Étienne Mélingue

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Étienne Mélingue
Etienne Mélingue par Gill.jpg

Étienne Mélingue par André Gill (1867)[1].

Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Caricature d'Étienne Mélingue, parue dans Le Trombinscope de Touchatout en 1872.

Étienne Marin Mélingue, né à Caen le , mort à Paris en 1875, est un acteur, sculpteur et peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean Mélingue, préposé aux douanes, volontaire de 1792, et de Suzanne Boulon, Étienne Mélingue voit le jour rue des Carmes à Caen. Son frère Adolphe meurt en bas âge. Son père l'envoie à l'école gratuite de peinture et de sculpture de la ville. Il y obtient le prix de sculpture dans la classe de M. Odelli en 1822. Il fait des débuts dans une petite troupe ambulante de Caen avant d'être admis dans la troupe du cirque Francini.

Il est encore tout jeune lorsqu'il abandonne Caen pour Paris où il obtient un emploi de sculpteur à l’église de la Madeleine. Sa passion du théâtre le poursuit et il se fait engager dans la troupe du père Dumanoir qui va l'escroquer. Il parcourt le Nord de la France avec son ami Hippollyte Tisserant (1809-1877), mais l'aventure se termine par un échec et il retourne au domicile paternel. Sitôt remis, il repart pour Paris où il rencontre Catherine-Joséphine Duchesnois qui le recommande à Alexandre Soumet. Il est engagé par les frères Jules Sévestre et Edmond Sevestre, et joue au Montparnasse, puis au théâtre de Belleville où il retrouve son ami Tisserant. Il part aux Antilles jouer la tragédie. À son retour en France, il est engagé au théâtre de Rouen. C'est Marie Dorval, de passage à Rouen, qui l'entraîne à Paris et le présente à Alexandre Dumas père. Il devient un interprète populaire du drame romantique dans le genre d’Alexandre Dumas au théâtre de la Porte-Saint-Martin. Il fait partie de la « Troupe historique » de Dumas. Harel étant en déconfiture, il quitte le théâtre de la Porte-Saint-Martin pour celui de l'Ambigu-Comique, où il devient le comédien de Frédéric Soulié.

Parmi ses amis, il compte Adolphe Hauer, Auguste Raffet, Narcisse Diaz de la Pena, qui lui dédicacent une œuvre[Laquelle ?] en 1838 (aujourd'hui au département des Arts graphiques du musée du Louvre[réf. nécessaire]).

Étienne Mélingue s'installe au no 22 rue Levert à Paris dans le quartier de Belleville, où sa femme et leurs deux fils, Gaston Mélingue (né en 1840) et Lucien-Étienne Mélingue (né en 1841), auront leur atelier dans les remises de la propriété.

Un de ses plus grands succès est le rôle titre du drame de Paul Meurice, Benvenuto Cellini, où il démontre son double talent d’acteur et de sculpteur en modelant une statue d’Hébé sous les yeux des spectateurs. Il part en province pour représenter cette pièce et perd tous ses effets : costumes, accessoires, collection d'armures et de curiosités dans l'incendie du théâtre Français de Bordeaux en 1856. Napoléon III et l'Impératrice Eugénie l'aidèrent financièrement après ce malheur.

L'actrice Anaïs Aubert lui fait découvrir Veules-les-Roses, où il fait construire une maison. Ses amis peintres paysagistes le suivent en ces lieux : Xavier de Cock, Antoine Chintreuil, Henri Harpignies, puis Paul Meurice, Paul-Louis Leroux de la Comédie-Française, Eugène Pierron de l'Odéon, Gabriel Marty, Dumas fils, José-Maria de Heredia puis Victor Hugo.

Il envoie plusieurs statuettes à diverses expositions, notamment un portrait de Gilbert Duprez en Guillaume Tell. En 1838, il épouse Théodorine Thiesset (1813-1886), l’actrice retenue par Victor Hugo pour jouer le rôle de Guanhumara dans Les Burgraves à la Comédie-Française où elle reste dix ans, et qui jouait également aux Folies-Dramatiques et au théâtre de la Porte-Saint-Martin.

Il a aussi joué au théâtre de l'Ambigu, au théâtre de la Gaîté et dans divers théâtres de provinces.

Étienne Mélingue meurt à son domicile parisien en 1875, entouré des siens.

Tombe d'Étienne Mélingue à Paris au cimetière du Père-Lachaise (division 65).

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Rôles au théâtre[modifier | modifier le code]

  • 1849 : Le Comte Hermann, d'Alexandre Dumas, père (22 novembre)
  • 1849 : d'Artagnan dans La Jeunesse des Mousquetaires d'Alexandre Dumas père
  • 1850 : Comte Hermann dans Comte Herman Théâtre-Historique de Urbain Grandier et Paul Meurice
  • 1852 : Benvenutto Cellini dans Ascanio d'Alexandre Dumas père, adapté à la scène par Paul Meurice
  • 1856 : Salvator Rosa dans Salvator Rosa d'Alexandre Dumas (reprise)
  • 1860 : Chicot dans: La Dame de Monsoreau, d'Alexandre Dumas (à l'Ambigu)
  • Le Roi de Navarre dans La Reine Margot
  • Edmond Dantès dans Montre-Cristo
  • Henri IV à l'Ambigu
  • Buridan dans La Tour de Nesle
  • Les Américains
  • Charles III
  • L'Inquisition à la Porte Saint-Martin
  • Guillaume Colimann Porte-Saint-Martin
  • Le Mauvais angedans Don Juan de Marana d'Alexandre Dumas père reprise au théâtre de la Porte-Saint-Martin
  • Gaëtan dans Il Maminone à l'Ambigu
  • Cavalier dans Talesman à l'Ambigu
  • Pozer dans Étudiants à l'Ambigu
  • Villaflor dans les Amants de Murcie à l'Ambigu
  • Comte Hermann d'Urbain Grandier à l'Ambigu
  • Catilina dans Catilina
  • l'Avocat des pauvres
  • Fanfan la Tulipe
  • Le Chevalier de Maison-Rouge
  • Cadio de George Sand
  • Lucrèce Borgia

Hommages[modifier | modifier le code]

Le nom de Mélingue a été attribué à un théâtre parisien, une rue, en 1899, un centre culturel et salle polyvalente rue Levert.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Caricature de Mélingue par André Gill paru dans La Lune sur le site greatcaricatures.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Dumas, Une Vie d’artiste ; aventures et tribulations d’un comédien, 1854.
  • Eugène de Mirecourt, Mélingue, collection « Les Contemporains », Paris, Imp. Gustave Havard, 1856 ([PDF]en ligne)
  • Francis Leber, Pierre Didier, Le Français tel qu'on le parle théâtre Mélingus 10 octobre 1947, Éd. L'Avant-scène, 1969, 46 p.
  • Jules Truffier, Mélingue, le comédien, l'homme. Acteurs et Actrices d'autrefois, ed. Félix Alcan, 1932, 149 p.
  • Marianne Bury, Hélène Laplace-Claverie, Le miel et le fiel, la critique théâtrale en France au XIXe siècle, PUPS, 2008, 347 p.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]