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Élections à l'Assemblée de Madrid de 2019

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Élections à l'Assemblée de Madrid de 2019
132 députés de l'Assemblée
(Majorité absolue : 67 députés)
Type d’élection Élections législatives de communauté autonome
Campagne du au
Corps électoral et résultats
Inscrits 5 059 252
Votants 3 251 386
64,27 % en diminution 1,4
Votes exprimés 3 237 859
Votes nuls 13 527
PSOE – Ángel Gabilondo
Voix 884 218
27,31 %
en augmentation 1,9
Députés élus 37 en stagnation
PP – Isabel Díaz Ayuso
Voix 719 852
22,23 %
en diminution 10,9
Députés élus 30 en diminution 18
Ciudadanos – Ignacio Aguado
Voix 629 940
19,46 %
en augmentation 7,3
Députés élus 26 en augmentation 9
Más Madrid – Íñigo Errejón
Voix 475 672
14,69 %
Députés élus 20 en augmentation 20
Vox – Rocío Monasterio
Voix 287 667
8,88 %
en augmentation 7,7
Députés élus 12 en augmentation 12
UP – Isabel Serra
Voix 181 231
5,60 %
en diminution 17,2
Députés élus 7 en diminution 20
Parti vainqueur par commune
Carte
Président
Sortant Élue
Pedro Rollán (intérim)
PP
Isabel Díaz Ayuso
PP

Les élections à l'Assemblée de Madrid de 2019 (en espagnol : elecciones a la Asamblea de Madrid de 2019) se tiennent le dimanche , afin d'élire les 132 députés de la XIe législature de l'Assemblée de Madrid pour un mandat de quatre ans.

Ce scrutin intervient à la suite d'une législature marquée par la démission de la présidente Cristina Cifuentes, du Parti populaire, en raison de plusieurs scandales puis la défection de son successeur Ángel Garrido vers Ciudadanos, et d'une campagne qui a vu la rupture d'Íñigo Errejón avec Podemos. Si le Parti socialiste d'Ángel Gabilondo remporte la majorité relative, les partis de droite rassemblent la majorité absolue des députés, en dépit d'un fort recul du Parti populaire.

Ayant négocié une coalition avec Ciuadanos puis le soutien sans participation de Vox, Isabel Díaz Ayuso est investi présidente de la communauté autonome 80 jours après les élections.

Gouvernement minoritaire du PP

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Au pouvoir depuis 20 ans dans la communauté de Madrid, le Parti populaire (PP) de Cristina Cifuentes perd la majorité absolue à l'Assemblée de Madrid mais reste la première force politique du territoire. Il peut espérer se maintenir au pouvoir avec le soutien de Ciudadanos (Cs), qui émerge en quatrième position. Ensemble, les deux partis totalisent 65 députés sur 129, soit l'exacte majorité. La gauche rassemble pour sa part 64 parlementaires, répartis entre les 37 sièges du Parti socialiste (PSOE) et les 27 mandats de Podemos, qui prend la troisième place des groupes parlementaires. Izquierda Unida (IU) et Union, progrès et démocratie (UPyD) sont les principales victimes de ces résultats puisqu'elles disparaissent de l'hémicycle[1].

Après que le PP et Cs ont conclu un accord d'investiture en 76 points[2], Cristina Cifuentes est élue par l'Assemblée présidente de la communauté de Madrid, par 65 voix pour et 64 voix contre le [3].

Changement de présidence

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Fragilisée depuis plus d'un mois par des révélations successives concernant des fraudes et des irrégularités dans l'obtention de son master en droit des communautés autonomes à l'université Roi Juan Carlos, Cristina Cifuentes démissionne de la présidence du gouvernement régional le . Cette décision intervient après la révélation d'une vidéo de sécurité de montrant qu'elle avait volé deux flacons de crème de beauté dans un supermarché, et alors que Ciudadanos menace de soutenir une motion de censure du Parti socialiste et qu'elle était lâchée par la direction nationale du Parti populaire[4]. Son bras droit, Ángel Garrido, est élu par l'Assemblée pour lui succéder le suivant par 65 voix pour et 64 voix contre, ayant bénéficié du soutien du PP et de Cs[5].

Au début du mois d', le président du Parti populaire Pablo Casado décide d'investir Ángel Garrido en 4e position sur la liste du parti aux élections européennes du 25 mai suivant[6]. Son statut de chef de l'exécutif le rendant inéligible, il démissionne le et son poste revient, par intérim, au numéro deux du gouvernement, Pedro Rollán[7].

