucourt

Sol, relief, hydrologie[modifier | modifier le code]

La plus grande partie du territoire est constituée des couches argileuses du limon des plateaux. En-dessous, se trouve une craie blanche ou jaune selon les endroits[1]'[2].

Le pays est plat, légèrement ondulé au sud[1].

La nappe phréatique qui alimente les puits se situe à environ 18 mètres de profondeur[1].

Étant situé entre la vallée de la Luce et la vallée de la Somme, le village ne redoute guère la grêle. Sa position élevée limite la présence des brouillards[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Baienvillers est produit en 1147, Baconvillers et Bayenvillers en 1301. Puis, Bayonvilliers en 1567 ; la forme actuelle, Bayonvillers, est attestée dès 1710[1].

Significations :

  • d'après la légende, Bayonvillers tirerait son nom d'un seigneur nommé Bayon que saint Quentin aurait guéri de la lèpre[3],[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des armes de pierre et des monnaies gallo-romaines ont été trouvées sur le territoire[1].

La voie romaine Amiens-Saint-Quentin traverse le village[4]. Les traces d'une villa gallo-romaine ont été retrouvées au lieu-dit Le Chêne[5].

Dès 1171, l'église est mentionnée[1].

La collégiale Saint-Firmin d'Amiens nommait à la cure. Nicolas Quesnel, bienfaiteur des pauvres, tient la cure en 1599[1].

La seigneurie dépendait du chapitre de Saint-Quentin[1].

Des souterrains ont servi de refuge aux habitants en 1636, lors des invasions espagnoles[1].

Dès 1701 et peut-être même avant, le village a son école[1].

Les biens du clergé, vendus à la Révolution française, ont été achetés par les fermiers locaux[1].

À la fin de l'épopée napoléonienne, les cosaques ont occupé le pays en 1814-1815[1].

Lors de la Guerre franco-allemande de 1870 et pendant l'occupation qui a suivi, l'armée allemande a effectué de nombreuses réquisitions. Sur les 30 jeunes du village qui ont combattu, deux sont morts, un a été blessé[1].

Durement éprouvé pendant la Première Guerre mondiale, le village a été décoré de la croix de guerre 1914-1918 le [6].

Des vestiges de la guerre sont encore retrouvés de nos jours dans le village[7]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachement administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait de 1793 à 2016 dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Par arrêté préfectoral du , la commune en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Péronne[8]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Rosières-en-Santerre[9]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Moreuil.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes du Santerre créée le .

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du Département[10].

Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[11],[12],[13]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[14], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [15].

Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[16].


Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[17]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Jean-François Dessaint    
Mars 2008[18] 2014 Dominique Terrier    
2014[19] en cours
(au 21 mars 2017)
France Chlon-David   Assistante de direction dans une collectivité locale

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[21],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 357 habitants, en augmentation de 0,28 % par rapport à 2009 (Somme : 0,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
762 495 792 831 880 910 943 937 925
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
885 877 853 858 849 846 805 712 682
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
624 601 520 462 457 457 434 401 399
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
391 368 288 295 269 345 357 355 357
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Étienne[23]. Le christ en croix du XVIe siècle du calvaire[24], sur le chevet de l'église, est abrité par un demi-dôme en forme de cloche.
  • Chapelle Notre-Dame de Liesse. Reconstruite en 1840 et 1938. Elle aurait marqué le passage des pèlerins se rendant à Liesse, dès le Moyen Âge[25].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur, M. Douay, 1er mars 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens
  2. La notice de M. Douay, instituteur, sur le site des Archives départementales de la Somme.
  3. Lèon Gaudefroy, Monographie de Bayonvillers, 1905.
  4. « Photo aérienne de Roger Agache, 1964 », notice no ARR22_6480852ZA, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  5. « Photo aérienne de Roger Agache, 1964 », notice no ARR22_6480855ZA, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  6. Journal officiel du
  7. « Munitions retrouvées à Bayonvillers : Description des objets retrouvés dans le jardin de Charlotte Macczak », sur http://blogs.ac-amiens.fr, (consulté le 1er août 2017).
  8. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 15 janvier 2017).
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Vincent Fouquet, « Vers un mariage de la communauté de communes de Haute-Picardie avec celle de Rosières ? : Le conseil communautaire, qui s’est déroulé jeudi soir à Soyécourt, a été l’occasion d’annoncer la volonté de l’intercommunalité de fusionner avec celle de Rosières-en-Santerre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  11. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  12. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  13. « Un mariage entre Chaulnes et Rosières-en-Santerre est prévu pour 2017 : L’annonce a été faite jeudi 1er octobre à Rosières-en-Santerre : les communautés de communes de Haute Picardie (CCHP) et du Santerre (CCS) souhaitent fusionner. Voici leurs arguments », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  14. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  15. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes de haute Picardie avec la communauté de communes du Santerre », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, no 2016-031,‎ , p. 78-79 (lire en ligne [PDF]).
  16. « CC Terre de Picardie (N° SIREN : 200070928) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 juin 2017).
  17. « Les maires de Bayonvillers », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 1er août 2017).
  18. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 14 juillet 2008)
  19. Ludovic Lascombe, « Quand on est maire, surtout d’un petit village, il faut apprendre à être po-ly-va-lent... et avoir la gnaque » : Haute-Somme - Ils ont été élus en 2014. Trois ans après, ils dressent un 1er bilan. Exemple à Bayonvillers », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  20. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  23. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Bayonvillers (Canton de Rosières). d'après nature, 26 sept. 1867 », Documents numérisés, fonds Macqueron,, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 30 juillet 2017).
  24. « Croix : Christ en croix », notice no PM80001636, base Palissy, ministère français de la Culture.
  25. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 243 (ASIN B000WR15W8).