Solange Chalvin

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Solange Chalvin
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Biographie
Naissance
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Nom de naissance
Solange BarbeauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Solange Chalvin, née Solange Barbeau à Montréal le [1], fille de Sylvio Barbeau et de Laurette Lemieux, est une journaliste, essayiste et administratrice dans la fonction publique. Elle acquiert une grande renommée quand elle publie en 1962, avec son mari Michel Chalvin, un livre-choc intitulé Comment on abrutit nos enfants : la bêtise en 23 manuels scolaires[2].

Parcours[modifier | modifier le code]

Notes biographiques[modifier | modifier le code]

Solange Chalvin complète ses études secondaires à Montréal dans une école publique dirigée par les Dames de la Congrégation et fait un « vague cours de secrétariat »[3].

Solange Chalvin est la sœur de Gérard Barbeau, surnommé « la voix d’Or de Verdun »[4], qui a fait carrière comme chanteur soprano au Canada et en Europe dans les années 1949 à 1952 ; il a également tenu le rôle principal dans le film de René Delacroix, Le Rossignol et les Cloches ; Gérard Barbeau est décédé prématurément à l’âge de 24 ans ; une biographie lui a été consacrée[5],[6],[7],[8].

Le 1er juillet 1954, à Montréal, elle épouse Michel Chalvin (1929-1994), né en à Metz (France), qui deviendra réalisateur à la Société Radio-Canada en 1959[9],[10],[2].

Le Devoir[modifier | modifier le code]

En 1951, embauchée par le renommé rédacteur en chef du Devoir André Laurendeau lui-même, elle entre au journal comme secrétaire et, avait ajouté Laurendeau, « vous remplacerez des journalistes en vacances, à la salle de rédaction » (…) « C’était le début d'une relation de soutien, d'échange et d'apprentissage. Très bientôt, il m'incita à apprendre l'anglais que je ne possédais pas suffisamment pour faire du journalisme. Il me donna du travail, en dehors du Devoir, pour arriver à payer mes cours d'anglais et d'économie à l’université McGill », écrit Solange Chalvin. (…) « Non seulement m'a-t-il appris les règles de base de l'écriture journalistique, reprenant mes premiers textes et m'indiquant la façon de capter l'attention du lecteur, il m'a également appris la rigueur dans la recherche de l'information, la vérification des sources et les rudiments de l'enquête » ajoute-t-elle[3].

En 1955, Solange Chalvin quitte Le Devoir à la naissance de son premier enfant puis y retourne en 1963, « après la naissance de mon troisième fils »[3], accueilli à nouveau par André Laurendeau, lequel doit cependant quitter le journal un an plus tard quand il accepte de coprésider, avec Davidson Dunton, président de l’université Carleton, la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme (communément appelée la Commission Laurendeau-Dunton).

Le 2 mars 1963, elle se voit confier la responsabilité de la page féminine du Devoir. Renée Rowan, entrée au Devoir en 1944 et collaboratrice au quotidien de Solange Chalvin à compter de cette époque, raconte l’agenda « ambitieux » proposé par cette-dernière à son public :

« Nous nous réunirons (…) pour discuter de notre statut dans la province de Québec, nous essaierons de savoir où commence et où s’arrête notre rôle d’éducatrice dans la formation scolaire et universitaire de nos enfants, quelle place nous occupons au sein des commissions scolaires, des syndicats, des commissions d’enquête», écrit-elle dans sa première prise de contact avec son public lecteur. «Nous nous interrogerons pour savoir si les allocations familiales correspondent à nos besoins réels, pourquoi les hommes se désintéressent trop souvent des résultats scolaires de leurs enfants, si nos associations féminines valent la peine qu’on y perde autant d’énergie et de temps (…). Nous inviterons(les hommes) à venir nous dire à l’occasion ce qu’ils pensent de nous et en quoi ils travaillent à relever le statut de la femme au Québec. »

La page est renommée « L’univers féminin » puis devient, le 13 septembre 1969, la « Condition féminine » et, le 25 mats 1970 « Famille et société ». « Promesse tenue, aucun sujet n’est tabou. On y parle de la limitation des naissances, de la pilule anticonceptionnelle, de l’avortement et de l’affaire Morgentaler, de la Loi sur le divorce adoptée le 19 décembre 1967…, souligne Renée Rowan.

La page féminine du Devoir est publiée pour la dernière fois le 27 février 1971. « Personne n’y perdra au change puisque les nouvelles qui y trouvaient leur place seront, comme toute autre nouvelle, jugées au mérite et paraîtront, selon leur importance, à la une, à la trois ou ailleurs dans le journal », précise Renée Rowan[11].