Mode de scrutin

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L'Assemblée de Madrid (Asamblea de Madrid) est une assemblée parlementaire monocamérale constituée de députés (diputados) en nombre variable, élus pour une législature de quatre ans au suffrage universel direct selon les règles du scrutin proportionnel D'Hondt par l'ensemble des personnes résidant dans la communauté autonome où résidant momentanément à l'extérieur de celle-ci, si elles en font la demande.

Convocation du scrutin

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Conformément à l'article 10 du statut d'autonomie de la communauté de Madrid, l'Assemblée est élue pour un mandat de quatre ans[8]. En cas de dissolution anticipée, l'Assemblée nouvellement élue achève la législature commencée par l'Assemblée dissoute[9]. L'article 8 de la loi électorale madrilène du précise que les élections sont convoquées par le président de la communauté de Madrid au moyen d'un décret publié le cinquante-quatrième jour précédant la date retenue pour les élections[10].

Nombre de députés

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L'article 10 du statut d'autonomie prévoit que l'Assemblée comptera « un député pour 50 000 habitants ou fraction supérieure à 25 000, conformément aux données du recensement le plus récent », et que le territoire de la communauté autonome forme une circonscription unique[8].

Le décret de convocation des élections, publié le , dispose que l'Assemblée sera composée de 132 députés[11].

Présentation des candidatures

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Peuvent présenter des candidatures[12],[13] :

  • les partis ou fédérations politiques enregistrées auprès du registre des associations politiques du ministère de l'Intérieur ;
  • les coalitions électorales de ces mêmes partis ou fédérations dûment constituées et inscrites auprès de la commission électorale au plus tard 10 jours après la convocation du scrutin ;
  • et les électeurs de la circonscription, s'ils représentent au moins 0,5 % des inscrits.

Répartition des sièges

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Seules les listes ayant recueilli au moins 5 % des suffrages valides dans la circonscription peuvent participer à la répartition des sièges à pourvoir dans cette même circonscription, qui s'organise en suivant différentes étapes[14],[15],[16] :

  • les listes sont classées en une colonne par ordre décroissant du nombre de suffrages obtenus ;
  • les suffrages de chaque liste sont divisés par 1, 2, 3... jusqu'au nombre de députés à élire afin de former un tableau ;
  • les mandats sont attribués selon l'ordre décroissant des quotients ainsi obtenus.

Lorsque deux listes obtiennent un même quotient, le siège est attribué à celle qui a le plus grand nombre total de voix ; lorsque deux candidatures ont exactement le même nombre total de voix, l'égalité est résolue par tirage au sort et les suivantes de manière alternative.

Principales forces politiques

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Force politique Idéologie Chef de file Résultats en 2019
Parti populaire
(es) Partido Popular
PP Centre droit à droite
Libéral-conservatisme, démocratie chrétienne
Isabel Díaz Ayuso 33,08 % des voix
48 députés
Parti socialiste ouvrier espagnol
(es) Partido Socialista Obrero Español
PSOE Centre gauche
Social-démocratie, progressisme, régionalisme
Ángel Gabilondo 25,43 % des voix
37 députés
Unidas Podemos
(fr) Unies, nous pouvons
UP Gauche à extrême gauche
Populisme, communisme, anticapitalisme
Isabel Serra 22,80 % des voix[a]
27 députés
Podemos
(fr) Nous pouvons
Izquierda Unida
(fr) Gauche unie
IUCM
Anticapitalistas
(fr) Anticapitalistes
Ciudadanos
(fr) Citoyens
Cs Centre droit à droite
Libéralisme, réformisme, unionisme
Ignacio Aguado 12,15 % des voix
17 députés
Union, progrès et démocratie
(es) Unión, Progreso y Democracia
UPyD Centre
Social-libéralisme, progressisme, centralisme
Rubén Couso 2,04 % des voix
0 député
Vox Droite radicale à extrême droite
Néo-franquisme, centralisme, ultranationalisme
Rocío Monasterio 1,18 % des voix
0 député
Más Madrid
(fr) Plus de Madrid
MM Gauche
Progressisme, écologisme, féminisme
Íñigo Errejón Pas créé

Rupture de Podemos et création de Más Madrid

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À la suite d'un accord conclu dans le cadre de la 2e assemblée citoyenne de Podemos en , le député et porte-parole du groupe parlementaire au Congrès Íñigo Errejón est désigné comme chef de file de Podemos aux élections régionales[17]. L'entente est confirmée un an plus tard, après la révélation d'une correspondance entre Carolina Bescansa et Íñigo Errejón visant à établir une stratégie pour renverser le secrétaire général du parti, Pablo Iglesias[18].

