William Desmond Taylor

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William Desmond Taylor

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Nom de naissance William Cunningham Deane-Tanner
Naissance 26 avril 1872
Carlow, Irlande
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès 1er février 1922 (à 49 ans)
Los Angeles Californie, (États-Unis)
Profession réalisateur, acteur

William Desmond Taylor , né le 26 avril 1872 à Carlow (Irlande) et mort le 1er février 1922 à Los Angeles, est un réalisateur, acteur, producteur et scénariste américain. Sa carrière dans le cinéma muet en a fait une figure populaire de l'industrie naissante d'Hollywood dans les années 1910 et le début des années 1920[1]. Son meurtre le 1er février 1922, tout comme d'autres scandales du moment comme l'affaire Roscoe Arbuckle ont contribué à la naissance d'une presse sensationnaliste de bas-étage[2]. Le meurtre de Taylor demeure officiellement non résolu.

Dans le film Boulevard du crépuscule (Sunset Boulevard), le nom de l'héroïne Norma Desmond est une référence à son second prénom et au nom de son amie actrice, Mabel Normand[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie et carrière[modifier | modifier le code]

William Cunningham Deane-Tanner est né le 26 avril 1872 à Carlow en Irlande, l'un des quatre enfants d'un officier militaire, Kearns Deane-Tanner, et sa femme, Jane.[2] La fratrie comprenait Denis, Nell, et Daisy.[3]

Il s'embarqua pour les États-Unis en 1890, à ses 18 ans[1],[3].

Il fit une brève carrière d'acteur à New York avant d'épouser Ethel May Hamilton[4] le 7 décembre 1901 dans la Little Church Around the Corner; ils divorceront en 1912[3]. Même si elle apparaissait dans le sextet Florodora sous le nom de Ethel May Harrison,[4] elle était la fille d'un riche courtier de Wall Street qui lui procura les fonds pour ouvrir un magasin d'antiquités, afin de subvenir aux besoins de la famille. Les Tanner étaient bien connus dans la société new-yorkaise jusqu'à sa disparition le 23 octobre 1908. Du fait d'une liaison avec une femme mariée, il abandonna subitement son épouse et sa fille, Ethel Daisy[1]. Comme Tanner (Taylor) avait auparavant souffert de troubles mentaux, sa famille crut qu'il s'était égaré dans un épisode d'aphasie. Son frère, Denis, ex-lieutenant dans l'armée britannique disparut lui-aussi en 1912, abandonnant sa femme et leurs deux enfants[5],[6].

Changeant son nom en William Desmond Taylor[1], il se trouvait à Hollywood en décembre 1912[3] où il fit d'abord une belle carrière d'acteur — dont quatre apparitions face à Margaret "Gibby" Gibson — avant de tourner son premier film en tant que réalisateur, The Awakening (1914). Dans les années qui suivirent, il réalisa plus de cinquante films. En juillet 1918, au sortir de la Première Guerre mondiale, Taylor s'enrôla dans la British Army à titre privé alors qu'il avait 46 ans. Il fut affecté à un corps de logistique stationné à Dunkirk et fut promu au grade temporaire de Lieutenant le 15 janvier 1919[7],[8].

Retournant à Los Angeles, il devint président de la Motion Picture Directors Association. Il dirigea les grandes stars de l'époque dont Mary Pickford, Wallace Reid, Dustin Farnum et sa protégée Mary Miles Minter qui joue le rôle titre de Anne of Green Gables.

En 1914, Taylor est tombé amoureux de l'actrice Neva Gerber pendant le tournage de The Awakening. À cette période son ex-femme, alors remariée au restaurateur Edward L.C. Robins et mère d'un jeune fils, Samuel M. Robins — le savait présent à Hollywood. Quelques années plus tard, elle était au cinéma avec sa fille quand elle reconnut Taylor à l'écran et s'écria « C'est ton père ! » Ils ont ensuite entretenu une correspondance. En 1921, Taylor rendit visite à sa fille, Ethel Daisy, à New York et en fit son héritière[9].

Meurtre[modifier | modifier le code]

À 7h30. le matin du 2 février 1922[10], le corps de William Desmond Taylor fut découvert dans son bungalow des Alvarado Court Apartments[10], au 404-B South Alvarado Street[11], dans le quartier de Westlake de Los Angeles, une zone résidentielle alors fréquentée et chic.

Une foule se forma rapidement d'où un prétendu médecin s'extirpa pour examiner le corps et déclarer la mort de la victime d'une hémorragie de l'estomac avant de repartir aussitôt. Dans le doute, l'on retourna le corps et découvrit que le réalisateur de 49 ans avait reçu une balle dans le dos. Dans ses poches, on retrouva un porte-feuille contenant 78 dollars, un étui à cigarettes en argent, une montre à gousset Waltham et un cure-dent en ivoire. Il portait aussi à son doigt une bague avec un diamant de 2 carats[12].

