Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme

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La Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme (aussi appelée Commission Laurendeau-Dunton) est une commission royale instituée par le gouvernement canadien de Lester B. Pearson le avec le mandat de « faire enquête et rapport sur l’état présent du bilinguisme et du biculturalisme, et de recommander les mesures à prendre pour que la Confédération canadienne se développe d’après le principe de l’égalité entre les deux peuples qui l’ont fondée, compte tenu de l’apport des autres groupes ethniques à l’enrichissement culturel du Canada, ainsi que les mesures à prendre pour sauvegarder cet apport. ». La commission publia son rapport et ses recommandations en 1969, quelque quatre ans après la publication de son rapport préliminaire d'enquête paru le 25 février 1965[1].

Contexte[modifier | modifier le code]

Au cours des années 1960, le Canada est témoin de la montée du nationalisme québécois. Les inégalités entre les deux groupes linguistiques, et notamment l'inégalité du statut de chacune des deux langues, est considérée comme une des raisons principales de la montée d'un mouvement sécessionniste.

La commission est coprésidée par André Laurendeau, rédacteur en chef du quotidien Le Devoir, et Davidson Dunton, président de l'université Carleton. Elle est composée de dix commissaires représentant les dix provinces du Canada.

Rapport final[modifier | modifier le code]

Le rapport final comprend six volumes[2] :

  • Les langues officielles (1967)
  • L'Éducation (1968)
  • Le monde du travail (statut socio-économique, administration fédérale, secteur privé, 1969)
  • L'apport culturel des autres groupes ethniques (1969)
  • La capitale fédérale (1970)
  • Associations bénévoles (1970)

Les auteurs du rapport affirment que le Canada traverse « la pire crise de son histoire[3] ». Il fait état d'une sous-représentation des francophones dans la fonction publique fédérale et le monde des affaires au pays. Il fait aussi état de statistiques datant de 1961 selon lesquelles, au Québec, tous les groupes ethniques étaient mieux payés que les francophones à l'exception des Québécois d'origine italienne et des Amérindiens.

La commission recommande que le français et l'anglais soient déclarés langues officielles dans les institutions fédérales de tout le Canada et dans les administrations provinciales de l'Ontario et du Nouveau-Brunswick.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. [2]
  3. Jean-François|Lisée, De Gaulle l'indépendantiste, éditions Carte blanche/La boîte à Lisée, 2020, p. 56.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]