Stérilité humaine

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La stérilité est l'incapacité de concevoir naturellement, de porter ou d'accoucher un enfant sain. Il y a plusieurs raisons pour un couple de ne pas être capable de concevoir ou de devoir requérir pour ce faire un soutien médical.



Causes directes de l'infertilité[modifier | modifier le code]

Chez la femme[modifier | modifier le code]

Dans les années 2000 environ 13 % de femmes souffrent d'infertilité aux USA selon les statistiques. Le premier problème étant lié à l'ovaire et à l'ovulation, on observe aussi un mauvais captage des ovules par les pavillons ovariens lors de l'ovulation, une réaction corticale (réaménagements dans l'ovule lors de la fécondation) anormale, un arrêt des divisions de l'embryonetc.


Chez la femme, la stérilité peut être liée à :



  • Facteurs cervicaux
    • Sténose cervicale
    • anticorps dirigé contre les spermatozoïdes
  • Facteurs vaginaux
    • Vaginisme
    • obstruction vaginale
    • prise de Distilbène (diéthylstilbestrol) par la mère pendant la grossesse. Médicament prescrit aux femmes aux États-Unis jusqu'en 1971, en France jusqu'en 1977 et jusqu'en 1983 pour la Hongrie, le dernier pays au monde à l'utiliser.

Chez l'homme[modifier | modifier le code]

Certaines causes de stérilité masculine peuvent être déterminées par l'analyse de l'éjaculat, qui contient le sperme. Cette analyse comprend la numération des spermatozoïdes et la mesure microscopique de leur mobilité :

  • faible production de spermatozoïdes, oligospermie, ou absence de spermatozoïdes, azoospermie, ou spermatozoïdes morts, nécrospermie ;
  • des spermatozoïdes mal formés, tératospermie, que ce soit au niveau de l'acrosome, de la tête ou du flagelle ;
  • un échantillon de sperme normal quant à la numération mais à faible mobilité, ou asthénospermie.

Ces anomalies peuvent être cumulatives, oligoasthénotératospermie ou OATS ;

  • Anomalies testiculaires :
    • Les testicules ne produisent pas correctement les spermatozoïdes, en raison de causes toxiques,
    • malformations testiculaires (ectopie principalement),
    • varicocèle
  • Causes endocriniennes

Des difficultés pour le spermatozoïde à se fixer ou à pénétrer dans l'ovule au moment de la fécondation (mauvaise réaction acrosomiale) semblent un phénomène de plus en plus fréquent.

On suspecte de nombreux polluants et produits chimiques présent dans l’environnement d'être des perturbateurs endocriniens.

Stérilité chez le couple humain[modifier | modifier le code]

Le corps médical considère généralement un couple comme stérile quand après 2 ans de rapports sexuels réguliers ce couple n'a pas d'enfant.

Dans le monde, un couple sur sept est touché par la stérilité. Dans 30 à 50 % des cas le problème vient de l’infertilité masculine seulement, dans 30 % des cas le problème vient de la femme seulement, dans 30 % des cas le problème vient des deux personnes, et dans 10 % des cas, il n'y a pas de problème physique qui empêcherait la fécondation[1],[2].

Certains couples n'arrivent pas à la pénétration, pour des problèmes psychologiques : vaginisme chez la femme, impossibilité psychologique chez l'homme.

Selon l'Insee, les couples stériles divorcent plus que les couples avec enfants[3].

Origines plus rares des infertilités[modifier | modifier le code]

Elles sont génétiques, congénitales, fonctionnelles (absence de spermatogenèse par port de pantalons jeans, par exemple[réf. nécessaire]) ou bien accidentelle (détérioration de l'appareil génital à la suite d'un grave traumatisme), voire psychosomatiques ou encore lié à des polluants environnementaux reprotoxiques ou se comportant comme des leurres hormonaux pour l'organisme.

Divers gènes contrôlant la fécondité des femmes sont répertoriés, notamment par une étude récente[4], qui a listé 348 gènes impliqués dans la fécondité chez la souris femelle, jugée par ces auteurs assez proche des autres mammifères pour être un modèle concernant les fonctions ovariennes. On commence à chercher à comprendre leur fonctionnement, et à les étudier de manière à pouvoir produire des tests de susceptibilité génétique à l'infertilité, et à produire de meilleurs traitements à l'avenir.

