Agnès Troublé

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Agnès Troublé
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Agnès Troublé en 2012 au festival du cinéma américain de Deauville.

Naissance (75 ans)
Versailles (Seine-et-Oise)
Nationalité Française
Profession
Créatrice de mode
Autres activités
Formation
Ascendants

Agnès Troublé, née rue Gallieni à Versailles (Seine-et-Oise) le , est une créatrice de mode française. Elle est la créatrice de la marque de vêtements, de cosmétiques et d'accessoires agnès b., marque qu'elle utilise également comme nom d'artiste. Elle est par ailleurs collectionneuse d'art contemporain

Biographie[modifier | modifier le code]

Née « à 150 mètres du château de Versailles », Agnès Troublé descend d’une famille de militaires et d’avocats. Son père est bâtonnier du barreau de Versailles[1],[2].

En 1968, habitant boulevard du Montparnasse, elle fréquente des milieux intellectuels de gauche radicale[2]. Ancienne élève de l'École du Louvre, rédactrice de mode au journal Elle, Agnès Troublé devient styliste chez Dorothée Bis puis en freelance pour Co and Co, Cacharel ou encore V de V (notamment auprès de Michèle Rosier)[2] avant de lancer, en 1975, sa propre griffe et sa première boutique. Le « b. » de agnès b. est l'initiale du nom de l'éditeur Christian Bourgois avec qui elle a été mariée pendant trois ans (de 17 à 20 ans), et avec qui elle a eu des jumeaux[3], dont Étienne Bourgois, directeur général d’agnès b.. La marque de fabrique d'agnès b. est son « cardigan-pression », lancé en 1979.

À partir de 1988, la marque vend des écharpes rouges sans marge au profit des malades du SIDA. Par la suite, elle fait réaliser par des amis artistes (Gaspard Noé, JoOne, Aurel, Mike Lash ou encore Yayoi Kusama) des emballages de préservatifs, donnés gratuitement. Elle est marraine de la fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés[2].

Mécène des arts, Agnès Troublé participe financièrement à la restauration du film Playtime, de Jacques Tati, produit le film Seul contre tous de Gaspar Noé ; elle soutient de nombreuses manifestations artistiques, édite un périodique d'art contemporain (Point d'ironie) et a constitué une importante collection d'art contemporain, dont tout un pan est consacré à la photographie ; cette collection a été montrée pour la première fois au public en janvier 1992 à l'Espace des arts de Chalon-sur-Saône[4], puis en 2004 aux Abattoirs de Toulouse. À Paris elle a aussi créé son propre lieu d'exposition, la galerie du jour agnès b[5], située alors 6, rue du Jour, inaugurée en novembre 1984, avant d'ouvrir un deuxième espace quelques années plus tard à Tokyo.

Elle épouse le en secondes noces Jean-René Claret de Fleurieu (beau-fils de Pierre Mendès France) avec qui elle a deux filles. Son troisième mari est le publicitaire Philippe Michel[2].

Agnès Troublé parraine le tribunal Russell sur la Palestine[6], « tribunal populaire international créé par des hommes et des femmes engagés dans la promotion de la paix et de la justice au Moyen-Orient ».

Elle est la sœur de Bruno Troublé, fondateur et organisateur de la Coupe Louis-Vuitton. Elle a cinq enfants : les jumeaux Nicolas et Étienne Bourgois, Ariane Michel, et Aurore et Iris de Fleurieu.

En 2009, elle fait partie des « quelques célèbres millionnaires » qui détiennent l'hebdomadaire les Inrockuptibles[7].

En 2012, elle réalise son premier long métrage, Je m'appelle Hmmm..., sorti en 2013 (en France en 2014).

Elle est également à la tête d'une société de production cinématographique, Love streams productions agnès b. (soutenant notamment Claire Denis et Patrice Chéreau, sous-titrant Mister Lonely de Harmony Korine ou restaurant Playtime de Jacques Tati) et d'une galerie d'art située rue Quincampoix. Elle a lancé des festivals de cinéma à Hong Kong, Sarajevo et Tokyo. Elle possède une collection d'art contemporain de 3000 œuvres. En 2003, elle achète le voilier Tara de Peter Blake. Elle finance des expéditions scientifiques dans les océans[2].

Décrite comme « catholique, de gauche »[8],[2], elle cosigne une tribune, en novembre 2016, avec d'autres personnalités du monde du spectacle pour dénoncer le « Hollande-bashing » rappelant « tout ce qui a été accompli » notamment « la sanctuarisation du budget de la culture »[9],[10].

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Agnès, face A et face B, la-croix.com, 19 juin 2016
  2. a, b, c, d, e, f et g Sybille Grandchamp, « Initiale b. », Vanity Fair n°12, juin 2014, pages 126-137 et 175-176.
  3. (en) Article de The Observer, 19 février 2006.
  4. Exposition agnès b. Un regard sur l'art contemporain, dans le cadre des Janviers en Bourgogne, présentée du 17 janvier au 29 février 1992, inaugurée le 25 janvier.
  5. Site de la galerie du jour (expositions en cours et archives).
  6. Alice Walker, « Le Tribunal Russell sur la Palestine », (consulté le 9 décembre 2010).
  7. Matthieu Pigasse rachète les Inrockuptibles, nouvelobs.com, 10 juin 2009
  8. Agnès b., créatrice : Vibrante, challenges.fr, 12 avril 2013
  9. Un syndicat de people pour Hollande, politis.fr, 23 novembre 2016
  10. http://www.lejdd.fr/Politique/Deneuve-Binoche-Biolay-Une-cinquantaine-de-personnalites-disent-stop-au-Hollande-bashing-825751
  11. Décret de promotion
  12. Décret du 25 mars 2016
  13. Nomination ou promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres - Cinquantenaire

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julie Verlaine, « Agnès b. (1941-) : Créatrice de beauté », dans Femmes collectionneuses d'art et mécènes : de 1880 à nos jours, Éditions Hazan, , 287 p. (ISBN 9782754106122), Le temps de l'individualisme : Diversité des comportements et éclatement des références, de 1970 à nos jours, p. 234-243

Liens externes[modifier | modifier le code]

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