Stupeflip

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Stupeflip

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Informations générales
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Punk rock, hip-hop, rap, variété, pop, hard rock, électro
Années actives de 2000 à 2012[N 1]
Site officiel www.stupeflip.com
Composition du groupe
Membres Julien Barthélémy (King Ju)
Stéphane Bellenger (Cadillac)
Jean-Paul Michel (MC Salo)

Stupeflip est un groupe français, formé en 2000, qui mélange entre autres les styles musicaux hip-hop, rap, variété composé de Julien Barthélémy (King Ju), Stéphane Bellenger (Cadillac) et Jean-Paul Michel (MC Salo).

Historique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

En 2000, Stéphane Bodin, la moitié du groupe Bosco, fait tourner dans Paris la maquette de son voisin de palier Julien Barthélémy[1]. En février 2002, ils rentrent en Studio pour transformer l’objet en CD promotionnel. Celui-ci est composé notamment du titre Stupeflip, et de Comme les zot' ; Barthélémy signe les textes et musiques ainsi que la pochette sous le pseudonyme de « King Ju ». Stupeflip est managé par Michel Plassier[2].

Ils signent en licence sur Vorston & Limantell, un label créé par BMG et, alors que le titre Je fume pu d’shit passe déjà sur les radios, ils sortent le 8 janvier 2002 leur premier album, Stupeflip.

Stupeflip commence à faire parler de lui, cultivant l’auto-parodie dans une importante campagne de promotion (MCM, Ouï FM, Thierry Ardisson[3]). À noter que le groupe a pour habitude d'insulter son public ; cette démarche, dont le but est de se démarquer du reste de la scène musicale française, n'a pas pour vocation de perdurer, selon King Ju[4], quoique cette affirmation varie selon les sources [5]. Cette habitude aurait commencé lors d'un concert où le public ne connaissait pas le groupe, c'est à présent une sorte de marque de fabrique n'ayant apparemment plus de fondements.

Le 14 juin 2005, ils sortent Stup Religion, reprenant la formule du premier album en prolongeant leur univers : humour de mauvais goût, riffs provocateurs, et paroles absurdes. L'album passe assez inaperçu tant au niveau du grand public que des milieux spécialisés et ce à cause d'une promotion timide de la part de leur maison de disques. Il s'ensuit une série de concerts à travers toute la France, où l'univers créé sur les albums est transposé sur scène avec jeux de lumières, ambiances fantomatiques et costumes, tournant autour du thème de la « religion du stup ». A posteriori, la critique est assez violente vis-à-vis de cet album de major[2].

L'après BMG[modifier | modifier le code]

En 2006, en dépit du classement de l'album à la 42e place des charts la semaine de sa sortie[6], BMG décide de rompre le contrat suite aux ventes assez faibles de Stup Religion. Stupeflip, via son manager, se lance alors dans un long procès pour non-respect de contrat, finalement gagné par la maison de disques (ce qui aboutira au retrait des albums encore en rayons dans les magasins et à leur renvoi à Julien Barthélémy).

En parallèle, Julien Barthélémy s'associe avec Simone elle est Bonne pour créer le duo Simone et Pop Hip, croisement musical électro punk.

Julien travaille également sous l'identité de son personnage de King Ju avec le groupe Ed Wood Is Dead à un album concept dans lequel le rappeur capture King Ju. Le projet n'est finalement pas mené à bout, mais le titre La Partie Commence du duo Ed Wood et King Ju est publié sur MySpace.

De son côté, Cadillac incarne Bruno Candida[7] et détourne dans des vidéos des discours d’hommes politiques.

En 2007, une association voit le jour avec le couturier/créateur Jean-Charles de Castelbajac pour l'exposition Gallierock, King Ju ayant créé tout l'aspect musical et sonore de l'exposition ainsi que le thème musical principal.

King Ju enregistre le titre Torture avec Lofofora sur l'album Mémoire de singes dont il réalise également la pochette.

En 2008, de nouvelles chansons apparaissent sur MySpace, ce qui laisse présager le retour de Stupeflip sur le devant de la scène.

Un DVD sort le 14 mai 2010, contenant notamment un film de 50 minutes et 40 minutes de live du groupe.

Leur troisième album, The Hypnoflip Invasion, sort le 28 février 2011. Cet album a d'abord été disponible dans un pack incluant un maxi collector, The Terror Maxi[8]. Une réédition limitée, incluant deux morceaux supplémentaires, est sortie le 19 octobre 2011. Son enregistrement se déroule au studio Ferber avec René Ameline. L'album est diversement apprécié, quoique plusieurs morceaux — Hater's Killah, Stupeflip vite !!! — remportent un certains succès critique[2].

En août 2012, via sa page Facebook et un passage à la radio, Stupeflip annonce Terrora !!, un nouvel EP, qui contiendra six titres ainsi qu'un DVD live avec dix-huit titres. Il est sorti le 17 septembre 2012[9] et est disponible en téléchargement sur iTunes et en édition physique digipack. Il est suivi d'une mini-tournée.