Solange Chalvin obtient alors le secteur des affaires sociales puis, en 1975, elle quitte Le Devoir pour assumer la fonction de secrétaire générale du Comité pour la protection de la jeunesse pour ensuite se joindre à l’Office de la langue française, chargée de la francisation des entreprises et des institutions.

Comment on abrutit nos enfants[modifier | modifier le code]

Avec la publication en 1962 de l'essai pamphlétaire Comment on abrutit nos enfants : la bêtise en 23 manuels scolaires, Solange Chalvin et son conjoint Michel font les manchettes au Québec.

Le couple Chalvin « avait un moment secoué le cocotier du conformisme religieux par un petit ouvrage-choc dans les années soixante: Comment on abrutit nos enfants », écrit le journaliste Clément Trudel[9],[10],[2]. Les auteurs y dénoncent la pauvreté des manuels scolaires, notamment au chapitre de la qualité de la langue, des préjugés ethniques et de l’abus des références à la religion catholique, et ce même dans l’enseignement de l’arithmétique…

Dans un Rapport du Conseil supérieur de la langue française du Québec paru en 1985, Jacques Maurais rappelle la thématique de cet ouvrage-choc :

« Comment on abrutit nos enfants « est largement inspiré du Rapport des femmes universitaires de Québec présenté à la Commission royale d'enquête sur l'enseignement dans la province de Québec (Commission Parent). Solange et Michel Chalvin dénoncent l'infantilisme des manuels scolaires et les nombreuses fautes de français qu'ils contiennent. Ils reprennent à leur compte la plainte du Rapport des femmes universitaires sur la trop grande part accordée dans les livres de français aux textes canadiens : « Par un souci de patriotisme étriqué et mal compris, dit le Rapport des femmes universitaires de Québec, on a voulu à tout prix rester dans le contexte canadien, ne traiter que la réalité canadienne, comme si la langue française n'existait qu'au Canada. » (…)[12] »

Le journaliste et éditeur de renom Jean Paré écrit que cet ouvrage « est un livre-phare de la Révolution tranquille au même titre que Les Insolences du Frère Untel »[13],[14],[15].

Solange Chaput-Rolland, journaliste notoire durant les années 1960 et sénatrice, fait un compte rendu du livre du couple Chalvin dans lequel elle écrit notamment :

« À l’heure où la France se tord de rire en lisant La Foire aux cancres, volume groupant les invraisemblables devoirs des cancres écoliers, nous devrions pleurer devant les cancres-professeurs qui, oui, le mot n’est pas trop fort, abrutissent nos enfants avec des textes lamentablement idiots. Le témoignage des Chalvin est accablant. (…)

Je tiens ce petit volume, ajoute-t-elle, pour l’un des plus importants parus chez nous, car il est sans réplique.

Comment on abrutit nos enfants est un sottisier digne des plus grands humoristes. Le malheur pour nous, c’est qu’il soit vrai, authentique, et que les effroyables fautes de goût dont il cite des exemples soient des bibles pour nos enfants[16]. »

Dans le magazine Châtelaine de 1963, Michèle A. Mailhot, écrit : « Vous vous souvenez du remous qu’avait causé le livre de Solange et Michel Chalvin dans notre mare aux illusions ? Il faut relire Comment on abrutit nos enfants (Éditions du Jour), et comprendre que l’éducation est toujours un sujet d’actualité et qu’il reste l’affaire de chacun. Feuilletez les manuels scolaires de vos enfants. Avec le livre des Chalvin comme guide, vous vous indignerez à votre tour des découvertes que vous ferez. Si chaque parent réagissait, de tels abus n’existeraient pas[17].

Dans son autobiographie, Ma vie comme rivière, Simone Monet-Chartrand écrit de cet ouvrage qu’il est un « livre-pamphlet », ajoutant qu’« en publiant ce livre, ils (Solange et Michel Chalvin) réagissent comme des citoyens et des parents désireux d’améliorer une situation lamentable »[18].

Comment on abrutit nos enfants a été cité en bibliographie de plusieurs ouvrages sur l’éducation et l’enseignement[19],[20],[21],[22], les manuels scolaires[23],[24], et la Révolution tranquille[25], entre autres.

Fonction publique québécoise[modifier | modifier le code]

Après l’obtention d’une maîtrise en administration publique à l’ÉNAP (École nationale d'administration publique) de l’Université du Québec, Solange Chalvin occupe à compter de 1975 plusieurs postes de direction dans la fonction publique québécoise, notamment comme directrice de la francisation à l’Office québécois de la langue française, secrétaire générale du Comité pour la protection de la jeunesse[26] et gestionnaire à l’Office des services de garde à l’enfance[27].

Engagement social[modifier | modifier le code]

  • Membre du conseil d’administration de la Fondation Lionel-Groulx.
  • Présidente de la Société de la sclérose latérale amyotrophique du Québec[28] de 1990 à 1999.
  • Présidente du Centre de bénévolat SARPAD[29].
  • Présidente du groupe « Le pont entre les générations » de 1998 à 2004[27].

