Volkspolizei

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Insigne de la Volkspolizei.

La Volkspolizei (en allemand, la police du peuple) était la police nationale de l'Allemagne de l'Est. Ses officiers étaient couramment nommés les VoPos. Formée à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Volkspolizei disposait d'officiers entraînés comme des soldats et utilisait divers moyens de répression pour dissuader les ressortissants de la RDA de se rendre à l'ouest.

Organisation[modifier | modifier le code]

Membres de la Volkspolizei armés de fusils Stg 44 de la Seconde Guerre mondiale paradant dans les rues de Neustrelitz en 1955.
Une GAZ Volga M24 de la Volkspolizei.

La Volkspolizei remplissait un rôle classique de police comme les enquêtes ou le contrôle de la circulation routière mais travaillait également en étroite collaboration avec la Stasi (police politique et services d'espionnage) et disposait de son propre réseau d'informateurs, un dispositif qui permettait de recouper les sources émanant de la Stasi et vice versa.

La Volkspolizei était administrée et commandée par le ministre de l'intérieur. Elle fonctionnait comme une seconde armée avec des rangs et des entraînements similaires. Cette rigueur permit d'éliminer la corruption mais retira la flexibilité et la liberté d'actions aux officiers qui devaient passer par une bureaucratie compliquée et stricte.

Chaque Volkspolizist avait signé un contrat avec le gouvernement et disposait ainsi d'avantages sociaux et financiers avec un bon salaire, la garantie de trouver un logement dans un quartier décent d'une grande ville, et l'accès à des magasins spéciaux pour lui et sa famille.

Départements[modifier | modifier le code]

La Volkspolizei était commandée par un colonel-général avec un lieutenant-général comme chef d'état major. Le quartier général comportait les départements suivants :

  • police générale, elle s'occupait des tâches habituelles de police
  • police de la circulation
  • police des transports
  • police criminelle, pour les enquêtes
  • police d'alerte, un département supervisé par le ministère de l'intérieur mais géré par les centres de commandement de chaque région

Dissolution[modifier | modifier le code]

Après la réunification allemande, l'autorité en matière de police a été transférée aux nouveaux Länder, l'ancienne Volkspolizei étant placée sous la responsabilité d'officiers prélevés sur les effectifs de police de l'ancienne Allemagne de l'Ouest. Une forte proportion de membres de l'ex-Volkspolizei a démissionné après la réunification, d'autres étant démis d'office du fait de leurs activités sous le régime est-allemand, d'autres enfin étant maintenus dans leurs fonctions après vérification les concernant. Cette situation, couplée à la difficulté de trouver, dans les fonctions d'encadrement, des éléments n'ayant pas été membres de l'ancien parti communiste ou informateurs de la Stasi, a entraîné une crise des effectifs policiers dans les nouveaux Länder au début des années 1990[1].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Erbes Monet Funk, Polices d'Europe, L'Harmattan, 1991, pages 48-50