Le , Íñigo Errejón annonce avoir passé un accord avec la maire de Madrid, Manuela Carmena, pour se présenter sous les couleurs de Más Madrid (MM), la plateforme de la première édile de la capitale. Cette décision acte sa rupture avec Podemos, qu'Errejón n'avait pas informé de ses négociations avec Carmena. À cette occasion, Pablo Iglesias indique que Podemos présentera une candidature indépendante associée à Izquierda Unida (IU)[19]. Le secrétaire général de Podemos communauté de Madrid, Ramón Espinar, démissionne le suivant, critiquant à mots couverts que la direction nationale l'empêche de tenir des discussions avec Más Madrid[20]. Au cours d'une élection primaire en , Isabel Serra est choisie comme nouvelle tête de liste de Podemos à plus de 80 %[21]. La coalition avec l'alliance « Madrid en Pie » (en français : « Madrid debout »), qui réunit IU et Anticapitalistas, est enregistrée auprès de la commission électorale le , à quelques heures de la limite légale[22].

Choix du chef de file du PP et défection

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Lors de la désignation d'Ángel Garrido comme président en remplacement de Cristina Cifuentes en , le numéro trois de la direction du Parti populaire, Fernando Martínez-Maíllo, laisse entendre qu'il ne sera pas le chef de file électoral du PP en [23]. Très rapidement cependant, le chef de l'exécutif se propose comme candidat auprès de Pablo Casado, le président du parti[24].

En , il affirme publiquement, dans une entrevue au journal ABC, qu'il souhaite être chef de file électoral du Parti populaire[25]. Le toutefois, Pablo Casado annonce avoir choisi comme candidate du PP la secrétaire à la Communication de la direction nationale, Isabel Díaz Ayuso, en qui il dit avoir « totale confiance »[26].

Ángel Garrido annonce le avoir renoncé à sa candidature aux élections européennes en 4e position sur la liste du PP et qu'il rejoint la liste de Ciudadanos (Cs) aux élections autonomiques, conduite par Ignacio Aguado, à la 13e place. L'annonce, qui intervient seulement quatre jours avant les élections générales, prend totalement de cours son ancien parti, qui indique découvrir cette information dans la presse. L'ex-président, éloigné de la ligne portée par Pablo Casado, revendique son profil modéré et affirme avoir agi par conviction, tandis que le Parti populaire tente de minimiser la portée de sa décision[27].

Voix et sièges

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Résultats des élections à l'Assemblée de Madrid de 2019[28].
Représentation en hémicycle sur un axe gauche-droite du résultat.
Partis Voix % +/- Sièges +/-
Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) 884 218 27,31 en augmentation 1,88 37 en stagnation
Parti populaire (PP) 719 852 22,23 en diminution 10,85 30 en diminution 18
Ciudadanos (Cs) 629 940 19,46 en augmentation 7,31 26 en augmentation 9
Más Madrid (MM) 475 672 14,69 Nv 20 en augmentation 20
Vox 287 667 8,88 en augmentation 7,70 12 en augmentation 12
Unidas Podemos (UP) 181 231 5,60 en diminution 17,20[b] 7 en diminution 20[b]
Parti animaliste contre la maltraitance animale (PACMA) 24 446 0,76 en diminution 0,26 0 en stagnation
Union, progrès et démocratie (UPyD) 4 057 0,13 en diminution 1,91 0 en stagnation
Por un Mundo más Justo (PUM+J) 3 178 0,10 Nv 0 en stagnation
Unión por Leganés (ULEG) 2 984 0,09 en diminution 0,08 0 en stagnation
Parti communiste des travailleurs d'Espagne (PCTE) 2 610 0,08 Nv 0 en stagnation
Falange Española de las JONS (FE de las JONS) 2 217 0,07 en diminution 0,10 0 en stagnation
Partido Castellano-Tierra Comunera (PCAS-TC) 1 794 0,06 en stagnation 0 en stagnation
Parti humaniste (PH) 1 727 0,05 en diminution 0,06 0 en stagnation
Parti de la liberté individuelle (P-LIB) 1 246 0,04 en diminution 0,02 0 en stagnation
Blanc 15 020 0,46 en diminution 0,64
Votes valides 3 237 859 99,58
Votes nuls 13 527 0,42
Total 3 251 386 100,00 132 en augmentation 3
Abstentions 1 807 866 35,73
Inscrits / Participation 5 059 252 64,27