Publications de Solange Chalvin[modifier | modifier le code]

Sélections d’articles publiés durant les années 1960 dans les périodiques Châtelaine, Maintenant, Actualité ma paroisse, Le Devoir, d’après une liste du Catalogue IRIS de Bibliothèque et Archives nationales du Québec :

  • Solange Chalvin, Michel Chalvin (ill. Jacques Bernier), Comment on abrutit nos enfants : la bêtise en 23 manuels scolaires, Les Éditions du Jour,
  • Solange Chalvin, « Déchet de nos dépotoirs juvéniles », Actualité ma paroisse,‎
  • Solange Chalvin et Renée Rowan, « Doit-on payer les femmes pour élever leurs enfants », Le Devoir,‎
  • Solange Chalvin, « La famille est-elle en voie de disparition ? », Châtelaine Montréal, vol. 12, no 2,‎ , p. 19-21
  • Solange Chalvin, « La femme et la seconde carrière : entrevue avec Évelyne Sullerot », Châtelaine Montréal, vol. 8, no 9,‎ , p. 31, 69-70, 72, 74
  • Solange Chalvin, « Les femmes pauvres crient au secours », Maintenant Montréal, no 77,‎ , p. 135
  • Solange Chalvin, « La société québécoise sous l'œil attentif d'un sociologue français: Joffre Dumazedier », Le Devoir,‎ , p. 13
  • Solange Chalvin, « 24 heures avec Jean Desprez », Châtelaine Montréal, vol. 4, no 4,‎ , p. 34-36, 66, 68
  • Solange Chalvin, « L'accouchement sans douleur est possible : Qu'attend-on pour offrir à la Canadienne le sort privilégié que partagent des milliers de femmes au XXe siècle ? », Châtelaine Montréal, vol. 1, no 1,‎ , p. 23, 70-71, 74-75
  • Solange Chalvin, « Les bonnes ont-elles toujours tort ? Le service domestique est aujourd'hui un métier de pis-aller. Et la perle rare vaut son pesant d'or. Où la dénicher et surtout comment la garder ? », Châtelaine Montréal, vol. 4, no 10,‎ , p. 28-29, 66, 68-70, 72
  • Solange Chalvin, « La coéducation: doit-on former garçons et filles à la même école ? », Châtelaine Montréal, vol. 6, no 11,‎ , p. 21-23, 66, 68, 70-72
  • Solange Chalvin, « Comment devient-on propriétaire », Châtelaine Montréal, vol. 2, no 5,‎ , p. 28-29, 76, 78-81
  • Solange Chalvin, « Le Noël des Sœurs ouvrières », Châtelaine Montréal, vol. 1, no 3,‎ , p. 21-22, 52, 54
  • Solange Chalvin, « Quand Noël était joyeux! », Châtelaine Montréal, vol. 2, no 12,‎ , p. 34-35, 68-71
  • Solange Chalvin, « Que reproche-t-on à nos manuels scolaires ? », Châtelaine Montréal, vol. 3, no 5,‎ , p. 27-28, 98-105
  • Solange Chalvin, « S.O.S. des courriers du cœur », Châtelaine Montréal, vol. 2, no 3,‎ , p. 36-37, 71-75
  • Solange Chalvin, « La tendre et secrète Charlotte Boisjoli », Châtelaine Montréal, vol. 2, no 11,‎ , p. 36-37, 64, 67-68
  • Solange Chalvin, « La tv, opium des enfants : Les enfants passent deux heures par jour à regarder la télévision et ils préfèrent les téléromans à tous les programmes qui leur sont destinés. Le travail scolaire et les jeux sont-ils sacrifiés à cette grande soif d'images ? », Châtelaine Montréal, vol. 3, no 4,‎ , p. 27, 64, 74, 78, 80

