Bayonvillers

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Bayonvillers
Bayonvillers
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Moreuil
Intercommunalité Communauté de communes Terre de Picardie
Maire
Mandat
France Chlon-David
2014-2020
Code postal 80170
Code commune 80058
Démographie
Gentilé Bayonvillois, Bayonvilloises
Population
municipale
346 hab. (2016 en diminution de 2,54 % par rapport à 2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 51′ 44″ nord, 2° 37′ 40″ est
Altitude Min. 82 m
Max. 95 m
Superficie 8,1 km2
Localisation

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Bayonvillers est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bayonvillers
Cerisy Morcourt
Lamotte-en-Santerre Bayonvillers Harbonnières
Wiencourt-l'Equipée Guillaucourt

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

La localité est desservie par les autocars du réseau inter-urbain Trans'80, Hauts-de-France (ligne no 47)[1].

Sol, relief, hydrologie[modifier | modifier le code]

La plus grande partie du territoire est constituée des couches argileuses du limon des plateaux. En-dessous, se trouve une craie blanche ou jaune selon les endroits[2],[3].

Le pays est plat, légèrement ondulé au sud[2].

La nappe phréatique qui alimente les puits se situe à environ 18 mètres de profondeur[2].

Étant situé entre la vallée de la Luce et la vallée de la Somme, le village ne redoute guère la grêle. Sa position élevée limite la présence des brouillards[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Baienvillers est produit en 1147, Baconvillers et Bayenvillers en 1301. Puis, Bayonvilliers en 1567 ; la forme actuelle, Bayonvillers, est attestée dès 1710[2].

Significations :

  • d'après la légende, Bayonvillers tirerait son nom d'un seigneur nommé Bayon que saint Quentin aurait guéri de la lèpre[4],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des armes de pierre et des monnaies gallo-romaines ont été trouvées sur le territoire[2].

La voie romaine Amiens - Saint-Quentin traverse le village[5]. Les traces d'une villa gallo-romaine ont été retrouvées au lieu-dit le Chêne[6].

Selon la tradition catholique, saint Quentin qui parcourait la région à la fin du IIIe siècle, rencontra une femme qui lui proposa de porter la tunique de son maître nommé Bayon. Saint Quentin accepta et du fait fut guéri de la lèpre.

Moyen Age[modifier | modifier le code]

Dès 1171, l'église est mentionnée[2].

La collégiale Saint-Firmin d'Amiens nommait à la cure. Nicolas Quesnel, bienfaiteur des pauvres, tient la cure en 1599[2].

La seigneurie dépendait du chapitre de Saint-Quentin[2].

Epoque moderne[modifier | modifier le code]

Des souterrains ont servi de refuge aux habitants en 1636, lors des invasions espagnoles[2].

Dès 1701 et peut-être même avant, le village a son école[2].

Epoque contemporaine[modifier | modifier le code]

Les biens du clergé, vendus à la Révolution française, ont été achetés par les fermiers locaux[2].

À la fin de l'épopée napoléonienne, les Cosaques ont occupé le pays en 1814-1815[2].

Lors de la Guerre franco-allemande de 1870 et pendant l'occupation qui a suivi, l'armée allemande a effectué de nombreuses réquisitions. Sur les 30 jeunes du village qui ont combattu, deux sont morts, un a été blessé[2].

Durement éprouvé pendant la Première Guerre mondiale, le village a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le [7].

Des vestiges de la guerre sont encore retrouvés de nos jours dans le village[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachement administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait de 1793 à 2016 dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Par arrêté préfectoral du , la commune en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Péronne[9]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Rosières-en-Santerre[10]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Moreuil.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes du Santerre créée le .

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département[11].

Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[12],[13],[14]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[15], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [16].

Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[17].


Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[18]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Jean-François Dessaint    
mars 2008[19] 2014 Dominique Terrier    
2014[20] En cours
(au 21 mars 2017)
France Chlon-David   Assistante de direction dans une collectivité locale

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].