Alors que les partis de gauche sont initialement donnés vainqueurs, le dépouillement voit le bloc de droite rattraper petit à petit son retard, jusqu'à s'imposer en voix et en sièges[29]. Ainsi, bien qu'il l'ait emporté avec une représentation similaire à celle de la législature sortante, le candidat du Parti socialiste (PSOE), Ángel Gabilondo, n'est pas en mesure d'emporter la présidence de la communauté autonome, faute de majorité absolue avec Más Madrid et Unidas Podemos, qui s'effondre par rapport au scrutin de 2015. Bien qu'en net recul avec plus de 180 000 voix perdues, le Parti populaire (PP) d'Isabel Díaz Ayuso est en capacité de se maintenir au pouvoir avec l'appui de Ciudadanos (Cs) et de Vox, qui fait son entrée à l'Assemblée de Madrid[30].

Le Parti populaire et Ciudadanos concluent le un accord pour la formation d'un gouvernement de coalition, insuffisant pour permettre à Isabel Díaz Ayuso puisque les deux partis totalisent 56 députés sur 132[31]. Les deux partis s'entendent le suivant avec Vox sur un pacte d'investiture qui garantit le soutien sans participation du parti d'extrême droite à l'exécutif régional minoritaire[32].

Le , Isabel Díaz Ayuso est investie présidente de la communauté de Madrid par l'Assemblée avec 68 voix pour et 64 voix contre. Comme prévu, le PP, Cs et Vox lui apportent leur soutien tandis que le Parti socialiste, Más Madrid et Unidas Podemos s'opposent à son élection[33]. Elle prête serment cinq jours plus tard[34].

Notes et références

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  1. Résultats cumulés de Podemos et Izquierda Unida-Les Verts.
  2. a et b Comparé aux résultats cumulés de Podemos et d'Izquierda Unida-Les Verts.

