Armoiries de Mayotte

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Armoiries de Mayotte.
Carte de Mayotte.

Les armoiries de Mayotte sont des armoiries adoptées le par le conseil général de Mayotte[1],[2]. Elles sont coupées d'azur, au croissant d'argent, et de gueules à deux étoiles d'or boutonnées d'argent, le tout à bordure engrêlée d'argent.

L'écu est soutenu par deux hippocampes d'argent se faisant face, de profil. Il est posé sur une ceinture d'argent contenant la devise : Ra Hachiri (« Nous sommes vigilants » en mahorais)[1],[2].

Signification[modifier | modifier le code]

La forme de l'écu est celle d'un écu français moderne, qui date du XIXe siècle et de l'héraldique d'Empire ; elle a été choisie pour rappeler le passage sous souveraineté française de Mayotte à la même époque, en 1841[1].

Les trois couleurs (azur, argent et gueules) rappellent le drapeau de la France (bleu, blanc, rouge)[1].

Le croissant d'argent symbolise le croissant musulman, l'islam étant la religion majoritaire sur l'île[1],[2].

Les deux étoiles d'or rappellent des fleurs d'ylang-ylang[2], évoquant la prospérité agricole de l'île[1].

La bordure engrêlée d'argent symbolise le récif corallien qui entoure l'île[1],[2].

L'hippocampe est le symbole de l'île, et se retrouve dans de nombreuses marques locales. Cet animal, bien qu'extrêmement rare à Mayotte, a été choisi en raison de la ressemblance de l'île vue du ciel avec un hippocampe la tête en bas[3],[2].

La devise traduit l'attachement à la France[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Olivier Gohin (dir.) et Pierre Maurice (dir.), Mayotte (actes du colloque universitaire tenu à Mamoudzou les 23 et 24 avril 1991 à l'occasion du 150e anniversaire du rattachement de Mayotte à la France), Université de La Réunion et LGDJ, , 2e éd., 431 p. (ISBN 2-275-00221-9), p. 6 [lire en ligne].
  2. a b c d e et f Gérard-François Dumont, « Mayotte, une exception géopolitique mondiale », Outre-Terre, no 11 « De l'Afrique au Gondwana ? »,‎ , p. 515–527 (DOI 10.3917/oute.011.0515) repris dans Gérard-François Dumont, « Découvrir Mayotte, une géopolitique singulière », sur diploweb.com, .
  3. Frédéric Ducarme, « Mayotte, l’île-hippocampe », sur Mayotte Hebdo, .
  4. Allocution d'ouverture de Younoussa Bamana dans Gohin et Maurice 1996, p. 22 [lire en ligne].

Voir aussi[modifier | modifier le code]