Prothésiste dentaire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Prothésiste dentaire
Appellation
Prothésiste dentaire
Technicien dentaire
Mécanicien-dentiste
Mécanicien dentaire
Secteur d'activité
Compétences requises
Niveau de formation
Professions voisines
Codes
IDEO (France)
ROME (France)
J1410

Un ou une prothésiste dentaire (ou mécanicien-dentiste, l’appellation variant selon les pays) est un(e) professionnel(le) chargé(e) d'élaborer un appareillage destiné à la restauration et au rétablissement fonctionnel et esthétique du système de manducation dans le domaine de l'odontologie[1].

Ces appareillages peuvent être des prothèses dentaires fixes unitaires (couramment nommées couronnes), des prothèses dentaires fixes plurales (couramment nommées bridges ou ponts au Canada), des prothèses amovibles partielles ou totales (couramment nommées dentier) ou encore des appareils d'orthodontie[2].

En France, les prothésistes dentaires sont des artisans travaillant exclusivement sur prescription médicale d'un chirurgien-dentiste (le plus souvent) ou d'un médecin stomatologiste. Conformément à la directive européenne 93/42 rendue obligatoire en juin 1998, il ou elle est fabricant de dispositifs médicaux sur mesure (DMSM)[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le prothésiste dentaire au tournant du XXe siècle[modifier | modifier le code]

À l'époque ou la dentisterie moderne n'était pas encore née (avant la première guerre mondiale) les prothésistes dentaires étaient aussi appelés « mécaniciens dentistes ». Le bon sens commun faisait objectivement ressortir que vitesse et précipitation sont incompatibles avec un métier qui demande rigueur, connaissances, patience et travail d'équipe[4].

Le prothésiste dentaire au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Considéré comme anecdotique ou du domaine de la recherche et du développement dans les années 1980, l'aide numérique occupe en ce début de siècle une part croissante dans tous les domaines de la dentisterie restauratrice.

Loin d'être antinomiques les techniques traditionnelles et numériques restent complémentaires.

Elles permettent d'offrir in fine aux patients un choix plus vaste de solutions thérapeutiques offrant au prothésiste dentaire la possibilité de mieux exprimer sa créativité et son sens artistique. La démocratisation de l'univers numérique qui mêle le côté artisan et le côté industriel engendre une profonde refonte de la profession. Certaines écoles qui forment les prothésistes dentaires ont déjà intégré dans leur formation traditionnelle une formation numérique.

Le métier de prothésiste dentaire est inéluctablement en train de se modifier. Nul n'est censé ignorer la science et le progrès[5].

Formations[modifier | modifier le code]

Québec[modifier | modifier le code]

Dans la province, le technicien dentaire (prothésiste dentaire) détient un diplôme d'études collégiales (DÉC) en Techniques de prothèses dentaires[6] (3 ans d'études postsecondaires techniques).

Il doit également être membre de l'Ordre des techniciens et techniciennes dentaires du Québec (OTTDQ) pour exercer en toute légalité sa profession[7].

Perspectives d'évolution[modifier | modifier le code]

Le prothésiste n'est pas étanche au monde qui l'entoure et doit s'adapter comme ses clients aux contraintes économiques actuelles et futures.

Certes, certains patients pourront toujours se payer des prothèses réalisées avec la dernière technologie numérique à la mode.

Cela ne veut pas dire qu'il y aura du travail pour tous les laboratoires, bien au contraire :

  • ces prothèses fixées font l'objet de devis élevés qui doivent prendre en compte l'intervention du dentiste et l'amortissement des technologies ;
  • la numérisation permet désormais la réalisation hors de nos frontières pour une qualité identique et un cout moindre. Nous en recevons déjà les prospectus !

L'expérience et l'histoire prouvent que ce sont les patients les plus économiquement faibles qui :

  • portent majoritairement les prothèses amovibles en résine (dentiers) ;
  • procureront une source de travail garanti au prothésiste

Notes et références[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]