Wikipédia:Pastiches/La Disparition (roman)

Une page de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La Disparition, un roman d’un brio tout français qu’aurait commis Gargas Parac (mais soyons sûrs qu’il s’agit d’un faux nom – ou, du moins, d’un alibi, dirons-nous).

Un vrai roman

Un roman total, qui apparaît original dans son propos : sans vouloir trahir qui a disparu, signalons a priori qu’il y a un blanc, un soupir, un oubli abyssal, indiquons surtout qu’il s’agit « d’un rond pas tout à fait clos finissant par un trait horizontal », ou qu’un cinq s’y voit toujours manquant parmi vingt-six.

On suivra dans la quasi-conclusion un instant où ni i, ni a n'apparaît, qui part d'un « Ondoyons un poupon, dit Orgon, fils d'Ubu ». Aussitôt, un quidam va mourir, non sans avoir dit : « Mais il n'y a pas non plus d'... »

Un roman pas trop loin du polar non plus, amusant pour son adaptation, qu’on lira d’un trait, par pur plaisir ou par goût du bon mot, au choix.

On croira sans mal au synopsis, d’autant plus qu’il s’inscrit dans un plan subtil, car la narration suit la loi d’un Roubaud qui dit plus ou moins : « Tout propos contraint doit toujours aboutir au portrait dudit postulat contraignant. » CQFD : La Disparition fournit à point l’illustration ad hoc. Dans l’absolu, qui aurait conçu un abandon aussi affolant, s’affranchissant sans autorisation du principal canon du français : oui, qui l’aurait pu, hormis Parac, lutin savant, champion du go[1] ?

Pions du go (animation).

À part ça, on y voit aussi moult allusions aux grands romans qu’aima son « scriptor » (ainsi qu’il s’annonça dans un post-scriptum à la fin du roman), dont il nous faudra un jour la compilation.

La Disparition parut l’an 1969 (dans la maison Gallimard, Paris, coll. NRF, ISBN 2-07071523X ) mais, constat paradoxal, n’obtint aucun prix pour sa publication[2]. Pourquoi ? Las, il aurait fallu saisir l’allusion ! Or, tout d’abord, si l’on croit potins, ragots ou racontars, nul n’y vit l’oubli ! Puis on[Qui ?] comprit soudain. Trop tard.

Long synopsis

Avant-propos

La Disparition s’ouvrit ainsi qu’un Mozart ouvrit son Don Giovanni (comparatif non anodin, voir division III Douglas Haig Clifford) ou Gounod son Faust : par la « sinfonia » (substantif signifiant l’incipit musical plus ou moins long d’un opus lyrico-magistral (plus ou moins) d’un composant plus ou moins important). Donc, la sinfonia raconta qu’un jour (sous Pompidou il paraîtrait), la population, d’aujourd’hui au jour suivant, connut un subit conflit social national par huit individus annonçant à tous « qu’on risquait la mort par inanition » (sic). Traduction : tout plat nutritif a quasi disparu du pays ! G.P. (« scriptor » du roman) nota qu’ici « s’inaugura la Damnation » (sic bis !) ; Mais quid ?, What’s this "Damnation"???, Pour savoir, voir la saga du Zahir, division III again!. Donc, l’avis d’un octuor d’abrutis rigolos causa un capharnaüm du bon D. (car chacun sait ça, la tradition prohiba la juration d’un nom aussi saint) plus sanglant qu’un total d’assassinats, viols, maux ou forfaits capitaux commis par vingt Maldoror furibonds : on pilla, on vola, on barbota mais aussi on lapida, on gaza, on poignarda, on flingua, on trucida, on tua, on guillotina partout, mais (Tarara !) la faim continuait toujours (tripatouillant, papouillant, travaillant, cogitant, chatouillant, raisonnant mon ciboulot, il m’indiqua à la fin qu’un mal pis apparut alors : la soif). Puis on franchit limitations sur limitations : on napalma, assomma un Attila III alias Fantomas XVIII, assassina un Fantomas XXIII, on liquida un Pouvoir moribond du Palais Bourbon à la tour Sully-Morland (un tank la pilonnant, la rasa alors du haut jusqu’au bas), on massacra d’inconnus maladifs à l’hôpital… La conjonction du total fit qu’ainsi, la loi du plus fort s’imposa à tous : l’avant-propos finit aussi sur un constat pas joli joli : « chacun haïssait son prochain » (sic bis bis !).

I. Anton Voyl

Un tapis d’Aubusson. Ici : un fabliau par Oudry (Camondo, Paris).