En 2013, Stupeflip effectue un passage au festival « Le rock dans tous ses états[10]», au « Festival de la paille[11] » ainsi qu'au « Festival Emmaüs[12] »

Univers[modifier | modifier le code]

Pendant et entre les chansons, le groupe développe un univers qui lui est propre. Il présente l'histoire mythique du « C.R.O.U. », organisation mystérieuse « fondée en 1972 », dont le but est de « terroriser la population et par là même instaurer une nouvelle ère : l’ère du Stup[N 2] ». Stupeflip ne serait que la partie émergée, une excroissance, de l'iceberg du C.R.O.U. Il présente aussi l'histoire de chacun de ses membres :

  • King Ju (alias Rascar-Capac, Le Fléau, Flip) et son double Pop Hip (alias Enfant fou).
  • Cadillac (alias Casimor, Le Patron de la menuiserie, Le vieux fou, Stup, Aqaq).
  • MC Salò (alias Mr Michel, Jean-Paul III, Paupaul, Cheetah Cheetadini).
  • Reverb Man.
  • Grrèyne.
  • Fabien Pollet, porte-parole du groupe, « mort dans des circonstances mystérieuses » peu après la sortie de Je fume pu d'shit le « 25 veltère 1979[N 3]. »

Ces membres réguliers sont fréquemment accompagnés sur les chansons par Sado-Modo, Jacno, Cocolino, Loulou, Hélène, Louise, Mangu (rappeur américain d’origine dominicaine), Glou Kazor (apparu sur le titre C'est un tube).

Cet univers possède sa propre religion, la « Stup Religion », ses propres institutions, comme le "sinode pibouin", ses propres lois… Cet univers est réservé aux « Lapins », nom donné par le groupe à ses fans[13], dont le groupuscule extrémiste de « l'ASFH », l'Association de Stup Fanatiques.

Quatre régions sont citées (Sud, Est, Ouest, Nord[N 4],[14]) : on entend parler de leur naissance, indépendance, annexion. Par ailleurs, dans le morceau Crou Genesis du maxi Terrora !!, le texte sous-entend qu'au commencement, ces quatre régions étaient des planètes.

D'autres thèmes sont récurrents, tels le « mystère au chocolat », le « gang des motards », la « menuiserie », le « culte Stupeflip »[5], ainsi que quelques évocations de Mylène Farmer, qui ne marquent pas une réelle admiration pour cette dernière, mais plutôt pour les claviers de Laurent Boutonnat[15].

Dans certains titres du groupe et interviews, Julien Barthélèmy (King Ju) explique qu'il ne se place pas en tant que membre du groupe mais comme un fan qui regarderait le groupe Stupeflip de l’extérieur car il considère que cette machine s'auto-suffit et n'est plus contrôlable[16].

Les masques utilisés varient selon leurs albums . Pour le premier album, King Ju porte un masque bleu sous sa cagoule, qui passe sous le menton et devant les yeux. Pour Stup religion, il a un masque de poupée par dessus la cagoule habituelle, qui change au fil du temps : il rajoute de la peinture, coupe le nez, fait un trou unique pour les yeux ... Pour The Hypnoflip Invasion, sa cagoule est particulièrement sale et déchirée, et du tissu noir est cousu autour de ses yeux. Il change de masque pour Terrora, l'autre étant en trop mauvais état . Cette fois ci, le tissu est rainé, les yeux plus grands, et encore plus de tissu noir (la cagoule est visible sur l interview donnée par Playsoundmag). Pour son double Pop Hip, Julien n' hésite pas a avoir recours à l'auto-dérision en portant des vêtements ridicules et extravagants.

Cadillac porte habituellement un demi-cercle en mousse avec un trou pour le nez et les yeux, du tissu noir recouvrant le haut de son visage se trouve en dessous (il met du chatterton sur le nez pour THI), lors du premier album, il porte une casquette et des bandages sur le visage .

MC Salò porte quand à lui pour le premier opus une écharpe qui recouvre sa bouche et son œil, un bonnet recouvrant ses cheveux . Pour Stup Religion, il porte une cagoule noire qui ne laisse que voir ses yeux et sa bouche, enfin, pour THI, il porte une écharpe qui lui couvre la bouche et le nez, ainsi que des lunettes noires.

Reverbman a une capuche noir et un masque de tissu noir, Grrèyne as quand à lui un masque rouge avec une bouche bleue .

Toutes fois, les membres n' hésite pas à changer de masques pour des concerts ou des interview (King Ju et son masque de Vampire, visible dans le clip de Cold World et pour Krou Kontre Attak au festival à Paléo, son masque d' ourson du premier album, etc ...)