Une grosse somme d'argent liquide au montant indéterminé que Taylor avait montré la veille à son comptable, avait disparu et ne semblait pas avoir été encaissé. Après enquête, l'heure de la mort fut fixée à 19h50, le soir du 1er février 1922[11]. Lors de son interrogatoire avec la police cinq jours après la découverte du corps, Mary Miles Minter déclara qu'après le meurtre, un ami, l'acteur et réalisateur Marshall Neilan lui rapporta des propos très désobligeants qu'aurait tenu Taylor au sujet de connaissances (dont l'actrice) dans les semaines qui précédèrent sa mort. Elle raconta également que Neilan pensait que Taylor était récemment devenu "fou."[13]

Suspects et témoins[modifier | modifier le code]

Finalement, plus d'une douzaine d'individus furent déclarés suspects par la police et la presse. Les articles des journaux de l'époque étaient d'un sensationnalisme exacerbé et remplis de contre-vérités. Le meurtre fut utilisé comme support de nombreuses spéculations fictives. De multiples inexactitudes se sont répétées au fil des ans lorsque les auteurs ultérieurs utilisaient les articles de la presse populaire comme source d'informations. À travers tout cela, les rapports se sont concentrés sur sept personnes suspectes et témoins.

Edward Sands[modifier | modifier le code]

Edward F. Sands avait déjà été inculpé pour détournement de fonds, forgerie et désertion de l'armée américaine. Né en Ohio, il possédait de multiples identités et parlait avec un accent cockney feint. Il travaillait comme valet de Taylor jusqu'à sept mois avant le meurtre. Alors que son employeur se trouvait en Europe l'été précédent, Sands avait contrefait des chèques de Taylor et embouti sa voiture. Plus tard, Sands cambriola le bungalow de Taylor, en laissant ses empreintes sur le lit du réalisateur. À la suite du meurtre, Edward Sands ne fit plus jamais parler de lui[14].

Henry Peavey[modifier | modifier le code]

Henry Peavey est le valet afro-américain qui remplaça Sands. C'est lui qui trouva le corps sans vie de son employeur. Les journaux remarquèrent qu'il portait un costume de golf très voyant mais ne possédait aucun club de golf. Peavey était illettré et bisexuel. Il avait un dossier criminel, comprenant des arrestations pour vagabondage et exhibition en présence de garçons mineurs. Taylor l'avait récemment libéré en payant sa caution et devait témoigner en sa faveur devant le tribunal. Peavey accusa plusieurs fois Mabel Normand du meurtre (elle s'était moqué de sa garde-robe) et fut lui-aussi suspecté du meurtre. Huit ans plus tard, en 1931, Peavey meurt dans un asile de San Francisco où il fut interné pour démence liée au syphilis[15].

Mabel Normand
Mabel Normand[modifier | modifier le code]

Mabel Normand était une actrice populaire et une amie proche de Taylor. Ils ont peut-être eu une liaison. Même si elle s'était disputée avec le réalisateur le soir du meurtre, elle quitta son domicile à 19h45 de bonne humeur, emportant un livre qu'il venait de lui confier. Elle était la dernière personne à l'avoir vu vivant. La police l'a dédouanée rapidement, tout comme les auteurs qui écrivirent sur l'affaire. Normand joue dans de nombreux films avec Roscoe Arbuckle dont la carrière était éclaboussée par un autre scandale à la même époque. Sa propre carrière avait déjà déclinée et sa réputation était ternie par ces deux scandales, mêlés à des révélations sur sa consommation de drogues et un troisième scandale impliquant un amant tué par son chauffeur. Toutefois, elle continua à tourner au cours des années 1920. Normand mourut de tuberculose en 1930[16].

Faith Cole MacLean[modifier | modifier le code]

Faith Cole MacLean est connue pour avoir croisé le tueur. Elle était la femme de l'acteur Douglas MacLean, le couple étant des voisins de Taylor. Ils furent surpris par un grand bruit survenu à 20h. La femme se rendit à leur pas de porte et se trouva face à quelqu'un sortant du bungalow de Taylor. Elle le décrivit comme habillé "à mon idée d'un cambrioleur de cinéma". Elle se rappela que cette personne s'arrêta un court instant avant de repartir à l'intérieur comme si elle avait oublié quelque chose puis ressortit et lui lança un sourire avant de disparaître entre les maisons. MacLean dit avoir entendu une voiture pétarader et déclara aussi à la police que cette personne avait une apparence "amusante" (comme un acteur maquillé) et pourrait être une femme déguisée en homme.