Certains problèmes peuvent être liés à l'environnement notamment à cause de pesticides utilisés dans l'agriculture mais aussi dans des produits d’usage quotidien (vernis, …). Depuis peu, les scientifiques s'interrogent sur les dangers du téléphone portable et des ondes qu'il émet.

Examens à pratiquer devant un couple infertile[modifier | modifier le code]

Femme[modifier | modifier le code]

  • Bilan clinique : âge, antécédents gynécologiques, examen clinique complet
  • En première intention :
    • courbe de température pendant trois mois : rechercher si les cycles sont ovulatoires
    • bilan hormonal : FSH, LH, œstradiolémie ; parfois bilan thyroïdien et prolactinémie
    • échographie pelvienne
    • hystérosalpingographie
    • test post-coïtal (= test de Hühner)
    • prélèvements vaginaux à la recherche d'une infection latente (chlamydia, mycoplasme…)

Ces examens doivent être orientés par la clinique ; d'autres peuvent venir compléter le bilan.

  • En deuxième intention, selon les résultats des examens précédemment réalisés :
    • hystéroscopie diagnostique
    • cœlioscopie diagnostique
    • autres, selon l'orientation

Homme[modifier | modifier le code]

  • Bilan clinique : âge, profession (exposition aux toxiques), addictions (tabac, alcool, drogues), antécédents (ectopie testiculaire), examen clinique complet
  • En première intention :
    • spermocytogramme, +/- spermoculture
    • test post-coïtal, spermogramme.
  • En deuxième intention :
    • bilan hormonal
    • Caryotype
    • autres, selon l'orientation.

Le spermogramme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Spermogramme.

C'est l'examen le plus facile et le plus simple à faire. Une autre technique de prélèvement est utilisé dans le test de Hünher, ou test post-coïtal. Dans les 24 heures suivant un rapport sexuel, un échantillon de glaire est prélevé chez la partenaire et examiné au microscope pour déterminer la présence de spermatozoïdes.

Dans le cas où le test donne comme résultat un sperme de mauvaise qualité, il faut en déduire que l'homme est vraisemblablement la personne du couple qui est hypofertile. Cependant, les examens devront être menés au niveau de sa partenaire pour déterminer si elle ne souffre pas elle aussi d'hypofertilité.

Traitement[modifier | modifier le code]

  • La prise de vitamine C (stérilité de l'homme) améliore la qualité du sperme (morphologie et mobilité des spermatozoïdes) et augmente le nombre de spermatozoïdes[5].
  • Étiologique : possible uniquement lorsqu'une cause curable a été identifiée.
  • Traitement hormonal : certaines de ces causes d'infertilité peuvent être levées par traitement hormonal et/ou chirurgical :
    • les découvertes du Dr Thomas Hilgers et la méthode FertilityCare on fait leurs preuves à l'étranger depuis les années 1980 et commencent à être utilisées en France[réf. nécessaire].
  • PMI : il y a enfin les techniques de procréation médicalement assistée (PMA) :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article du 09 juillet 2001 sur e-sante.fr par le Dr Philippe Presles
  2. « Infertilité masculine : la génétique en cause » Communiqué de presse de l'Institut Pasteur, 30 septembre 2010
  3. « Les ruptures d’unions : plus fréquentes, mais pas plus précoces » Mélanie Vanderschelden, division Enquêtes et études démographiques, Insee.
  4. Étude pilotée par Diego Castrillon et Teresa Gallardo du centre médical de l'Université du Texas (sud-ouest des États-Unis), publiée en 2007 Bulletin info "Researchers identify hundreds of genes controlling female fertility"
  5. (en) Akmal M, Qadri J, Al-Waili N, Thangal S, Haq A, Saloom K, « Improvement in human semen quality after oral supplementation of vitamin C », J Med Food, vol. 9, no 3,‎ 2006, p. 440-2 (PMID 17004914)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • M. Crausaz, J. Vargas, R. Parapanov, Y. Chollet, M. Wissard, E. Stettler, A. Senn, M. Germond, H.Yousri, M.Mimomio, C.Lawlio, A.Stephi: First Evaluation of Human Sperm Quality in Various Geographic Regions in Switzerland. Chimia 62 (2008), 395–400. DOI:10.2533/chimia.2008.395

Lien externe[modifier | modifier le code]