Saint-Gilles-les-Bois

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Saint-Gilles-les-Bois
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Pontrieux
Intercommunalité Communauté de communes Lanvollon - Plouha
Maire
Mandat
Philippe Planté
2008-2014
Code postal 22290
Code commune 22293
Démographie
Gentilé Saint-Gillois, Saint-Gilloise
Population
municipale
409 hab. (2010)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 02″ N 3° 06′ 06″ O / 48.6505555555556, -3.10166666666667 / 48.6505555555556; -3.1016666666666748° 39′ 02″ Nord 3° 06′ 06″ Ouest / 48.6505555555556, -3.10166666666667 / 48.6505555555556; -3.10166666666667  
Altitude 97 m (min. : 39 m) (max. : 100 m)
Superficie 9,45 km2
Localisation

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Saint-Gilles-les-Bois [sɛ̃ ʒil lɛ bwa] (en breton Sant-Jili-ar-C'hoad) est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

L'origine du nom vient de Saint-Gilles, père abbé au Moyen Âge d'une abbaye près de Nîmes. D'autres sources le font moine ermite du VIe siècle invoqué comme protecteur des gens de mer, des cultivateurs et des bergers.

Sommaire

Géographie[modifier]

Histoire[modifier]

Chronologie du nom[modifier]

C'est le 11 avril 1325, dans le testament de Guillaume de Coëtmohan (chantre de la cathédrale de Tréguier), établi lors de la fondation du collège de Tréguier à Paris, qu'apparaît pour la première fois le nom de Saint-Gilles. Saint-Gilles est une trève de la paroisse de Pommerit-le-Vicomte dès 1426 (archives de Loire-Atlantique, B2980).

L'église de Saint-Gilles-les-Bois est à l'origine une chapelle domaniale appartenant à la famille Coëtmohan (originaire du Merzer). On y trouvait aussi jadis un hôpital situé à proximité de la Porte-Rouge. Les Templiers (village de Kerhars) et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (Kerdanet et la chapelle Saint-Jean du Temple) possédaient jadis des biens à Saint-Gilles-les-Bois.

Dès 1451, Saint-Gilles-le-Vicomte est une paroisse succursale de Pommerit-le-Vicomte (lettres de Nicolas V, n° 1077). Elle est érigée en paroisse en 1676. Elle devient une paroisse indépendante le 7 août 1715. L'ancienne paroisse de Saint-Gilles-les-Bois dépendait jadis de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation de Guingamp et du ressort royal de Lannion. La cure était un patronage laïque, présenté, en 1780, par le duc de Lorge, seigneur du lieu.

Saint-Gilles-du-Bois élit sa première municipalité au début de 1790 et devient chef-lieu d'un canton de 1790 à l'an X. Saint-Gilles-du-Bois change alors provisoirement de nom pour celui de Bellevue. L'ancienne dénomination est reprise en 1815. Saint-Gilles-les-Bois cède en 1833 à la commune de Trévérec l'enclave de Kerionou (loi du 29 avril 1833).

On rencontre les appellations suivantes : eccl. Sancti Aegidi de Pommerit Vicecomitis (en 1325), Saint-Gilles (en 1426), treff de Saint Gile (en 1464). Son nom devint Saint-Gilles-le-Vicomte dès 1731, puis Saint-Gilles-le-Bescond en 1793 et Bellevue en 1794. Vers l’an IV, Bellevue est devenu Saint-Gilles, puis le 24 avril 1798, Saint-Gilles-les-Bois.

Note 1 : la commune de Saint-Gilles-les-Bois est formée des villages : la Madeleine, le Carpont, Kerjan, Kerantouer, le Bil, Restelven, Kerbars, le Marquès, Quenvet, Kernevez, Trélouarn, le Porzou, Convenant-Harennec, Kerdanet, Kerespers, Kerbino, Kerhervé, Kerivoalan, Goas-an-Zale, Goasmap, Kerprigent, Kerhelary, Meingleuziou, etc.

Ancienne noblesse[modifier]

Le territoire de Saint-Gilles-les-Bois appartient à la famille Duchatel jusqu’en 1590, puis passe entre les mains de la famille Gouyon, barons de Quintin.

À la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de deux nobles de Saint-Gilles-les-Bois :

  • Yvon Ynysan : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;
  • Jehan Le Mée : porteur d’une brigandine et comparaît en archer.

Saint-Gilles-les-Bois, avec la paroisse voisine de Pommerit-le-Vicomte, constitue le berceau de la famille de Kermoysan qui y possédait notamment la terre et le manoir de Goasmap, puis du Rumeur. Tugdual de Kermoysan en est l'un des plus illustres représentants.

