Saint-Péver
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| Saint-Péver | ||||||
Bourg de Saint-Péver |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Bretagne | |||||
| Département | Côtes-d'Armor | |||||
| Arrondissement | Guingamp | |||||
| Canton | Plouagat | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Châtelaudren - Plouagat | |||||
| Maire Mandat |
Jean Jourden 2008 / 2014 |
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| Code postal | 22720 | |||||
| Code commune | 22322 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Pévérois, Pévéroise | |||||
| Population municipale |
350 hab. (2006[1]) | |||||
| Densité | 27 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | 200 m (min. : 89 m) (max. : 204 m) | |||||
| Superficie | 13,13 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Saint-Péver [sɛ̃pevɛʁ] (en breton Sant-Pever), est une commune française, située dans le département des Côtes-d'Armor et la région Bretagne. Les habitants de Saint-Péver sont les Pévérois.
Sommaire |
Introduction [modifier]
Petite commune de 328 habitants, Saint-Péver se perche à flanc de coteaux, à 10 kilomètres de Guingamp, sur un très vieux chemin parallèle au Trieux. Ses nombreux ruisseaux et bosquets en font un coin très apprécié des pêcheurs. Sans oublier les amateurs de champignons qui, dès les premiers jours de cueillette prennent d'assaut les bois alentour.
Géographie[2] [modifier]
Situation [modifier]
Saint-Péver est une petite commune des Côtes-d'Armor située à une dizaine de kilomètres de Guingamp, ville la plus proche. Sa superficie est d'environ 13 km². Le village de Saint-Péver est situé sur l'axe Guingamp-Pontivy (D767) qui traverse une partie de la Bretagne du Nord vers le Sud. De plus, Saint-Péver est située non loin de la route nationale 12, et le trajet jusqu'à la préfecture Saint-Brieuc est de 35 km.
Le Trieux, fleuve côtier de 71 km, passe à Saint-Péver.
Altitudes [modifier]
La commune de Saint-Péver est située à une altitude moyenne de 200 mètres, ce qui est assez élevé pour la région. L'altitude du centre-bourg est exactement de 139,5 mètres (au pied de l'église). Le point culminant de la commune s'établit à 204 mètres. Ce point se situe au milieu du triangle formé par les lieux-dits du Rest, Lan Ven et Castel Pic. Le point le moins élevé de la localité est situé sur la Route de Corlay, dans la vallée du Trieux, juste à l'entrée de la commune près du Moulin de Kerauffret (ce dernier étant situé dans la commune de Ploumagoar) et son altitude est de 89 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Communes limitrophes [modifier]
Saint-Péver est bordée des cinq communes suivantes : Lanrodec, Plésidy, Ploumagoar, Saint-Adrien, Saint-Fiacre.
Le paragraphe suivant décrit les limites entre Saint-Péver et les localités voisines :
- Saint-Péver / Saint-Adrien (longueur : 2 000 m) : délimitation par le Trieux entre le Moulin de Kerauffret (en Ploumagoar) et Pont-Locminé.
- Saint-Péver / Plésidy (longueur : 4 000 m) : délimitation par le Trieux entre Pont-Locminé et le Moulin de Toulborzou.
- Saint-Péver / Saint-Fiacre (longueur : 3 000 m) : délimitation par un affluent du Trieux qui débouche au niveau du Moulin de Toulborzou.
- Saint-Péver / Ploumagoar (longueur : 2 600 m) : délimitation terrestre qui commence au Moulin de Kerauffret, se poursuit au lieu-dit de Pont Coz Tang et continue jusqu'à Kersperz (ce dernier lieu-dit étant en Ploumagoar).
- Saint-Péver / Lanrodec (longueur : 6 300 m) : cette délimitation passe par le Bois d'Avaugour puis par le Bois-Meur. Elle débute aux environs de Kersperz (en Ploumagoar), continue vers Run an Botern (en Lanrodec), vers le Château d'Avaugour (en Saint-Péver) et traverse la D 24 pour arriver aux alentours de Kervery (en Saint-Péver).
Histoire [modifier]
Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Péver-la-Lande[3].
Administration [modifier]
La Mairie [modifier]
La Mairie de Saint-Péver est située en plein centre-bourg (adresse : 1, Route de Lanrodec ; 22720 Saint-Péver). On peut la contacter au numéro de téléphone suivant : 02.96.21.42.48.
La Mairie est ouverte de 9h15 à 12h15, le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi.
Municipalités successives[4] [modifier]
Le tableau ci-dessous présente la liste chronologique des maires de Saint-Péver depuis 1800 :
Compte tenu de la population, le Conseil Municipal de Saint-Péver est composé de 11 membres.
Composition des conseils municipaux successifs (depuis 1989) :
NB : (D) : a donné sa démission
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2008, Saint-Péver comptait 357 habitants (soit une augmentation de 9 % par rapport à 1999). La commune occupait le 20 200e rang au niveau national, alors qu'elle était au 20 107e en 1999, et le 310e au niveau départemental sur 373 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Péver depuis 1793.
Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[5], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.
Pour les communes dont la population est inférieure à 10 000 habitants, les enquêtes sont exhaustives et ont lieu chaque année par roulement au cours d'une période de cinq ans[6]. Pour Saint-Péver, le premier recensement a été fait en 2008[7], les suivants étant en 2013, 2018, etc. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006, qui, pour Saint-Péver, est une évaluation intermédiaire[8].
Le maximum de la population a été atteint en 1881 avec 722 habitants.

Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (27,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,7 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 49,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,2 %, 15 à 29 ans = 13,1 %, 30 à 44 ans = 27,8 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 21,6 %) ;
- 50,7 % de femmes (0 à 14 ans = 22,1 %, 15 à 29 ans = 13,8 %, 30 à 44 ans = 23,8 %, 45 à 59 ans = 17,7 %, plus de 60 ans = 22,6 %).
Lieux et monuments [modifier]
La Chapelle de Restudo [modifier]
La Chapelle de Restudo fut probablement construite par les Chevaliers de l’ordre de Saint-Jean qui y avaient une commanderie. La tradition rapporte que Charles de Blois donna du bois pour sa réédification[13]. L’édifice, en granite, date de la fin du XIVe siècle et est classé monument historique depuis 1954. Son plan initial, en forme de croix latine, fut modifié en 1920 par la suppression de l’aile Nord, en mauvais état et jugée dangereuse. On[Qui ?] dit que les pierres furent récupérées pour l’édification d’une maison. D’après les arcades subsistant, on peut penser que cette aile Nord était légèrement antérieure à l’aile Sud.
À l'intérieur de la chapelle, on peut trouver plusieurs statues anciennes comme celle de Saint Eutrope, tenant ses intestins dans ses mains et qui était invoqué pour guérir les enfants de la colique. La fontaine située près de la chapelle était d'ailleurs réputée pour guérir les maux de ventre.
L’attrait principal de la chapelle, à la nef inclinée, réside dans ses fresques ocre brunes des XIVe et XVe siècles, par la suite recouvertes, avant d’être restaurées en 1953. On peut y contempler sur un mur diaphragme :
- au sommet : le couronnement de la Vierge, entourée d’anges musiciens.
- au dessous, à gauche : la Cène, avec le Christ donnant la communion aux Apôtres, dont Judas tenant un poisson. Une servante apporte pain et eau ; sa collègue l’épie par une petite fenêtre.
- à droite : le Christ prie à Gethsémani, alors que les apôtres dorment.
Sur l’autre face de l’arc diaphragme, subsistent des femmes, des pages, des papes, des évêques et des chevaliers en costumes du XIVe. Certains sont décapités. Au-delà de leur fonction ornementale, ces fresques remplissent, à l’origine, un rôle de formation religieuse pour les paysans alors illettrés.
On remarque également la présence de fers à cheval suspendus en ex-voto. Ils marquent le culte de Saint Éloi, patron des forgerons et des chevaux. D'ailleurs, chaque année depuis 1888 est célébré le pardon de Restudo à la fin du mois de juin. On peut alors assister à la traditionnelle baignade des chevaux dans le petit étang qui jouxte la chapelle.
La Chapelle de Restudo a récemment bénéficié de travaux de restauration. À noter que les clefs de la chapelle sont disponibles à la Mairie.
La Chapelle d'Avaugour [modifier]
Classée par arrêté du 24 juillet 1957[14], la chapelle est désaffectée.
Le manoir de Toul-Borzou [modifier]
L'Eglise Saint-Pierre [modifier]
L’église est sous l’invocation de Saint Pierre. Ce dernier était, paraît-il, un simple prêtre qui se sanctifia par ses mérites et ses bonne œuvres. On l’invoque contre les ravages de l’eau et du feu et l’on attribue aux eaux de la fontaine qui lui est consacrée la vertu de guérir les maux d’yeux. Saint Pierre est aussi connu pour procurer fertilité aux femmes qui touchent sa statue.
L’église est une construction néo-gothique en forme de croix latine, construite entre 1861 et 1865 sur les plans d'Alphonse Guépin. Il s’agit d’un édifice relativement petit par rapport aux constructions semblables faites à la même époque, avec une nef très étroite et sans bas-côtés. C’est un édifice sans grand caractère architectural surmonté d’un tout petit campanile abritant trois cloches.
Le bâtiment contient un mobilier peu intéressant de la fin du XIXe siècle.
On peut tout de même admirer cinq tableaux d’albâtre déplacés depuis la Chapelle d’Avaugour. Ces panneaux, d’origine anglaise, sont encastrés dans le retable du Maître-autel. Le panneau central représente une pitié du père et les quatre autres, l’Annonciation, l’adoration des mages, l’Assomption et le couronnement de la Vierge.