Un trou, on sait pas où à Paris, dans l’habitation d’Anton Voyl. Total d’ans inconnu, job aussi. Anton Voyl, souffrant d’insomnia chronica (vingt millions & un pardons, mon latin fut bon jadis mais aujourd’hui, il vaut pas plus qu’un flux mictif jaillissant d’un animal bovin !) a donc du mal à dormir. Pourquoi ? La raison vous ahurira : un croquis d’Aubusson ! Soyons plus clair : Voyl, d’antan, acquit dans un souk (ou un bazar pourquoi pas ? Au fait, on n’a aucun truc indicatif pour savoir d’où il vint l’Aubusson !) un charmant Aubusson à l’air banal. Mais, un soir où n’ayant pu partir pour l’obscur pays d’Hypnos, son iris, à minuit vingt (ou plus ?) croisa son tapis d’Aubusson, action provoquant (va savoir la raison !) la Damnation d’un Turc sur Anton… Mais n’anticipons pas sur la Damnation pas plus qu’Albin, amant d’un soir d’An… mais n’anticipons pas again !

Ô toi qui lis l’Argumant (sory, moi aitr nul an aurtaugraf!) du bouquin inscrit sur ton LCD ; sois, calmant ta passion car tu sauras tout sur Damnation puis Zahir aux divisions III, III+I, V, VI.

Ainsi, igitur, la Damnation s’acharna : Voyl voulut savoir à tout prix l’inconnu motif du tapis mais moult choix s’offrant à lui, Voyl ignora tout du motif : tantôt il voyait un rond pas tout à fait clos finissant par un trait plutôt droit, tantôt, un harpon trifourchant ou alors trois traits blancs horizontaux sur fond noir, ou… Alas, poor Anton! (viva William S.!) : combinaisons à l’infini, implosion d’inconstants, mouvants, vivants, modifiants, vibrants, agitants gribouillis non HV : tout ça fit qu’Anton finit quasi fou car huit jours plus tard il n’avança pas plus dans son vain souci du travail. Un si mauvais fatum planait sur lui qu’il n’arrivait plus à dormir un solo attojour (atto vaut moins 18 implosant 10, c-à-d tout riquiqui !). Il voulut dormir. Las ! Hypnos (ancora lui !) lui nia son droit. Il fit tous lits (grabats, hamacs…), habits nuitards (pyjamas, habit d’Adam…), cordials… NADA ! tout roupillon avait disparu à jamais d’Anton !

L’hôpital Cochin, diagnostiquant un machin pas bon bon donna à un oto-rhino tout pouvoir pour qu’Anton soit plus un pauv’ gars tout raplapla : Trois jours post-diagnostic, l’ustion du tissu nodal sous CHCl3 fit qu’Anton put sortir du blanc hôpital sous huit jours, ragaillardi mais dormant toujours aussi mal ! Souffrant moins a contrario.

(Division sans nom)

La division d’ici n’a pas d’avatar dans La disparition. Ainsi son rang, à l’instar du signal vocal manquant, fait un trou parmi cinq ou six. Imitant Parac, laissons un blanc !

III. Douglas Haig Clifford

La division d’ici a un vacuum ; nous vous invitons donc à la garnir par vos contributions !

III+I. Olga Mavrokhordatos

La division d’ici a un vacuum ; nous vous invitons donc à la garnir par vos contributions !

V. Amaury Conson

La division d’ici a un vacuum ; nous vous invitons donc à la garnir par vos contributions !

VI. Arthur Wilburg Savorgnan

La division d’ici a un vacuum ; nous vous invitons donc à la garnir par vos contributions !

Par miroir

  • Las Ravanantas[3] (1972) : il s’agit ici d’un travail a contrario d’un individu au nom sus-lu.

Traductions

  • Anton Voyls’ Fortgang (Frankfurt am Main, 1986)
  • A Void (London, 1995)
  • On l’a aussi fait sans l’a du castillan (1997)
  • (tr) Kaybolus, 2005

Obscurs sous-produits sans foi ni loi

Voir aussi

Bifurcation aiguillant sur un rival, hors WM Foundation

Annotations. Du plagiat ici ? Jamais ! Voici d'où provint l'information qu'on transcrivit puis adapta ci-avant

  1. Il cosigna sans faiblir un fascinant in-octavo (ou in-12 ?) d’initiation à « l’art subtil du go » (Christian Bourgois, 1969).
  2. Un prix honora pourtant un roman suivant du susdit Parac, 9 ans plus tard.
  3. Titration ou nom mal transcrit, pour sûr.