Administration[modifier]

Vie politique[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 - Philippe Planté DVD agriculteur
1959 2001 Émile Marquier DVD agriculteur
1945 1959 Francisque Mercier    
1944 1945 Joseph Dornemin    
1941 1944 Yves Mie Guillaume    
1925 1941 Joseph Dornemin    
1922 1925 Jean Mie Ollivier    
1919 1922 François Pérennès    
1908 1919 Yves Mie Le Mercier    
1906 1908 Pierre Garsmeur    
1888 1906 Augustin Corre    
1882 1888 François Le Mercier   Voir note
1881 1882 Yves Mie Gouronnec    
1878 1881 François Le Mercier   Voir note
1876 1878 François Mie Pérennès    
1874 1876 François Le Mercier   Voir note
1871 1874 Guillaume Pérennès    
1858 1871 Jean Marie Le Calvez    
1854 1858 Charles Le Calvez    
1849 1854 Nicolas Pérennès    
1835 1849 Charles Le Calvez    
1832 1835 Jacques Ollivier    
1815 1832 Charles Le Calvez    
1792 1815 Gilles Le Page    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Note : Un acte de naissance établi le 29 octobre 1891 est signé de François Mercier. Ce dernier était donc encore maire pendant la mandature postérieure à 1888, et ne s'appelait pas 'le' Mercier.

Enseignement primaire[modifier]

La première école publique de garçons fut ouverte en 1841 et la première école publique de filles le fut en 1881. Celle-ci, bien que communale a été dirigée par des religieuses jusqu'à sa laïcisation à l'occasion de la rentrée scolaire 1900. La seconde école publique de garçons (en remplacement de la première) fut mise en service en 1888. Le premier instituteur public fut Pierre Lozach et le dernier a été Roland Guyomard.

L'école privée Sainte-Anne a été créée en 1901. C'est en 2008 la seule école existante car l'école publique a fermé à la fin de l'année scolaire 1989.

Démographie[modifier]

En 2010, la commune comptait 409 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 011 846 939 1 051 1 004 1 020 960 1 013 1 045
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 031 1 050 1 047 970 983 924 935 902 827
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
760 744 738 640 608 600 539 543 546
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2010 -
550 512 471 451 421 401 417 409 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[1] puis Insee à partir de 1968[2].)

Histogramme de l'évolution démographique


Patrimoine[modifier]

Religieux[modifier]

L'église[modifier]

L'église Saint-Gilles (église d'origine romane (chœur), agrandie aux XIVe, XVIIe et XVIIIe : clocher ; retable du XVIIIe), anciennement chapelle domestique et propriété de la famille Coëtmohan. Ce sanctuaire, qui dépendait jadis du manoir de Coët-Mohan, est dédié à saint Gilles et à saint Loup. Le chœur et une partie de la nef appartiennent à l'époque romane. Le clocher date de 1680. La nef date de 1757. La porte sud et les deux premières travées sont du XIVe. La charpente date de 1652. La chapelle des fonts date de 1755.

La chapelle Sainte-Anne[modifier]

La chapelle Sainte-Anne (1880), démolie le 24 février 1877 et reconstruite à partir du 26 juillet 1879 par l'architecte Bernard Auffret et l'Abbé Herviou. Elle est bénite le 26 juillet 1880. Les vitraux, œuvre du verrier Job Guével (de Pont-Aven), datent de 1946. Ils représentent Sainte-Anne, Saint-Joachim, la Sainte-Vierge avec l'enfant Jésus dans ses bras et Saint-Joseph, Sainte-Jeanne d'Arc et le bienheureux Charles de Blois.

L'ancienne chapelle datait de 1680 et fut détruite en 1877.

Anciennes chapelles[modifier]

Les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Jean-L'Évangéliste, la chapelle de Sainte-Madeleine, la chapelle Saint-Enoch e Saint-Elie, toutes les trois vendues pendant la Révolution et détruites.

Le Quartier de La Madeleine comportait une léproserie avec sa chapelle, son cimetière, son chapelain.

Monuments[modifier]

  • Manoirs de La Garde XVIe, de Kerdanet XVIe.
  • Le manoir du Traumeu ou de la Villeneuve (1620) à Kernévez. La terre était anciennement propriété de la famille de Jégou. Ce manoir appartient au XVIIIe à Toussaint-Etienne Felix de Courson, puis, au milieu du XIXe, à la famille Botmiliau de Guingamp.
  • Le moulin à eau de Brestic.
  • Manoir de Goasmap, où naquit Tugdual de Kermoysan

Religion[modifier]

Liste des recteurs de St-Gilles-les-Bois :

  • 1686 : Roland Duhamel
  • 1718 : Alain Saint Jalmes
  • 1726 : Gervais Coatarel
  • 1732 : Thibault Guyomard
  • 1740 : Thibault Armez
  • 1775 : Louis Cozon
  • 1783 : ? de Kermel
  • 1784 : Henri Le Gall
  • 1803 : Jean Pérennès
  • 1820 : Mathurin Ribindaine
  • 1851 : François Hamon
  • 1861 : Gullaume Richard
  • 1877 : Yves Le Bivic
  • 1886 : Yves Mie Feuillet
  • 1901 : Victor Guillou
  • 1909 : Louis Cozler
  • 1919 : Pierre Le Troadec
  • 1932 : Germain Thomas
  • 1942 : Louis Mahé
  • 1948 : Jean Le Bouffant
  • 1974 : Yves Le Clech, jusqu'en 1981

La paroisse de St-Gilles est desservie ensuite par Pommerit-le-Vicomte .... Quimper-Guézennec

Personnalités liées à la commune[modifier]

Loisirs[modifier]

Le Jardin des Mélanges : c'est un jardin, où les plantes rustiques locales s’accommodent de la fréquentation de poteries, d’instruments de cuisine en seconde vie colorée et de personnages étranges sortis de livres de contes.

Notes et références[modifier]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010

Notes[modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier]