Victor Maurel
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Victor Maurel, né à Marseille le 17 juin 1848 et mort à New York le 22 octobre 1923, est un chanteur d’opéra français.
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Biographie [modifier]
Après des études lyriques au onservatoire de sa ville natale et un début assez remarqué au Grand Théâtre actuel Opéra municipal de Marseille dans Guillaume Tell[1], il vient à Paris et y remporte, au concours de 1867, les deux premiers grands prix d'opéra et d'opéra-comique. Il est engagé aussitôt à l'Académie nationale de musique, où il double Jean-Baptiste Faure et Caron. Mais à cette époque, déjà, la carrière italienne le tente et, en 1869, il est engagé à la Scala de Milan.
Il fait ses débuts à la Scala en créant Il Guarany d'Antônio Carlos Gomes. Son éclectisme lui permet d’aborder des rôles très différents. Mais Iago (dans Otello), Falstaff et Don Giovanni sont ses rôles fétiches. Il a créé les deux premiers le 5 février 1885 pour Iago et le 9 février 1893 pour le rôle titre de Falstaff.
Son humeur vagabonde l'entraîne à New York, à Londres, au Caire, à Saint-Pétersbourg, à Moscou. Sa réputation est alors largement établie. Vaucorbeil l'engage en 1879 et il rentre de nouveau au Grand-Opéra, où il chante Hamlet, Don Juan, Aïda, Faust. Et le voilà reparti encore pour l'étranger.
Quand il revint à Paris, comme directeur du Théâtre italien, qui fit fureur en 1883 et qui fut inauguré par la première représentation de Simon Boccanegra de Verdi. Ses camarades étaient la Patti, Sembrich, Fidès-Devriès, MM. Nicolini, Gayarré et les deux Rezké. L'entreprise ne fut pas cependant heureuse et Maurel dut recommencer ses tournées.
En 1906, il crée une école de chant à Paris, qu’il transfère à New York en 1909.
Meilleur baryton verdien de son temps, il avait une technique irréprochable et un jeu expressif et intelligent. Il est l'un des premiers à se donner la peine d’analyser en profondeur ses personnages. On connaît de lui quelques enregistrements sur disque.
Ses écrits [modifier]
- À propos de la mise en scène du drame lyrique Otello (Rome, 1888)
- Le Chant rénové par la science (Paris, 1892)
- Un problème d’art (Paris, 1893)
- À propos de la mise en scène de Don Juan (Paris, 1896)
- L’Art du chant (Paris, 1897)
- Dix ans de carrière (Paris, 1897)
Bibliographie [modifier]
- Académie de Marseille, Dictionnaire des marseillais, Edisud, Marseille, 2001, (ISBN 2-7449-0254-3), p. 224.
Références [modifier]
- André Segond, L'Opéra de Marseille : 1787-1987, Marseille, Jeanne Laffitte, 15 septembre 1987, 173 p. (ISBN 2-86276-140-0), p. 69