Style, influences et soutiens[modifier | modifier le code]

Stupeflip se dit unique, différent et avec des influences extrêmement variées, mais l’album, dans la lignée du maxi, est un mélange de riffs énervés à la Bérurier Noir[2], de samples hip-hop, de punk, de ritournelles de variété (inspirées par la pop française des années 1980) et de bruits bizarres (King Ju est fan de The Residents, groupe de musique expérimentale qu'il écoutait dans sa jeunesse, mais également par Ol' Dirty Bastard du Wu-Tang Clan, du hip-hop horrorcore[13]) et par l'album Home Invasion du rappeur Ice-T[2].

King Ju est également un grand fan de groupes de rap français des années 1990 comme Supreme NTM et IAM, mais il apprécie aussi beaucoup la chanson Amoureux solitaires interprétée par Lio et produit par Jacno. Les paroles, souvent provocatrices, sont rappées ou parfois chantées. Outre Jacno, Stupeflip cite Alain Bashung comme un de ses admirateurs[2].

La diversité des références citées — allant même jusqu'au Requiem de Fauré — ont pour point commun les boucles, « les trucs linéaires, sans break », dixit King Ju. Le travail de montage des boucles est fait par King ju sur le logiciel Pro Tools[2].

Discographie[modifier | modifier le code]

Single Année Classement Meilleure
position
Je fume pu d'shit 2002 Drapeau de la France France (SNEP)[17] 95
Stupeflip vite!!! 2011 Drapeau de la France France (SNEP)[17] 135
Album Année Classement Meilleure
position
Semaines dans
le classement
Stupeflip 2003 Drapeau de la France France (SNEP)[18] 40 9
Stup Religion 2005 Drapeau de la France France (SNEP)[18] 42 4
The Hypnoflip Invasion 2011 Drapeau de la France France (SNEP)[18] 42 10
Terrora!! 2012 Drapeau de la France France (SNEP)[18] 42 3

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les paroles des textes de Stupeflip font mention de la fondation du CROU en 1972, mais il s'agit d'une date valant dans l'univers du groupe.
  2. Cette citation peut être entendue dans plusieurs chansons du groupe, comme Stup Danse, Annexion de la région sud, La Religion du stup, Stup Monastère ou Présentation du Crou.
  3. Éléments narratifs des pistes Présentation du CROU et Création de la deuxième ère du Stup, sur l'album Stupeflip.
  4. Cette dernière mentionnée dans le titre de la piste Soulèvement de la région Nord sur l'album Stup Religion.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Massif, « Casseur de hype », Technikart, vol. hors-série, Dansons sous les bombes, no 8,‎ 2003, p. 94-95 (lire en ligne).
  2. a, b, c, d, e, f et g Bester, « Stupeflip, le côté obscur de la farce », sur gonzai.com,‎ 6 mars 2011 (consulté le 21 mai 2014).
  3. [vidéo] « Tout le monde en parle », de Serge Khalfon, 25 janvier 2003 [présentation en ligne], 3'. « Interview non préparée. »
  4. Yann Guillou, « King Ju de Stupeflip : "Je déteste les concerts et le côté bêtes de foire" », sur www.concertlive.fr,‎ 3 septembre 2010 (consulté le 11 mars 2012).
  5. a et b « Interview - Stupeflip » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Interview en février 2011 sur cosmichiphop.com. Page consultée le 11 mars 2012.
  6. « http://www.mcm.net/musique/ficheartiste/7598/ » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  7. Site officiel de Bruno Candida[réf. insuffisante].
  8. « http://www.stupeflip.com/the-hypnoflip-invasion-le-3eme-album-de-stupeflip/ » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  9. Terrora !! sur iTunes
  10. « Le Rock Dans Tous Ses Etats 2013 »
  11. « Eiffel et Stupeflip au prochain Festival de la paille », sur www.macommune.info,‎ 3 avril 2013 (consulté le 4 juin 2014).
  12. « Lescar : la programmation du festival Emmaüs est sortie ! »
  13. a et b Thomas VDB, op. cit.
  14. Pipomantis, « Le Stupeflip Crou ne mourra jamais », Première - en ligne,‎ 15 juin 2006 (lire en ligne).
  15. (fr) [vidéo] « Stupeflip en interview pour "The Hypnoflip Invasion" au Festival Marsatac » sur YouTube. Passage à min 47 s. Mis en ligne le 30 septembre 2011. Consulté le 11 mai 2014.
  16. (fr) [vidéo] « Stupeflip » sur YouTube. Passage à min 35 s. Enregistré le 27 avril 2011, publié le 20 mars 2012. Consulté le 11 mai 2014.
  17. a et b Lescharts.com – Stupeflip – Je fume pu d'shit. SNEP. Hung Medien.
  18. a, b, c et d Lescharts.com – Stupeflip – Stupeflip. SNEP. Hung Medien.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Lien externe[modifier | modifier le code]