L’église abrite également quelques statues anciennes de bois polychrome dont une Vierge à l’enfant datant probablement du XVIe siècle dédiée à Notre-Dame du Danouët. Cette statue proviendrait d’une chapelle du même nom, localisée au Danouët mais détruite. Les autres statues représentent notamment Saint Anne Educatrice et Saint-Péver.
On peut également observer une magnifique bannière de procession du XVIe siècle. Les orfrois brodés de cette bannière représentent des personnages nimbés que l’usure du temps empêche parfois d’identifier. Vingt-sept scènes sont figurées. On peut reconnaître les douze apôtres, la Vierge et des saints, qui portent chacun un livre et l’instrument de leur martyre.
Les fontaines [modifier]
Les croix [modifier]
Il existe quatre croix dans la commune de Saint-Péver.
- La croix d'Avaugour, croix mérovingienne située en bordure de la vieille route Saint-Péver / Guingamp. À droite de la croix on trouve un bénitier ancien en granite monolithe de section rectangulaire et percé de quatre rigoles sur chaque face.
- La croix de Restudo, datant de 1819.
- La croix de Pont-Clet, du XIXe siècle.
- Le calvaire situé en plein bourg, près du monument aux morts et qui donne son nom à la Rue du Calvaire.
La forêt départementale d'Avaugour Bois-Meur [modifier]
Durant l'année 2005, le Conseil général des Côtes-d'Armor a acquis la forêt d'Avaugour et le bois Meur, un ensemble de plus de 1 000 hectares s'étalant sur les communes de Saint-Péver, Saint-Fiacre, Boqueho et Lanrodec. Les objectifs du Conseil général sont « d'offrir au grand public une forêt exemplaire, tant en matière de gestion sylvicole que de protection de l'environnement ». La forêt départementale d'Avaugour Bois-Meur est ouverte au public qui peut découvrir sa faune et sa flore typique du pays de l'Argoat sur sept chemins balisés (de 1,5 km à 12,5 km) pour la randonnée pédestre, le VTT ou le cheval. Pour cela, il est préférable de se rendre au point accueil-info situé entre les deux massifs où le promeneur pourra se procurer une carte du massif éditée par le Conseil général et trouver le point de départ de tous les sentiers balisés. Ce point accueil-info est doté de tables de pique-nique ainsi que d'un abri qui peut se révéler utile en cas de pluie.
Pour se rendre au point accueil-info, à partir du bourg, il faut prendre direction Plouagat puis suivre la signalisation mise en place par le Conseil Général.
Vivre à Saint-Péver [modifier]
Vie locale [modifier]
La bibliothèque [modifier]
Une bibliothèque est mise à la disposition des habitants. Elle est située dans la Mairie et est ouverte tous les samedis matins de 11h à midi. Les ouvrages disponibles sont renouvelés périodiquement.
Vie sportive [modifier]
Un terrain de football ainsi qu'un boulodrome sont mis à la disposition de la population au centre-bourg.
Vie associative [modifier]
Le Club d'Avaugour [modifier]
Le Club d'Avaugour est le club des aînés de Saint-Péver. Il se réunit à la salle polyvalente, située près de la Mairie, les premiers et troisièmes mardis de chaque mois. Dans une ambiance chaleureuse, les anciens se retrouvent pour jouer aux cartes, aux boules, faire une marche à pied ou tout simplement pour bavarder !
Événements en 2008 [modifier]
Le Tour de France [modifier]
Après être déjà passé à Saint-Péver en 1995, le Tour de France est revenu en 2008. C'est en effet le dimanche 6 juillet, au cours de la deuxième étape de la Grande Boucle reliant Auray à Saint-Brieuc, que les habitants et des centaines de personnes ont pu assister à cette course mythique.
Notes et références [modifier]
- populations légales 2006 sur le site de l’INSEE
- Géoportail - IGN
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 2 septembre 2011
- Deux siècles d'élections dans les cantons de Châtelaudrin et de Plouagat - François L'Hostis
- Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
- INSEE : Les grandes étapes : 2002 – 2009
- Calendrier des recensements des communes du département des Côtes-d'Armor, sur www.insee.fr, Insee. Consulté le 2 septembre 2011
- Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de 5 ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 d’afficher dans le tableau des recensements : la population 2006, première population légale connue post-1999, les populations légales suivantes correspondant aux années réelles de recensement et enfin la dernière population légale publiée par l’INSEE. Dans le graphique sont par contre représentés l’ensemble des populations légales connues
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 2 septembre 2011
- Recensement de la population au 1er janvier 2008, sur Insee. Consulté le 2 septembre 2011
- Évolution et structure de la population à Saint-Péver en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 2 septembre 2011
- Résultats du recensement de la population des Côtes-d'Armor en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 2 septembre 2011
- Philippe Bonnet et Jean-Jacques Rioult, Bretagne : dictionnaire guide du patrimoine., Éditions du patrimoine, Paris, 2002, 531 p. (ISBN 2-85822-728-4), p. 453.
- Notice no PA00089653, base Mérimée, ministère français de la Culture