En 2016, la commune comptait 346 habitants[Note 1], en diminution de 2,54 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
762495792831880910943937925
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
885877853858849846805712682
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
624601520462457457434401399
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
391368288295269345355357355
2016 - - - - - - - -
346--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les communes de Bayonvillers, Lamotte-Warfusée et Guillaucourt gèrent l'enseignement primaire au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal[24].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Étienne[25]: au chevet de l'église, se trouve un calvaire en bois peint au décor sculpté représentant, entre autreS, les instruments de la passion ; le christ en croix du XVIe siècle[26] est abrité par un demi-dôme en forme de cloche. Le calvaire est protégé en tant que monument historique au titre d'objet : classement par arrêté du 12 janvier 2004[27]. Le clocher en brique flanque le côté nord de la nef. L'intérieur un maître-autel en bois sculpté avec un retable de style Louis XIV, des fonts baptismaux en marbre blanc.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Liesse: reconstruite en 1840 et 1938. Elle aurait marqué le passage des pèlerins se rendant à Liesse, dès le Moyen Âge[28].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. a b c d e f g h i j k l m n et o Notice géographique et historique réalisée par l'instituteur, M. Douay, 1er mars 1899, Archives départementales de la Somme, Amiens
  3. La notice de M. Douay, instituteur, sur le site des Archives départementales de la Somme.
  4. Lèon Gaudefroy, Monographie de Bayonvillers, 1905.
  5. « Photo aérienne de Roger Agache, 1964 », notice no ARR22_6480852ZA, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  6. « Photo aérienne de Roger Agache, 1964 », notice no ARR22_6480855ZA, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  7. Journal officiel du
  8. « Munitions retrouvées à Bayonvillers : Description des objets retrouvés dans le jardin de Charlotte Macczak », sur http://blogs.ac-amiens.fr, (consulté le 1er août 2017).
  9. « Arrêté préfectoral portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Somme - Recueil n°200 des actes administratifs du 27 décembre 2016 des Hauts-de-France », sur http://www.prefectures-regions.gouv.fr/hauts-de-france/, (consulté le 15 janvier 2017).
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Vincent Fouquet, « Vers un mariage de la communauté de communes de Haute-Picardie avec celle de Rosières ? : Le conseil communautaire, qui s’est déroulé jeudi soir à Soyécourt, a été l’occasion d’annoncer la volonté de l’intercommunalité de fusionner avec celle de Rosières-en-Santerre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  12. « Coopération intercommunale : La préfète présente un nouveau schéma départemental » [doc], Communiqué de presse, Préfecture de la Somme, (consulté le 15 mai 2016).
  13. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  14. « Un mariage entre Chaulnes et Rosières-en-Santerre est prévu pour 2017 : L’annonce a été faite jeudi 1er octobre à Rosières-en-Santerre : les communautés de communes de Haute Picardie (CCHP) et du Santerre (CCS) souhaitent fusionner. Voici leurs arguments », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  15. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
  16. « Arrêté préfectoral du 15 avril 2016 portant projet de périmètre de la communauté de communes issue de la fusion de la communauté de communes de haute Picardie avec la communauté de communes du Santerre », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Somme, nos 2016-031,‎ , p. 78-79 (lire en ligne [PDF]).
  17. « CC Terre de Picardie (N° SIREN : 200070928) », Fiche BANATIC, Ministère de l'intérieur, (consulté le 10 juin 2017).
  18. « Les maires de Bayonvillers », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 1er août 2017).
  19. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 14 juillet 2008)
  20. Ludovic Lascombe, « Quand on est maire, surtout d’un petit village, il faut apprendre à être po-ly-va-lent... et avoir la gnaque » : Haute-Somme - Ils ont été élus en 2014. Trois ans après, ils dressent un 1er bilan. Exemple à Bayonvillers », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 1er août 2017).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  24. Le Courrier Picard, « Carte scolaire, ils restent mobilisés », dimanche 25 février 2018, p. 8.
  25. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Bayonvillers (Canton de Rosières). d'après nature, 26 sept. 1867 », Documents numérisés, fonds Macqueron,, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 30 juillet 2017).
  26. « Croix : Christ en croix », notice no PM80001636, base Palissy, ministère français de la Culture
  27. « Base Palissy ».
  28. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 243 (ASIN B000WR15W8).