Charles Eyton[modifier | modifier le code]

Charles Eyton était le General Manager de la Paramount Pictures. Plusieurs sources rapportèrent l'avoir vu, dans les heures suivant le meurtre, entrer dans le bungalow avec des employés de la Paramount pour s'emparer d'objets compromettants, soit avant l'arrivée de la police, soit avec sa permission.

Mary Miles Minter
Mary Miles Minter[modifier | modifier le code]

Mary Miles Minter était une actrice populaire et une idole adolescente dont la carrière avait été guidée par Taylor. Minter, qui avait grandi sans père, n'avait que trois ans de plus que la fille qu'avait abandonné le réalisateur à New York. Des lettres codées trouvées au domicile de Taylor accréditent la thèse d'une liaison entre l'homme de 49 ans et la jeune star de 19 ans, commencée deux ans plus tôt. Même si, d'après Minter, Taylor était opposé dès le début à leur romance et refusa souvent de la voir, les lettres (qu'elle avait écrites en 1919) étaient à l'antipode de son image à l'écran de jeune fille discrète. Minter fut vilipendée par la presse. Elle tourna quatre autres films pour la Paramount, et lorsque son contrat ne fut pas renouvelé, elle reçut des offres de nombreux producteurs. N'ayant jamais réellement apprécié sa carrière d'actrice, elle les déclina toutes et abandonna l'industrie. Elle continua à proclamer son amour pour Taylor le restant de ses jours et mourut dans l'ombre (mais dans un confort financier dû à de judicieux investissements) en 1984.

Charlotte Shelby[modifier | modifier le code]

Charlotte Shelby était la mère de Minter. Comme de nombreuses "mères de scène" avant et depuis, elle a été accusée de manipulation et d'avidité aveugle à l'encontre de ses filles. Mary Miles Minter et sa mère se disputèrent âprement à une époque avant de se réconcilier. Les déclarations initiales de Shelby à la police auraient été évasives et "manifestement remplies de mensonges" au sujet des relations de sa fille avec Taylor et d'"autres questions"[17] Il est probable que la plus grande preuve à charge était le fait que Shelby possédait un rare pistolet de calibre .38 et des balles peu courantes ressemblant à celle qui tua Taylor. Après que cette information soit rendue publique, elle aurait jeté l'arme dans un bayou de Louisiane. Shelby connaissait alors le procureur de Los Angeles et passa plusieurs années à l'étranger pour éviter les investigations menées par son successeur et la couverture médiatique de l'affaire.

En 1938, sa seconde fille, l'actrice Margaret Shelby (qui souffrait alors d'alcoolisme et de dépression chronique), accusa ouvertement sa mère du meurtre lors d'une dispute. Shelby fut souvent citée parmi les suspects et fut souvent la suspecte idéale aux yeux de plusieurs écrivains. Adela Rogers St. Johns, notamment, spécula sur une femme tiraillée entre les sentiments maternels pour sa fille et sa propre attraction pour Taylor. Même si Shelby craignait d'être jugée pour le meurtre, au moins deux procureurs du comté de Los Angeles se refusèrent publiquement à la poursuivre[10],[18].

La confession de Margaret Gibson en 1964[modifier | modifier le code]

Ella Margaret Gibson était une actrice qui travailla avec Taylor à ses débuts. En 1917, elle fut accusée, jugée et acquittée au motif de prostitution (on l'accusa également de vendre de l'opium). Elle changea alors son nom en Patricia Palmer. En 1923, elle fut arrêtée et emprisonnée pour une accusation d'extorsion qui sera finalement levé. Au moment du meurtre, Gibson avait 27 ans et habitait Los Angeles. Aucun rapport ne fait mention de son nom dans les différentes investigations. Peu après le meurtre, elle travailla dans de nombreux films produits par Famous Players-Lasky, le studio de Taylor à sa mort. L'un de ses films était parmi les derniers tournés par Mary Miles Minter. Gibson quitta le pays pour l'Orient en 1934, où elle épousa un employé de la compagnie Socony (ancien nom de Mobil). Elle rentra toutefois à Los Angeles en 1940 pour raisons médicales et son mari mourut lors d'une attaque japonaise de la Seconde Guerre mondiale, laissant à Gibson une maigre pension. En 1999, la newsletter Taylorology, souvent citée, publia le récit suivant : le 21 octobre 1964, alors qu'elle vivait dans les collines d'Hollywood sous le nom de Pat Lewis de sa modeste pension, elle eut une attaque cardiaque et confessa — en récente convertie catholique — avant de mourir qu'elle "tua William Desmond Taylor" en y mêlant d'autres faits dont le témoin ne se rappelait pas plus de 30 ans après[19].Le témoin de sa confession répéta plus tard cette histoire dans un documentaire télévisé[20].