Références

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  1. (es) María Menéndez, « Cifuentes gana en Madrid y alcanzaría la mayoría absoluta pactando con Ciudadanos », RTVE,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. (es) José Marcos, « Cifuentes pacta con Ciudadanos 76 puntos para ser presidenta », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. (es) José Marcos et Elisa Silió, « Cifuentes, nueva presidenta de la Comunidad de Madrid », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. (es) Sara Medialdea, « Cristina Cifuentes dimite como presidenta de la Comunidad de Madrid », ABC,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. (es) Marta Belver et Roberto Bécares, « Ángel Garrido se convierte en el sexto presidente de la Comunidad de Madrid con el apoyo de Cs », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. (es) Juanma Lamet, « Pablo Casado pone a Dolors Montserrat al frente de la lista del PP para las elecciones europeas », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. (es) Marta Belver, « Garrido presenta su dimisión como presidente de la Comunidad de Madrid para ir en la lista del PP a Europa », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. a et b (es) Espagne, Communauté de Madrid. « Ley Orgánica 3/1983, de 25 de febrero, de Estatuto de Autonomía de la Comunidad de Madrid. », BOE, art. 10. (version en vigueur : 8 juillet 1998) [lire en ligne (page consultée le 19 avril 2026)].
  9. (es) Espagne, Communauté de Madrid. « Ley Orgánica 3/1983, de 25 de febrero, de Estatuto de Autonomía de la Comunidad de Madrid. », BOE, art. 21. (version en vigueur : 8 juillet 1998) [lire en ligne (page consultée le 19 avril 2026)].
  10. (es) Espagne, Communauté de Madrid. « Ley 11/1986, de 16 de diciembre, Electoral de la Comunidad de Madrid. », BOE, art. 8. (version en vigueur : 27 août 2003) [lire en ligne (page consultée le 19 avril 2026)]
  11. (es) Espagne, Communauté de Madrid. « DECRETO 10/2019, de 1 de abril, del Presidente de la Comunidad de Madrid, por el que se convocan elecciones a la Asamblea de Madrid. », BOCM, art. 2. (version en vigueur : 2 avril 2019) [lire en ligne (page consultée le 26 avril 2026)].
  12. (es) Espagne, Communauté de Madrid. « Ley 11/1986, de 16 de diciembre, Electoral de la Comunidad de Madrid. », BOE, art. 10. (version en vigueur : 26 décembre 1986) [lire en ligne (page consultée le 19 avril 2026)]
  13. (es) Espagne. « Ley Orgánica 5/1985, de 19 de junio, del Régimen Electoral General. », BOE, art. 44. (version en vigueur : 30 janvier 2011) [lire en ligne (page consultée le 19 avril 2026)]
  14. (es) Espagne, Communauté de Madrid. « Ley 11/1986, de 16 de diciembre, Electoral de la Comunidad de Madrid. », BOE, art. 18. (version en vigueur : 26 décembre 1986) [lire en ligne (page consultée le 19 avril 2026)]
  15. (es) Espagne. « Ley Orgánica 5/1985, de 19 de junio, del Régimen Electoral General. », BOE, art. 96. (version en vigueur : 30 janvier 2011) [lire en ligne (page consultée le 19 avril 2026)]
  16. (es) Espagne. « Ley Orgánica 5/1985, de 19 de junio, del Régimen Electoral General. », BOE, art. 163. (version en vigueur : 21 juin 1985) [lire en ligne (page consultée le 19 avril 2026)]
  17. (es) Iván Gil, « Irene Montero relevará en la portavocía a Errejón, que rivalizará con Cifuentes en 2019 », El Confidencial,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  18. (es) Álvaro Carvajal, « Iglesias salva la candidatura de Errejón y pacta una lista de unidad: "Confío en él" », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. (es) Pedro Vallín, « Errejón se alía con Carmena y abre una gran crisis en Podemos », La Vanguardia,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  20. (es) Iván Gil, « La crisis en Podemos se lleva por delante a Ramón Espinar, que presenta su dimisión », El Confidencial,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  21. (es) Sara Medialedea, « Isabel Serra se impone con holgura en las primarias de Podemos, con un 80,5% de votos », ABC,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. (es) Carolina Gómez Bravo, « IU y Podemos se presentarán juntos a las autonómicas de mayo », Cadena SER,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. (es) Sofía Pérez Mendoza et Gonzalo Cortizo, « El PP opta por Ángel Garrido, delfín de Cifuentes, como presidente de Madrid hasta 2019 », ElDiario.es,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. (es) Diego Rodríguez Veiga, « Ángel Garrido se ofrece a Pablo Casado para las elecciones de 2019 », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. (es) Sara Medialdea, « Ángel Garrido: «Tenemos que recuperar muchos más votantes en el centro que en la derecha» », ABC,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. (es) Iñigo Aduriz et Marcos Pinheiro, « Casado elige a Díaz Ayuso como candidata a la Comunidad de Madrid y a Martínez-Almeida para la alcaldía », ElDiario.es,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  27. (es) Sofía Pérez Mendoza et Gonzalo Cortizo, « Ciudadanos ficha al expresidente regional del PP Ángel Garrido a cuatro días de las generales », ElDiario.es,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  28. (es) Espagne, Communauté de Madrid. « Elecciones a la Asamblea de Madrid 2015 », BOCM. (version en vigueur : 10 juin 2015) [lire en ligne (page consultée le 26 avril 2026)].
  29. (es) Sara Medialdea, « La suma de la derecha gana el Gobierno de la Comunidad de Madrid », ABC,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  30. (es) Alexis Romero, « Gabilondo gana las elecciones en la Comunidad de Madrid, pero la derecha conservará el gobierno », Público,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  31. (es) Marta Belver, « El PP llega a un acuerdo con Ciudadanos para gobernar la Comunidad de Madrid », El Mundo,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  32. (es) Juan José Mateo, « Isabel Díaz Ayuso presidirá la Comunidad de Madrid tras aceptar Cs las exigencias rebajadas de Vox », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  33. (es) Juan José Mateo, « Díaz Ayuso alcanza la presidencia de la Comunidad de Madrid con los votos de PP, Cs y Vox », El País,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  34. (es) « Ayuso toma posesión como presidenta de la Comunidad de Madrid con la "obligación de hacer las cosas bien" », RTVE,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Articles connexes

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