Amirat

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Amirat
La mairie.
La mairie.
Blason de Amirat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Grasse-1
Intercommunalité Pays de Grasse
Maire
Mandat
Conil jean-Louis
Élections municipales françaises de 2015-2020
Code postal 06910
Code commune 06002
Démographie
Gentilé Amiratois
Population
municipale
75 hab. (2014)
Densité 5,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 53′ 29″ nord, 6° 49′ 30″ est
Altitude Min. 725 m
Max. 1 373 m
Superficie 12,95 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-amirat.com

Amirat est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Amiratois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rochers Notre-Dame (1 370 m).

Amirat est un village du haut-pays grassois situé dans le centre-ouest du département des Alpes-Maritimes à la lisière des Alpes-de-Haute-Provence, à 27 km au nord de Grasse et 9 km au sud de Puget-Théniers[1]. Il est accessible via la rotonde 2211 (D2211 A).

Ce petit village se compose de trois quartiers :

  • Les Agots, avec une belle maison dite le château, l'église paroissiale Sainte-Anne et le gîte d'étape ;
  • Amirat village, avec la mairie et la chapelle Notre-Dame ; de sa belle place vous aurez une vue panoramique sur la vallée ;
  • Maupoil, avec la chapelle de Saint-Jeannet (du XVIe siècle).

La ligne numéro 420 du réseau Sillages (Sallagriffon - Saint-Auban) dessert la commune du lundi au samedi à la demande[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Amiratum est cité en 1043[3],[4]. Le comte Aldebert, sa femme et leurs enfants donnent l'église Saint-Cassien, église initiale d'Amirat et aujourd'hui au Castellet-Saint-Cassien, située sous le castrum d'Amirat, et tout ce qui en dépendait, à l'abbaye Saint-Victor de Marseille. Amirat est au XIe siècle un habitat fortifié. Le village est alors situé sur les roches de Notre-Dame et sur la pente méridionale.

Au XIIe siècle, le seigneur d'Amirat est aussi seigneur de Thorenc.

Amirat dépendait de la viguerie de Grasse[5].

Le village est d'Admirato est cité au XIIIe siècle et au début du XIVe siècle. L'église est citée en 1376. Mais la crise du XIVe siècle va entraîner sa dépopulation. Il n'y a plus d'habitants en 1400.

Au moment de la dédition de Nice à la Savoie, en 1388, le village choisit de rester fidèle au comte de Provence.

La seigneurie appartenait à la famille de Grasse-Bar, branche de Briançon à partir de la fin du XVe siècle[6].

Un nouveau village non fortifié à l'habitat dispersé est recréé plus bas, à la fin du XVIe siècle. La chapelle Notre-Dame lui sert de paroisse.

Lors du deuxième tour de l'élection présidentielle française de 2002, Amirat fut la quatrième commune de France à avoir voté le plus pour Jean-Marie Le Pen, son score dans la commune fut de 59,26 %[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Amirat

Les armes d'Amirat se blasonnent : D'or, à un écureuil de gueules, coupé de sable à une fasce d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945   Michel Toussin    
1953   Armande Doudon    
1953   Maurice Michel    
1971   Daniel Ollivier    
1977   Raymonde Chanier    
mars 2001 2005 Gabriel Anglade DVD  
mars 2005[8] en cours Yvon Michel UMP-LR Fonctionnaire

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 75 habitants, en augmentation de 41,51 % par rapport à 2009 (Alpes-Maritimes : 0,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
121 132 122 130 146 156 150 156 161
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
157 146 146 135 134 110 103 104 84
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
92 96 49 62 64 61 62 33 25
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
29 39 40 72 50 41 26 53 75
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dans le quartier Maupoil, chapelle du XVIe s., dédiée à Saint-Jeannet, avec une belle grille en bois[13].

Église paroissiale Sainte-Anne du XVIIe entre Amirat et les Agôts[14].

Le château au hameau des Agôts, qui a appartenu à la famille Saint Ferréol, des seigneurs du lieu[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe de Beauchamp, Le haut pays méconnu. Villages & hameaux isolés des Alpes-Maritimes, p. 133-134, Éditions Serre, Nice, 1989 (ISBN 978-2-86410-131-4) ; p. 159

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]