Filmographie[modifier | modifier le code]

comme réalisateur[modifier | modifier le code]

comme acteur[modifier | modifier le code]

comme producteur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d "The Unsolved Murder of William Desmond Taylor" (biographie), University of Southern California (USC), 2 juillet 2000, USC.edu webpage: USC-Lib-WDTaylor.
  2. a et b Literateweb.com, Taylorology, Septembre 2003
  3. a, b et c "Biography for William Desmond Taylor", IMDb, 2006, webpage: (en) William Desmond Taylor sur l’Internet Movie Database.
  4. http://taylorology2.googlepages.com/ethel3.jpg
  5. Taylorology (newsheet), Issue 45, September 1996, Editor: Bruce Long, webpage: Taylorology-45.
  6. http://query.nytimes.com/mem/archive-free/pdf?res=980DE5D71130EE3ABC4D53DFB4668389639EDE
  7. Taylorology, Taylorology 40, avril 1996
  8. gazettes-online.co.uk, Supplement to the London Gazette, 27 janvier 1919, p. 1333. La note publiée ainsi, "Canteens.—William Desmond Taylor to be •temp. Lt. (without pay or allowances). 15th Jan. 1919."
  9. public.asu.edu, Taylorology 45, septembre 1996
  10. a, b et c "Crime & Passion" (on William Desmond Taylor), "Minx, The Magazine - Volume Two, IssueTwo" (Minx), Neal Patterson, 1998-99, TheMinx-WDTaylor.
  11. a et b "William Desmond Taylor - Internet Accuracy Project" (biography), Internet Accuracy Project, AccuracyProject-WDTaylor.
  12. "Shot in the Back" (crime analysis), Crime Library, Courtroom Television Network, LLC, 2005, webpage: CLWTaylor.
  13. Statement of Mary Miles Minter (LAPD) 7 Feb 1922 (retrieved 28 Aug 2007)[1]
  14. « Badly Wanted », Time (magazine) (consulté le 2007-07-21) — Edward F. Sands, 34, 5 ft 5 in., pour le meurtre de William Desmond Taylor, réalisateur de cinéma, dont il était le domestique. Parmi les personnes interrogées dans cette affaire se trouvaient les actrices Mabel Normand, la dernière à avoir vu Taylor vivant, et Mary Miles Minter dont la lingerie et des lettres d'amours furent trouvés dans l'appartement de Taylor.
  15. (en) « Film Star Faints at Taylor's Funeral. Sands is Accused. Miss Normand Weeps as Women Shriek in Rush to Enter Disturb Rites. Thousands Storm Church. Love Letter on Mary Miles Minter's Stationery is Found by Police in a Book. She Admits She Loved Him. Dead Man's Butler, It Is Announced, Will Be Charged Today With His Murder. », New York Times,‎ 8 février 1922 — Los Angeles, California; February 7, 1922. Sweeping the police aside crowds stormed the doors of St. Paul's Pro-Cathedral today in an effort to force an entrance when the funeral services were being held for William Desmond Taylor.
  16. (en) « Press Film Star For Taylor Clew; Police Conduct 'Long And Grueling' Examination, Working On Jealousy Motive. Mabel Normand Speaks Tells Reporters Affection For Slain Director Was Based On Comradeship, Not 'Love.' », The New York Times,‎ 7 février 1922 — A motion picture actress was subjected to what the police termed a "long and grueling" examination at her home here tonight in an attempt to obtain a clew to the murderer of William Desmond Taylor.
  17. Taylorology (newsheet), Issue 97, Editor: Bruce Long, 2007 (after 7 year hiatus), webpage: Taylorology-97.
  18. En 1967, le réalisateur King Vidor raconta dans le privé qu'alors que Taylor raccompagnait Mabel Normand à sa voiture, Charlotte Shelby entra dans le bungalow par la porte ouverte, trouva sa fille Mary Miles Minter cachée à l'intérieur (se justifiant supposémment d'une chemise de nuit trouvée par la police mais qu'on n'attribua jamais à Minter, contrairement aux allégations de la presses à scandales de Hearst) et tira sur William Desmond Taylor dans l'heure qui suivit son retour. Le biographe Sidney D. Kirkpatrickécrivit dans son livre paru en 1986, Cast of Killers, que Vidor avait résolu le crime mais n'aurait pas publié ses conclusions afin de protéger les personnes impliquées toujours en vie. Taylorology lista plus de 100 erreurs factuelles dans Cast of Killers et réfuta fortement la thèse de Vidor, tout en mettant au crédit du livre le renouveau de l'intérêt public pour l'affaire.
  19. Taylorology (newsheet), Issue 84, Editor: Bruce Long, December 1999, webpage: Taylorology-84.
  20. (en) Jackson, Dan (Producer). Perfect Crimes? DVD Set 1. William Desmond Taylor episode. [DVD]. The History Channel.

Liens externes[modifier | modifier le code]