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • Simone Monet-Chartrand, Ma vie comme rivière, vol. 3 (Récit autobiographique), Les Éditions du remue-ménage, , 341 p., p. 239
  • Clément Trudel, « Réalisateur à SRC, Michel Chalvin n’est plus », Le Devoir,‎ , B7
  • Marie Laurier, « Témoignage: Michel Chalvin (1929-1994) », Le Devoir,‎ , A11
  • Solange Chalvin, « Souvenirs de la rédaction - Par la grâce de mon mentor, André Laurendeau », Le Devoir,‎ , A1
  • Silvie Delorme (dir.), Dialogue avec l’histoire. Les collections de la Bibliothèque de l’Université Laval, Les Presses de l’Université Laval, , 129 p. (lire en ligne [PDF]), p. 49
  • Léon Dion, Québec 1945-2000 : Les intellectuels et le temps de Duplessis, vol. II, Les Presses de l’Université Laval, , 452 p. (lire en ligne [PDF]), p. 412
  • Marc-Adélard Tremblay et Gérard Fortin, « La conception de l’instruction » (collectif), École et société au Québec. Éléments d’une sociologie de l’éducation, Montréal : Éditions Hurtubise HMH, ltée,‎ (lire en ligne [PDF])
  • Claude Lessard et David D’arrisso, L’universitarisation de la formation des enseignants, E.N.S. Éditions, , 168 p. (ISBN 9782734211808)
  • Monique Nemmi, « L’Éducation au Québec : Comment on abrutit nos enfants, nouvelle version, revue et augmentée », Cité Libre, vol. XXII, no 6,‎ (lire en ligne, consulté le 28 septembre 2014)
  • Luc Noppen et Lucie K. Morisset, Les Églises du Québec : un patrimoine à réinventer, Presses de l’Université du Québec, (ISBN 2-7605-1355-6, lire en ligne), p. 419
  • Jocelyn Létourneau, « Nous autres les Québécois : La voix des manuels scolaires » (collectif), Les espaces de l’identité, Les Presses de l’Université Laval,‎ , p. 108 (ISBN 2-7637-7541-1, lire en ligne)
  • Marc-Adélard Tremblay et Gérald Fortin, La conception de l’instruction (1964), Hurtubise HMH, ltée, coll. « Les classiques des sciences sociales », (lire en ligne [PDF])
  • Guy Rocher, « Éducation et révolution culturelle (1973) », École et société au Québec. Éléments d’une sociologie de l’éducation, Hurtubise HMH, ltée,‎ (lire en ligne [PDF], consulté le 29 septembre 2014)
  • Léon Dion, Québec 1945-2000. Les intellectuels et le temps de Duplessis, t. II, Les Presses de l’Université Laval, 452 p. (lire en ligne [PDF])
  • Fernand Harvey, Hugo Séguin-Noël et Marie-Josée Verreault, Bibliographie générale de Fernand Dumont. Œuvres, études et réception, Presses de l’Université Laval, , 122 p. (ISBN 2-89575-083-1, lire en ligne [PDF])
  • Michèle A. Mailhot, « Sommes-nous en danger ? », Châtelaine, vol. 4, no 1,‎ , p. 67
  • Solange Chaput-Rolland, « Les livres », Le magazine Maclean Montréal, vol. 2, no 8,‎ , p. 51
  • Jacques Maurais, La crise des langues : La crise du français au Québec, t. II, Gouvernement du Québec - Conseil supérieur de la langue française, coll. « Le Robert Paris », (lire en ligne [PDF])
  • Renée Rowan, « De « L’univers féminin » à « Condition féminine » et à « Famille et société » », Le Devoir,‎ , p. 13 (lire en ligne [PDF], consulté le 3 octobre 2014)

Lire aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Registre de l’Hôpital de la maternité catholique et crèche de la Miséricorde, in Registres paroissiaux et Actes d’état civil du Québec (Collection Drouin), 1921 à 1967.
  2. a b et c Chalvin 1962
  3. a b et c Chalvin 2010
  4. Monet-Chartrand 1988, p. 238
  5. Gill Robert, Gérard Barbeau : une vie inachevée, Montréal : Guérin, (ISBN 9782760108240, lire en ligne)
  6. Robert Therrien, « Gérard Barbeau », sur Québec Info Musique (consulté le 28 septembre 2014)
  7. Tristesse (Tout est fini) - Gérard Barbeau.
  8. Gérard Barbeau Le rossignol et les cloches.
  9. a et b Trudel 1994
  10. a et b Laurier 1994
  11. Rowan 2010
  12. Maurais 1985
  13. Jean Paré, « Lettres : Confusion des genres », Le Devoir,‎
  14. Société Radio-Canada, « Comment on abrutit nos enfants », sur Les Archives de Radio-Canada. Entrevue avec Solange Chalvin : 16 août 1975 (consulté le 28 septembre 2014)
  15. Société Radio-Canada, « La religion dans les manuels scolaires », sur Les Archives de Radio-Canada. Entrevue avec Solange Chalvin : 31 juillet 1971 (consulté le 28 septembre 2014)
  16. Chaput-Rolland 1962
  17. Mailhot 1963
  18. Monet-Chartrand 1988, p. 239
  19. Nemmi 1994
  20. Tremblay et Fortin 1970
  21. Lessard et D’arrisso 2010
  22. Rocher 1975
  23. Létourneau 1997
  24. Delorme 2008
  25. Dion 1993
  26. Conseil de presse du Québec
  27. a et b « Conseil d’administration de la Fondation Lionel-Groulx en 2013 », sur La Fondation Lionel-Groulx (consulté le 14 septembre 2014)
  28. SLA/ALS
  29. SARPAD