Élections aux Cortes de Castille-La Manche de 1999

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Élections aux Cortes
de Castille-La Manche de 1999
47 sièges des Cortes
(Majorité absolue : 24 sièges)
le
Type d’élection Élection parlementaire
Corps électoral et résultats
Inscrits 1 413 503
Votants 1 058 010
74,85 %  −4
Votes exprimés 1 035 935
Votes blancs 14 929
Votes nuls 7 146
José Bono 2005 (cropped).jpg PSCM-PSOE – José Bono
Voix 561 332
54,19 %
 +8
Sièges obtenus 26  +2
Agustín Conde 2013 (cropped).jpg PPCLM – Agustín Conde
Voix 424 531
40,98 %
 −3,8
Sièges obtenus 21  −1
Defaut.svg IU-CLM – José Molina Martínez
Voix 35 881
3,46 %
 −4,2
Sièges obtenus 0  −1
Ve législature des Cortes
Diagramme
Président de la Junte
Sortant Élu
José Bono
PSCM-PSOE
José Bono
PSCM-PSOE

Les élections aux Cortes de Castille-La Manche de 1999 (en espagnol : Elecciones a las Cortes de Castilla-La Mancha de 1999) se sont tenues le dimanche afin d'élire les quarante-sept députés de la cinquième législature des Cortes de Castille-La Manche, parlement de la communauté.

Le scrutin voit la victoire du Parti socialiste de Castille-La Manche-PSOE (PSCM-PSOE), qui remporte une nette majorité absolue en voix et en sièges.

Contexte[modifier | modifier le code]

Fief socialiste depuis 1982, la Castille-La Manche a connu une poussée de droite à compter de 1993, qui s'est notamment traduite par un affaiblissement du PSCM-PSOE lors des précédentes élections du 28 mai 1995.

Ce scrutin, marqué par une forte participation, voit le Parti populaire de Castille-La Manche (PPCLM) atteindre 44,8 % des voix et 22 députés sur 47, contre 46,2 % et 24 élus pour les socialistes, qui sauvent de justesse leur majorité absolue. Avec 7,7 % des suffrages et 1 parlementaire, la Gauche unie de Castille-La Manche (IU-CLM) conserve sa représentation. Ainsi, bien qu'il enregistre 66 000 voix et 6,3 points de moins que ses adversaires, José Bono peut entamer son quatrième mandat.

Les élections municipales qui se déroulent le même jour ne disent pas autre chose. En totalisant 45 % des voix, le PP vire largement en tête, loin devant le PSOE et ses 39,3 %, tandis qu'IU monte jusqu'à 9,2 %. En conséquence, les conservateurs réalisent le grand chelem des capitales de province, avec une majorité absolue systématique. Ils s'imposent également dans trois grandes villes, laissant les socialistes avec cinq communes d'importance et sans aucune majorité absolue. Le PP s'impose ainsi dans les cinq députations provinciales, un exploit que seule l'UCD était parvenue à accomplir, en 1979.

La domination conservatrice sur la communauté autonome vient se renforcer avec la tenue des élections législatives anticipées du 3 mars 1996. Le PP compte en effet 47,2 % des suffrages et 11 députés sur les 20 à pourvoir dans les cinq provinces, le PSOE se contentant de 42,7 % des voix et des 9 mandats restants. Après les européennes de 1994 et les municipales de 1995, c'est la troisième fois en trois ans que le centre droit dépasse les socialistes en Castille-La Manche.

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

Salle des séances des Cortes de Castille-La Manche.

Les Cortes de Castille-La Manche (en espagnol : Cortes de Castilla-La Mancha) se composent de 47 députés, élus pour un mandat de quatre ans au suffrage universel direct, suivant le scrutin proportionnel à la plus forte moyenne d'Hondt.

Chaque province constitue une circonscription, à raison de 10 sièges pour Albacete, 11 sièges pour Ciudad Real, 8 sièges pour Cuenca, 7 sièges pour Guadalajara et 11 sièges pour Tolède. Seules les forces politiques – partis, coalitions, indépendants – ayant remporté au moins 3 % des suffrages exprimés au niveau d'un territoire provincial participent à la répartition des sièges.

Campagne[modifier | modifier le code]

Partis et chefs de file[modifier | modifier le code]

Force politique Chef de file Idéologie Score en 1995
Parti socialiste de Castille-La Manche-PSOE
Partido Socialista de Castilla-La Mancha-PSOE
José Bono
(Président de la Junte)
Centre gauche
Social-démocratie, progressisme
46,2 % des voix
24 députés
Parti populaire de Castille-La Manche
Partido Popular de Castilla-La Mancha
Agustín Conde
(Maire de Tolède)
Centre droit
Conservatisme, démocratie chrétienne
44,8 % des voix
22 députés
Gauche unie de Castille-La Manche
Izquierda Unida de Castilla-La Mancha
José Molina Martínez Gauche
Écosocialisme, républicanisme
7,7 % des voix
1 député

Résultats[modifier | modifier le code]

Voix et sièges[modifier | modifier le code]

Élections aux Cortes de Castille-La Manche de 1999
Inscrits 1 413 503
Abstentions 355 493 25,15 %
Votants 1 058 010 74,85 %
Bulletins enregistrés 1 058 010
Bulletins blancs ou nuls 22 075 2,09 %
Suffrages exprimés 1 035 935 97,91 % 47 sièges à pourvoir
Liste Tête de liste Suffrages Pourcentage Sièges acquis Var.
Parti socialiste de Castille-La Manche-PSOE (PSCM-PSOE) José Bono 561 332 54,19 %
26 / 47
en augmentation 2
Parti populaire de Castille-La Manche (PPCLM) Agustín Conde 424 531 40,98 %
21 / 47
en diminution 1
Gauche unie de Castille-La Manche (IU-CLM) José Molina Martínez 35 881 3,46 %
0 / 47
en diminution 1
Autres listes Néant 14 191 1,37 %
0 / 47
 

Analyse[modifier | modifier le code]

Cette élection enregistre une légère baisse de la participation, en ce que 8 000 électeurs de moins se rendent aux urnes en ce dimanche qui combine élections municipales, régionales et européennes.

Si la victoire revient au Parti socialiste de Castille-La Manche-PSOE, celle-ci est nette et large. Totalisant 78 000 suffrages supplémentaires en quatre ans, il dépasse les 500 000 voix, une première dans la région, et n'a aucune difficulté à repasser la barre de la majorité absolue en voix et à s'arroger, à l'époque, son meilleur score. Le renforcement de sa majorité parlementaire s'accompagne d'un nouveau grand chelem avec une victoire dans les cinq provinces. Le Parti populaire de Castille-La Manche, qui avait changé de chef de file pour ce scrutin après deux candidatures de José Manuel Molina, perd lui 45 000 voix et 2 députés. Il laisse aux socialistes les circonscriptions de Cuenca et de Guadalajara, qu'il avait remportées en 1995. Quant à la Gauche unie de Castille-La Manche, après huit années dans l'hémicycle, elle perd son unique représentant, issu d'Albacete, et plus de la moitié de ses suffrages en quatre ans.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le 14 juillet, José Bono est investi président de la Junte des communautés pour un cinquième mandat, par 26 voix contre 21.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]